FIESTA CAMPERA le 11/10/2020

Publié le par cercletaurin.nimois

FIESTA CAMPERA le 11/10/2020

Chers (es) amis (es)

Réservez dès à Présent votre Dimanche 11 octobre prochain ;

Le C.T.N. vous invite à participer gratuitement à une grande journée festive à la Ganadéria FRANÇOIS ANDRE à Maussane les Alpilles.

Toutes les informations et modalités de réservation dans l'affiche ci-jointe.

Nous vous attendons nombreux pour des retrouvailles festives autour du Toro.

La Commission Voyages et Sorties du CTN.

UN LIVRE POUR L'ETE

Publié le par cercletaurin.nimois

UN  LIVRE POUR L'ETE

Sans doute, comme l'ont fait de nombreux enfants Nîmois de sa génération, il accompagne occasionnellement son père voir des courses des toros, et fréquente également le stade Jean Bouin pour voir évoluer les crocodiles du grand Nîmes Olympique, mais c’est à l’âge de 17 ans qu’i découvre véritablement l’ambiance de la féria, commence ici, grâce à un cousin plus cultivé en la matière, un début d’éducation qui se révèlera très vite comme une véritable passion, la suite Hubert vous la raconte dans son ouvrage :

‘’ Vétérinaire et Aficionado’’ Aficionado et Vétérinaire ‘’……  

un livre pour l’été, à se procurer très rapidement.

Le Président Eric PORTES

 

                                                         ...................................

Présentation du livre par son auteur..

A l’heure où la corrida fait débat, j’entrecroise mes souvenirs de 40 ans d’activité dans la ruralité béarnaise avec mes meilleurs souvenirs d’aficionado.

Cet ouvrage témoigne de la transformation de l’agriculture et des élevages au fil de ces années et raconte mes relations avec les animaux en tant que praticien et amateur de spectacles taurins. Il parle aussi de mes relations avec les ganaderos, de l’alimentation de leurs taureaux et des deux missions de notre profession : la lutte contre l’afeitado et l’étude avec l’INRA des troubles de faiblesse musculaire durant la lidia.

Toujours en se référant aux publications de l’INRA, le livre aborde le sujet de la douleur ressentie par les bovins en général, par le taureau de combat en particulier. C’est aussi une réflexion sur ce que pourrait devenir le tercio de piques dans la tauromachie actuelle.

En référence à ces divers travaux de recherche, à mon expérience professionnelle et à ma connaissance du monde du toro, ce livre se termine par un état des lieux de la tauromachie. Il pose la question : comment la corrida peut-elle s’adapter à la modernité ?

Hubert COMPAN.     

 Pour toute commande, merci d’envoyer un mail à : hubertcompan@wanadoo.fr

 

                                                         ................................................. 

 

 L'Oeil de Monique .

Il est je pense inutile de présenter Hubert Compan, vétérinaire de métier et surtout grand aficionado à los Toros. 

En préambule de ce livre j'ai pu lire ses souvenirs taurins et, au fur et à mesure de cette lecture, les aficionados disons "d'un certain "âge" peuvent se reconnaître.

En continuant la lecture de ce livre j'ai pu apprécier quelques explications indispensables sur le vrai métier de vétérinaire taurin : soins aux bovins, alimentation, place de l'herbe et place du pienso pour les toros de combat, ensuite quelques chapitres pertinents sur les piques.

Ne pouvant énumérer en totalité toutes ces études très compréhensibles et faciles à lire, celles-ci nous amènent à réfléchir sur notre culture taurine pour l'avenir de la corrida..

Hubert Compan termine son livre en citant une phrase de Jean Lacouture  "Heureux sont les aficionados qui savent écouter le chant du monde".

 

Monique DESSUS pour la Commission Taurine du CTN

 

Hommage à Robert BARRACHIN

Publié le par cercletaurin.nimois

Robert Barrachin, l’homme au panneau, qui indiquait les références du toro qui allait être lidié, est décédé la semaine dernière à l’âge de 71 ans, des suites du Covid-19,  après plusieurs semaines d’hospitalisation .

Au fil du temps, il était devenu une figure des arènes de Nîmes, la commission taurine du Cercle Taurin Nîmois lui rend hommage …  

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La nouvelle du décès de Robert Barrachin nous est parvenue.                     Je ne le connaissais pas personnellement mais bien sûr, depuis des années, à chaque corrida, tous les quart d'heures, nous l'avons vu apparaître au centre de la piste, tout de noir vêtu, tenant "le grand tableau taurin" qui nous indiquait le mois, l'année de naissance du "toro", son poids et son numéro. Ensuite, sur ce même tableau, nous pouvions nous familiariser avec le fer et les couleurs de la devise de ces  ganadarías. Et, tout en bas, le nom du torero. Ce panneau, tourné plusieurs fois, nous permettant bien sûr de faire nos commentaires d'aficionadas et d'aficionados :  "le toro n'est pas gros"... "il a juste 4 ans"...etc....

 

Robert Barrachin incarnait ce personnage qui nous donnait les renseignements principaux concernant les toros de la corrida. Et c'est avec rapidité qu'il était obligé de remplacer ces renseignements lorsque le toro était changé sous l’autorité de la Présidence.

 

Il est allé rejoindre notre ami "Chacha" grand aficionado, et tant d'autres ganaderos, toreros et aficionados.

