97ème congrès de la FSTF

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A l'issue de son 97ème congrès tenu à Rion des Landes, la Fédération des sociétés Taurines de France a publié deux communiqués.

 

Le premier fait la synthèse des travaux du congrès, bilan de la temporada, vote des prix Claude Popelin et Tio Pepe (lire ici).


Le second, à la lumière des derniers incidents provoqués par les anti taurins à Rion des Landes, rapporte les débats et résolutions du congrès dédiés spécialement cette année à la défence du public aficionado (lire ici).

 

CHACHA (photo ci-dessus), doyen, des membres de la Fédération était comme à l'accoutumée du voyage et n'a pas manqué de marquer sa présence par quelques interventions vaillantes et toujours pertinentes.

 


Manduel, les copains étaient tous à bord

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Photo S. GABOURDES

 

En sortant des arènes de Manduel, balayées hier matin par un vent marin qui décrochait les feuilles jaunies des platanes et où flottaient de vilains nuages tout noirs, une chanson de Georges Brassens revenait à la mémoire : « les Copains d’abord » qui reflétait bien l’ambiance de cette matinée tauromachique organisée par la Coordination des clubs taurins de Nîmes et du Gard pour mettre en vedette les toreros vêtus habituellement « d’argent ». Et ceux « en ors » à la place des subalternes.


Et ils étaient tous là pour accompagner Frédéric Leal, Morenito d’Arles, Maxime et Gabin Rehabi : Denis Loré, Marco Leal, Paquito Leal, Roman Perez, Patrick Varin mais aussi à la présidence avec « El Andaluz », Dominique Vache et Pepe de Montijo. Et sur les gradins : Stéphane Fernandez Meca, Morenito de Nîmes, Medhi Savalli, Samuel Rivera, Christian Romero, parfois appelés pour poser les banderilles. Et encore dans le callejon avec des jeunes des écoles taurines, des amis, des copains de l’Ecole taurine d’Arles, des mozos de espada comme M. Ayme ou Gabriel. Et enfin quelque cinq cents aficionados qui ont su apprécier les différents prestations des acteurs d’un jour.


Frédéric Leal laissera la plus belle impression face à un novillo des frères Gallon d’une grande noblesse, piqué par Roman Perez et banderillé par Fermin Gonzales et Patrick Varin qui offrira une pose au quiebro magnifique. Frédéric, lui, servira une faena complète et de bon goût brindée à son jeune fils, sur les deux mains à laquelle il ajoutera quelques passes ornementales pour couronner le tout jusqu’à ce que  la présidence accorde la grâce de « Presumido ». Tour de piste fêté avec les frères Gallon.


Morenito d’Arles eut plus de difficultés face à un autre novillo de Gallon plus compliqué piqué par Denis Loré et banderillé par Christian Romero, Medhi Savalli et Marco Leal. Faena plus nerveuse mais conclue par une grande estocade qui lui vaudra 2 oreilles.


Maxime accueillit le Meynadier par une larga afarola de rodillas puis Paquito Leal attaqua le cuir du novillo pour deux rencontres qui firent mal au moral du novillo. La faena fut suave, élégante et, le maestro laissa à Tomas Ubeda, jeune torero du CFT, l’occasion de donner quelques muletazos. Malgré ses échecs avec l’épée, la présidence lui accorda 1 oreille et le public lui apporta son soutien par de nombreux applaudissements.


Enfin Gabin Rehabi réalisait un rêve d’ado quand il voulait toréer avec son ami Juan Bautista. Le Meynadier nerveux et meuglant ne lui laissa pas beaucoup d’occasions de briller en costume-cravate. Marco Leal prit sa place sur le cheval de la cavalerie Heyral et il fit appel à Samuel Rivera et Medhi Savelli pour la pose des banderilles. Il offrit sa faena à toute l’Ecole taurine d’Arles où les anciens se mêlaient aux nouveaux. Séquence émotion ! Mais il échouera avec les aciers et Marco Leal dut utiliser le descabello.

 

Paul Bosc

Séville, une voyage réussi

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Du 26 septembre au 2 octobre,

le CERCLE TAURIN NÎMOIS en terre andalouse

 

Par Jean-Louis GELAS

 

Jeudi – Séville nous voilà

 

Départ matinal de Marseille. Arrivée à Séville.Les activités ne manquent pas dans cette belle ville. Certain(e)s lèchent les vitrines, d’autres se baladent dans les petites rues de la vieille ville. On se croise, on se rencontre, on se sépare, on se retrouve.

Le soir, visite du « champignon » d’où on a une belle vue sur la ville.

 

 

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Vendredi – Chantons sous la pluie

 

La matinée est consacrée à la visite de Séville : Cathédrale, Giralda, Alcazar, petites rues du quartier de Santa Cruz. Pour ne pas nous perdre, notre guide agitait de temps en temps son petit éventail jaune.

 

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Ceux qui sont allés à la corrida en sont revenus déçus et mouillés. Les toros tombaient, la pluie aussi. Ils sont revenus trempés.

