LE FINO ANDALOU, UNE CULTURE DE VIE

Publié le par cercle taurin nimois

LE FINO ANDALOU, UNE CULTURE DE VIE

Il y a quelque temps, je vous demandais de m'adresser des infos ou des articles pour préparer ensemble notre voyage à JEREZ, voici un premier article rédigé sur une idée originale de Dominique ESTABAN, je vous laisse le découvrir...

Même si vous n'êtes pas totalement aficionado de toros, L’Andalousie possède de nombreux attraits : de merveilleuses plages, un patrimoine artistique extraordinaire, une ambiance de fête incomparable et, bien entendu, une délicieuse gastronomie. 

Pour la déguster, rien de plus typique que des tapas accompagnées d’un fino. Tout ce qui tourne autour de ce vin est un véritable style de vie ; venez le déguster, et vous découvrirez une autre facette de la culture de l’Espagne.

On le boit frais, mais il est sec au palais, à la fois intense, doux et léger, avec un délicat arôme d’amande. 

Déguster le fino andalou, c’est ouvrir la porte à une vaste gamme de sensations. Sa saveur incomparable et sa personnalité en ont fait l’un des crus les plus appréciés et reconnus à l’échelon international, à tel point qu’il est identifié dans le monde entier par le nom de l’une de ses appellations contrôlées : le fameux Jerez, encore dénommé Xérès ou Sherry. 

Vous découvrirez le monde de ce vin délicieux intimement lié à la vie sociale et aux fêtes de l’Andalousie et qui, plus qu’un breuvage, est une véritable culture.

Une expérience incomparable

Déguster un fino dans les tavernes et les bars de Jerez de la Frontera au charme si particulier, dans la chaleur des gens(*), vous garantit des moments incomparables. L’allégresse et les discussions entre amis se succèdent entre les verres de vin et les tapas des meilleurs produits du terroir, comme le jambon, la petite friture, la charcuterie, les fruits de mer ou le fromage. Alors que vous savourerez cet arôme unique, vous apprendrez que les crus d’Andalousie acquièrent leur qualité et leurs caractéristiques remarquables grâce à la situation géographique de la zone, à son climat privilégié et à un processus d’élaboration totalement biologique et naturel. On vous fera également goûter une variété spéciale : le manzanilla, dont la saveur vous rappellera légèrement la camomille.

* Passez au moins une soirée dans l'ambiance très taurine du restaurant le Tendido 6 près des arènes. Calle Circo, 12-14. 

Visite de la BODEGA DIEZ MORITO - JEREZVisite de la BODEGA DIEZ MORITO - JEREZVisite de la BODEGA DIEZ MORITO - JEREZ

Visite de la BODEGA DIEZ MORITO - JEREZ

La visite de la Bodega Diez Merito, le dernier jour du séjour vous permettra d'approfondir vos connaissances sur le monde du fino, son procédé d’élaboration ou les secrets de sa dégustation et de sa conservation, cette visite sera  également l'occasion  d’admirer l’architecture particulière des chais : ces constructions, qui montrent d’imposants arcs et colonnes et sont souvent d’anciens édifices historiques décorés avec un goût exquis.

 

Pour s'y retrouver :

Fino : sec et pale (leurs barriques sont marquées d'une seule  barre oblique (/) connu sous le nom de palo).

Amontadillo :ambré et sec, par ses qualités œnologiques, il se classe entre le Fino et l'Oloroso

Oloroso : généralement noir et noisette, c'est un vin fortifié élaboré à Jerez et issu du vieillissement oxydatif, généralement plus sombre que l'Amontillado (leurs barriques  sont marquées d’un cercle (O)).

Pédro Ximenes : vin doux de couleur rubis.

Et pour le déguster chez soi...

Si vous souhaitez remporter du fino en souvenir de votre séjour, prenez garde à respecter ces quelques recommandations : à la différence d’autres vins, les bouteilles doivent être conservées en position verticale. D’autre part, en raison de son caractère délicat, il doit être consommé dans les mois suivant sa mise en bouteille ; une fois ouvert, il faut le conserver bien fermé au réfrigérateur pendant un maximum d’une semaine, car il perd rapidement ses propriétés.

Merci, Dominique pour cette idée d'article et puisque le Fino ne se conserve que peu de temps, nous ne manquerons pas de le déguster rapidement avec toi à notre retour.

Martine

Et vous  ? avez vous envie de nous faire découvrir d'autres aspects de Jerez et de l'Andalousie ?,

Prenez  simplement contact avec moi par téléphone ou par mail.

 

Quand le bœuf du Trocadéro devint le taureau de Nîmes

Publié le par cercletaurin.nimois

Quand le bœuf du Trocadéro devint le taureau de Nîmes

Histoire du bœuf du Trocadéro qui devint le taureau de Nîmes

Tous les Nîmois, quand ils parlent « du » taureau font référence à la statue érigée au bas du boulevard Jean-Jaurès, qui regarde la Camargue, la tête haute, les cornes dressées, l'allure conquérante. Par contre les jeunes générations feront référence dans quelques années, à celui de l'Esplanade. Surtout après avoir découvert le voyage extraordinaire d'un bœuf parisien devenu taureau à Nîmes.

Celui qui nous intéresse aujourd'hui est donc celui du boulevard Jean-Jaurès.

 Le bœuf...

 Il a été « bistourné » à Paris par son papa-sculpteur Auguste Cain pour représenter la force animale dans les travaux agricoles. Et, si l'on ne possède pas de drone, il est bien difficile pour le passant de voir tout là-haut du piédestal qu'il foule des sabots une charrue et une botte de blé.

Hubert Rouger, qui portait beau la barbe et la moustache, s'arrachait les poils de la tête pour présenter ce taureau aux Nîmois et cacher les caractéristiques domestiques de la bête.

C'est un architecte M. Raymond Blanc qui apporta la solution-miracle : présenter le taureau sur un socle assez haut pour ne pas voir les signes agricoles.

 C'est le subterfuge utilisé par la municipalité en 1937.

 A la fin de l'année 1936, après discussions avec les édiles Parisiens et même vote du conseil municipal de la capitale, qui d'ailleurs n'était pas très enthousiaste pour céder ce « bœuf » qui avait fait des jardins du Trocadéro, sa « querencia » le maire avait acquis cette œuvre afin de la faire débouler à Nîmes. Paris n'avait pas voulu la vendre, ni la donner mais seulement la prêter.

Débarquée à Nîmes, la municipalité était bien enquiquinée car si le bœuf ressemblait, « coucougnettes » en moins, à un taureau, la charrue et les blés ramenaient la statue au ras des pâquerettes.

 Le piédestal fut construit par MM.André Méric et André Clair et l'achèvement des travaux terminé quelques jours avant l'inauguration.

Le fier taureau offrait une belle perspective avec la Tour Magne cachée aujourd'hui par la pyramide dédiée aux Résistants de la deuxième guerre.

Il porte sur sa partie basse les armoiries de Paris et de Nîmes et quatre vers de Laforêt en provençal :

 SIMBEV DE VIDO RENADIVO !  

(Symbole de vie renaissante)

 SIMBEV DE VOIO E DE FIERTA ! 

