... Et Chez GAVIRA...

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... Et Chez GAVIRA...

Et chez Gavira…

Autre ganaderia, autre histoire, celle de Gavira débute étrangement. En 1933, Salvador qui s'adonne à la contrebande près du rocher de Gibraltar achète l'ancien élevage de José Marzal pour « blanchir » quelque peu ses revenus et faire un placement.

Toutefois son fils Antonio qui est un grand aficionado ne l'entend pas de cette oreille. Antonio va effectuer une sélection scrupuleuse et injecter du sang de Salvador Domecq au Marzal.

Il réussit à présenter des toros « presque » idéaux pour les toreros et les empresas mais hélas la faiblesse est souvent de mise et les aficionados ne courent pas la taquilla quand un cartel est annoncé.

En 2005, Antonio a été tué au campo et se sont ses enfants qui gèrent aujourd'hui la ganaderia située à Los Barrios dans un paysage magnifique. La finca, blanche et rouge, domine la proriété sur la colline boisée de chênes verts que commente un ami :

 "Merci Juan GAVIRA pour cette visite. C'est incroyable d'être si proche des toros et d'apprendre directement du propriétaire, le cadre est magnifique, merci pour le délicieux verre de vin ! ça vaut vraiment le coup".

 

A lire également : Chez RUELGA….

NOS CORRIDAS A JEREZ

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NOS CORRIDAS A JEREZ

Depuis la publication des cartels, vous êtes impatients de réserver vos places pour les deux corridas auxquelles nous pourrons assister les 17 et 18 mai.

Nous venons d'avoir communication des tarifs des places proposées, trouvez en doc joint un tableau à compléter et retourner, sans attendre à Alain BONINFANTE accompagné de votre règlement.

NOS CORRIDAS A JEREZ

bulletin reservation corridas JEREZ

Chez REHULGA...

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Quand nos amis de la commission taurine du CTN, Monique DESSUS et Paul BOSC s'associent, et que Polo prend sa plume pour vous faire découvrir deux des ganaderias que nous visiterons pendant votre voyage à Jerez, nous n'avons plus qu'à nous laisser guider avec un très grand plaisir.

Ce que vous allez découvrir à la ganaderia Rehuelga

 C'est un voyage dans l'espace et dans le temps que vous allez effectuer dimanche 19 mai. Il suffira de parcourir une cinquantaine de kilomètres depuis Jerez pour découvrir un de ces si jolis villages blancs d'Andalousie Benalup de Sidonia.

Sur les collines proches couvertes de chênes verts, s'ouvrira le domaine de la ganaderia Rehuelga que possède Rafael Buendia. Un royaume pour les toros et les vaches au pelage cardeños et directement issus de la caste Santa Coloma. 

Une ligne verticale et directe depuis le conde qui a créé l'encaste en 1905, mais surtout depuis l'acquisition de l'élevage par Joaquin Buendia Peña et Felipe Bartolomé en 1932. Le sang Santa Coloma coule encore aujourd'hui dans les veines des toros bravos et vaches de ventre de l'élevage que Rafael Buendia va vous faire visiter.

 L'historique des Buendia s'est un peu compliqué lors du partage du troupeau et des fincas familiales après la disparition de Joaquin en 1996, les héritiers étant nombreux mais finalement les enfants sont parvenus à partager en trois les biens. José Luis conserve le fer, tous les mâles et un lot de vaches, le reste donne naissance à trois nouveaux fers : « Bucaré » du nom de la maison-mère par Javier ; « Rehuelga » pour Rafael et « la Armarguilla » pour Joaquin.

Forts prisés par les vedettes des années 60 et 70, les Buendia avaient perdu de leur prestige.

 Rafael Buendia Ramirez de Arellano qui n'avait pas acquis une part très importante va alors entreprendre une nouvelle sélection et petit à petit remonter la pente jusqu'à cette historique corrida du 7 juin 2017 à Madrid avec une vuelta al ruedo pour « Liebre » et des ovations pour 2 autres exemplaires avec salut du mayoral en fin de course.

 En remontant le temps, les souvenirs nous rappellent que Saint-Martin de Crau avait programmé un toro de Rehuelga en corrida-concours en 2009 que Medhi Savalli avait indulté et la corrida de 2014 du même élevage a obtenu le prix de la meilleure corrida du Sud-Est.

 

Laissons paître tranquillement les taureaux de REHUEGA avant de suivre à nouveau Polo chez GAVIRA.... 

Merci à lui et à bientôt sur le blog pour la suite de cet article.

LE FINO ANDALOU, UNE CULTURE DE VIE

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LE FINO ANDALOU, UNE CULTURE DE VIE

Il y a quelque temps, je vous demandais de m'adresser des infos ou des articles pour préparer ensemble notre voyage à JEREZ, voici un premier article rédigé sur une idée originale de Dominique ESTABAN, je vous laisse le découvrir...