 

Je pense que chez Saint Pierre au Paradis, devant tous ceux du monde taurin, il leur dira : "en bas c'est terrible, plus de tableau à montrer, les arènes vides et les les aficionadas et aficionados tristes. Mais viendra le jour dans ces arènes où nous nous retrouverons pour pouvoir faire une minute d'applaudissements en mémoire de Robert Barrachin.

 

Monique Dessus …

Le 17 mai 1964, El Cordobes, le torero Cordouan signait une faena explosive dans les arènes Nîmoises.

Publié le par cercletaurin.nimois

Le 17 mai 1964, El Cordobes, le torero Cordouan signait une faena explosive dans les arènes Nîmoises.

Pour la première fois la magie d’une émotion partagée qui vous empêche de quitter les arènes. Je suis dans l’incapacité de me souvenir précisément de la faena, j’avoue même ne plus me souvenir de la ganadéria..et le flou rajoute encore à l’émotion rétrospective. De ce jour j’ai su, malgré l’ignorance totale dans laquelle j’étais de la tauromachie, que je venais de m’enchaîner à un culte bien plus passionnant à mes yeux que ceux que je connaissais et que je retournerai sans fin aux arènes pour le célébrer..

Témoignage d’une aficionada à la sortie de la corrida

 ( Article pris sur ‘’ Plaza Pasiòn de toros’’,  spécial cinquantenaire féria de Nîmes ) 

                                                                   -------  

Le 17 mai 1964, le torero Cordouan signait une faena explosive dans un climat de délire collectif. Une date majeure de l'histoire taurine nîmoise.

Combien de temps les spectateurs, une fois la corrida terminée et le maestro déjà loin de la piste sans doute, sont-ils restés debout sur les gradins, abasourdis par le choc qu’ils venaient de vivre ? Et combien de temps, dans le périmètre des arènes, sur le boulevard qui ceinture le monument ou sous l’horloge du lycée, ont-ils attendu, médusés, avant de quitter le lieu, sans trop savoir d’ailleurs vers où ils marchaient ? Impossible de le savoir ou de s’en souvenir.

Le 17 mai 1964, dimanche de Pentecôte. Le soleil inonde les arènes, à la tribune présidentielle siègent l’ancien président de la République Vincent Auriol et son épouse (à laquelle d’ailleurs le torero César Giron dédiera le combat d’un toro) et l’écrivain Marc Bernard. La feria embrase les rues. El Cordobés lui, vers 17 h 30, devant le dernier toro de l’après-midi, va provoquer une déflagration. Un véritable séisme. Au cartel de cette corrida, le matador vénézuélien César Giron, Paco Camino et El Cordobés, et dans les corrales, un lot de toros de Felipe Bartolomé. Trois semaines avant sa venue à Nîmes, El Cordobés, déjà, avait secoué la planète taurine, en coupant deux oreilles et la queue à un pensionnaire de la ganaderia de Carlos Nuñez, aux arènes de Séville. Et la feria de Pentecôte attendait à son tour de s’enthousiasmer. Elle le fit au-delà de toutes limites.

Deux oreilles coupées, déjà, à l'issue de son premier combat

Si Paco Camino coupa au cours de la journée une oreille et si El Cordobés, face à son premier adversaire, avait déjà obtenu deux récompenses dans un tonnerre de clameurs, c’est avec le toro de Juan Pedro Domecq, sorti de sobrero, en clôture de la corrida, que tout bascula. Indescriptible paraît le terme le plus approprié pour qualifier le quart d’heure qui suivit sa sortie en piste. Tant par les séquences que le torero improvisa et composa que par la progression dramaturgique de la faena.

Avec la muleta, dans tous les terrains, le maestro servit des séries d’un caractère inventif et baroque, en marge de tous les canons de la tauromachie classique, qui, au fur et à mesure que sa domination sur le toro devenait implacable, transformèrent vite les gradins des arènes en cratère bouillonnant. Avec des enchaînements inédits (pour l’époque), des combinaisons de passes jamais vues jusqu’à ce dimanche de Pentecôte à Nîmes (ou ailleurs), El Cordobés, avec un poignet lui permettant de conduire son adversaire dans un circuit au parcours inouï, créa une œuvre libérant une folle charge émotionnelle.

Quinze minutes de pouvoir hypnotique sur le toro

Après quinze minutes de pouvoir hypnotique sur le toro, le maestro, dans une tentative de manoletina, fut alors pris par le pensionnaire de Juan Pedro Domecq et jeté au sol. Se relevant avec une rage folle, malgré les efforts de ses compagnons de cartel de l’en empêcher, El Cordobés reprit la muleta pour toréer encore et encore. Avant de porter une estocade qui roula le toro sur le sable. Une corrida finissait, une autre commençait. Celle du délire. André Bazile, le président de cette corrida, attribua les deux oreilles, la queue, et la patte ! Dans un débordement populaire inédit. Seul avant lui, mais en novillada, le 18 juin 1950, Julio Aparicio avait eu l’honneur de recevoir de tels trophées à Nîmes. Mais El Cordobés a-t-il vraiment eu en main la totalité de ses récompenses, combien d’aficionados ont quitté leur siège pour sauter en piste, approcher l’idole du jour et le porter en triomphe ? Personne ne le sait vraiment.