(Symbole de vie et de fierté)

 TE SALVDAN O TAV ! D’VNO AMO QVE S’AVRIVO 

 (Nous te saluons O Taureau ! d'une âme qui s'élance) 

 VERS TV ! SIMBEV DE FORCO E DE FECOVNDITA

 (vers Toi signe de Force et de Fécondité)

 Le bœuf devenu taureau qui, en plus, n'est pas en bronze mais en fonte dorée (autre galéjade) est inauguré le 15 mai 1937 par M. Edouard Herriot, Président du Conseil ; M. Raymond Laurent, Président du Conseil de Paris, les personnalités Nîmoises, la Nacioun gardiano, le Marquis de Baroncelli etc. pendant la fête du taureau qui se tient du 2 au 16 mai à Nîmes et qui est l'ancêtre de la féria actuelle avec pégoulade pour l'ouverture et soirée « bachouchage » aux arènes : grande Royale de 8 taureaux, des représentations théâtrales : « Britannicus » et Œdipe Roi », des conférences, le concours des tambourinaïres et Provençales, des musiques de Nîmes et sa région, des défilés de chars et, pour clore les festivités, une corrida de « superbes toros » de la ganaderia de Salamanca Antonio Perez avec Martial Lalanda qui donne l'alternative à Pascual Marquez et Domingo Ortega.

 Voilà comment un animal castré est devenu le symbole du taureau de combat à Nîmes. Depuis, il paraît que les Parisiens en rient encore.

 

Paul BOSC

 

 

JEREZ, on se prépare...

Publié le par cercle taurin nimois

JEREZ, on se prépare...

Jerez, c'est notre prochain rendez-vous...

Une promenade rapide dans la ville vous donnera vite une idée des deux spécialités du coin : le vin de Jerez et le cheval. Leurs symboles (tonneaux, calèches, statues équestres...) sont visibles partout ! 

Si vous vous intéressez au cheval, ne cherchez plus, vous êtes à La Mecque du hippisme. Vous en aurez la preuve en assistant à l'incroyable spectacle réalisé par l'École royale andalouse d'art équestre.

Un show impressionnant !

En parcourant les rues du centre-ville, au milieu des remparts datant de l'ère musulmane, au milieu des orangers, vous découvrirez les églises, les palais, les édifices singuliers ainsi que les places ombragées où il fait bon déguster des tapas accompagnées de Xéres. 

Mais Jerez, c'est aussi de larges avenues bordées de palmiers où se concentrent les hôtels haut de gamme de la ville, et des parcs où se déroulent l'une des férias les plus populaires du pays.

 

Nous reviendrons très bientôt, pour vous proposer quelques articles sur ces sujets, Le VIN, Les CHEVAUX, La FERIA d’Hier et d’aujourd’hui, LES GANADERIAS, mais aussi QUE VOIR, QUE FAIRE, QUE RAPPORTER de JEREZ, par exemple.

N'hésitez pas, faites nous profitez de vos précédents voyages à Jerez et de vos bons plans comme Dominique, de vos connaissances sur les élevages visités comme Polo et Monique,  de votre amour du Cheval comme Isabelle  ou Florence par exemple, pour alimenter ce blog avant le voyage,  vos articles seront tous publiés….

A bientôt...

articles à adresser à cercletaurin.nimois@gmail.com

Adessias Natacha et René Chavanieu

Publié le par cercletaurin.nimois

René CHAVANIEU

René CHAVANIEU

La mort ne les a pas séparés très longtemps, quelques heures à peine.

Natacha d'abord, René ensuite au terme d'une vie commune partagée depuis 1952 quand le couple s'est uni par le mariage. Et cette disparition troublante d'une femme et d'un homme presque en même temps est sans doute rare pour ne pas dire unique. Mais leur vie était placé sous ce signe étrange.

René avait donné son nom à Natacha une jeune femme qui portait à l'état civil une origine russe : Syrovelsky. Ses parents avaient, sans doute fui la Révolution d'octobre et l'arrivée des Soviets.

Mais la présence d'une Russe dans une famille dont le mari ingénieur travaillait pour l'énergie atomique éveillait souvent la curiosité des services secrets français. Il avait été questionné plusieurs fois et il aimait raconter cette anecdote.

Natacha préférait les arts et la culture et se passionnait pour la connaissance de la langue provençale, mais aussi pour la tauromachie, les toreros, la corridas et les toros.

 Il est vrai qu'elle était à bonne école : René Chavanieu, que tout le monde appelait « Cha Cha », était un aficionado exigeant. « Un mec qui en a... » comme il se dit dans le milieu pour un matador valeureux. Un aficionado « de verdad » qui ne laissait rien passer, qui chronométrait le temps des faenas et qui réclamait haut et fort la sonnerie des avis dès qu'une seconde avait dépassé le temps réglementaire. « Cha Cha » notait tout : les numéros des toros qui entraient en piste et parfois aussi qui en sortaient.

 Il y a quelques années, il s'était rendu compte qu'un toro manquait à l'appel après avoir voulu vérifier au marché-gare le poids réel en viande de la course. Il avait signalé ce mystère que même Rouletabille n'aurait pu résoudre dans une chambre jaune.

 Le délégué à la tauromachie de l'époque avait enquêté sur ce quidam qui chercher à en savoir trop. La bête n'a jamais été retrouvée, la viande non plus.

Pour rester un instant dans les toros, Cha Cha racontait, avec un brin de malice, comment il avait ramené un toro de Guardiola par des chemins de contrebandiers afin de passer la frontière franco-espagnole pour que son ami Jean Riboulet fonde la ganaderia du Scamandre. Pendant de longues années il avait été le mayoral de cet élevage et a souvent consacré beaucoup de temps au domaine.

 Le 21 septembre 2014, il a assisté à sa dernière corrida sur les gradins du toril-haut des arènes de Nîmes, place qu'il réservait dans son abonnement depuis des lustres.

 Le matin même, la municipalité honorait l'aficionado Nîmois qui venait de fêter ses quatre-vingt dix ans. En 68 ans de présence dans l'amphithéâtre, il assistait à sa 491eme course. Mais il aura comptabilisé 1328 corridas dont 43 à Bilbao et 108 à Pamplona pendant la feria de la San Fermin où il regrettait de ne plus pouvoir courir les encierros.

 Il balayait de la main ces corridas d'aujourd'hui, sans peine ni gloire et ne jurait que par l'intégrité du toro de combat, ses cornes et sa prestance. Il maugréait, il râlait, il pestait, il gueulait parce qu'il ne voulait pas que l'on juge sa grande sensibilité pour de la faiblesse.

Et puis il y avait sa famille : ses filles Arlette et Luce, ses petits enfants et arrières petits enfants.

Natacha et René avaient quitté leur « querencia » du quartier de la Placette pour une maison de retraite où ils ont terminé leurs vies.

 Le Cercle taurin nîmois s'associe à ce deuil et présente ses sincères condoléances à toute la famille.

