Une promesse tenue

Publié le par cercletaurin.nimois

Un musée dédié à la tauromachie

Christian Thome, aficionado accompli, fut un court moment président du Cercle Taurin Nîmois. Installé depuis peu en terres taurines du Sud-Ouest, il a réalisé la promesse qu'il s'était faite : créer un musée taurin, témoignage du patrimoine légué par son père Jacques Thome, un patrimooine qu'il a lui-même enrichi au fil du temps. Une démarche exemplaire que nous saluons à l'occasion de la publication de l'article de Yaël Benamou.

 

LOURQUEN Christian Thome a consacré un an à la création de son espace

«Quand je m’installerai, je créerai un musée sur la tauromachie, à la mémoire de mon père, Jacques. » Christian Thome a tenu cette promesse qu’il s’était faite. Lorsqu’il a décidé de s’installer à Lourquen, avec sa femme Pascale, Christian Thome avait une exigence, immobilière au départ. Celle d’avoir une pièce de plus, entièrement libre. Il l’a dédiée à son musée, idée qu’il avait déjà dans un coin de la tête.

Au rez-de-chaussée, derrière une porte de garage, se cache l’insoupçonnable : les traces de dizaines d’années de passion pour les toros. L’écriteau installé à l’entrée prévient l’aficionado : « Toute sortie des arènes de Plumaçon sera considérée comme définitive.»Sol rouge, capote de torero rose au centre en guise tapis, une multitude d’affiches et de tableaux refont vivre le passé. Christian Thome ne compte plus les ouvrages taurins qui garnissent ses imposantes étagères. Nîmois d’origine, Christian Thome fait quelques clins d’œil à sa cité natale dans son musée. « Là, j’ai toutes les revues ‘‘Toros’’ de 1948 à aujourd’hui. Je les ai faites relier », détaille-t-il. Une collection

commencée par son père, qui écrivait pour « Toros », la doyenne des revues taurines.

Un endroit pour se réunir

« Jacques Thome était l’un des fondateurs de la revue. Tout au long de sa carrière, il a reçu beaucoup de livres, d’ouvrages, qui font la richesse de ce lieu », raconte Patrick Caule, un ami de longue date de la famille et écrivain. C’est lui qui a trouvé lenom du musée : Toguna. Dans son livre « Saveurs taurines », Patrick Caule, originaire de Mimizan, parle du musée de son ami et le décrit comme un«toguna». C’est-à-dire un endroit dans le village où se réunissent les habitants, en Afrique, pour régler un conflit.

Un lieu convivial où les aficionados peuvent venir passer un bon moment. « J’ai assisté à des centaines de corridas dans le Sud-Est de la France et en Espagne. Toute ma famille est aficionada. Je n’ai pas fait le musée pour exposer seulement mes souvenirs. Je veux que ce soit un lieu convivial où clubs taurins et particuliers pourront se rendre », poursuit Christian Thome. Et quoi de mieux qu’un comptoir en forme de burladero et un tonneau aménagé pour accueillir les tauromaches de tout poil ?

Affiches, tableaux, dédicaces

La plus ancienne affiche de corrida datede1952 àNîmes, Christian a aussi affiché celle de 1954, son année de naissance. L’œil repère rapidement

Des toiles.«Vous voyez la signature en haut à gauche ? C’est Pablo Picasso en personne qui l’a dédicacée à mon grand-père », explique-t-il avec fierté. Son grand-père se trouvait dans les arènes de Nîmes juste à côté du peintre, qui a aimé l’œuvre et l’a signée. Quant à son père, à l’occasion d’une corrida, il a réussi à obtenir une dédicace d’Ernest Hemingway et une autre d’Antonio Ordoñez.

Après un an de travail, Christian Thome est heureux du résultat, même s’il songe déjà à l’améliorer, en ajoutant plus d’éléments sur les corridas du Sud-Ouest, voire sur les courses landaises. Chacun peut découvrir cet îlot de culture taurine en se rendant sur place.

Yaël Benamou

Christian Thome : 06 24 31 35 95.


 

Antonio PURROY AUX JEUDIS DU CERCLE

Publié le par cercletaurin.nimois

 

A vos agendas. Un Jeudi à ne pas manquer !

 

ANTONIO PURROY EN CONFERENCE À NÎMES

Antonio Purroy est au cartel des JEUDIS DU CERCLE. Professeur à l’Ecole Technique Supérieure d’Ingénieurs Agronomes de l’Université Publique de Navarre de Pamplona, il est l’auteur de l’ouvrage de référence : «Comportement du taureau de combat» (Éditions atlantica 2014).  

Au programme de ce Jeudi, 

"Populismos y Tauromaquia : el baile de la hipocresía"

Une intervention (en français) où la langue de bois et le politiquement correct ne sont pas de mise. Le professeur Purroy dénonce ce bal des hypocrites qui, pour des visées politiciennes réduit la richesse de l’art tauromachique à la question du mauvais traitement animal. Un refrain qui relève en réalité de la simplification excessive, sinon de la falsification et du mensonge.

*****

Depuis l’antiquité, les artistes et les maîtres brodeurs, en «serviteurs de Dieu, ont élevé leurs fils d’or à l’état de prière...", et fait de la broderie un art sacré, un art d’ornement et de pouvoir célébré par l’habit de lumière.

 

Nathalie CHAUBET, mainteuse de talent, est au paseo de ce JEUDI DU CERCLE. En symbiose avec cet art sacré, elle expose sa somptueuse collection

  «Perles et fils d’or».

 

Conférence et exposition à 19H00  Hôtel IMPERATOR      

Sur réservation - Contact : jeudisducercle@gmail.com

 

 

des nouvelles de la Fédération et du 100ème congrès à Saint-Sever

Publié le par cercletaurin.nimois

Une photo de la Non-Piquée du 11 Novembre à Saint-Sever

Une photo de la Non-Piquée du 11 Novembre à Saint-Sever

 

 

La Fédération des Sociétés Taurines de France rassemble depuis 1910 les clubs taurins pour défendre l'éthique de la corrida et les droits des aficionados.

Le Cercle Taurin Nîmois siège au Bureau exécutif de cette Fédération.

Quelques actions de la Fédération évoquées par le Président Valmary dans son Rapport moral lors du 100ème Congrès à Saint Sever les 11 et 12 Novembre derniers

Bilan des partenariats :
  • -  ONCT : inauguration du Musée Itinérant des Tauromachies Universelles à St Sever,

    présentation du documentaire Tauromachies Universelles à Nîmes ; présence au Colloque au Sénat sur le thème l'homme et les animaux : un conflit de civilisations ?

  • -  UVTF : présence à AG d'Eauze, où rien n’a été décidé. 2016 aura été une année blanche préjudiciable au déploiement du Plan triennal de défense, promotion et transmission. La FSTF exigera le bilan financier et la poursuite du Plan à la prochaine AG de décembre prochain.

  • -  AFVT : la FSTF est invitée à participer aux analyses de cornes. Yves CHARPIAT qui succède à Gérard BOURDEAU à la présidence a dû répondre au positionnement de l'ordre des vétérinaires.
     