"Il a toréé comme lui seul, nous disons bien lui seul, sait le faire"
Artillero, chroniqueur taurin

Le lendemain de ce raz-de-marée, toute la presse, évidemment, a salué l’événement avec des commentaires à la hauteur du choc vécu. Dans Midi Libre, qui avait bouleversé tout son contenu pour consacrer une page complète à cette corrida, Artillero écrivait notamment : "Il a toréé comme lui seul, nous disons bien lui seul, peut le faire." Et concluait son article par ce chapitre : "Que chacun des spectateurs savoure sa chance d’avoir été présent." Et Vigoroso, dans Le Provençal, ajoutait : "Il nous faudra sûrement quelque temps pour réaliser ce à quoi nous avons assisté."

Depuis ce 17 mai 1964, les témoins de la corrida, un demi-siècle plus tard, en évoquent les images avec une émotion indicible. Elle a gravé dans les mémoires des phases d’exception. Et révélé sans doute, sûrement même, des vocations ou des passions aficionadas…...

                                                                     -------------

Quinze ans après que la mort de Manolette dans l’arène l’eut élevé au rang de mythe ( 1947 ), la masse orpheline se reconnait dans un iconoclaste joyeux, un Cordouan dont la folie joyeusement débridée répond à l’ivresse d’une Espagne entrant avec frénésie dans la société de consommation par les vertus du Plan Marshall. Torero du régime lui aussi, le vagabond devenu milliardaire symbolise la croissance et chasse en compagnie du dictateur. Il vient pourtant de l’Espagne profonde, et son père est mort dans les geôles de Franco. Manœuvre vagabond, exclu du système, Manuel Benitez, ‘’ El Cordobes ‘’ va pourtant en devenir le maître absolu grâce à l’incroyable pouvoir de séduction qu’il exerce sur les taureaux et sur les foules. Dans l’arène il s’installe au plus près des taureaux : sa distance est celle de Manolette, mais alors que ce dernier ne donnait que des demi-passes, lui enroule le taureau autour de lui, faisant de son toréo, qui tourne le dos à l’orthodoxie, d’un temple extraordinaire et d’un sens du spectacle  qui ne l’est pas moins. A cet effet, il se laisse bousculer à dessein par ses flancs pour augmenter l’impression du danger. C’est le ‘’ trémendisme ‘’. Son toréo saccadé, qui ne laisse pas au taureau subjugué un seul instant de répit, souvent forcé et parfois disgracieux, est à l’opposé de celui de               d’ Ordóñez ou d’ Antoñete.

Sa technique reste très éloignée des canons classiques : son but est de dominer en permanence le taureau, de le réduire à l’état de comparse. Il lui nie toute autonomie et impose à tous la même distance courte, la même faena immanquablement terminée par un ‘’ molinete ‘’ donné deux genoux en terre et qu’il termine en bondissant au dessus du mufle . C’est le ‘’ saut de la grenouille ‘’ tel qu’il le baptise lui-même . Le public en redemande, et le Codobes ramène bientôt aux arènes ceux qui n’y venaient plus depuis la mort de Manolete. Son intuition naturelle et son courage lui permettent de s’imposer : il est l’axe autour duquel s’articulent les férias, et son pouvoir sur le marché est immense dans la mesure où il remplit toutes les arènes. Malheureusement pour l’évolution de l’art taurin, le Codobes est inimitable. Nombreux furent ceux qui s’y essayèrent. Mais on ne copie pas un génie…

 ( Extrait du grand livre de la corrida /  André VIARD / El Cordobes le retour de l’anarchie ).

                                                                     ------------ 

S’agissant de Manuel Benitez El Codobes, les Nîmois, en cette mi-mai 1964, sont encore septiques.

D’accord, c’est un phénomène et il vient de triompher à Séville, mais les aficionados purs et durs qui l’ont vu en 1962 toréer la novillada de la féria gardent le souvenir d’un type plus proche du balai

’’ O Cédar’’ ( dixit le magazine Toros ) que du torero traditionnel : raide, les pieds plantés dans le sable, classique et classieux avec trois hectolitres de gomina sur des cheveux noirs et pégués sur le crâne.  Manolo, en 62, à Nîmes a passé son temps à voltiger sur les cornes de ses taureaux et à remonter d’un coup de main, bientôt célébrissime, une chevelure un peu blonde et, horreur et damnation, dépeignée voire abominablement longue ; elle lui arrive jusqu’à mi-nuque comme ces sauvages d’englishes qui sont en train de tourner le sang de nos enfants. Comment vous les appelez

 déjà ?  les bitoules ? . C’est ça les bitoules . Et bien ce Cordobes   c’est un genre des Beatles. On l’a revu en 1963, le ‘’ typhon de Palma del Rio’’ et il n’a toujours pas convaincu les caciques du tendido nîmois dopés à l’orthodoxie, aux trois temps de la passe et marchant aux canons popelinesques.

Mercredi 13 mai, dans le Midi Libre, Artillero, le revistero, s’est fait courageusement l’avocat du diable de Cordoue. Il parle du ‘’ courage de loup’’ d’El Cordobes, de son ‘’ sens instinctif du taureau ‘’, de son ‘’ toreo dramatique et saisissant ‘’ capable de passer du tragique au pittoresque sinon à l’extravagant.