Paul BOSC

Natacha, Arlette et René CHAVANIEU (photo Fabrice TORRITO)

Natacha, Arlette et René CHAVANIEU (photo Fabrice TORRITO)

L’état de grâce de l’INDULTO

Publié le par cercletaurin.nimois

L’état de grâce de l’indulto

A l’aube de la nouvelle saison taurine, il est bon de faire un léger retour en arrière pour analyser un de ses résultats les plus intéressants, celui du nombre de toros graciés, ceux qui ont bénéficié de l’indulto et des remarques qui peuvent être faites au regard des statistiques des temporadas précédentes. Si l’on s’arrêtait au résultat brut de l’année 2018 on pourrait penser qu’une mode est en train de s’installer dans la corrida moderne, celle de l’indultitis qui est le mot nouveau utilisé – inventé et ironique – pour nommer la «maladie» de l’indulto qui semble envahir les arènes françaises et espagnoles et conduit les publics les plus divers à (ré)clamer la grâce d’un toro brave ou qui, en tout cas , a permis au torero de briller et de signer une faena qui se veut ou se voudrait historique.

On me pardonnera le jeu de mot du titre de cet article qui traduit, en fait, l’illusion d’une mode alors que le tableau ci-dessous et le suivant montrent que, à de faibles différences près, le nombre des toros graciés est en moyenne de 19 par an avec des pics en 2011 et 2017. Il faut aussi remarquer que ces statistiques commencent après 2007 qui est l’année record du nombre de corridas célébrées de toute l’histoire et par conséquent du nombre de toros mis à mort dans les arènes européennes. Les dix années suivantes, l’Europe traversant la crise économique que l’on sait, marquaient un net déclin du nombre de corridas et, en 2017-2018, on enregistrait une baisse de ≥ 50% par rapport à 2007 du nombre de spectacles de corridas formelles. On en déduit que le nombre de toros graciés a facilement doublé ces dernières années en proportion avec le total des toros combattus.

Le deuxième tableau (*) est aussi significatif si l’on observe que le nombre de toros graciés est nettement plus important dans les places de 3ème catégorie – c’est-à-dire les arènes de villages ou cités qui ne sont pas capitales de province qui sont, elles, de 2ème ou 1ère catégorie. Comme on le sait, le règlement taurin espagnol (BOE – 145/1996 – 2 février – Article 83) n’autorise l’indulto que dans les places de 1ère et 2ème catégorie compte tenu de la demande majoritaire du public, de la demande expresse du matador au président de la course et l’assentiment de l’éleveur ou mayoral de l’élevage auquel appartient le toro concerné. On notera une anomalie propre aux compétences administratives conférées aux régions autonomes espagnoles, comme c’est le cas de l’Andalousie qui possède son propre règlement taurin et qui, dans un de ses articles, autorise l’indulto dans les places de 3ème catégorie ! Malgré la règlementation, on voit bien que la majorité des toros graciés le sont dans les plazas de 3ème catégorie, sans que soient sanctionnés les présidents qui sont parfois eux-mêmes les représentants de la loi et de l’ordre et qui officient au palco présidentiel (les maires ou conseillers des municipalités où se déroule le spectacle, leurs invités et personnalités que l’on veut honorer de cette responsabilité temporaire, aficionados reconnus qui sont censés ne pas ignorer ledit règlement, etc.)

(*) Les colonnes Catégorie Places et Elevages concernent seulement l’indulto de Toros.

Les deux phénomènes cités précédemment nous amènent à quelques réflexions qui montrent l’évolution de la tauromachie à la fois en quantité et en qualité. Bien que le nombre net de toros graciés au cours des dix dernières années ne varie guère, c’est bien la proportion par rapport au total des toros toréés qui a doublé et principalement dans les arènes de 3ème catégorie. C’est bien dans ces arènes que le nombre de toros et de novillos  graciés est le plus élevé. L’explication est la réduction dramatique des novilladas au cours de la dernière décade qui ramène à des proportions encore plus transcendantes le nombre des toros graciés (et aussi selon les statistiques, des novillos ayant été graciés exclusivement dans des places de 3ème catégorie au cours de ce dernier lustre). Dans le même règlement cité plus haut, les conditions requises pour accorder l’indulto sont « le trapío et l’excellent comportement de l’animal dans toutes les phases de la lidia, sans exception, ayant pour effet de son utilisation comme semental et préserver dans sa maximale pureté la race et la caste des animaux» (de cette espèce, sous-entendu les toros de combat. NDLR). Le règlement français de l’UVTF, dans son article 84, va dans le même sens. Il est donc évident et obligatoire que, par leurs connaissances taurines, le président et ses assesseurs soient en mesure de juger les conditions physiques et comportementales du toro pour user du mouchoir orange qui signifiera la décision de la grâce. Il n’en va pas toujours de même en ce qui concerne le public, pas toujours connaisseur du règlement et sans les appréciations techniques requises  pour reconnaître au toro, son trapío et sa bravoure aux trois tiers de la lidia et l’épargner de la mort. Justement, il est reconnu que la bravoure d’un toro se manifeste lors du tercio de varas (règlementairement de deux piques, minimum dans les arènes de 1ère catégorie) mais on le sait, ce tercio de piques est habituellement escamoté et de surcroît dédaigné par le public qui n’ «apprécie» que la faena de muleta. Dans ces conditions il est difficile de juger en toute équité de la qualité essentielle de la bravoure du

Des nouvelles du Centre Français de Tauromachie

Publié le par cercletaurin.nimois

Des nouvelles du Centre Français de Tauromachie

La Newsletter du C.F.T.

C'est en forgeant …

Connaissez-vous Pontonx, petit village de 2800 âmes, qui fleure bon le sud-ouest, à 20 km de Dax ?


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Ce week-end s'y déroulait la sixième édition du "Certàmen La Fragua", imaginé par le Maestro Juan LEAL. Celui-ci, alors qu'il avait, à peine, 21 ans et qu'il venait, tout juste, de prendre l' alternative, se souciait, déjà, du sort des jeunes toreros en devenir. Si ça c'est pas de la générosité !
L'idée est de faire concourir, le samedi, 12 jeunes talents, inscrits sur dossier, venant de tous les pays où se pratique la tauromachie, durant deux tientas éliminatoires de 6 vaches chacune et de sélectionner 4 finalistes. Ils s'affrontent, le dimanche après-midi, lors d'une Novillada sans picadores formelle, ce qui permet d'élire un vainqueur. Le tout est complété, le dimanche matin, par un festival, où participe le Maestro LEAL ainsi que le parrain de l'édition.
Les éliminatoires sont effectuées en public, en accès libre, autant dire que, même si le programme est dense, il est très intéressant, pour tout aficionado un peu curieux, de voir éclore les futurs espoirs à venir. Ce Certàmen se déroule sur un week-end, tout cela gratuitement, pour les concurrents, qui sont logés et nourris, ainsi qu'un accompagnateur. Autant dire que c'est une compétition très prisée, qui a très rapidement pris de l'importance et fait écho, dans le monde de la "Sin".
L'édition 2019 avait pour parrain le Maestro Julio APARICIO, qui, arrivé en début d'après-midi le samedi, a tenu à suivre une partie des éliminatoires, avant de participer, le dimanche matin, au festival.