  • - Sur le plan politique, intervention auprès des 3 grandes régions de tradition taurine, auprès des préfets nouvellement nommés, auprès des porteurs de propositions de lois liberticides. Présence au procès de Rodilhan en soutien aux aficionados prévenus. Participation à la manifestation de Mont de Marsan le 02/10/2016 pour la signature de la charte relative aux traditions locales.

    - En matière de communication : communication plus réactive via le site et avec la presse quotidienne régionale et les sites taurins ; Trophée de la Dépêche du Midi attribué à la FSTF au nom des clubs régionaux.

  • -  Atelier tenu au Printemps des Jeunes Aficionados, à Vauvert.

  • -  Présence à la remise du prix « Claude POPELIN » à Diego URDIALES à Dax.

Votes pour les Prix 2016

la Fédération membre du jury participe au prix « Claude POPELIN » attribué au meilleur lidiador de la temporada en France : la Fédération a voté pour le matador Curro DIAZ.

  • Prix « El Tio Pepe » attribué par la Fédération à une personne physique ou morale ayant œuvré pour la tauromachie en France : le prix « El Tio Pepe 2016 » est attribué au Président de l'ONCT, André VIARD avec mention spéciale pour Thomas UBEDA et les Sénateurs CARRERE et MICHEL.

  • Débat du 12 novembre : Pourquoi et comment devient-on torero ?

  • Le débat traditionnel ouvert au public et animé par François ZUMBIEHL a mis l'accent sur la jeunesse.

    José Luis BOTE, Directeur artistique de l'école taurine de Madrid et Patrick VARIN, Professeur au centre français de tauromachie ont répondu aux questions critiques sur l'influence des écoles dans l'expression des toreros, Hervé GALTIER, Président de l'Association Française des Aficionados Practicos a évoqué le rôle charnière des practicos entre les professionnels et les aficionados. Á leur tour ANAÏS, élève de l'école taurine de Béziers, SOLALITO du CFT, rejoints par Thomas UBEDA et El RAFI ont témoigné avec profondeur, sincérité de leur passion et de l'impact de celle-ci sur leur vie sociale.

    Prochain Congrès

Il sera organisé à Nîmes les 21 et 22 octobre 2017 à l’initiative du Cercle Taurin Nîmois.

 

Un lien vers de site de la FSTF : http://torofstf.com/

Aux arènes de Nîmes

Publié le par cercletaurin.nimois

Un recueil vieux de cent ans livre quelques poèmes d'Emile Reinaud. Cet  ancien maire de Nîmes présenta sa poésie en 1906 devant l’Académie de la cité romaine dont il était membre, sous le titre "Aux arènes de Nîmes". Ces vers traduisent avec une familiarité intimiste l’éternelle splendeur de l’amphithéâtre "incrusté de chair vive", l’or des gradins brulés par le soleil, la voix échappée du vomitoire ou la rumeur bourdonnante de la foule. Un siècle plus tard, la magie opère toujours, l’aficion qui perce dans les vers d’Emile Reinaud est intacte : c'est la nôtre.  Une série de six poèmes à savourer lentement en cette trève taurine ivernale, dont voici le premier.

C.C.

L'AMPHITHÉÂTRE

Quatre heures vont sonner ;  à travers le ciel bleu
Le soleil fait couler un déluge de feu
Sur les gradins dorés d'une antique ordonnance.

Dans l'atmosphère flotte une rumeur immense :
Les essaims bourdonnants, pêle-mêle établis,
Recouvrent tous les blocs, se glissent dans les plis
Du vieil amphithéâtre incrusté de chair vive,
Énorme grappe humaine à l'âme sensitive.
Les éventails légers dansent au bout des doigts,
Mille ombrelles en fleurs palpitent à la fois.
En haut, les tard venus ont mis une couronne
Sur ce panorama vivant qui papillonne
Depuis le podium jusqu’au dernier gradin.
Les lazzis, pour tromper l'attente, vont leur train:
« Qui n'a pas, dit la voix qui sort du vomitoire,
» Son petit vent du Nord?» ou «Qui désire à boire ?»
Dès l'abord, dans ce cadre auguste, original,
Le spectacle  apparaît épique et non brutal,
Jeu d'un peuple poli, non d'un peuple barbare.
Que sera donc celui qui tantôt se prépare ?
Du monument romain aura-t-il la grandeur ?
Essayons d'écouter de près battre le cœur
De cette foule en liesse et voyons si son âme
Est digne qu'on l'admire ou digne qu'on la blâme.

Emile Reinaud

Renaissance d'un billet

Publié le par Cercle Taurin Nîmois

Renaissance d'un billet

Puisque sur ce site, le CERCLE TAURIN NÎMOIS parle à ses adhérents, voici l’occasion de faire revivre le BILLET DU CERCLE, resté silencieux depuis l’édition du N° 23 d’octobre 2010, date de naissance du blog BOULEVARD DES ARÈNES. Bien sûr, il n’est plus question de publier une revue mensuelle de 8 à 10 pages, telle qu’elle était alors diffusée par mail vers les adhérents. BOULEVARD DES ARÈNES tient désormais ce rôle en affichant sa volonté de donner une place plus importante à la nouveauté et la modernité, c’est à dire au numérique. Le BILLET DU CERCLE va prendre la forme d’un édito mensuel sur le blog. Court et synthétique de préférence, ce Billet mettra l’accent chaque mois sur un événement marquant d’histoire ou d’actualité. Il peut être ouvert à ceux de nos membres qui désirent s’exprimer. Voici donc le BILLET DU CERCLE N° 24.

 

Voyage à Cordoue, sur les traces de Manolete

Comme chacune des manifestations qui en 2017 vont marquer le 70ème anniversaire de notre association, le voyage à Cordoue, prévu du 24 au 30 Mai, est exceptionnel : par sa durée, plus longue qu’à l’accoutumée, par la richesse et la variété de son contenu. Il est aussi celui où tout coïncide et converge vers des points de rencontre de dates et d’évènements communs et pertinents : 2017 marque le double anniversaire des 100 ans de la naissance de Manolete à Cordoue, et celui des 70 ans de sa mort devant le Miura Islero dans les arènes de Linares. Nos rendez-vous à Cordoue et Linares au cours de ce voyage vont à la rencontre symbolique de ces points de repères historiques, avec une autre coïncidence, opportune s’il en est : celle du jumelage des Villes de Nîmes et Cordoue. Et bien sûr, le 70ème anniversaire du CERCLE TAURIN NÎMOIS qui saura être à cette occasion l’ambassadeur de l’aficion nîmoise en terre andalouse. Tout est donc en place pour faire de ce voyage très (trop) vite affiché complet, l’affirmation de notre convivialité et la force de notre passion commune. Convivialité et passion, deux qualités qui n’ont pas manqué à la Commission « Voyages » du CTN dans la préparation impeccable de ce voyage. Qu’elle en soit remerciée.

C. CREPIN

MIGNON, Seigneur de Camargue, éloge de l’intelligence Cocardière.

Publié le par Bd des Arènes

MIGNON,  Seigneur de Camargue, éloge de l’intelligence Cocardière.

