Impressions de prétoire

Publié le par cercletaurin.nimois

Dessin d'Eddie Pons

Dessin d'Eddie Pons

Une chronique du procès de "RODILHAN 1"

par Dominique Valmary, Président des Sociétés Taurines de France (FSTF).

Jeudi 14 janvier, le procès s'est ouvert avec l'audition des 18 prévenus dont le maire de Rodilhan, plus un prévenu très attendu mais absent à l'audience JP Garrigue, suivie de celle des parties civiles dont plusieurs ressortissants belges. Un travail remarquable effectué par les avocats de la défense a permis d'établir la responsabilité indéniable du président du Crace et de mettre en lumières certaines interprétations à charge ressortant de l'instruction même si les images venaient attester une réalité cruelle difficile à contester. Ce travail de déminage visait à distinguer le comportement exact concernant chaque prévenu et chaque victime. S'il est établi que l'attaque était bien préméditée et relevait d'une infraction pénale pour non déclaration de la manifestation, le délit d'entrave n'a pas été retenu. Ce travail a permis notamment d'entendre des victimes présentes dans la salle qu'elles recommenceraient ce type d'action...

Lire la suite ici sur le site web de la FSTF

Soirée du CTN, les voeux

Publié le par Charles CREPIN

Soirée du CTN, les voeux

Voeux du président

2015 reste comme une année tragique, exécrable, marquée, du début à la fin, par la guerre, le terrorisme, la montée en puissance des populismes et des nationalismes. Plus près de la corrida, malgré quelques succès importants remportés par les aficionados sur le terrain judiciaire, des conflits et des attaques se sont succédés contre nos traditions et notre passion : aux provocations et aux calomnies des anti taurins, se sont ajoutées des attaques plus sournoises contre des symboles de la culture taurine, telles que la radiation énigmatique de la corrida à l’inventaire du Patrimoine Culturel Immatériel ou la mutilation de la fresque de l’école Mérimée dont la réparation pourtant promise se fait toujours attendre... jusqu'à quand ?

Dans les petites villes, sur nos terres taurines les plus proches, la mort à petit feu menace nos traditions. En cause principalement la faiblesse, le clientélisme et, disons-le, le manque de courage  de certains de nos édiles locaux. Enfin, la désunion s’éternise entre les clubs taurins nîmois et les instances taurines municipales, une situation dans laquelle d’aucuns trouveraient un confort paradoxal et consternant.

Bienvenue, donc en 2016 !  Santé, bonheur et réussite personnelle pour vous-même et vos familles.  Que cette nouvelle année soit pour nous tous synonyme de partage et d’amitié au sein du club.

Que souhaiter de plus ? Croire au Père Noël ? Répondre à cette question s’avère assez délicat !  Pourtant, Jean Cau, célèbre journaliste, écrivain et grand aficionado a écrit "Aimer les toros, c'est chaque après-midi vers les cinq heures, croire au Père Noël et se rendre à ses rendez-vous". Gloria Sanchez Grande, célèbre journaliste espagnole et bloggeuse distinguée (dont nous allons bientôt reparler au CTN), ajoute dans un récent éditorial que, croire au Père Noël avant la corrida n’est pas finalement un simple rêve d’enfant, mais bien la conviction profonde que parfois, dans l’arène, la réalité peut dépasser nos plus beaux rêves d’aficionados. Parce que quelque chose d’unique peut se passer, comme une faena d’anthologie, de celles qui restent gravées dans les mémoires, et dont on parlera des années durant.

En tant que Président du Cercle Taurin Nîmois, permettez-moi d’écrire en votre nom une lettre au Père Noël et aux Rois Mages, pour leur demander de nous apporter en 2016 ces moments inoubliables dont les ingrédients incontournables sont le toro, mais, le toro con casta, des toreros, mais des torero de verdad, de l’art, mais « arte con emoción», et que nous puissions continuer d’en parler souvent entre nous au cours des tertulias d’hiver du Cercle Taurin Nîmois dont vous êtes devenus familiers.

Une chose est sûre, le Père Noël ne chassera pas d’un coup de baguette magique les nuages qui se sont accumulés sur la corrida. N'attendons pas d'hypothétiques cadeaux pour préserver notre passion et nos traditions. Sénèque le jeune a dit : « La vie, ce n’est pas attendre que l’orage passe, c’est apprendre à danser sous la pluie".

 

C. CREPIN

09/01/2016

23 000 ans

Publié le par Paul BOSC

23 000 ans

Tauromachies Universelles, 23 000 ans d’affrontements entre l’homme et le taureau

 

André VIARD, ancien torero, ancien organisateur, rédacteur dans des revues taurines françaises et espagnole, photographe, revistero, peintre à ses heures, président de l’Observatoire national des cultures taurines, créateur de la revue « Terres Taurines »  avait fait , quand il a publié son livre « Le grand livre de la corrida »  d’importantes recherches sur les rapports hommes-taureaux depuis des millénaires. Il se racontait même, en 2003, que cet ouvrage était devenu le livre de chevet de Jacques Chirac.  Depuis André VIARD n’a plus cette référence et il a été souvent critiqué pour ses propos et sa maison a été l’objet d’un incendie volontaire.