Même si vous n'êtes pas totalement aficionado de toros, L’Andalousie possède de nombreux attraits : de merveilleuses plages, un patrimoine artistique extraordinaire, une ambiance de fête incomparable et, bien entendu, une délicieuse gastronomie. 

Pour la déguster, rien de plus typique que des tapas accompagnées d’un fino. Tout ce qui tourne autour de ce vin est un véritable style de vie ; venez le déguster, et vous découvrirez une autre facette de la culture de l’Espagne.

On le boit frais, mais il est sec au palais, à la fois intense, doux et léger, avec un délicat arôme d’amande. 

Déguster le fino andalou, c’est ouvrir la porte à une vaste gamme de sensations. Sa saveur incomparable et sa personnalité en ont fait l’un des crus les plus appréciés et reconnus à l’échelon international, à tel point qu’il est identifié dans le monde entier par le nom de l’une de ses appellations contrôlées : le fameux Jerez, encore dénommé Xérès ou Sherry. 

Vous découvrirez le monde de ce vin délicieux intimement lié à la vie sociale et aux fêtes de l’Andalousie et qui, plus qu’un breuvage, est une véritable culture.

Une expérience incomparable

Déguster un fino dans les tavernes et les bars de Jerez de la Frontera au charme si particulier, dans la chaleur des gens(*), vous garantit des moments incomparables. L’allégresse et les discussions entre amis se succèdent entre les verres de vin et les tapas des meilleurs produits du terroir, comme le jambon, la petite friture, la charcuterie, les fruits de mer ou le fromage. Alors que vous savourerez cet arôme unique, vous apprendrez que les crus d’Andalousie acquièrent leur qualité et leurs caractéristiques remarquables grâce à la situation géographique de la zone, à son climat privilégié et à un processus d’élaboration totalement biologique et naturel. On vous fera également goûter une variété spéciale : le manzanilla, dont la saveur vous rappellera légèrement la camomille.

* Passez au moins une soirée dans l'ambiance très taurine du restaurant le Tendido 6 près des arènes. Calle Circo, 12-14. 

Visite de la BODEGA DIEZ MORITO - JEREZVisite de la BODEGA DIEZ MORITO - JEREZVisite de la BODEGA DIEZ MORITO - JEREZ

Visite de la BODEGA DIEZ MORITO - JEREZ

La visite de la Bodega Diez Merito, le dernier jour du séjour vous permettra d'approfondir vos connaissances sur le monde du fino, son procédé d’élaboration ou les secrets de sa dégustation et de sa conservation, cette visite sera  également l'occasion  d’admirer l’architecture particulière des chais : ces constructions, qui montrent d’imposants arcs et colonnes et sont souvent d’anciens édifices historiques décorés avec un goût exquis.

 

Pour s'y retrouver :

Fino : sec et pale (leurs barriques sont marquées d'une seule  barre oblique (/) connu sous le nom de palo).

Amontadillo :ambré et sec, par ses qualités œnologiques, il se classe entre le Fino et l'Oloroso

Oloroso : généralement noir et noisette, c'est un vin fortifié élaboré à Jerez et issu du vieillissement oxydatif, généralement plus sombre que l'Amontillado (leurs barriques  sont marquées d’un cercle (O)).

Pédro Ximenes : vin doux de couleur rubis.

Et pour le déguster chez soi...

Si vous souhaitez remporter du fino en souvenir de votre séjour, prenez garde à respecter ces quelques recommandations : à la différence d’autres vins, les bouteilles doivent être conservées en position verticale. D’autre part, en raison de son caractère délicat, il doit être consommé dans les mois suivant sa mise en bouteille ; une fois ouvert, il faut le conserver bien fermé au réfrigérateur pendant un maximum d’une semaine, car il perd rapidement ses propriétés.

Merci, Dominique pour cette idée d'article et puisque le Fino ne se conserve que peu de temps, nous ne manquerons pas de le déguster rapidement avec toi à notre retour.

Martine

Et vous  ? avez vous envie de nous faire découvrir d'autres aspects de Jerez et de l'Andalousie ?,

Prenez  simplement contact avec moi par téléphone ou par mail.

 

Quand le bœuf du Trocadéro devint le taureau de Nîmes

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Quand le bœuf du Trocadéro devint le taureau de Nîmes

Histoire du bœuf du Trocadéro qui devint le taureau de Nîmes

Tous les Nîmois, quand ils parlent « du » taureau font référence à la statue érigée au bas du boulevard Jean-Jaurès, qui regarde la Camargue, la tête haute, les cornes dressées, l'allure conquérante. Par contre les jeunes générations feront référence dans quelques années, à celui de l'Esplanade. Surtout après avoir découvert le voyage extraordinaire d'un bœuf parisien devenu taureau à Nîmes.

Celui qui nous intéresse aujourd'hui est donc celui du boulevard Jean-Jaurès.

 Le bœuf...

 Il a été « bistourné » à Paris par son papa-sculpteur Auguste Cain pour représenter la force animale dans les travaux agricoles. Et, si l'on ne possède pas de drone, il est bien difficile pour le passant de voir tout là-haut du piédestal qu'il foule des sabots une charrue et une botte de blé.