Une impatience populaire que ce jeudi 14 mai à midi, sept bombes libèrent enfin en signalant par la même et bruyante pétarade que Nîmes comme Rome a sept collines.

A 12 heures 15 l’abrivado est menée par Jean Laffont du square Antonin au toril installé devant la maison d’arrêt. Carmen le vendredi soir triomphe aux arènes avec Francine Arrauzeau qui a remplacé Janes Rhodes, Roberto Benzi à la baguette et El Cordobes à la muleta. Il a fait son entrée en calèche, bien travaillé le novillo mais il a raté la mort.

Samedi les choses sérieuses commencent.

A 18 h 30, ce dimanche ‘’ historique’’, la corrida est achevée depuis plus de vingt- cinq minutes, les toreros sont partis, les taureaux sont déjà éparpillés en morceaux dans les figorifiques et les arènes sont encore pleines.  Personne ne veut sortir. On chante la Coupo Santo, on pleure, on est stupéfait les vieux aficionados à cheval, sur le citar, templar, mandar, s’embrassent, on ne sait plus trop si l’on a rêvé, on se pince et les plus flegmatiques sont prêts à se rouler par terre. El Cordobes vient de passer par là. Passe encore qu’il ait coupé deux oreilles à son premier taureau, un Felipe Bartolomé  plein de caste et de bravoure et qui a fait chuter deux fois le cheval du picador mais c’est au Juan Pedro Domecq numéro 18, le sixième taureau, qu’il a rendu fou Nîmes après s’être fait méchamment prendre.

Combien de temps sa faena a-t-elle durée ? on ne sait pas. Vingt minutes, demi-heure, un siècle, une seconde. Qui toréait ce jour- là avec cet homme déchaîné, immobile, ou comme enivré de lui-même ? Peu importe. Peut on d’écrire ces passes longues, infinies, ce magnétisme, cette folie dionysiaque ? Non.

Ira t’on tenter d’analyser cette sauvagerie sublime que Manolo a exprimé cette inoubliable après-midi-là ?   Impossible. 

 On a tout accordé au Cordobes : les deux oreilles, la queue, la patte, le cœur de Nîmes.

On l’a hissé sur des épaules. Il a remonté le boulevard Victor Hugo comme ça, avec sa mèche folle sur les yeux, son regard halluciné, son grand sourire solaire et carnassier. Toutes les filles sont tombées amoureuses de lui ; tous les garçons se sont jurés que té, ils laisseraient tout tomber, les études, le boulot, l’apéro à la Bourse et le dimanche à Jean Bouin pour se faire toréro. Et toi qui es plus gros tu feras le picador et toi avec des lunettes noires l’apodérado, l’homme d’affaire.  

La corrida du lendemain, malgré l’affiche, Litri, Puerta, El Viti , est décaféinée …

pendant qu’El Cordobes, sur sa lancée à Barcelone coupe deux oreilles et la queue.

Madrid l’attend dans deux jours. Il doit y confirmer son alternative …          

 (  Extrait de ‘’ Des toros dans le cœur’’  /  Jacques Durand / Hippolyte Romain  /

     Qui toréait ce jour-là avec cet homme déchaîné ? ) 

                                                                           --------------  

Il existe sur le Blog un article déjà consacré à Manuel Benitez El Cordobes

Dans ‘’ Hommage au Calife ‘’ la médaille des fondateurs de la féria de Nîmes n’a pas pu lui être remise à l’occasion de notre voyage à Cordoue.

 

Eric PORTES

Cómo habla una ministra sobre la tauromaquia

Publié le par cercletaurin.nimois

Publié le 24 avril 2020 par Charles CREPIN

A propos d'un article sur l'excellent blog La Fiesta Más Culta.

Ce titre est symptomatique d'un lieu commun de la parole politique, ou plutôt, de la parole du politique. S’agissant de la tauromachie, l’aficionado pense qu’elle est une part historique tangible et pérenne de la Culture Taurine qu’on appelle aussi Fiesta Nacional. Mais…

Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020

Publié le par cercletaurin.nimois

Ce voyage a eu la particularité de se dérouler sur les deux pays voisins Portugal et Espagne, nous avons eu  l'occasion à plusieurs reprises de passer de l'un vers l'autre, et bien sûr en restant très attentifs à bien observer le décalage horaire, de une heure entre les deux pays. 

La première étape de notre voyage débute au Portugal, et c'est tout naturellement que notre vol Marseille Lisbonne se pose à l'aéroport Humberto Delgado. 

 

Notre groupe récupère notre voyagiste '' Top Evasion '' et en bus nous voilà sur la route pour rejoindre la petite ville d'ELVAS , distante d'environ 200 kms, très proche de la frontière avec l'Espagne, frontière que nous franchirons quasi quotidiennement tout au long des 6 jours que va durer notre voyage. Notre hôtel LUIS II, où nous serons logés pour ce séjour, se situe au pied de l'aqueduc d'Amoreira, la terrasse de l'établissement nous donne une vue imprenable sur le monument, idéalement placé à deux pas du centre historique de cette bourgade, que nous aurons l'occasion de découvrir le 3 ème jour, au travers d'une visite guidée.

 

Aujourd'hui 6 mars, pour ce deuxième jour, nous allons bénéficier d'un temps ensoleillé avec  un ciel bien dégagé, ce qui nous réjouit vraiment, car ce matin nous restons au Portugal pour nous rendre à la ganadéria VEGA TEIXEIRA 

Nous sommes reçu par le ganadéro en personne au portail de la propriété.