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Rendez-vous était, donc, pris, vendredi soir, à l'espace thermal de Dax, car c'est une ville où le curiste est très prisé, donc très choyé ! Dans la salle à manger, on s'active déjà, nombreux sont les candidats qui sont déjà arrivés. On aperçoit déjà le Maestro Juan LEAL, qui veille sur les petits, pour savoir si tout se passe bien. Celui-ci, quand il aura des enfants, ce sera un vrai papa poule, c'est certain !
Dans le parking de l'hôtel, les plaques minéralogiques espagnoles témoignent que les voyageurs ont fait un grand chemin pour être là. Très vite, on reconnaît le style d'ambiance : des esportones, des valises à carreaux beige et noir de chez Fermin, des capes et des capotes qui dépassent, on s'affaire, on téléphone beaucoup, il y a des taurins pas loin !
A l'entrée de l'hôtel, se tient l'excellent Alexis DUCASSE, chargé d'accueillir et coordonner les participants, tout sourire, des papiers à la main. Il aiguille chacun avec autant d'efficacité que la discrétion qu'on lui connait. C'est déjà un plaisir.
Nous laissons ce petit monde à leur repas, ils ont bien mérité de se restaurer et de se reposer, demain la journée sera importante, longue et fatigante.
Dehors, il fait nuit, très humide et frais. Pas le moindre curiste à l'horizon, eux aussi sont fatigués, seules les arènes de Dax pointent leur fronton, face à nous, au bord de l'Adour, qui roule généreusement, tel un André DARRIGADE, à l'arrivée du Tour de France !


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Samedi matin, 9 heures, nous retrouvons notre "mundillo" fin prêt, ils sont tous listos, bien beaux, bien peignés, (ah le peigne !) en traje corto, les professeurs sont attentifs à tout, il ne faut rien oublier. Toutes les voitures, malle-arrières ouvertes, font apercevoir une quantité astronomiques de valises sacs et autre matériel, un vrai baúl de la Piquer!
Il fait toujours aussi froid et humide. Chacun rentre se chauffer, dans sa voiture, le convoi démarre et, façon "cloche tibétaine", nous voici, à la queue leu-leu, pour parcourir les 20 km, qui nous séparent de Pontonx.
Quand nous arrivons, dans ce charmant petit village, c'est une jolie arène que nous découvrons, comme il y en a tant, dans cette belle région. Elle a eu une autre vie, avant sa rénovation, qui, finalement, a été effectuée avec beaucoup de goût et d'astuce. Le béton a été habillé par du bois peint en rouge, façon barricade, un espace d'entrée convivial, organisé comme une petite cour sévillane, avec les chaises en bois sculpté et bariolé, un bar, des tonneaux en bois pour prendre les tapas, boire un verre et refaire la course, les farolillos au plafond et des têtes de taureaux accrochées aux murs. Les affiches nous rappellent des souvenirs heureux, de beaux après-midis taurins vécus, en France comme en Espagne.
Mais, ces arènes ont surtout un énorme avantage, non négligeable, par un petit matin de février, elles sont couvertes ET chauffées : Le luxe. On va donc pouvoir profiter de notre journée, dans des conditions extrêmement agréables, sans avoir à danser d'un pied sur l'autre, en tentant, sans y parvenir, de se réchauffer, les mains dans ses poches, en se maudissant de ne pas avoir préféré une passion comme le crochet ou le sudoku, assis dans un bon fauteuil, à la maison, plutôt que la tauromachie, dehors à tous les vents !


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Alexis DUCASSE nous accueille, maintenant, devant les arènes, il est aussi omniprésent qu'actif et bienveillant à l'égard de tous. Tout le monde se presse, dans cette salle. On retrouve des visages connus, habitués de cet événement, vrais aficionados fidèles. Ici, une amie toulousaine, qui fait le tour du sud de la France, étant à mi-chemin entre l'est et l'ouest, là, une dame très sympathique, véritable vedette des gradins, qui jette toujours un petit billet ou plus souvent des sacs, remplis de bonbons et de friandises, aux jeunes toreros, pendant les vueltas…Bref, chacun veut être là, pour voir le début de "La Fragua".
Nous y voilà, c'est du sérieux, on va procéder au tirage au sort. La tension monte, le Maestro LEAL s'approche du micro et explique en espagnol et en français, le déroulement des événements. Son apoderado, le bon Maurice BERHO, un petit du pays dacquois, à la carrure de rugbyman qu'il fut de nombreuses années et à la barbe de père Noël, l'accompagne et va l'assister.
On se saisit de deux chapeaux andalous, les numéros sont notés sur du papier à cigarette, comme pour tout sorteo qui se respecte puis, suerte a todos y pa 'lante ! Chaque candidat est appelé, il tire son numéro d'ordre et se place aux côtés du Maestro LEAL. Malgré tout, la tension est palpable, tout le monde est calme et respectueux. Les membres du jury sont à côté, chacun avec un dossier papier, pour avoir le Cv des 12 candidats et noter l'ordre de chacun. Le bombo est terminé, une photo est prise, pour la postérité et on peut maintenant démarrer.
Parmi ces 12 novilleros, quand on y réfléchit, l'avenir de la tauromachie est bien là. Être sélectionné est déjà un privilège.


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On pénètre, dans les gradins, dont les bancs sont recouverts de bois, peint en rouge, c'est une ambiance chaude. On découvre une arène très joliment décorée, avec une exposition de photos et tableaux taurins et c'est maintenant confirmé, les arènes sont chauffées… Wiiiizzzzzzz !!!!!!
Malheureusement, c'est à peine une petite centaine de personnes qui s'installent, dans le public, une soixantaine s'affairant, dans le callejon, novilleros, mozos et professeurs. Là, c'est bien triste que ce genre de concours, en entrée gratuite, n'attire que peu de monde, car, c'est là que le futur se prépare. Comment croyez-vous que les ROCA REY, PERERA et autre LOPEZ SIMON sont arrivés au niveau où ils en sont ? Spontanément ? Eh bien non, ce sont des années de travail, d'entrainement, d'enseignement, de sacrifices, de compétitions, qui les ont menés au grade de Matador de toros, par petites étapes et surtout, avec le soutien de fidèles aficionados, qui les ont suivis, depuis leur plus jeune âge.
Alors, vous qui lisez ces lignes, s'il vous plait, allez dans ces rendez-vous de la passion, découvrez les futures figuras de demain, intéressez-vous à leur formation et venez apprendre avec eux, comment tout cela fonctionne !


https://ci4.googleusercontent.com/proxy/Nc127tn7Xoi6v7-qmDCayS0joXeeT5nV2OLIJQLJMWhXJp0dALtIwU1_rl1KQ8Y2fG9XKy4N6pPzIVa2OI2YMBOAkoIZeF5hTMNBwHtr9DJ4Qgb5wEz1Qj6sS3hL7Bk_R3MMV_s=s0-d-e1-ft#https://www.cftauromachie.com/photo/art/default/31128550-29455899.jpg?v=1551278414