 

 Aujourd’hui les moyens de communication ont changé, la presse est en difficulté, les livres restent souvent sur les étagères. Mais il reste Internet, la télé, les films pour exprimer ses idées et tenter de convaincre ceux qui ne le sont pas. Exercice difficile tout de même, surtout quand il s’agit de tauromachies et notamment de corridas. Mais le Gersois persévère et vient de présenter au Carré d’Art de Nîmes, après Saint-Sever et Mont de Marsan et avant beaucoup d’autres villes taurines une exposition et un film-documentaire traitant des combats entre les hommes et les taureaux.  Un documentaire de 83 minutes, passionnant il faut bien le dire, mais qui ne s’adresse qu’à un public de convaincu : les aficionados à qui l’auteur demande d’être les ambassadeurs de promotion et de diffusion de cette œuvre monumentale.  Le film débute par cinq naturelles dessinées par José Tomas dans les arènes de Nîmes, lors de son solo en septembre 2012. Cinq naturelles, pas plus. Mais d’une pureté, d’une légèreté, d’une beauté qui déclenchent l’émotion, les clameurs, les pleurs, les sourires, la joie, le bonheur de milliers et milliers d’aficionados serrés sur les gradins de l’amphithéâtre romain. Puis l’auteur remonte le temps jusqu’à cette grotte de Dordogne, à Villars, où l’on a découvert le premier « toréador » de l’histoire taurine du monde : une peinture murale représentant une scène de chasse entre un bovin sauvage chargeant un homme de Cro Magnon qui l’affronte de face. C’était voilà 23 000 ans !

 

Plus qu’un documentaire, c’est pour le président de l’Observatoire National des Cultures taurines (ONCT), un outil indispensable pour faire connaître les tauromachies à ceux qui, aujourd’hui, veulent la voir disparaître ou seulement sont indifférents à cette relation entre une bête magnifique, tout autant que terrible,  qui  fait partie de la vie quotidienne de chaque habitant du Sud de la France, d’Espagne ou du Portugal, seuls pays à avoir gardé des taureaux sauvages alors que partout ailleurs la domestication des bovins a mis un terme à ces chasses ou seulement ces jeux. Et pourtant que l’on évoque le Minotaure, le Dieu Mithra, les Celtes, les rois mésopotamiens, les Pharaons égyptiens, tous ont combattu et tué l’auroch pour tenter de récupérer ses vertus, sa puissance, sa virilité.

 

Puis, au fil du temps ces combats se sont codifiés, les piétons ont remplacé les nobles cavaliers qui chassaient avec leurs lances, les leurres (invention de la muleta), la cape et l’épée sont devenus les armes de Paquiro, de Manuel Bellon dit « l’Africain » puis de Francisco Romero pour conduire à la corrida actuelle que Joselito, Belmonte, Manolete, Ordoñez, « El Cordobes » Ojeda ont constamment amélioré en s’approchant au plus près de cornes et en restant immobiles.

 

C’est ce cheminement qui était présenté  au Carré d’Art de Nîmes avec cette exposition du musée itinérant des tauromachies universelles avec, tout d’abord, la présentation, en colimaçon des 86 panneaux de cette Histoire du monde, puis par la projection de ce film remarquable qu’il faut voir et qui sera prochainement disponible sur internet en trois langues français, espagnol et anglais.  L’auteur a reçu le soutien de l’Union des Villes Taurines de France (UVTF) ;  l’Observatoire national des cultures taurines  s’est bien sûr pleinement impliqué et l’Union de villes taurines françaises  a financé une grande partie de la réalisation. D’autres étapes seront bien sûr sur la route des principales villes taurines françaises afin que chaque aficionado qui l’aura vu le fasse découvrir, le plus largement possible, à ses amis et connaissances afin de balayer les mauvaises images, les mensonges, les effets d’annonce de groupuscules se réfugiant derrière des poncifs animaliers. Quand on est aficionado on ne peut qu’applaudir l’initiative, l’encourager, la propager à ses amis, à ses proches mais il sera bien difficile de franchir des caps plus importants en raison, justement,  d’images taurines fortes. Mais bien sûr que l’on rêve, qu’un jour, ce documentaire soit programmé sur une grande chaîne de télé.