Par Corentin CARPENTIER

Un matin de novembre aux prés du Mas des Pavillons à Générac, Mignon, le double biou d’Or 2015 & 2016 récupère de sa dernière sortie de la saison pour le Trophée Pescalune. Le temps est doux, et il profite tranquillement des rayons de soleil d’Automne couché au bord d’un Cyprès, et de la route de Campagnolle qui mène au Mas de la famille Cuillé.

Voilà une bien belle journée d’automne tiens ! Parfait pour se prélasser et savourer cette fin de saison d’arènes ô combien éprouvante ! 11 sorties rien que ça, mes genoux me font sacrément souffrir je peux te dire que cette fois, le pélot ne me fera pas bouger de ce cyprès avant quelques semaines !
Enfin, c’était une belle saison ! Moi qui pensais avoir atteint le graal avec ce Biou d’or, j’en ai remis plus d’un à l’heure, sauf peut-être ce terrible Cadenas, quel raseteur celui-là il m’a poussé dans mes derniers retranchements ! Ah cette 2ème ficelle qu’il me lève au Grau du Roi, la seule sortie où la trompette m’a ramené au toril avant la fin du quart d’heure, il fallait bien que je récompense ce Cadenas pour son audace quand même ! La noblesse et la bravoure de ma race que voulez vous.

Cette année à la finale, aucuns sifflets pour moi ou ma famille, j’ai prouvé définitivement ma valeur ! 2 Biou d’Or c’est pas rien, et il faut dire qu’avec ma mère Belle, et mon père l’explosif Studio, j’avais dans mes gènes la Course Camarguaise ! Après Rousset et son double biou d’Or il y a presque 35 ans, après Pythagore et Guépard, la belle histoire continue pour la manade!
Oh elle m’en a raconté des histoires sur la manade ma mère, belle et explosive cocardière. J’étais encore dans ses pattes qu’elle m’apprenait déjà les principes de la Course Camarguaise et de ce qui m’attendait dans les années à venir. Alors certes, comme tous les enfants vis-à-vis de leurs parents ou de leur famille, j’ai voulu affirmer ma différence avec le genre de la maison. Pas trop porté sur les planches, j’ai vite compris le jeu de l’arène. Porté sur l’analyse du comportement des hommes en face de moi et maître de la piste, ma palette technique à moi c’est le placement cul aux planches et la maîtrise de l’anticipation. Oh ils sont nombreux les jeunes raseteurs aventureux à être passés sous mes pattes en m’ayant mal analysé ! Pas nombreux par contre, ceux qui sont venu à bout de mes ficelles et de mes quart d’heure !
Je sautais même quelquefois à mes débuts, une fois par course histoire de laisser le danger bien présent et de faire rappeler mes origines, je ne suis pas le fils de Studio pour rien pardine ! Être de la race Baroncelienne c’est un honneur que l’on doit défendre ! Mais mon genou récalcitrant a fini par m’empêcher ce petit clin d’œil. . . Ah si je n’avais pas eu ces petits pépins physiques, je pense que je serais allé chercher la triple couronne !

 

Mes plus beaux souvenirs tiens, j’y mettrais déjà 2010, ma révélation au Printemps des Royales de Saint-Laurent, année aussi du doublé pour la manade avec le Biou d’Or pour Guépard, et le Biou de l’Avenir que je remporte au Grau du Roi ! Ce n’est pas rien quand même, seuls Barraie et Beluguet de Lafont avaient réalisé cet exploit en 1992.
La Palme d’Or 2016 où j’ai triomphé de Joachim Cadenas ça c’était une course ! Les victoires à Nîmes, Beaucaire, Lunel, Vauvert ou au Grau du Roi aussi … Un plaisir de pouvoir combattre avec cette nouvelle génération de raseteurs si talentueux.
j’avoue que pour 2017, il me manquerait quelques trophées à rajouter à mon palmarès, mais d’ici là, il me reste quelques mois pour me refaire la cerise, et revenir avec les batteries rechargées à fond.

Tiens voilà la famille au complet qui vient m’arriber ! Ils sont tous là ! Jean Pierre, Sylvie, Pierre, Amélie, Vincent, Benjamin et les pitchounes Justin, Fabian, Matthieu, Valentine, Martin, Antoine, Margaux et Baptiste ! J’espère que c’est du foin de crau ! Je le mérite bien !

Texte écrit et dit par Corentin CARPENTIER après l'Assemblée Générale du Cercle Taurin Nîmois du 02/11/2016 

ASSEMBLEE GENERALE 2016

Publié le par cercletaurin.nimois

ASSEMBLEE GENERALE 2016

Nous étions nombreux ce 2 novembre 2016 dans les salons de l'Imperator, siège social du Cercle, pour l' Assemblée Générale du CTN.

90 adhérents sur les 156 que compte le club et 20 pouvoirs reçus assuraient largement le quorum.

Au programme après l'Assemblée Générale, Le CTN recevait la belle et grande famille Cuillé pour nous parler de leur passion d'éleveurs de BIOUS et de MIGNON en particulier. 

RETROUVER CES MOMENTS DANS LA RUBLIQUE BOUVINE DE NOTRE BLOG

"MIGNON, SEIGNEUR DE CAMARGUE, ELOGE DE L'INTELLIGENCE COCARDIERE"

article écrit et dit par Corentin Carpentier

OUVERTURE ET PRESENTATION DE L'ASSEMBLEE GENERALE

ORDRE DU JOUR
  • RETOUR SUR LA TEMPORADA 2015/2016
  • LES NOVILLADES 2015/2016
  • RAPPORT FINANCIER
  • RAPPORT D'ACTIVITES
  • RAPPORT MORAL
  • PROJETS D'ORIENTATION
  • ELECTIONS DES MEMBRES DU CONSEIL D'ADMINISTRATION
  • QUESTIONS DIVERSES
  • APPROBATION DES DIVERS RAPPORTS
  • CLOTURE DE L'ASSEMBLEE GENERALE
BILAN DE LA TEMPORADA

Même si, pour la première fois depuis 1958, je n'ai pas mis un pied aux arènes de Nîmes, la programmation de la feria de la Pentecôte ne me convenant pas, il y eut pendant la temporada des corridas intéressantes. A commencer par les Pedraza de Yeltes d'Arles pour la feria pascale et Thomas Joubert qui a coupé 2 oreilles. La confirmation du torero arlésien qui marque la temporada par ses succès de Istres et Nîmes pour les Vendanges.

Puis Saint-Martin de Crau avec les Hubert Yonnet, Céret avec la corrida de Saltillo et les santa Coloma portugais de Vinhas en novillada.

Bien sûr la Feria des Vendanges de Nîmes et la corrida de Victoriano del Rio et le triomphe de Jean Bautista.

Et bien sûr Alès avec une corrida de Valverde sous la pluie et une novillada de Cuillé où fut gracié un des novillos.

Au palmarès des toreros on ne peut oublier Sébastien Castella et Juan Bautista qui sont parmi les meilleurs toreros actuels.