Le rêve, une finca magnifique, un campo vaste et verdoyant avec plein de souvenirs et un ganadéro à notre écoute et d'une grande amabilité pour nous tous. 

Au début nous assistons à une tienta de 3 vaches, torées par Joaquin Ribeiro '' Cuqui'' mais le bétail  n'a pas satisfait le ganadéro qui ne le gardera probablement pas .

 

puis nous continuons dans la charrette ..................... 

et pour certains dans la Jeep avec la visite du campo, où nous serons au plus près des toros.

Ces toros magnifiques sont destinés aux "Forcados".

les toros ont des fundas  

Grand moment de convivialité lors d'un excellent repas,

 

avec spécialité portugaise, un potage au bacalhau

 

                                                                                                                                                            au moment du départ, nous remercions Antonio José Da Veiga Teixeira, pour son accueil, et pour sa grande disponibilité envers le groupe durant  toute cette journée.

la soirée étant libre, nous partageons quelques assiettes tapas au bar de l'hôtel.

                                           ci-dessous photos souvenir de cette journée 

 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020

Samedi 7 mars, temps toujours ensoleillé, frais le matin, mais la température va monter tout au long de la journée.

Aujourd’hui  nous allons faire la  visite guidée et commentée de la petite ville d'Elvas. Elvas, environ 25000 habitants, inscrite au patrimoine de l'Unesco, marquée pendant plusieurs siècles par les multiples batailles entre les armées Portugaises et Espagnoles a joué un grand rôle militaire, notamment au moment de la guerre de la Restauration entre les deux pays, particulièrement lors de la bataille d'Elvas le 14 janvier 1659.

La ville est protégée par de grosses fortifications, murailles et bâtiments militaires, 

car Elvas a abrité de nombreuses garnisons, elle était considérée posséder un des plus grands systèmes défensifs au monde.

Située sur les hauteurs avec une vue imprenable sur la vallée. Au cours de cette visite nous découvrons,   cette fontaine où arrive l'eau de l'aqueduc. ''Aqueduto da Amoreira''  dont la construction a duré 1 siècle, qui date de 1622, un des plus longs d'Europe avec presque 8 kms.

 La ''Praca da Republica''

La cathédrale de Nossa Senhora de Assunçao, 

 Rues et monuments de la ville '' Pelourinho ''  le lieu où on exposait les condamnés

A l'issue de la visite, c'est avec grand plaisir que nous prenons un petit moment de pose, dans un restaurant typique portuguais .......  avant de partir vers Olivenza pour assister à notre première corrida....

quelques photos souvenir...

 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020

En route pour Olivenza, pour découvrir cette féria 2020. Pour la première fois nous franchissons la frontière en traversant le Rio Guadiana....avec le vieux pont, en fond de photo, partiellement détruit.

Cette féria ouvre la temporada espagnole.

C'est également pour nous autres aficionados la première féria de l'année.

Les cartels annoncés paraissent très prometteurs.

 

La foule des grands jours y una grande cola para entrar.

 

 

 

Dans des arènes bondées, nous sommes installés sur des emplacements restreints..

 

Sous un soleil de printemps les chapeaux sont de rigueur..

 

 

 

Nous étions à nos aises,                                          mais ça c'était avant !!

 

 

 

       mais, tout le monde n'a pas encore trouvé sa place,.....

                                                                      ah cette jeunesse!

ces visages ne sont pas inconnus........vous n'êtes pas du C.T.N, mesdames  ?

L'oeil de Monique..

Cette première corrida (Garcigrande - Domingo Hernandez) avec PONCE - FERREIRA et EL JULI n'a pas répondu à nos attentes d'aficionados au point de vue "toros", le 5ème faisant preuve d'une noblesse évidente fut "indulté" à la demande majoritaire du public et d'Antonio FERREIRA (!) qui nous servit une faena intelligente certes, mais de là à l'indulto....il y a un fossé !

Jolies passes de PONCE, poncinas à des toros sans charges mais il sait faire.

 

 

 

 

Pas grand chose à dire du JULI qui en ce moment vit sur ses acquis et qui nous salue bien..

 

FERREIRA dans son style,                                     triomphateur et heureux.. 

 

 

et le palco passe  à l'orange   pour le nommé  '' Atajante''                                       

Sortie à hombros y puerta grande.. 

Nous quittons la plaza,  un peu sur notre faim pour cette première...

 et en parlant de faim, nous rentrons sur Elvas,  pour une soirée libre, tapas y bebidas. 

  Olé

 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020

Dimanche 8 mars, cette journée est entièrement consacrée à Olivenza, 2 paseos au programme, matin et après midi, déambulation au milieu de la fête, animations dans les rues, tapas y bebidas.. et quelques prises de vues de la ville.

Un temps toujours autant ensoleillé

 '' y hoy, otra grande cola''  pour accéder à la plaza '' Marceliano Ortiz Blasco ''

 

hier, ils étaient déjà là ces braves gens ?

ceux là aussi, non ?