 

MM. Jean-Paul Fournier, sénateur-maire de Nîmes ; Franck Proust, député européen, Frédéric Pastor, adjoint à la tauromachie de la ville, Daniel-Jean Valade, Alain Guaido, délégué de l’Union des villes taurines, étaient présents à cette présentation et ont apporté leur soutien à cette initiative ainsi qu’à toutes les tauromachies.

 

Mais sont-ils conscients que se sont eux et uniquement eux, hommes politiques nationaux, européens, municipaux ou régionaux qui détiennent le pouvoir de faire vivre ou d’enterrer les tauromachies. Il suffirait d’une décision politique d’un groupe ou d’un président(ou présidente) pour interdire le déroulement des corridas.

 

Toutefois, le combat de l’homme moderne et des taureaux sauvages, ne serait-ce que par le poids économique qu’il représente, aura encore lieu malgré les menaces. Et le peuple trouverait, sans doute, si ce n’est un nouveau Philippe V, ancien roi d’Espagne qui s’est opposé aux  lois dictées par la religion catholique, alors peut-être qu’André Viard… après Frédéric Mistral, saurait faire «  lever les tridents ».

 

 

 

TAUROMACHIES UNIVERSELLES

Publié le par Charles CREPIN

TAUROMACHIES UNIVERSELLES

Présenté à Saint-Sever, puis à Mont-de-Marsan, le musée itinérant sera déployé les 6 et 7 janvier au Carré d'Art à Nîmes avant de poursuivre son voyage à travers la France et l'Espagne.

Il ne faut pas manquer d'aller voir cette exposition accompagné d'enfants. Les enfants sont friands des images et des récits mythiques de l'histoire ancienne, ils admirent les personnages qui s'y illustrèrent et ces toreros habiles et courageux, Véritables héros modernes, qui combattent des taureaux si beaux, si forts, si redoutables... Il faut ausssi inviter des amis et connaissances à s'y rendre, surtout s'ils ne connaissent pas les toros. Pour peu qu'ils soient curieux, ils y découvriront un univers insoupçonné.

Cette exposition comporte 86 panneaux disposés en forme de labyrinthe qui remonte le tunnel du temps, un fabuleux voyage jusqu’aux origines de notre culture.

Voir l'illustration sur le site de la Fédération des Sociétés Taurines de France (FSTF) en cliquant sur le lien ci-dessous :

http://torofstf.com/content/un-aper%C3%A7u-du-mus%C3%A9e-itin%C3%A9rant-des-tauromachies-universelles

L'entrée de l'exposition est libre, mais la projection du documentaire nécessite un billet d'entrée. Le CTN s'est procuré des billets pour ses membres.

Voir la bande annonce du documentaire en suivant le lien du site de l'Observatoire National des Cultures Taurines (ONCT) :

http://www.culturestaurines.com/node/283

Pour obtenir des billets, appelez le 06 31 52 75 06 ou le 06 18 16 78 69

Le CTN fête les Rois

Publié le par cercletaurin.nimois

Le CTN fête les Rois

 RÉSERVEZ SVP

Contact : cercletaurin.nimois@gmail.com

 

Attention ! Date limite de réservation

Mercredi soir 6 janvier

La San Isidro 2016

Publié le par Martine DEFREMONT

Détail et bulletin d'inscription en fichier-joint ci-dessous.

Détail et bulletin d'inscription en fichier-joint ci-dessous.

Bonjour amis aficionados,

En ce début d'année nous vous invitons à découvrir le programme du séjour conçu par notre Commission voyage. A l'écoute de vos vœux c'est à Madrid que nous nous retrouverons cette année pour vivre ensemble la San Isidro 2016.

Si cette aventure vous intéresse, vous pouvez dès à présent réserver votre place pour ce séjour par fil ou par mail auprès du CTN. (places limitées à 50 personnes).

La Cie Ryanair exige aujourd'hui des réservations nominatives, il ne nous a donc pas été possible de pré réserver globalement pour vous, les vols aller/retour Marignane Madrid.

C'est donc individuellement que vous devrez prendre vos billets jusqu'à Madrid, assurez-vous au préalable que votre réservation est bien enregistrée (dans la limite de 50 personnes).

l'AVION : vol Ryanair du 02/06 à 14 H 45 à Marignane retour le 07/06 à 7 H à Madrid, le transfert aéroport/hôtel et retour étant assuré par notre voyagiste.

LE TRAIN au départ de Nîmes à 9 h 00 ou Montpellier 9 h 29 vous déposera au cœur de Madrid dans la magnifique et luxuriante Gare d'Atocha retour à 13 h 25.

Nous ne manquerons pas de répondre à toutes vos questions lors de la soirée du 9 janvier 2016.

Dans l'attente de le faire de vive voix, la commission voyage et sorties vous présente tous ces vœux pour cette nouvelle année.

Bulletin de réservation à adresser au CTN

A voir aussi : l'album photo du voyage.