Ce qui me rappelle cette image, en noir et blanc de Simon Casas et Alain Montcouquiol, vêtus de l'habit de lumière, recevaient le prix de la vocation voulant prouver que la tauromachie n'était pas l'apanage des Espagnols. Cette image, à l'époque faisait beaucoup sourire... sous cape.

Aujourd'hui Simon Casas est directeur des arènes de Madrid et des Sébastien Castella et Juan Bautista, toreros français sont classés parmi l'élite.

Que de chemin parcouru...

Et bien sûr, tout sera mieux demain...

 

Puis, Monique nous proposait un tour d'horizon des novillades de la saison en France et en Espagne et de l'émergence de nouveaux novilleros prometteurs.

Alain, notre trésorier, après avoir remercié les sociétaires de leur présence nombreuse à cette assemblée,  présentait, comme il le fait maintenant depuis 5 ans les tableaux synthétiques qui récapitulent les différentes masses sources de dépenses et de recettes.

(tableaux annexés en fin d'article)

S’agissant de l’exercice écoulé on remarque immédiatement que les dépenses sont supérieures aux recettes. De ce fait, la temporada financière 2016 s’achève sur une perte de 1181,54 Euro.

En gestionnaire avisé, notre bureau  avait anticipé dès 2015 cette perte, en constituant sur les résultats, une provision de 1500 Euro.

Cette provision était destinée à financer d’une part le coût de l’AG de 2015 pour 1100 Euro et le manque à gagner de la fiesta campera chez FRANCOIS ANDRE évaluée à 400 Euro.

Ces prévisions ont été correctement estimées, les chiffres définitifs pour ces deux manifestations étant de (1109 + 545)  1654 Euro .

 

Les faits marquants de l’exercice :

  1. Baisse des recettes des conférences, non pas par le nombre de participants qui lui est en augmentation mais par le nombre de conférences, 5 en 2016 contre 8 en 2015.
  2. Augmentation significative des frais administratifs  (tirage triptiques, cartes de membre et cartouches encre notamment)
  3. Prise en charge par le CTN à hauteur de 500 Euro de la soirée « galette » de janvier dernier.

  4. Voyage à MADRID bénéficiaire (rétrocession exceptionnelle du voyagiste du fait du nombre des participants)

En résumé on peut constater que malgré les pertes bien anticipées de 2016, la trésorerie du CTN reste saine et s’établit à 5322,51 Euro.

Merci pour votre attention et pour votre fidélité.

RAPPORT FINANCIER EXERCICE 2015/2016 par Alain Boninfante

André COSTES, retraçait les nombreuses activités du cercle.

La Saison 2015/2016 a été particulièrement riche en évènements...

 

LES ACTIVITES DU CERCLE

Ainsi bien sûr le Jeudis du Cercle:

Le 1er octobre : Une passion de la bravoure (1er volet) deux ganaderos pour nous parler des encastes minoritaires, Jean Luc Couturier, Manu Turquay.

Le 3 décembre : F. Wolf revient aux JDC pour nous parler du Mystère de la passion taurine. très belle soirée pour la centaine de membres du CTN présents.

Le 20 Février : Dans le cadre des Belle rencontres de la tauromachie, Luis Fransisco Espla pour " la tauromachie face à ses nouveaux démons" Un Quite lumineux du maestro, devant une assemblée record, plus de 160 personnes présentes dans les salons du C suites.

Le 3 Mars : CERET, ISTRES, deux Passions singulières. Pour ce mano à mano un cartel inédit B.Carbuccia, JF. Coste.

Le 27 Mars : Une passion de la bravoure (2eme volet) Pedraza de Yeltes, un domecq atypique. Invité José Ignacio Sanchez directeur de la ganadéria qui dirige également l'école taurine de Salamanca.

La tauromachie est une affaire de passion. Vous avez pu vous rendre compte qu'il en a été beaucoup question tout au long de la saison.

Au programme de la saison il y a eu également :

Le 24 Octobre, jour de l'AG : Rencontre avec Juan LEAL : Un Maestro, une vie, une passion.

le 25 Octobre Une fiesta Campera chez Francois André. Tienta par le Maestro Juan Leal en présence de 70 membres du club.

Le 9 janvier, le CTN fête les rois, plus de cent adhérents étaient là pour animer cette belle soirée.

Le 24 Avril : La féria de St Martin de Crau nous donne l'occasion de nous retrouver pour une belle journée conviviale. En fin de matinée rendez-vous au restaurant "La Ripaille" à Fontvielle. Très agréable moment. Une belle assemblée. Puis Direction St. Martin pour la corrida de l'après midi avec les taureaux d'Hubert Yonnet.

 

 

 

Du 2 au 7 juin : Voyage annuel

Choisir Madrid pour destination correspondait bien sur à une attente. 59 membres ont participé à ce voyage, Le bus était complet.

Voyage malheureusement entaché par quelques problèmes de transport (grèves SNCF) Merci à Martine, Annie, Eric, Marc et à tous ceux qui ont fait en sorte que l'aller et le retour se déroulent dans les meilleurs conditions.

les dates du 2 au 7 juin ont été choisies en tenant compte des ganadérias présentent à Madrid pour la dernière semaine de la San Isidro.

Cuadri, Victorino, Miura,  A Madrid ça promettait... ça promettait !!!

Au programme également une corrida de Rejon. En plus de corridas, le programme de chaque journée était copieux.

Encore un beau voyage effectué dans la bonne humeur et la convivialité. la preuve en Images, elles témoignent.

Retrouvez les images dans notre page Album : MADRID, Retour sur un voyage réussi.

Extrait du Rapport Moral du Président

(voir ci-dessous lien vers le texte intégral du Rapport Moral)


Après avoir remercié invités, instances et membres du CTN, le président C. CREPIN évoque un environnement tauromachique où dominent les inquiétudes sur l'avenir de la corrida. Quelques bonnes nouvelles néanmoins, comme le vote de soutien des groupes politiques du Parlement de la Région Nouvelle Aquitaine aux traditions locales, dont la tauromachie. Et la question qui vient à l'esprit : Que fait l'Occitanie à ce sujet?

Est évoquée ensuite la bonne dynamique dans laquelle évolue le Cercle Taurin Nîmois qui fêtera en 2017 son 70ème anniversaire, et le rappel de ce que fut à ses début cette association.

 

Certes, il semble que tout a commencé il y a bientôt 70 ans... par des  différents avec l’Union Taurine Nîmoise ...Ephéméride, extrait du livre LES DEBUTS DE LA FERIA DE NÎMES J.Lauret - R.Ravel

 

Qu'on se rassure : aujourd’hui, plus rien n’oppose le CTN à l’UTN, vénérable association dans laquelle nous comptons de nombreux amis...

En 1947, n’est pas membre du Cercle Taurin Nîmois qui veut ! Il faut être de sexe masculin... Cet avatar, héritier des institutions de l’époque , a été neutralisé dans les nouveaux statuts, en 2008 (tout de même !).  