 

 

 

L'oeil de Monique :

               La deuxième corrida, mano à mano Emilio De JUSTO et Gines MARÍN, devant des toros de Victoriano del Río, nous a permis d'apprécier l'envie d'Emilio De JUSTO qui nous a gratifié de trois faenas sérieuses et classiques faites de passes fondamentales, véroniques à la cape, derechazos et naturelles à la muleta, les estocades furent engagées et réussies et, cerise sur le gâteau, il nous a fait une "porta gayola" inhabituelle dans son toreo, elle a été ratée mais, peu importe, c'était bien de la tenter. Nous retiendrons également, une fin de faena à son troisième exemplaire sous un espontaneo flamenco, suivi d'une épée très efficace, 2 oreilles.

 Une porta gayola qui a laissé des traces

 

Gines MARÍN, jeune torero qui progresse bien, ses faenas sont bien construites, variées et efficaces, gros progrès aussi au niveau de ses estocades, il a été déclaré vainqueur de la féria d'Olivenza par un jury de "Revisteros taurins". Ce "mano à mano" fut intéressant malgré le changement d'un toro, ce qui nous a permis de faire connaissance des "cabestros", dont un très jeune, dont la prestation pour faire rentrer le toro fut cocasse... 

 

 

Porta gayola pour Marin également à son deuxième .

sortie à hombros pour les 2 toréros et pour le ganadero

photos souvenirs de la journée 

 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020

Entr'acte et restauration , encierro a las doce !!! 

...OUF  quelques temps de répis et on y retourne 


 

            toujours le 8 mars la façade de cette maison nous le rappelle..

Houlala ...... les gradins de '' Marceliano Ortiz Blasco''  se sont dilatés,....                               chaleur ? secousse sismique ?

 

mais quelle est l'origine de ce phénomène, ...trouvé 

             

 

une piste irréprochable .....  mais .... ça fait pas une corrida  !!!

 

 L'oeil de Monique :

La corrida de l'après-midi n'a pas tenu ses promesses, malgré son trio de vedettes, toros de Zalduendo à vite oublier, sans forces et mauvais à la pique, éteints à la muleta. Le sobrero sorti en remplacement d'un boiteux fut identique et en plus "manso" et oh ! stupeur, il échut à Morante de LA PUEBLA qui se décida à le toréer en "querencia", passes tirées une à une, ce fut bref mais bon, il fallait le faire !

 

MANZANARES toujours élégant mais toréant du bout de la muleta sans prendre de risques,

 

Pablo AGUADO, prudent, sans peine ni gloire. Que peuvent faire trois grands toreros devant des toros qui n'ont pas de jus ?                                                                                                         Hasta luego  Pablo 


Ainsi le volet corridas se termine !  Adios Olivenza 

Quel plaisir, nous avons eu à nous retrouver dans ces arênes après quelques "esquichades" et de grosses "rigolades" !

Avant de reprendre la route vers ELVAS, nous avons encore le temps d'apprécier ce moment de fin de tarde,  tertulia autour de unos vasos de vinos

 

 

Pour cette soirée, repas pour le groupe dans un restaurant typique alentajano  

 

 

 

Tard dans la soirée, nous rentrons vers l'hôtel à Elvas, pour reposer les pieds....

Lundi 9 mars, pour cette dernière journée entière de ce voyage nous avons de la route à faire.

en effet nous allons à la finca '' Los Alijares ''  Chez ADOLPHO MARTIN

 

c'est son neveu qui  nous a accueilli par un discours philosophique sur la "tierra"

Et un pot de bienvenue original : "caldo" agrémenté de vin blanc.

ce caldo est un bouillon de volaille, il est possible si on veut en corser le goût, de rajouter une rasade de vin blanc...

Puis visite de la ganaderia et là.....magie des toros, dans un silence de cathédrale comme en ce moment dans nos villes et villages,.....

son pastre nous a rapproché le lot de 15 toros pour la San Isidro de Madrid ! un grand moment !

Nous étions les yeux dans les yeux, séparés de 20 m par une murette, les robes variaient du gris clair au gris foncé, mêlées de noir, il fallait vivre ce moment là. !

Les lots pour Castellon et Mont de Marsan nous étaient présentés, moins majestueux que les précédents. 

de retour du campo, nous partageons un plat traditionnel de la casa '' le pan y dedo '' 

la recette: soubressade bien revenue à la poelle avec des oeufs au plat posés dessus, on mélange le tout et on mange avec les doigts en trempant du pain, moment très apprécié par le groupe

et particulièrement par nos médecins !!!!! 

 

 

 

autour d'une belle table, chez le ganadero.............. 

 

  

et   Flamenco  au dessert..

à bientôt ganadéro et encore merci 

sur le trajet retour vers Elvas, nous faisons un arrêt dans la ville de Mérida, nous prenons un peu de temps pour visiter les arênes, il n'y a plus de corridas aujourd'hui, Sébastien Castella un des derniers toreros au paséo.. 

en fin de journée, magnifique couché de soleil, avec notre dernier toro du voyage ...arrivée à Elvas et soirée libre ... 

 photos souvenirs de cette journée 

 

 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020

Dernier jour de notre voyage, et toujours sous le soleil, nous sommes sur le point de prendre la route qui nous mènera vers l'aéroport, mais avant de prendre notre avion, nous faisons une halte à Lisbonne pour la visite guidée des arènes..     