Le cheval de picador est là, en piste, monté par le très professionnel GABIN. Les membres du jury s'installent. Tout le monde est en place. On peut y aller.
Durant 2 bonnes heures, vont se succéder 6 jolies et bonnes vaches de Rekagorri, donnant beau jeu et permettant aux candidats de faire montre de leurs capacités. Chacun est très attentif, car il peut être appelé à tout moment, soit pour passer "de second", soit pour être revu, en cas de doute. Donc, dans le callejon, on est très concentré. GABIN sait comment faire, pour que tout se passe de façon très rythmée et même, quelques fois, il aide, de sa voix tonitruante, une vache, un peu capricieuse, à venir à la rencontre.
Mais, le spectacle est, tout autant, dans la piste, que dans le callejon. En effet, le Maestro LEAL, le même qui réalisa, à Madrid, voici deux ans, un faenon, resté dans les mémoires, aussi audacieux que généreux, est l'organisateur de cet évènement. Et, il l'est, jusqu'au bout du cœur. Constamment vigilant du déroulement des choses, du parfait traitement du bétail, de la sécurité des élèves, il replace une vache, fait un quite, saute dans les tribunes, pour régler une bafle qui grésille, personne à la technique, c'est pas grave, il résoud lui-même, il en a vu d'autres ! Ce garçon est partout et il est adorable, une vache se fait attendre, pas de problème, Juan va, dans le toril, la chercher, à mains nues !
Et c'est la même chose pour Maurice, qui a gardé son œil averti de photographe, il surveille tout lui aussi, aide à faire rentrer une vache, il est très vigilant et attentionné, vis-à-vis de son Maestro de gendre.
Malgré le côté concours et la pression, on n'a pas vu le temps passer, quand la 5ème vache sort ! Après la sixième vache, à 12h30, la première "manche" est terminée. La suite du programme, c'est déjeuner, dans le ruedo, eh oui !


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Dès que nous nous levons, pour aller prendre un apéritif bien mérité, déjà, les énergiques bénévoles de la Peña Juan LEAL de Dax sont aux manettes : les tables et les chaises sont installées, tout cela est bien rôdé, l'organisation est parfaite, chacun reste à sa place et sait parfaitement ce qu'il a à faire : Donc c'est efficace ! Tout le monde met la main à la pâte et la famille du Maestro n'est pas en reste : le frère au bar et à l'installation des tables, la sœur en cuisine, le grand-père à la distribution des plateaux repas...C'est épatant.
L'ambiance est festive, comme on sait si bien le faire, dans ce sud-ouest, toujours si accueillant. On est sollicité par deux jeunes filles, qui vendent les billets de la tombola : en jeu, un capote et une muleta, offertes par le Maestro CASTELLA, qui a tenu, à sa manière, à participer à cet événement. Lui aussi a toujours aidé les jeunes, probablement le souvenir d'une période de formation, qui a dû être rude. C'est un autre grand Monsieur.
Entre parenthèses, il y a, aussi, un autre prix à gagner et c'est une plancha, car, ici, on n'est pas des petits et c'est la patrie du bien boire et du bien manger, alors, on s'en souvient !!!
Lorsque l'on pénètre dans le ruedo, pour se restaurer, les jeunes toreros sont déjà en train de déjeuner et l'on va pouvoir se régaler d'une bonne axoa locale ou d'une excellente paëlla maison. Un bon vin de Madiran là-dessus et hop, ça repart !


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La seconde partie débute. Elle se déroule, avec le même rythme et la même intensité que le matin. Tout est parfait, impeccable d'organisation. C'est un régal.
La dernière vache rentrée, l'animateur, au micro, annonce que, pendant que le jury délibère, une vache supplémentaire est prévue, cette fois-ci, pour les professeurs, venus soutenir leurs élèves! Le Maestro monte à cheval, car, maintenant, c'est lui qui va piquer. Ce garçon est un vrai phénomène, je vous dis, mais c'est surtout un grand Monsieur.
Parmi les enseignants, on se fait un peu tirer l'oreille, mais, quand même, une demi-douzaine se risquent. Et là aussi, c'est un moment très sympathique, où les profs, outre le plaisir de toréer, se mettent un peu la pression de devoir sortir, devant leurs collègues, mais, surtout, devant leurs élèves. Chacun y va donc de son toreo, la vache est pleine d'énergie, on peut s'amuser sans problème.
Cette récréation passée, c'est maintenant le moment de l'annonce de la décision du jury. 4 jeunes finalistes sont appelés dans le ruedo. Pour eux, l'aventure continue demain. Le niveau est haut, Les 2 "petits" français n'ont pas démérité, loin s'en faut, mais, ils ne sont pas qualifiés. Comme dit le proverbe chinois : "Le chemin est long, les racines sont amères, mais le fruit est doux". Certains auront un avenir dans la tauromachie, d'autres garderont ce moment comme un beau souvenir, mais tous sont, assurément, animés de la même passion, c'est certain.


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Assister à cette expérience a été plein d'enseignements.
La découverte d'un homme jeune, simple, ouvert sur le futur, d'une générosité exemplaire, n'hésitant pas à y mettre de ses deniers personnels est toujours une bonne nouvelle.
De généreux partenaires, qui aident, notamment, au financement et qui ont le courage de s'afficher, alors que la période ne s'y prête plus trop, est aussi une excellente chose.

Alors, chers aficionados, s'il vous plait, quand vous verrez le Maestro Juan LEAL faire le paseo, pensez à ce qu'il fait pour les jeunes.

N'hésitez pas à l'épauler financièrement, par exemple.

Mais, surtout, venez à la prochaine édition de La Fragua, vous verrez, c'est là que se "forge" l'avenir du toreo !

 

 
 

12ème Printemps des Jeunes Aficionados les 30 et 31 mars 2019

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Article du Midi Libre du 19 février 2019

Article du Midi Libre du 19 février 2019

Programme 2019 du Corps des présidents et Alguazils de Corridas.

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Programme 2019 du Corps des présidents et Alguazils de Corridas.
Programme 2019 du Corps des présidents et Alguazils de Corridas.

Programme de la SAISON 2019

Le CPAC entame une septième saison en ce début de mois de mars.

Le symposium d'octobre dernier, particulièrement réussi, marqué par la conclusion d'une convention avec la Asociacion Nacional de Présidentes de Plazas de Toros de España (ANPTE) augure de fructueux travaux en matière de formation et de défense commune de l'éthique en tauromachie.

 

Le programme 2019 s'articulera sur 3 journées :

 

  • Session Régionale Sud-Ouest le 09 mars 2019 à10 h à Parentis (40)
  • Session Régionale Sud Est le 16 mars 2019 à 10h à Carcassonne (11)
  • Symposium National en octobre 2019 à Nailloux (31)

 

Les personnes intéressées, membres du CPAC, aspirants ou tout aficionado soucieux du bon déroulement des corridas, peuvent s'inscrire à l'une ou l'autre des sessions régionales et obtenir les renseignements complémentaires auprès d'André Roques.

La participation demandée aux participants est limitée aux frais de repas.

PRINTEMPS des JEUNES AFICIONADOS 2019

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PRINTEMPS des JEUNES AFICIONADOS 2019

12 éme Printemps des Jeunes Aficionados les 30 et 31 mars 2019

ASSEMBLEE GENERALE 2018

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ASSEMBLEE GENERALE 2018

Dimanche 13 janvier 2019 l'Assemblée Générale du CTN s'est tenue au foyer Albaric en présence de 79 participants. Cette présence importante ainsi que les pouvoirs reçus ont assurés largement le quorum.