  Et très vite, sous la houlette du Président Lauret, l’association nîmoise se distingue par une activité culturelle et taurine affirmée, ainsi que par des initiatives originales :

• Un cycle de conférences régulier particulièrement réputé

• La création d’une école taurine

• De beaux voyages dans les grandes Ferias espagnoles

• Un penchant avéré pour les sorties et la fête

Durant 50 ans, une immersion dans le monde taurin au contact des plus grandes figures de la tauromachie, comme en témoigne le somptueux Livre d’Or aujourd’hui conservé au Musée des Cultures Taurines de la Ville de Nîmes

• Et, bien sûr, le rôle essentiel du CTN en 1952 dans la création de la Feria de Nîmes aux côtés des 4 autres clubs taurins de l’époque. Voir ci-dessous quelques articles de presse qui témoignent de cette forte activité.

Un peu d'histoire
Un peu d'histoire
Un peu d'histoire
Un peu d'histoire
Un peu d'histoire
Un peu d'histoire
Un peu d'histoire
Un peu d'histoire
Un peu d'histoire

Un peu d'histoire

La création d'une Ecole Taurine
La création d'une Ecole Taurine
La création d'une Ecole Taurine

La création d'une Ecole Taurine

Un penchant avéré pour les sorties et les fêtes
Un penchant avéré pour les sorties et les fêtes
Un penchant avéré pour les sorties et les fêtes
Un penchant avéré pour les sorties et les fêtes

Un penchant avéré pour les sorties et les fêtes

Extrait du Livre d'Or Conservé au Musée des Cultures Taurines de Nîmes
Extrait du Livre d'Or Conservé au Musée des Cultures Taurines de Nîmes
Extrait du Livre d'Or Conservé au Musée des Cultures Taurines de Nîmes
Extrait du Livre d'Or Conservé au Musée des Cultures Taurines de Nîmes
Extrait du Livre d'Or Conservé au Musée des Cultures Taurines de Nîmes
Extrait du Livre d'Or Conservé au Musée des Cultures Taurines de Nîmes
Extrait du Livre d'Or Conservé au Musée des Cultures Taurines de Nîmes
Extrait du Livre d'Or Conservé au Musée des Cultures Taurines de Nîmes
Extrait du Livre d'Or Conservé au Musée des Cultures Taurines de Nîmes
Extrait du Livre d'Or Conservé au Musée des Cultures Taurines de Nîmes
Extrait du Livre d'Or Conservé au Musée des Cultures Taurines de Nîmes

Extrait du Livre d'Or Conservé au Musée des Cultures Taurines de Nîmes

La création de la féria en 1952
La création de la féria en 1952

La création de la féria en 1952

 

50 années d’aficion heureuses donc, jalonnées d’évènements marquants et d’activités exemplaires au service de la passion taurine. Et puis tout d’un coup, plus rien ! Arrêt soudain vers la fin des années 90. Suivi de 10 ans d’un silence pesant : beaucoup des anciens avaient disparu. Sans doute ces aînés avaient-ils longtemps essaimé les valeurs de partage de la tauromachie vers toute une génération d’aficionados... sans doute aussi avaient-ils négligé la nécessaire transmission générationnelle au sein même de leur propre association... 

... Et puis, par un beau jour de l’année 2008, la belle endormie se réveille, à l’initiative d’une bande de copains passionnés de tauromachie, et soucieux de sauvegarder et transmettre un patrimoine exemplaire.

Dès lors, le Cercle Taurin Nîmois est né une seconde fois. Ill s’est réinséré dans la richesse du paysage taurin nîmois en y prenant toute sa place. Désormais, ses activités soutenues et variées comportent un versant culturel affirmé lui conférant aujourd’hui une réputation de sérieux au sein du monde taurin.

 

1947 - 2007 - 60 ANS D'AFICION -  2008 - LA RENAISSANCE1947 - 2007 - 60 ANS D'AFICION -  2008 - LA RENAISSANCE1947 - 2007 - 60 ANS D'AFICION -  2008 - LA RENAISSANCE

1947 - 2007 - 60 ANS D'AFICION - 2008 - LA RENAISSANCE

En 2017, toutes les manifestation du Cercle porteront la marque de son 70ème anniversaire : elles seront frappées du logo imaginé à cet effet par Albert Martin à partir de LA ROBE NOIRE, une oeuvre qu’il avait lui-même exécutée pour le club en 2012. Nous devons également à Albert la réalisation du calendrier-Agenda de bureau, disponible à l’entrée, que vous avez pu vous procurer...ou allez vous procurer... Calendrier, agenda, mais aussi éphéméride rappelant les principaux évènements taurins de l’année 2017, avec quelques repères historiques de notre passion tauromachique. Il est unique en son genre !  Adoptez-le. Offrez-le à vos amis.

PROGRAMME DU 70 eme ANNIVERSAIRE

Les éléments principaux de nos manifestations, non définitifs, sont ainsi envisagés :

Un 9ème cycle culturel spécifique dont le thème clairement engagé devrait à la fois  nous l’espérons, susciter le plus grand intérêt de notre auditoire, et produire un impact médiatique favorable pour les actions de notre association. L’information sur ce 9ème Cycle Culturel a été diffusée auprès de nos adhérents et du public. Un dépliant du programme est à votre disposition.

 

 

 

 

Un beau voyage que vous attendez tous et que Martine va vous présenter dès aujourd’hui dans le détail.

 

 

 

L’organisation par le CTN du 101ème Congrès de la Fédération des Sociétés Taurines de France avec différentes animations, taurines, culturelles ou statutaires. Je rappelle que le Cercle Taurin Nîmois est membre du Bureau exécutif de la FSTF.

La réception d’une personnalité importante du monde taurin ayant marqué les arènes de Nîmes dans le passé. • Comme vous le voyez, l’année 2017 s’annonce riche en évènements. La commission «70ème anniversaire» y travaille pour la ponctualité et la qualité de ces rendez-vous.

 

 


Merci à tous.

Et maintenant, place aux perspectives d’horizons lointains !

Martine dévoile ensuite le programme détaillé du prochain voyage du CTN.

En 2017, la destination choisie est l'Andalousie,

et plus précisément Cordoue, ville jumelle de Nîmes,

un voyage de 7 jours du 24 au 30 mai, à l'occasion de sa féria fin Mai.

Lancement officiel des réservations dès le lendemain.

ELECTIONS DU CONSEILLE D'ADMINISTRATION et
APPROBATION DES RAPPORTS

Sont à renouveler les mandats de :

Paul BOSC, Charles CREPIN, Marianne CREPIN, Monique DESSUS, Philippe ROUDIL

Les administrateurs précités acceptent tous de renouveler leur mandat pour trois nouvelles années.

Se présentent pour la première fois au Conseil d'Administration :

Michel CHAUVIERRE, Albert MARTIN, Jean Marie RICHARD

Ces trois sociétaires sont élus à l'unanimité

En Conséquence le nouveau Conseil d'Administration élu à l'unanimité est ainsi Constitué :

Colette BERTRON, Alain BONINFANTE, Paul BOSC, André COSTE,  Michel CHAUVIERRE, Charles CREPIN, Marianne CREPIN, Fred DANIEL, Martine DEFREMONT, Monique DESSUS, Gerard GRAS, Albert MARTIN, Alexis PARIS, Perrine PHILIBERT, Annie PORTES, Marie-José POVEDA, Jean Marie RICHARD, Philippe ROUDIL.