Hubert Rouger, qui portait beau la barbe et la moustache, s'arrachait les poils de la tête pour présenter ce taureau aux Nîmois et cacher les caractéristiques domestiques de la bête.

C'est un architecte M. Raymond Blanc qui apporta la solution-miracle : présenter le taureau sur un socle assez haut pour ne pas voir les signes agricoles.

 C'est le subterfuge utilisé par la municipalité en 1937.

 A la fin de l'année 1936, après discussions avec les édiles Parisiens et même vote du conseil municipal de la capitale, qui d'ailleurs n'était pas très enthousiaste pour céder ce « bœuf » qui avait fait des jardins du Trocadéro, sa « querencia » le maire avait acquis cette œuvre afin de la faire débouler à Nîmes. Paris n'avait pas voulu la vendre, ni la donner mais seulement la prêter.

Débarquée à Nîmes, la municipalité était bien enquiquinée car si le bœuf ressemblait, « coucougnettes » en moins, à un taureau, la charrue et les blés ramenaient la statue au ras des pâquerettes.

 Le piédestal fut construit par MM.André Méric et André Clair et l'achèvement des travaux terminé quelques jours avant l'inauguration.

Le fier taureau offrait une belle perspective avec la Tour Magne cachée aujourd'hui par la pyramide dédiée aux Résistants de la deuxième guerre.

Il porte sur sa partie basse les armoiries de Paris et de Nîmes et quatre vers de Laforêt en provençal :

 SIMBEV DE VIDO RENADIVO !  

(Symbole de vie renaissante)

 SIMBEV DE VOIO E DE FIERTA ! 

(Symbole de vie et de fierté)

 TE SALVDAN O TAV ! D’VNO AMO QVE S’AVRIVO 

 (Nous te saluons O Taureau ! d'une âme qui s'élance) 

 VERS TV ! SIMBEV DE FORCO E DE FECOVNDITA

 (vers Toi signe de Force et de Fécondité)

 Le bœuf devenu taureau qui, en plus, n'est pas en bronze mais en fonte dorée (autre galéjade) est inauguré le 15 mai 1937 par M. Edouard Herriot, Président du Conseil ; M. Raymond Laurent, Président du Conseil de Paris, les personnalités Nîmoises, la Nacioun gardiano, le Marquis de Baroncelli etc. pendant la fête du taureau qui se tient du 2 au 16 mai à Nîmes et qui est l'ancêtre de la féria actuelle avec pégoulade pour l'ouverture et soirée « bachouchage » aux arènes : grande Royale de 8 taureaux, des représentations théâtrales : « Britannicus » et Œdipe Roi », des conférences, le concours des tambourinaïres et Provençales, des musiques de Nîmes et sa région, des défilés de chars et, pour clore les festivités, une corrida de « superbes toros » de la ganaderia de Salamanca Antonio Perez avec Martial Lalanda qui donne l'alternative à Pascual Marquez et Domingo Ortega.

 Voilà comment un animal castré est devenu le symbole du taureau de combat à Nîmes. Depuis, il paraît que les Parisiens en rient encore.

 

Paul BOSC

 

 

JEREZ, on se prépare...

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JEREZ, on se prépare...

Jerez, c'est notre prochain rendez-vous...

Une promenade rapide dans la ville vous donnera vite une idée des deux spécialités du coin : le vin de Jerez et le cheval. Leurs symboles (tonneaux, calèches, statues équestres...) sont visibles partout ! 

Si vous vous intéressez au cheval, ne cherchez plus, vous êtes à La Mecque du hippisme. Vous en aurez la preuve en assistant à l'incroyable spectacle réalisé par l'École royale andalouse d'art équestre.

Un show impressionnant !

En parcourant les rues du centre-ville, au milieu des remparts datant de l'ère musulmane, au milieu des orangers, vous découvrirez les églises, les palais, les édifices singuliers ainsi que les places ombragées où il fait bon déguster des tapas accompagnées de Xéres. 

Mais Jerez, c'est aussi de larges avenues bordées de palmiers où se concentrent les hôtels haut de gamme de la ville, et des parcs où se déroulent l'une des férias les plus populaires du pays.

 

Nous reviendrons très bientôt, pour vous proposer quelques articles sur ces sujets, Le VIN, Les CHEVAUX, La FERIA d’Hier et d’aujourd’hui, LES GANADERIAS, mais aussi QUE VOIR, QUE FAIRE, QUE RAPPORTER de JEREZ, par exemple.

N'hésitez pas, faites nous profitez de vos précédents voyages à Jerez et de vos bons plans comme Dominique, de vos connaissances sur les élevages visités comme Polo et Monique,  de votre amour du Cheval comme Isabelle  ou Florence par exemple, pour alimenter ce blog avant le voyage,  vos articles seront tous publiés….

A bientôt...

articles à adresser à cercletaurin.nimois@gmail.com