L'Assemblée Générale s'est poursuivie par un déjeuner convivial concocté par le Club, et, s'est terminée par la traditionnelle dégustation de galettes et des Couronnes pour fêter le roi.                                              

 OUVERTURE et PRESENTATION de l'ORDRE du JOUR  

-  Ouverture de l'Assemblée par Frédéric VIDAL

-  L'invité d'honneur Alain MONTCOUQUIOL, présenté par Paul BOSC

-  Retour sur la temporada 2018 par Monique DESSUS

-  Rapport Financier par Alain BONINFANTE

-  Rapport d'Activité par Annie PORTES

-  Rapport Moral du Président Charles CREPIN

-  Approbation des différents rapports

-  Question diverses

-  Election des membres du CONSEIL D'ADMINISTRATION                          

Frédéric VIDAL Communication Interne

Frédéric VIDAL Communication Interne

ASSEMBLEE GENERALE 2018
ASSEMBLEE GENERALE 2018
ASSEMBLEE GENERALE 2018

PRESENTATION de l'INVITE d'HONNEUR 

HOMMAGE à ALAIN MONTCOUQUIOL

Alain MONTCOUQUIOL

Alain MONTCOUQUIOL

Paul BOSC

Paul BOSC

 

Retour sur la TEMPORADA 2018 par Monique DESSUS

La temporada 2018 étant terminée, Monique revient sur les moments forts et nous fait partager avec passion ses coups de cœur de tauromachie classique et pure tant à Bilbao qu'à Madrid.

  • Véroniques classiques genou ployé,
  • Chicuelinas marchées de grande saveur,
  • Naturelles profondes,
  • Estocades portées en décomposant les temps dans les règles de l'art.
Monique DESSUS

Monique DESSUS

 

 

Rapport FINANCIER par Alain BONINFANTE

Présentation de 2 tableaux et analyse des comptes du CTN

  •  le compte d'exploitation au 31/12/2018
  •  l'évolution de la trésorerie
Alain BONINFANTE Trésorier

Alain BONINFANTE Trésorier

Annie PORTES Commission voyages et sorties

Annie PORTES Commission voyages et sorties

 

Rapport d'ACTIVITE par Annie PORTES

- Présentation d'un récapitulatif détaillé de l’année écoulée avec les dates marquantes de la vie du CTN tout au long de l'année 2018.

 

  • conférences des Jeudis du Cercle (fin du Xème cycle culturel)
  • féria d'Istres
  • voyage à Bilbao
  • conférences des Jeudis du Cercle (début du XIème cycle culturel)

- Présentation des projets pour 2019

 

 

 

Conférences du 1er trimestre 2018

Conférences du 1er trimestre 2018

Transgression

Transgression

Police !

Police !

Justice

Justice

Féria d'Istres

Féria d'Istres

Voyage à Bilbao

Voyage à Bilbao

ASSEMBLEE GENERALE 2018
Conférences du dernier trimestre 2018

Conférences du dernier trimestre 2018

Un Ganadero Français en terre andalouse

Un Ganadero Français en terre andalouse

Une idée de la bravoure

Une idée de la bravoure

La bravoure encore

La bravoure encore

Conférences du 1er trimestre 2019

Conférences du 1er trimestre 2019

ASSEMBLEE GENERALE 2018
ASSEMBLEE GENERALE 2018
ASSEMBLEE GENERALE 2018
ASSEMBLEE GENERALE 2018

 

 

Rapport MORAL par le Président Charles CREPIN

 

  • L'évolution du CERCLE TAURIN NÎMOIS au cours de l’année passée,
  • L'historique du Club les 10 dernières années de Présidence,
  • La succession de Charles à la Présidence
Charles CREPIN

Charles CREPIN

ASSEMBLEE GENERALE 2018

Frédéric VIDAL fait ensuite procéder aux votes des différents rapports

  • Rapport FINANCIER : approuvé à l'unanimité
  • Rapport d'ACTIVITES : approuvé de fait
  • Rapport MORAL : approuvé à l'unanimité 

ELECTION DU CONSEIL D'ADMINISTRATION

 

Éric PORTES nouveau candidat au Conseil d'Administration et candidat

à la présidence du CTN s'est présenté.

 

Mandats échus :

Colette BERTRON

André COSTE

Fred DANIEL

Gérard GRAS

Annie PORTES

Marie-Jo POVEDA

Candidatures nouvelles :

Marc PIERETTI

Éric PORTES

Le Conseil d'Administration s'agrandit de deux nouveaux entrants.

Les mandats échus sont renouvelés et les nouveaux entrants sont élus à l'unanimité par l'Assemblée délibérant à cet effet.

 

Le Conseil d'Administration est désormais le suivant :

Colette BERTRON

Alain BONINFANTE

Paul BOSC

Michel CHAUVIERRE

André COSTE

Charles CREPIN

Marianne CREPIN

Fred DANIEL

Marie -Christine DEJAX

Monique DESSUS

Gérard GRAS

Marc PIERETTI

Annie PORTES

Eric PORTES

Remi PORTES

Marie-Jo POVEDA

Jean-Marie RICHARD

Philippe ROUDIL

Gérard VIALE

Frédéric VIDAL

Eric PORTES

Eric PORTES

Eric PORTES et Charles CREPIN

Eric PORTES et Charles CREPIN

Lors de la prochaine réunion qui réunira ce nouveau Conseil d'Administration, il sera procédé à la constitution et à l'élection du nouveau Bureau.

 

La séance est levée à 12h45 pour faire place à un apéritif puis à un repas convivial avec la Galette des Rois.

 

Remerciements à Michel CHAUVIERRE pour sa contribution efficace à l'audiovisuel ainsi que pour l'ensemble des photos prises lors de cette Assemblée.

 

 

 

ASSEMBLEE GENERALE 2018
ASSEMBLEE GENERALE 2018
ASSEMBLEE GENERALE 2018

le manejo

Publié le par cercletaurin.nimois

le manejo

Jean-Marie Raymond était l'invité des Jeudis du Cercle le 4 Octobre dernier. Ganadero établi en Andalousie, il porte avec passion le fer Virgen Maria et a traité du manejo au cours d'une intervention enlevée, riche de détails et d'anecdotes, pour le plus grand plaisir d'un l'auditoire particulièrement nombreux en ce début du Cycle Culturel "BRAVE".

Nous publions ici le résumé de son intervention.

le manejo
Photo Michel CHAUVIERRE

                                  

 

LE MANEJO

Par Jean-Marie RAYMOND

 

 

 

 

 

 

Introduction

 

Le toro bravo est le protagoniste le plus important de la corrida, celui qui suscite les passions les plus intenses et les sentiments les plus forts : admiration et peur se côtoient dans les yeux des aficionados face à cet animal puissant, cette montagne de muscles saillants surmontée d’une paire de cornes impressionnantes et toujours prêtes à foudroyer celui qui se montrerait trop audacieux. Lorsqu’il meure dans l’arène avec bravoure, il réveille « un chœur d’applaudissements » formé sans doute de toutes les créatures du campo vivantes et disparues.

 

Quant à l’éleveur il n’est que le dépositaire de ce chœur. C’est peu et c’est beaucoup. Qu’une nature aussi artiste mette entre nos mains son devenir est lourd de responsabilités. Par quelle alchimie atteindre à ce toro idéal dont la perfection se situe à la fois dans l’avenir et le passé ?

 

Deux supports servent de base, et des éléments incontournables à l’approche de ce Graal : L’alimentation et Le Manejo.