Ce conseil se réunira dans quelques jours pour élire un nouveau bureau.

QUESTIONS DIVERSES

Il n'y a pas eu de questions diverses, ni écrites ni orales.

APPROBATION DES RAPPORTS

Approbation du rapport Financier à l'unanimité.

Approbation du rapport Moral à l'unanimité.

CLÔTURE DE LA SEANCE

 

 

ASSEMBLEE GENERALE 2016
ASSEMBLEE GENERALE 2016
ASSEMBLEE GENERALE 2016
ASSEMBLEE GENERALE 2016
ASSEMBLEE GENERALE 2016
ASSEMBLEE GENERALE 2016
ASSEMBLEE GENERALE 2016
ASSEMBLEE GENERALE 2016

A l'heure des vêpres, les toros !

Publié le par cercletaurin.nimois

A l'heure des vêpres, les toros !

Les jeudis du Cercle reprennent, avec une première soirée qui aura lieu Jeudi 6 Octobre prochain.

Attention ! cette rencontre sera accueillie dans l'auditorium de l'Hotel C. Suites de Ville Active, 152 rue Claude Nicolas Ledoux et débutera à 18h30.

Ce Jeudi du Cercle, original,et divertissant est le premier du nouveau Cycle Culturel du Cercle Taurin Nîmois sur le thème :

Corrida,

Politique et Sacré.

Le nouveau cycle sera présenté en détail dans les jours qui viennent.

Réservez - contact : jeudisducercle@gmail.com

Le 6 octobre, on reprend le chemin des Jeudis du Cercle !

Des toros à Nîmes

Publié le par Paul Bosc

Des toros à Nîmes

Enfin une corrida qui réconcilie avec la tauromachie

Par Paul Bosc

Lassé de ces Ferias aux encastes uniques, abruti par ces faenas aux cambiadas et redondos incessants, énervé par ces toros sans cornes, sans force qui s'affalent et se dégonflent comme des baudruches après un picotazo. Saturé par ces toreros qui font la pluie et le beau temps, qui choisissent leurs toros et font les mécontents quand ils trouvent que cela ne tourne pas rond. Marre de s'ennuyer aux arènes quand on a payé une somme rondelette, assis sur des planches mal jointes, ou des pierres. J'ai ignoré la Pentecôte nîmoise pour toutes ces raisons. Et prêt à ne plus mettre les pieds dans une arène.

Mais Sébastien Castella et son solo face aux Adolfo Martin a titillé mon aficion et je voulais revoir Thomas Joubert après ses succès à Arles et Istres. Allez tant pis, l'aventure reste l'aventure.Si, malgré quelques points forts comme le tercio de piques avec Gabin à la belle ouvrage au 4e Adolfo Martin, la faena au ralenti de Sébastien face au second, les banderilles de Marco Leal et Morenito d'Arles, je n'ai pas beaucoup vibré par la prestation des toros ni celle du torero qui a chaque fois échoué en portant les armes. Six toros et seulement 2 oreilles, le bilan est plutôt léger pour ce garçon qui est sorti par la grande porte des arènes de Madrid et qui est considéré comme l'un des plus grands toreros actuels. Bref, j'étais presque au bord de la rupture et prêt à boucler mon baluchon pour repartir dans mon ermitage.

Puis sonnent à 11 h 30 pétantes les clarines qui ouvrent la corrida de ce dimanche 18 septembre 2016 où défilent Juan Bautista (châtaigne et ors) qui remplace Roca Rey blessé, Mari Manzanares (violet et ors) et Thomas Joubert (blanc soutenu de noir) qui confirme son alternative. Dans le toril attendent 4 Victonario del Rio et 2 ganaderia de Cortes (même propriétaire) qui seront désignés pour Thomas.

C'est le torero arlésien récipiendaire qui débute ; l'autre Arlésien étant le parrain de la cérémonie. Thomas Joubert s'impose avec le capote et après les deux piques réglementaires et la cérémonie d'investiture, il entame sa faena, droit comme un « i », sans brusquerie avec cet aplomb, ce courage qui inspire le respect. Sa tauromachie est encore à parfaire, il faut effacer quelques scories, éliminer certaines improvisations, mais il sait faire passer un sacré courant entre lui et le public. La tension est palpable sur les gradins car le Cortes n'est pas du genre facile, plutôt teigneux et vicieux même.Puis au sortir d'un pecho Thomas glisse, chute et a le réflexe de rouler sur lui-même pour éviter les coups de cornes. Un sabot lui marche sur le visage et il était certainement inanimé quand le Cortes le jette par dessus ses cornes. Le torero retombe lourdement. Il ne bouge plus. On craint le pire quand il est conduit à l'infirmerie. Déjà lors de son alternative arlésienne, quand il portait le nom de Tomasito, il avait subi une cornada qui l'avait tenu éloigné des arènes et il avait renoncé à toréer pendant une temporada. Sa tauromachie est unique, laissant penser qu'il est insouciant face au danger et montrant un visage fermé qui fait penser aux photographies de Manolete.

C'est Juan Bautista qui lui succède. Il aurait pu éviter la faena et éliminer l'animal rapidement mais ce n'est pas dans le genre de la maison. Il dessinera une faena complète avant de coucher le Cortes et être appelé à saluer.

José Mari Manzanares voit sortir le premier des Victoriano del Rio. Le vent qui souffle sur la piste le gêne mais il coupera 1 oreille après quelques séries de haute qualité qui sont les marques de ce torero et que le public connaît maintenant par cœur et une estocade par recibir. Retour de l'Arlésien Juan Bautista qui coupe lui aussi 1 oreille montrant son envie de nouveau triomph

Manzanares s'énerve contre le vent et ne parvient pas à creuser l'écart avec Juan Bautista (ovation).

C'est ici que la corrida devient éblouissante, extraordinaire, sensationnelle. Une corrida qui enthousiasme, qui fait mouiller les yeux de bonheur, qui réconcilie avec une tauromachie qui donne des émotions, la chair de poule qui fait que ce spectacle ne peut rivaliser avec aucun autre. Une corrida-vérité. Une corrida-bonheur. Juan Bautista sait d'entrée que ce Victoriano peut lui ouvrir la porte des Consuls. Il attaque avec franchise, baisse la tête dans l'étoffe, attaque le picador avec franchise et garde la gueule fermée jusqu'à son dernier souffle de vie.

Juan Bautista pose les banderilles, la deuxième paire au quiebro près des barrières, la troisième « al violin ». La faena sera intense avec des séries de derechazos et de naturelles dessinées comme une aquarelle et agrémentées de quelques passes de fantaisies. Le concerto d'Aranjuez accompagne le maestro dans son rythme et sa lenteur. Le public clame son bonheur.

La perfection n'est, peut-être pas de se monde mais la tauromachie de Juan Bautista s'en approche. Là aussi une estocade en recevant la charge du toro libère l'angoisse et la caste du toro s'affichera en résistant longuement à mettre les genoux en terre.