                                       

             Trés attentifs aux commentaires

                                                                       découverte de l'intérieur 

 

et  des installations    .........................     

et du musée  

 

Le président sort les oreilles pour la réussite de ce voyage

Photo de famille au centre de la piste ....

 

  avant de laisser notre voyagiste, installé à la terrasse du Volapié tout le groupe lève son verre à la santé du CTN 

 

 

  L'oeil de Monique :

Oui ce voyage a été pour les 29 participants une bouée de sauvetage en ce début d'année, sous la houlette efficace de notre voyagiste TOP EVASION, et en tous points conforme au programme concocté par la commission Voyages. Nous attendrons tranquillement en confinement et, espérons-le en bonne santé, le moment de pouvoir nous rassembler pour voir des toros et nous éclater, tant pis s'ils ne répondent pas à nos attentes, nous y serons quand même !

Abrasos.   Monique Dessus pour la commission taurine

 

Remerciements, à la commission taurine et à Monique pour les '' reseñas '' avisées tout au long de  notre séjour, remerciements pour notre voyagiste TOP EVASION, pour la mise en oeuvre du projet, pour sa disponibilité et pour sa réactivité lors des changements de l'emploi du temps, remerciements au groupe pour la  transmission de photos, pour l'ambiance générale hyper sympathique au cours du voyage, pour la bonne humeur très conviviale.   

 

 

Nous garderons un très bon souvenir de ce voyage, par ailleurs, et avec le recul nécessaire le groupe a été épargné du Covid -19, pourtant l'épidémie semblait déjà présente et des aficionados espagnols avait mis en place les gestes barrières.

La commission voyage..

 

 

 

Rendez-vous pris pour l'an prochain  vers une autre destination,

.........................  la commission voyages y travaille,

                                            à bientôt..

"Je reste chez moi"

Publié le par cercletaurin.nimois

Une vidéo qui nous est adressée par notre ami Jean-Fanck.

Écoutons son conseil judicieux, gardons nous en bonne santé et protégeons les autres...

Vidéo de Top Evasion : Mister Mat chante "désespérément optimiste"

Compte rendu de l'Assemblée Générale du 12 janvier 2020

Publié le par cercletaurin.nimois

Compte rendu de l'Assemblée Générale du 12 janvier 2020
Compte rendu de l'Assemblée Générale du 12 janvier 2020
Compte rendu de l'Assemblée Générale du 12 janvier 2020Compte rendu de l'Assemblée Générale du 12 janvier 2020
Compte rendu de l'Assemblée Générale du 12 janvier 2020
Président Eric PORTES

Président Eric PORTES

Paul Bosc Commission Taurine

Paul Bosc Commission Taurine

Monique Dessus Commission taurine

Monique Dessus Commission taurine

Pablo Aguado à Séville

Pablo Aguado à Séville

Alain Boninfante trésorier

Alain Boninfante trésorier

Annie Portes   Commission Voyages et Festivités

Annie Portes Commission Voyages et Festivités

Compte rendu de l'Assemblée Générale du 12 janvier 2020
Compte rendu de l'Assemblée Générale du 12 janvier 2020
Compte rendu de l'Assemblée Générale du 12 janvier 2020
Compte rendu de l'Assemblée Générale du 12 janvier 2020
Compte rendu de l'Assemblée Générale du 12 janvier 2020
Compte rendu de l'Assemblée Générale du 12 janvier 2020
Compte rendu de l'Assemblée Générale du 12 janvier 2020
Compte rendu de l'Assemblée Générale du 12 janvier 2020
Compte rendu de l'Assemblée Générale du 12 janvier 2020
Compte rendu de l'Assemblée Générale du 12 janvier 2020
Compte rendu de l'Assemblée Générale du 12 janvier 2020
Compte rendu de l'Assemblée Générale du 12 janvier 2020
Compte rendu de l'Assemblée Générale du 12 janvier 2020
Compte rendu de l'Assemblée Générale du 12 janvier 2020
Compte rendu de l'Assemblée Générale du 12 janvier 2020
Compte rendu de l'Assemblée Générale du 12 janvier 2020
Reconduction des membres du conseil d'administration du CTN

Reconduction des membres du conseil d'administration du CTN

Chaamaaacoooo...

Publié le par cercletaurin.nimois

Image du mur Facebook de Chamaco

Image du mur Facebook de Chamaco

Antonio Borrero Chamaco est attendu pour une soirée de la Robe Noire le 7 Février prochain au Moulin Gazay. Ces retrouvailles, après deux mois sans conférence, sont placées, comme le dit Paul dans l'article que nous publions infra, sous le signe de la fougue, la passion, le refus du danger, l'enthousiasme, la folie, même. Certains d'entre nous ont connu cette époque extraordinaire. D'autres en ont entendu parler, bien sûr. Pour tous, c'est une soirée au cours de laquelle le Maestro se souviendra de ces moments de tauromachie jamais plus vus depuis...

 

C'était une complainte, une ode, un aria, un cri venu du fond de la gorge d'un fumeur de Havane chaque fois que Antonio Borrero Borrero « Chamaco » apparaissait à la porte des cuadrillas, le cheveu hérissé comme la crête d'un coq en bataille. Et les aficionados qui emplissaient l'amphithéâtre comme on ne l'avait jamais vu pour une novillada n'avaient d'yeux que pour ce jeune homme qui n'avait jamais toréé à Madrid et qui venait à Nîmes avec ses dix-huit ans.