 

Le manejo qui intervient quotidiennement dans l’élevage par la relation entretenue entre l’éleveur et l’animal. Le manejo n’est pas uniquement déplacer le bétail mais c’est surtout l’observer, le connaitre, intégrer ses réactions, prévoir son comportement. Par les travaux du campo, il nous faut réaliser, le temps aidant, un difficile dosage entre la bravoure, la race et la caste. Il faut parvenir à ce point presque parfait où la promptitude du toro à la charge se marie avec la fixité de sa tête dans le cheval et la muleta.

 

Notre approche du toro va évoluer en fonction de notre travail mais surtout en adéquation avec le territoire occupé par l’animal à cet instant, sachant que le comportement territorial est la base d’autres comportements fondamentaux comme social, hiérarchique, sexuel, alimentaire.

 

On peut considérer qu’il existe deux types de territoire :

- le territoire local qui représente tout l’espace sur lequel il peut se déplacer,

- le territoire personnel ou zone sûre qui est uniquement l’aspect réduit qui varie avec les déplacements de l’animal.

Ce second territoire acquiert une grande importance; et on peut le dédoubler en trois composants : espace physique, espace social et la distance de fuite.

  • Espace physique : celui dont l’animal a besoin pour se déplacer,
  • Espace social : celui de l’interaction avec ses congénères,
  • Distance de fuite : nécessaire pour fuir ses ennemis potentiels.

 

Dans notre ganaderia l’ensemble des déplacements, hors la distribution de pienso ou de foin s’opère à cheval et les paroles sont brèves dans le campo parce que les actions nécessitent une fébrilité muette et attentive.

 

 

Naissance

En Andalousie, les sementales couvrent généralement les vaches entre le            1er Janvier et la St Jean. De ce fait, les naissances s’échelonnent jusqu’au début mai, vers les dates de la feria de Seville. Cela permet d’offrir aux mères qui allaitent une alimentation par un campo vert et riche en herbe sous une température clémente.

 

Lorsqu’elle se sent près de mettre bas, la mère cherche un endroit protégé.

Elle se couche en général pour mettre au monde mais si un vaquero, involontairement s’approche, elle se relève et poursuit l’opération debout en se tournant vers le soleil. Elle nettoie le nouveau-né et fait en sorte qu’il s’endorme dans un lieu bien caché non visible par un regard étranger. A nous de faire preuve d’astuces pour trouver où il est afin de pouvoir le marquer à l’oreille, mais la vache, dès qu’elle nous voit approcher, nous entraine sur des fausses pistes. Le vaquero imite le mugissement du veau, la vache répond croyant qu’il est en danger et nous informe du lieu…                             

 

Destete (sevrage)

 

On va chercher le lot de vaches mères avec leur progéniture depuis leur enclos et nous les regroupons au pas vers un lieu spacieux mais adapté. C’est une belle opération de campo relativement dangereuse qui implique professionnalisme et confiance entre les intervenants. Dans l’enclos un cavalier sépare les vaches;  un autre coupe le veau de sa mère et un troisième se place prés de la porte pour ne laisser sortir celle-ci que lorsqu’elle vient seule. La vache fuit vers la sortie mais dés qu’elle s’aperçoit qu’elle n’a plus son rejeton, elle essaye de revenir mais elle en est empêchée par un vaquero. Tout cela se passe dans une confuse mêlée de bêtes et sur quelques mètres.

 

Les Cabestros

Le déplacement des vaches et toros ne peut être possible qu’avec l’aide des cabestros; leur présence s’explique par l’instinct grégaire des animaux braves.

Le toro obéit au cabestro qui est le seul animal dressé et les informations passent de mère à fille, le male conservé étant pour une utilisation de reproducteur. Les cabestros sont, selon la coutume, la propriété du mayoral. Le respect du toro pour le cabestro permet d’exploiter cet instinct pour le transfert des bêtes.

 

Déparasitage, marquage, sanitaire, blessure, muesco

 

Deux fois par an, sous le contrôle de notre vétérinaire et de la OCA, l’élevage passe dans sa globalité au déparasitage et vaccination contre la tuberculose, la brucellose et autre. Cela permet une vérification de la tenue du ganado, de son état, et de se rappeler avec l’aide de l’ordinateur la traçabilité de chaque animal, son comportement au campo et ses qualités reproductrices. Pour cette opération les animaux passent dans un couloir et subissent prises de sang, aspersion de produits protecteurs sur la colonne vertébrale et vaccin par injection.

 

Le marquage des añejos  s’opère une fois par an en présence du vétérinaire de la Union des Criadores de Toros de Lidia, association dont nous faisons partie et qui détient le livre généalogique. Nous sommes également parfois l’objet de contrôles inopinés par les services vétérinaires de Madrid.

 

Tentadero, sélection femelles – males

 

Les critères de sélection du toro sont avant tout conditionnés par le goût du public ; même si le ganadero essaye d’insérer sa vision du toro. Il doit se soumettre aux désirs des spectateurs qui n’ont cessé d’évoluer depuis la création de ce spectacle. Autrefois les toros âgés de 5 à 7 ans étaient recommandés ; ces animaux présentaient l’avantage de prendre du poids naturellement mais ne favorisaient l’ensemble du spectacle puisque, massifs et impressionnants, ils n’apparaissaient adaptés qu’à la pique et se révélaient incapables de subir plus de dix passes de muleta.

 

De nos jours la faena est devenue le point culminant de la corrida, l’instant où s’exprime réellement le matador, faisant vibrer un public toujours plus avide de sensations. Ainsi les qualités exigées aujourd’hui sont basées sur la charge franche, le dynamisme et le pouvoir de combattre bravement.

Ce qui est l’apanage de toros plus jeunes qui présentent un poids plus léger et qui peut être compensé par un engraissement intensif dont le défaut peut être une perte de mobilité

L’exposition de ces paramètres fournit l’équation que doit réaliser le ganadero à partir des tientas où il va opérer un choix dont il ne connaitra le résultat au mieux que deux ans plus tard et en fonction du semental affecté à la vache choisie

 

Mis à part lors du tentadero, les vecteurs incontournables permettant d’apprécier l’aspect brave de l’animal, à savoir : cheval, moteur, noblesse, comportement global, allure. Il est nécessaire de prendre en compte des paramètres plus particuliers qui ont un fondement physiologique mais qui déclineront la qualité de l’élevage sur le long terme et entraineront le développement musculaire et ipso facto la personnalité physique du toro lors de son combat

 

Lorsque le toro pénètre en courant dans une arène, le spectateur est tout d’abord frappé par l’impression de puissance qui se dégage de cette masse de muscles

C’est grâce à la résistance musculaire, acquise au cours des quatre années d’élevage qu’il pourra affronter et résister aux assauts successifs qu’il subit lors du combat

 

 

Le bovin détient trois types de fibres :

  • Type 1 rouges oxydatives pour contraction lente bonne résistance à la fatigue. Cette fibre intervient dans la faena qui nécessite des efforts plus lents et plus longs qui orientent le muscle vers un métabolisme oxydatif aboutissant à l’épuisement final.
  • Type 2 rouges oxydoglycolytique qui se caractérisent par une contraction rapide avec une moins bonne résistance à la fatigue avec forte concentration en glycogène. Fibres utilisées durant la pique où l’animal fournit des efforts violents et vifs consommant beaucoup de glycogènes.
  • Type 2 blanches glycolytiques qui permettent une contraction rapide avec une faible résistance à la fatigue. Ces fibres interviennent dans les muscles de locomotion et lors de récupération et de recherche d’un second souffle comme lors du tercio de banderilles malgré les pertes hémorragiques importantes.