Les 2 oreilles et la queue récompenseront l'artiste. Une vuelta posthume accompagnera la dépouille du Victoriano del Rio et pendant la vuelta du matador, le mayoral suivra les pas de la cuadrilla. Un enfant viendra en piste porter un bouquet d’œillets rouges en échange d'un des trophées obtenus.

Mais l'émotion était encore là, présente avec le retour en piste de Thomas Joubert qui a eu la mâchoire fracturée par son premier toro. Son courage, sa détermination seront payants. Le 6e toro est à nouveau de la ganaderia Cortes, assez lourd, mais plus conciliant que son frère. Il permet des audaces artistiques que n'hésitent pas à utiliser le torero d'Arles. Sa passivité n'est qu'apparente. Il ose tout, frôlant la blessure à chaque séries. Il conquiert le public, il domine le toro. C'est beau ! On ne voudrait plus que cela s'arrête. On reviendra voir Thomas Joubert. On l'aime déjà. Il ne reste qu'à conclure. Lui aussi tente le recibir. Et le réussit. Le public réclame les deux oreilles et la présidence les accorde. C'est du délire pendant sa vuelta. On l'acclame ; on lui jette des fleurs et des chapeaux. La corrida est redevenue une fête où l'on pleure et où, malgré les dangers, on est heureux. C'est rare de nos jours.

Pendant que Manzanares et ensuite Thomas Joubert quittent la piste vers la porte des cuadrillas, Juan Bautista est porté en triomphe vers la grande porte. Celle des Consuls.

Le toro de Pamplona

Publié le par cercletaurin.nimois

Le toro de Pamplona

Quand on voit les toros de Jandilla à Pamplona (corrida 11 Juillet 2016), on se dit que l'empresa nîmois s'est sacrément fait rouler avec ses toros "les plus luxueux et les plus chers" ! A moins que ce ne soit les nîmois...

Le toro de Pamplona
Le toro de Pamplona
Le toro de Pamplona

Proposition de loi anti corrida (suite)

Publié le par cercletaurin.nimois

Proposition de loi anti corrida (suite)

Yvan Lachaud, Président de Nîmes Métropole, écrit aux députés "nordiques" pour leur rappeler que la corrida, ce n'est pas ce qu'ils croient...

Une fois de plus, pour paraphraser El Giraldillo : la barbarie, c'est l'ignorance !

"Yvan LACHAUD
Président de Nîmes Métropole et de l’UDI du Gard
Nos réf : PPLAC/CC/YL/062016

Nîmes, le 10 juin 2016

Monsieur le Député,

C’est avec grand regret que j’ai pris connaissance de votre proposition de loi visant à abolir la corrida. Je peux bien évidemment comprendre que cette tradition vous paraisse quelque peu « exotique » vu de votre circonscription, mais ici dans le sud de la France, elle rassemble et passionne des millions de personnes tout au long de l’année et génère une économie importante pour nos territoires notamment sur Nîmes Métropole.

La corrida n'est pas, comme vous l’écrivez, un spectacle barbare ou sanguinaire. Née au siècle des Lumières, elle est une illustration du pouvoir de l'homme et de la civilisation sur la nature brute. Les aficionados ne sont ni des pervers, ni des sadiques. Peuvent en témoigner Mérimée, Lorca, Bergamin, Picasso et bien d'autres acteurs du monde culturel et intellectuels. La plus grande émotion éprouvée dans une arène par les spectateurs est l'admiration : admiration pour la puissance et la bravoure du taureau, admiration pour le courage et le sang-froid de l'homme. La corrida est une école de respect : pour le rituel, pour l'animalité et la manière dont elle s'exprime, pour l'humanité.

La corrida Monsieur le Député, est une des dernières formes d'élevage extensif existant en Europe. Les pâturages sont des réserves écologiques incomparables pour la faune et la flore et la préservation de nos paysages extraordinaires et particulièrement ici en Camargue. La suppression des corridas entraînerait donc l'extinction du bos taurus ibericus, le taureau de combat d'origine espagnole et avec lui l’élevage extensif, provoquant irrémédiablement une catastrophe écologique et économique pour nos territoires.

Sachez qu’en tant que Président de Nîmes Métropole et Gardois attaché à sa terre et sa culture, je défends plus que jamais cette tradition qui a forgé une sensibilité, une culture taurine auprès de toute une population. Je vous demande pour cela Monsieur le Député, de revenir sur cette proposition de loi, et de respecter l’identité des habitants des régions taurines de France.

Veuillez recevoir, Monsieur le Député, mes salutations distinguées,


Yvan LACHAUD "

Députés prohibitionnistes

Publié le par cercletaurin.nimois

Suite à la proposition de loi présentée par 5 députés UDI le 5 Avril 2016 visant à interdire les corridas en France, voici la réaction de Dominique Valmary, Président de la Fédération des Sociétés Taurines de France exprimée dans une lettre aux intéressés ainsi qu'à leur Président de groupe Jean-Christophe Lagarde.

Le 13 juin 2016.

Monsieur le Député, Monsieur le Président,

Je vous adresse ce message en votre qualité de Président de l'UDI suite à la proposition de loi n° 3632 visant à abolir la corrida déposée par 5 députés membres de l'UDI. Cette proposition de loi suscite de nombreuses réactions et de la colère dans les 3 grandes régions méridionales à l'encontre de la tradition taurine dont les plus hautes instances juridictionnelles reconnaissent la légitimité.

En conséquence notre fédération a décidé de contacter les dits signataires au moyen du courrier dont vous trouverez copie en fichier joint.

En effet l'exposé des motifs ne peut qu'être jugé caricatural tant ces parlementaires méconnaissent la corrida et entendent ignorer la réalité de l'impact de cette pratique dans les régions du Sud.

Il nous importe également de savoir si cette proposition de loi relève de l'initiative d'individualités ou si elle doit être considérée comme une prise de position du parti que vous présidez. Par ailleurs, il nous importe de savoir si cette initiative parlementaire aura le soutien de votre formation aux différents stades de son examen.

Sachant que vous saurez apporter réponse à mes interpellations, je vous assure de ma haute considération

Le Président,

Dominique VALMARY

Ci-après, copie de la lettre aux cinq députés prohibitionnistes :

Toulouse, le 14 juin 2016

M. le Député Michel ZUMKELLER,

M. le Député François ROCHEBLOINE,

M. le Député Francis HILLMEYER,

M. le Député Yannick FAVENNEC,

M. le Député François-Xavier VILLAIN ...

Messieurs les Députés,

Nous nous devons de vous préciser ce qu’est la Fédération des Sociétés Taurines de France (FSTF) que nous avons l’honneur de représenter. Il s’agit d’une association créée, dès 1910, pour améliorer le déroulement de la corrida espagnole en France, veiller au respect de son éthique et à l’intégrité du taureau de combat, représenter les intérêts des aficionados. Elle regroupe à l’heure actuelle une soixantaine de sociétés taurines représentant plusieurs milliers d’adhérents.