 Pour cette première apparition en 1990, pour la feria des Mimosas, sous la bulle, le fils de Antonio Borrero Morano « Chamaco » allait révolutionner le monde taurin dans les années suivantes. 

 Quelques années avant, « Chamaco » père que l'on surnommait « le torero des dames » pour son charme était la coqueluche des aficionados catalans tant à la Monumental que dans les arènes du centre-ville devenue aujourd'hui un super marché. Il défiait les lois de la tauromachie, osait des terrains où jamais personne n'avait osé mettre la jambe. Il était la colonne vertébrale de la tauromachie de Barcelone où d'ailleurs il termina sa carrière en 1967 par une corrida triomphale.

 Ce trémendisme, « Chamaco II » le portait dans ces gênes. Plus audacieux que El Cordobès, il sautait, dansait, s'enroulait, dans sa cape, de faisait « bachoucher », se relevait, toréait à genoux, de face, de dos, rendait les spectateurs fous. « Ils sont bons pour le docteur Pitot » assurait un vieil aficionado en sortant des arènes, en référence à l'hôpital psychiatrique nîmois.

 Avant le 6 juin 1992, vêtu d'un costume apocalystique comme aurait dit Salvador Dali, dessiné par Christian Lacroix avec Paco Ojeda comme parrain et Fernando Cepeda comme témoin, « Chamaco » a dû se présenter une vingtaine de fois dans l'amphithéâtre romain et personne n'a oublié le mano a mano Jesulin-Chamaco récompensé par une tonne de trophées et qui a mis la ville à l'envers. Cette époque était bénie par tous ces jeunes génies : Sanchez Mejias, Obregon, Denis Loré, Finito de Cordoba, et Enrique Ponce qui montrait ses zapatillas. 

 Pourtant avec des airs de punk mal coiffé, plutôt godille que Hidalgo, ses parents l'avaient éloigné de Huelva et de la ganaderia de maman « Carmen Borrero ». Il est allé suivre des études en Angleterre, bon chic-bon genre. Mais la passion des toros l'a rejoint, un peu comme son père qui a débuté comme pâtissier avant de devenir millionnaire en tuant des toros.

 Hélas la fougue, la passion, le refus du danger, l'enthousiasme, la folie n'allaient pas résister longtemps aux toros de quatre ans. Après une grave blessure, il s'assagit et ses contrats commencèrent à être moins nombreux même si l'on retient sa participation à une corrida de Palha à Nîmes ou la corrida d'alternative de Lionel Rouff, Morenito de Nîmes aux Saintes-Maries de la Mer.

 « Chaamaaacooo », ce cri de guerre réapparut comme le jour où une petite rue de Nîmes, la rue des Patins (peut-être à cause des baisers qui s'échangeaient) devint la « Calle Chamaco ». Après une novillada triomphale et une faena d'un autre univers et terminée avec 2 oreilles et la queue d'un novillo de Jandilla.

 Le bar du 421 était trop petit pour recevoir cette foule et voir le torero d'une époque découvrir cette plaque qui est d'ailleurs toujours scellée sur le mur.

En espagnol, chamaco renvoie à l'enfance et à l'adolescence, ce passage de gamin à l'adulte.  Pour des milliers de Nîmois, des milliers d'aficionados, le torero « Chamaco » les a ramené vers ce détroit que l'on n'oublie jamais et où on aurait bien aimé rester.

 Viva « Chaamaaacoooo ».

 

Paul Bosc

20 Janvier 2020

STATUTS du Cercle Taurin Nîmois

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Conférence des Jeudis du Cercle

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REVISIÓN DEL TOREO, une conférence de Domingo Delgado de la Cámara

 

Ce Jeudi du Cercle du 5 Décembre est digne du plus grand intérêt.

 

Domingo, auteur et critique,  est un admirateur érudit de la culture tauromachique. Ses références au toreo, toujours pertinentes le situent entre consensus étayé de vérités historiques et de terrain, et opposition tranchée à l'égard de tous les lieux communs et idées fausses propagées par les modes, répandues dans la littérature.

 

A cet égard, « Le toreo revu et corrigé » constitue, pour nous aficionados, un outil fondamental et vertueux du savoir tauromachique, duquel notre aficion s’enrichit profondément et se renforce du principe accélérateur d’émotion : comprendre ce que l’on voit.

 

Après le plaisir du Jeudi au Musée et sa fin de soirée réussie au foyer Albaric, ce Jeudi du Cercle sera l’occasion de nous retrouver dans le cadre accueillant du Moulin Gazay dont l‘ambiance sera, on peut s’y attendre, fortement conviviale et amicale. Début de la conférence : 19h00. Fin de la soirée : on ne sait pas.

 

Attention ! Mardi 3 décembre, date limite des inscriptions.

 

Conférence des Jeudis du Cercle

"De la Tauromaquia à la Goyesque"

Publié le par cercletaurin.nimois

"Hommage à FRANCISCO DE GOYA"

Visite guidée de l'exposition du Musée des Cultures Taurines à Nîmes

par Madame Jourdan conservatrice du Musée 

- Jeudis du Cercle, le 3 octobre 2019 -

"De la Tauromaquia à la Goyesque"
"De la Tauromaquia à la Goyesque"
"De la Tauromaquia à la Goyesque"

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