Pendant ce temps d’autres étaient attablés autour d’un plat de pata negra et d’une bouteille (ou deux) de vin blanc, les pieds au sec.

 

Samedi – Chez Mme Dolores

 

Sous un ciel plombé nous nous dirigeons vers la ganaderia Dolores Aguirre. Au passage un petit clin d’œil à la ganaderia Miura au lieu dit Zahariche.

 

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Arrivée sous une pluie fine entrecoupée d’averses.Il faut le dire, le mayoral a bien fait les choses. La remorque qui doit nous transporter est bâchée d’un plastique transparent, divers lot de toros et novillos devant être combattus nous sont présentés, le repas qui suit est simple mais bon et, cerise sur le gâteau, on peut acheter des teeshirts et autres objets publicitaires.

 

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Retour à Séville sous un soleil enfin revenu. Direction la Maestranza pour la corrida.Au cartel : El Cid, Castella et Perera.

Le bon peuple de Séville veut nous faire croire par ses « olés » à la résurrection du Cid, Castella a (paraît-il) un mauvais sorteo et Perera après un première oreille méritée se prend les pieds dans le tapis à l’estocade du second, adieu veaux, vaches et Porte du Prince !                                       

 

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A la sortie de l’arène, les bars sont bondés. Il nous faut patienter, le verre dans une main et un bocadillo dans l’autre en attendant une table…. Il y a pire….

 

Dimanche – Une messe et la demie

 

Le dimanche matin à Séville c’est le moment de la messe. On y coupe pas. Aussi nous sommes allés faire le tour des églises (qui sont nombreuses. La Macarena et sa Vierge en pleurs si aimée des Sévillans, le Jesus « del gran poder » et sa chapelle ronde qui ressemblait, avant l’office, à un salon où on cause, et d’autres dont j’ai oublié le nom.       

 

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L’après midi retour à la Maestranza. Le cartel est d’importance : Morante, le Juli, Talavante. Le « no ay billetes » est annoncé.

Longtemps avant l’heure tout le monde est installé. Un arenero trace les lignes avec son arrosoir de peinture pourpre (quelle drôle de manière de tracer les lignes !)

 

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A l’entrée des toreros l’ovation est d’importance. Ils sont appelés à saluer, c’est toujours çà de pris !

Autant le dire : corrida d’expectation, corrida de déception. A son premier, Morante nous donne cinq véroniques et la demie. Après plus rien ou presque. Le Juli idem que Castella la veille. Seul Talavante, mieux servi, tire son épingle du jeu.

Au second toro de Talavante, Morante, déçu de sa prestation, se présente pour le quite. Silence solennel, on attend l’éclair de génie. Le toro s’avance et Morante nous offre… une demie, rien qu’une demie ! Talavante ne réplique pas, il n’a pas osé.

 

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Pendant ce temps, à l’extérieur, une « anti » hurle sa désapprobation dans un mégaphone enroué. On sort déçus mais au moins il n’a pas plu !                            

 

Lundi – Merci Doña Maria

 

Quel dommage ! La pluie nous accompagne encore ce matin pour prendre le bus… mais qu’importe, nous sommes tous impatients de découvrir Lagunjanda, tout au sud, à quelques encablures de Gibraltar. Doña Maria nous attend. Quelle femme !

Après un verre de bienvenue dans la petite salle qui jouxte les arènes de tienta, nous attendons la présentation de toros qui doivent être lidiés prochainement.

 

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Ensuite direction la « Finca Jandilla ». Doña Maria nous reçoit dans le jardin de sa magnifique demeure. Tout y est prévu à l’abri de la pluie : apéritif pantagruélique accompagné d’un vin de la casa et d’un fino pour conclure.

 

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Puis Maria nous invite à passer à table. Ah bon ? Encore un repas ? Est ce que nos estomacs auront encore un peu de place après cet apéro consistant ?Marianne et Maguy avaient choisi un très beau foulard pour Maria. Quand à notre Président, son discours fut à la hauteur comme d’habitude….

 

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Paulita, convoité par toutes ces dames faisait sa star au repas… attention cependant, aucune indulgence ne lui sera accordée dans l’arène.

Digestion difficile… on se repose sous la tonnelle.

Mais qu’est ce qui fait donc rire ces dames ? Peut être un peu trop de manzanilla !         

 

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Nous rejoignons l’arène où une vache doit être tientée et un toro combattu.

 

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Après avoir chaleureusement remercié Doña Maria pour son accueil et son amitié nous prenons le chemin du retour vers Séville.

 

Mardi – Adios Sevilla

 

Notre avion du retour nous attend à Malaga. Après quelques tracasseries ryanesques nous arrivons à Marseille où le soleil et la chaleur sont au rendez vous. C’est avec regret que nous nous séparons en emportant, cependant, de beaux souvenirs.

 

 

La photo de groupe est signée jacques SEVENIER, les autres sont de jean-Louis GELAS.