 

Chaque animal possède au départ des qualités plus ou moins grandes qu’il peut développer avec l’entrainement.

 

 

Alimentation

 

Si l’alimentation n’est pas partie prenante du manejo, on ne peut oublier ce paramètre. Dans les 12 premiers mois tout retard de croissance est définitif, une insuffisance de lait pénalise le développement de fibres lentes, un bon allaitement dans les premiers mois favorise le développement des fibres rapides.

 

Après 12 mois le niveau alimentaire se réduit, les animaux se déplacent, la croissance compensatrice fait son effet en utilisant le cycle de pousse de l’herbe en évitant les seuils de carence en minéraux oligo-éléments. Cette opération dure jusque vers trois ans.

 

Vers trois ans s’opère une transformation morphologique avec une répartition différente de masses musculaires. Seules des régions cervicales thoraciques se développent, notamment de façon très importante. Il est nécessaire à partir de trois ans de privilégier la croissance régulière et de supprimer toute croissance compensatrice par un développement de fibres rapides, d’accumulation de graisse sous cutanée.

 

De la troisième à la quatrième année, on ajoute du foin et des aliments enrichis en minéraux, vitamines et oligo-éléments, le fameux pienso.

 

Les cornes

 

Un autre critère anatomique concerne bien sûr les cornes dont la présence contribue au caractère dangereux et impressionnant de la corrida. Les cornes doivent mesurer de 37 à 53 cm de berceau pour 50 à 70 cm de longueur. Comme vous le savez elle sont parfois protégées par des fundas. Cette opération de pose et dépose s’opère dans une caisse dénommée muesco qui sert également pour les soins et facilite l’intervention du vétérinaire lorsque cela est nécessaire. Cette cage évite aux animaux un stress excessif.

 

Le toro apprécie la présence et la distance à l’aide des cornes

 

Les autres sens

 

La vision du toro de combat est semblable à celle des autres bovins, l’acuité visuelle est faible et environ 70% sont touchés par la myopie. Le toro possède toutefois une vision lointaine assez précise. Ce facteur est d’importance dans l’arène pour le torero qui doit rapidement trouver le sitio où le toro est le plus à même pour répondre à sa demande.

 

Comme vous le savez le déclenchement de la charge est en fait dû à la stimulation du mouvement et non à la couleur. L’ouïe du toro est bonne et considérée du même niveau que celle de l’homme.

 

L’odorat est très développé et joue un rôle important dans la communication (le sang du toro lidié est enlevé dans l’arène avant arrivée du toro suivant).

 

La vie quotidienne du toro bravo

 

Le Toro est destiné à livrer un combat face au torero. La beauté et la réussite du spectacle passe par une spontanéité de l’animal qui est altérée par toute confrontation préalable avec l’homme. Plus exactement, il faut éviter toutes les situations comparables à celles que le Toro subira au sein de l’arène, et toutes les manipulations des animaux au cours de l’élevage nécessiteront donc une technique adaptée.

 

Outre les pratiques précoces de marquage et les soins vétérinaires, les toros vivent en liberté au sein de grands espaces, le plus souvent sous forme de troupeaux puisqu’ils manifestent spontanément un esprit grégaire.

 

Les males sont évidemment toujours séparés des femelles sauf dans le cas du semental durant la période de reproduction. Le contrôle des déplacements est difficile dans la mesure où le Toro est un animal méfiant qui fuit toute situation inconnue ou plus particulièrement l’isolement loin de ses congénères.

 

Le rôle des cabestros est donc essentiel puisque par leur intermédiaire sont facilités l’isolement de toro ou les manipulations du troupeau entier. En effet, le toro encerclé par ces boeufs munis de bruyantes cloches se sent rassuré et suit le mouvement général sans appréhension. Le troupeau est déplacé lorsque la prairie sur laquelle il se trouve ne fournit plus une quantité de pâture suffisante.

 

Les moyens de communication entre les animaux sont limités, l’échange d’informations s’appuyant en fait sur la posture visuelle souvent caractéristique, les vocalisations et les odeurs.

 

L’organisation du groupe s’appuie sur un équilibre précaire entre le désir de rester avec ses congénères mais aussi celui de conserver un espace personnel dont la violation engendrera inévitablement des conflits. La hiérarchie s’établit spontanément elle est essentiellement basée sur des critères physiques : poids taille mais aussi sur des facteurs plus variés : état hormonal ancienneté dans le groupe la race etc. Cette organisation est nécessaire puisque ces animaux grégaires effectuent l’ensemble de leurs activités (prises d’aliments ruminations, repos, déplacement) au même moment.

 

 

En conclusion, pour comprendre l’attirance que peut susciter la tauromachie spectacle, a priori cruelle, il ne faut pas l’isoler de son contexte mais l’envisager dans le cadre d’une culture, d’une ambiance où la passion prédomine. Passion des lumières, passions des odeurs, passion de la musique pendant laquelle les arènes se remplissent lentement dans l’attente du spectacle. Passion des hommes, torero ou éleveur, tous très dignes qui observent d’un œil aguerri un environnement qui constitue leur raison de vivre.

Passion enfin pour un animal singulier et impressionnant, le toro brave qui se livre avec noblesse et courage dans un combat mortel pour lequel il a été sélectionné.

 

Le spectacle Taurin peut assurément apparaître inutile et incompréhensible.

Il vise seulement à mettre en valeur l’ampleur du travail réalisé en amont par des hommes dont la motivation repose certes sur l’amour de la corrida mais avant tout sur l’amour du toro.

 

Jean-Marie Raymond

Octobre 2018

 

 

 

 

 

Francis Wolff revient !

Publié le par cercletaurin.nimois

Francis Wolff revient !
Nouvel épisode de la série "BRAVE"  jeudi prochain 7 Février avec la venue du philosophe Francis Wolff aux Jeudis du Cercle. 
 
Par le passé, Francis Wolff a animé de brillantes soirées des Jeudis du Cercle. Il récidive le 7 février dans le cadre du Cycle Culturel du CERCLE TAURIN NÎMOIS sur le thème :
 
Les paradoxes de la Bravoure
ou 
De quoi la Bravoure est-elle le nom ?
 
Une soirée riche de culture taurine en perspective, dans le cadre accueillant du Moulin Gazay et son traditionnel cocktail.
 
 
 
DATE LIMITE des INSCRIPTIONS : le 5 FEVRIER 2019
 

UN FILÓSOFO EN LA ARENA

Publié le par cercletaurin.nimois

Le philosophe français Francis Wolff, grand aficionado, décide d’entreprendre un voyage en France, au Mexique et en Espagne avec deux cinéastes mexicains qui ne connaissent rien de ce monde de la corrida. Au fil de ce voyage, ils rencontrent divers personnages avec lesquels ils réfléchissent sur la relation des êtres humains avec les animaux et la nature, sur la signification de ce voyage qu'est la vie et sur notre relation avec la mort.

 

Dès son retour de Mexico où la première du film UN FILOSOFO EN LA ARENA vient d’être présentée, Francis Wolf a accepté de faire une halte aux Jeudis du Cercle Jeudi 7 Février afin d’évoquer à son tour la Bravoure, objet de notre passion.

 

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