Elle a inspiré la création, effective en 1966, de l’Union des Villes Taurines de

France, puis a élaboré un règlement taurin qui est devenu le “Règlement taurin Municipal Français” en 1973. Elle est aussi co-instigatrice et membre fondateur de l’Observatoire National des Cultures Taurines.

Autrement dit, nous nous attachons à défendre et promouvoir nos cultures taurines qui constituent des spécificités de nos trois régions taurines méridionales : Aquitaine–Limousin-Poitou- Charentes, Midi-Pyrénées- Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes- Côte d’Azur. Les pratiques découlant de ces cultures impactent fortement nos régions aussi bien au point de vue économique, que sociétal, environnemental, culturel ou encore éducatif.

Vous comprendrez donc que nous ne restions pas insensibles à la proposition de loi, n°3632, “visant à abolir la corrida”, que vous venez de présenter et que nous avons reproduite sur notre site, pour la porter à la connaissance de nos concitoyens amateurs de taureaux (aficionados a los toros).

Votre exposé des motifs qui reprend sans nuances les arguments des associations animalitaires et anti-taurines les plus sectaires, arguments complaisamment répercutés par le “politiquement correct” de la presse nationale, montre que vous ne connaissez rien au phénomène taurin et à la longue histoire de l’homme et du taureau.

Nous vous invitons à voir une vidéo réalisée par André Viard, journaliste, écrivain, plasticien et ancien torero, “Tauromachies Universelles”. Attention ! Ce film documentaire qui dure 70 minutes mérite une lecture attentive. Que l’on soit favorable ou opposé à certaines de ses thèses, il est d’une richesse historique et culturelle que tout honnête homme ne peut que goûter même s’il a le droit, bien évidemment, de critiquer.

Le point le plus désolant de votre exposé des motifs est celui où vous préoccupez de l’éducation de nos enfants, je cite : « De même, il est inadmissible que des enfants puissent se délecter d’un tel spectacle sanguinaire particulièrement néfaste pour leur éthique car accoutumant à la souffrance et à la torture animale ».

Nos enfants ne sont pas les plus mal traités du pays et nous entendons bien continuer à leur apprendre à voir des corridas à travers lesquelles ils découvrent les valeurs morales de l’humilité, du courage, de la volonté, du panache, mais aussi la connaissance de la mort et l’apprentissage du questionnement métaphysique, la dimension de l’épopée, la splendeur d’un combat liturgique provoquant de rares mais intenses sensations d’éternité… Non, nos enfants ne sont pas les plus mal lotis.

Nous prétendons conserver la liberté de les élever comme nous l’entendons et ce serait nous faire grande violence, mesurez-le bien, que de fermer les portes de nos arènes dont nous vous indiquons que les principales sont à : Arles, Bayonne, Béziers, Dax, Mont De Marsan, Nîmes, Vic Fezensac, Céret,

Aignan, Aire sur l’Adour, Alès, Beaucaire, Bougue, Bourg Madame, Boujan sur

Libron, Palavas, Captieux, Carcassonne, Chateaurenard, Eauze, Fourques,

Garlin, Hagetmau, Istres, La Brède, Lattes, Le Grau du Roi, Lunel, Maubourguet, Magescq, Mauguio, Millas, Mimizan, Mugron, Orthez, Palavasles- Flots, Parentis en Born, Pérols, Pontonx sur l’Adour, Riscle, Rion des Landes, Rodilhan, Roquefort des Landes, Rieumes, Saintes Maries de la Mer,

Saint Perdon, Saint Gilles du Gard, Saint Martin de Crau, Saint Sever, Saint Vincent de Tyrosse, Tarascon, Vauvert, Villeneuve de Marsan…

Au-delà de l’intérêt que l’on peut accorder aux thèses animalistes modérées, et de la légitimité du bien-être animal sur lequel il convient de veiller dans les limites du possible, il n’y a pas à accepter une idéologie radicale qui, au nom de la compassion dont elle s’est arrogé l’exclusivité, condamne quiconque oserait penser autrement.

Le respect des cultures et traditions locales est inscrit dans la charte européenne. Êtes-vous en accord avec cette charte ?

Ce qui nous interroge aussi, Messieurs les Députés, c’est que vous appartenez tous cinq au groupe de l’Union des Démocrates et Indépendants (UDI). Voudriez-vous nous faire savoir, en conséquence, si votre démarche ne réunit que la somme de vos individualités ou si elle reflète, d’une manière ou d’une autre, la position de votre parti ?

Nous ne manquerons pas, d’ailleurs, d’interroger parallèlement ses instances.

Soyez assurés, Messieurs les Députés, de notre parfaite considération

Le Président, Dominique Valmary

  • Lien vers notre site de la Fédération des Sociétés Taurines de France: m>http://www.torofstf.com/
  • Lien vers la page de ce site où nous reproduisons votre proposition de loi : http://torofstf.com/content/nos-courriers-à-des-députés-qui-voudraient-prohiber-les-corridas-en-france
  • Lien vers le film documentaire "Tauromachies Universelles" (À ne pas manquer !) : https://vimeo.com/164064195

Lien vers le site de l'Observatoire National des Cultures Taurines: m>http://culturestaurines.com/

Nous attendons les réponses de tous ces représentants de notre peuple. Quand elles nous parviendront, nous ne manquerons pas de les faire connaître.

Triste feria

Publié le par Charles CREPIN

Triste feria

Triste Pentecôte nîmoise, critiquée dans la presse taurine et les tertulias pour le bétail vu en piste : saucisses, sardines, bonbons mous bien sucrés, charlotade, etc. Cette dérive sémantique traduit une réelle lassitude et une frustration grandissante au sein de l’aficion comme d’autres publics, inspirée par des courses placées sous le signe de la faiblesse, de l’absence de bravoure et de caste, ainsi que d’une présentation indigne de la catégorie revendiquée par la 1ère place taurine française. Au bilan, 24 oreilles tout de même…

L’annonce des cartels donnait déjà quelques signes annonciateurs de ce revers. Non pas seulement à cause de l’exclusivité de l’encaste Domecq, qui dans certaines grandes arènes présente des exemplaires bien mieux dotés et même parfois des comportements plébiscités. Mais surtout par le medio-toro de basse catégorie décrit plus haut, dont l’empresa nîmoise s’est fait une spécialité, sans concession à la variété ni surtout à la qualité souhaitée par les aficionados.

Des nîmois déçus, chaque année plus nombreux pour la Pentecôte, désertent leur amphithéâtre au profit de Vic Fézensac. Il en est de même pour la fréquentation des aficionados en provenance d’autres régions taurines, qui ont glissé sur la même pente. Nîmes ne séduit plus l’aficion autant qu’avant, et ce mouvement risque d’aller a mas

Qu’importe : l’organisateur nîmois est conforté par la présence de touristes encore assez nombreux. Cas unique en France, et sans doute en Espagne, il est dégagé des obligations réglementaires et affranchi des contrôles en vigueur dans les autres places taurines. Il semble enfin avoir les coudées franches et bénéficier du quitus pour sa gestion. C'est sans doute ce qui lui permet d’afficher publiquement son mépris de l’aficion.

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