18 articles avec ferias

Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020

Publié le par cercletaurin.nimois

Ce voyage a eu la particularité de se dérouler sur les deux pays voisins Portugal et Espagne, nous avons eu  l'occasion à plusieurs reprises de passer de l'un vers l'autre, et bien sûr en restant très attentifs à bien observer le décalage horaire, de une heure entre les deux pays. 

La première étape de notre voyage débute au Portugal, et c'est tout naturellement que notre vol Marseille Lisbonne se pose à l'aéroport Humberto Delgado. 

 

Notre groupe récupère notre voyagiste '' Top Evasion '' et en bus nous voilà sur la route pour rejoindre la petite ville d'ELVAS , distante d'environ 200 kms, très proche de la frontière avec l'Espagne, frontière que nous franchirons quasi quotidiennement tout au long des 6 jours que va durer notre voyage. Notre hôtel LUIS II, où nous serons logés pour ce séjour, se situe au pied de l'aqueduc d'Amoreira, la terrasse de l'établissement nous donne une vue imprenable sur le monument, idéalement placé à deux pas du centre historique de cette bourgade, que nous aurons l'occasion de découvrir le 3 ème jour, au travers d'une visite guidée.

 

Aujourd'hui 6 mars, pour ce deuxième jour, nous allons bénéficier d'un temps ensoleillé avec  un ciel bien dégagé, ce qui nous réjouit vraiment, car ce matin nous restons au Portugal pour nous rendre à la ganadéria VEGA TEIXEIRA 

Nous sommes reçu par le ganadéro en personne au portail de la propriété.

Le rêve, une finca magnifique, un campo vaste et verdoyant avec plein de souvenirs et un ganadéro à notre écoute et d'une grande amabilité pour nous tous. 

Au début nous assistons à une tienta de 3 vaches, torées par Joaquin Ribeiro '' Cuqui'' mais le bétail  n'a pas satisfait le ganadéro qui ne le gardera probablement pas .

 

puis nous continuons dans la charrette ..................... 

et pour certains dans la Jeep avec la visite du campo, où nous serons au plus près des toros.

Ces toros magnifiques sont destinés aux "Forcados".

les toros ont des fundas  

Grand moment de convivialité lors d'un excellent repas,

 

avec spécialité portugaise, un potage au bacalhau

 

                                                                                                                                                            au moment du départ, nous remercions Antonio José Da Veiga Teixeira, pour son accueil, et pour sa grande disponibilité envers le groupe durant  toute cette journée.

la soirée étant libre, nous partageons quelques assiettes tapas au bar de l'hôtel.

                                           ci-dessous photos souvenir de cette journée 

 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020

Samedi 7 mars, temps toujours ensoleillé, frais le matin, mais la température va monter tout au long de la journée.

Aujourd’hui  nous allons faire la  visite guidée et commentée de la petite ville d'Elvas. Elvas, environ 25000 habitants, inscrite au patrimoine de l'Unesco, marquée pendant plusieurs siècles par les multiples batailles entre les armées Portugaises et Espagnoles a joué un grand rôle militaire, notamment au moment de la guerre de la Restauration entre les deux pays, particulièrement lors de la bataille d'Elvas le 14 janvier 1659.

La ville est protégée par de grosses fortifications, murailles et bâtiments militaires, 

car Elvas a abrité de nombreuses garnisons, elle était considérée posséder un des plus grands systèmes défensifs au monde.

Située sur les hauteurs avec une vue imprenable sur la vallée. Au cours de cette visite nous découvrons,   cette fontaine où arrive l'eau de l'aqueduc. ''Aqueduto da Amoreira''  dont la construction a duré 1 siècle, qui date de 1622, un des plus longs d'Europe avec presque 8 kms.

 La ''Praca da Republica''

La cathédrale de Nossa Senhora de Assunçao, 

 Rues et monuments de la ville '' Pelourinho ''  le lieu où on exposait les condamnés

A l'issue de la visite, c'est avec grand plaisir que nous prenons un petit moment de pose, dans un restaurant typique portuguais .......  avant de partir vers Olivenza pour assister à notre première corrida....

quelques photos souvenir...

 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020

En route pour Olivenza, pour découvrir cette féria 2020. Pour la première fois nous franchissons la frontière en traversant le Rio Guadiana....avec le vieux pont, en fond de photo, partiellement détruit.

Cette féria ouvre la temporada espagnole.

C'est également pour nous autres aficionados la première féria de l'année.

Les cartels annoncés paraissent très prometteurs.

 

La foule des grands jours y una grande cola para entrar.

 

 

 

Dans des arènes bondées, nous sommes installés sur des emplacements restreints..

 

Sous un soleil de printemps les chapeaux sont de rigueur..

 

 

 

Nous étions à nos aises,                                          mais ça c'était avant !!

 

 

 

       mais, tout le monde n'a pas encore trouvé sa place,.....

                                                                      ah cette jeunesse!

ces visages ne sont pas inconnus........vous n'êtes pas du C.T.N, mesdames  ?

L'oeil de Monique..

Cette première corrida (Garcigrande - Domingo Hernandez) avec PONCE - FERREIRA et EL JULI n'a pas répondu à nos attentes d'aficionados au point de vue "toros", le 5ème faisant preuve d'une noblesse évidente fut "indulté" à la demande majoritaire du public et d'Antonio FERREIRA (!) qui nous servit une faena intelligente certes, mais de là à l'indulto....il y a un fossé !

Jolies passes de PONCE, poncinas à des toros sans charges mais il sait faire.

 

 

 

 

Pas grand chose à dire du JULI qui en ce moment vit sur ses acquis et qui nous salue bien..

 

FERREIRA dans son style,                                     triomphateur et heureux.. 

 

 

et le palco passe  à l'orange   pour le nommé  '' Atajante''                                       

Sortie à hombros y puerta grande.. 

Nous quittons la plaza,  un peu sur notre faim pour cette première...

 et en parlant de faim, nous rentrons sur Elvas,  pour une soirée libre, tapas y bebidas. 

  Olé

 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020

Dimanche 8 mars, cette journée est entièrement consacrée à Olivenza, 2 paseos au programme, matin et après midi, déambulation au milieu de la fête, animations dans les rues, tapas y bebidas.. et quelques prises de vues de la ville.

Un temps toujours autant ensoleillé

 '' y hoy, otra grande cola''  pour accéder à la plaza '' Marceliano Ortiz Blasco ''

 

hier, ils étaient déjà là ces braves gens ?

ceux là aussi, non ?

 

 

 

L'oeil de Monique :

               La deuxième corrida, mano à mano Emilio De JUSTO et Gines MARÍN, devant des toros de Victoriano del Río, nous a permis d'apprécier l'envie d'Emilio De JUSTO qui nous a gratifié de trois faenas sérieuses et classiques faites de passes fondamentales, véroniques à la cape, derechazos et naturelles à la muleta, les estocades furent engagées et réussies et, cerise sur le gâteau, il nous a fait une "porta gayola" inhabituelle dans son toreo, elle a été ratée mais, peu importe, c'était bien de la tenter. Nous retiendrons également, une fin de faena à son troisième exemplaire sous un espontaneo flamenco, suivi d'une épée très efficace, 2 oreilles.

 Une porta gayola qui a laissé des traces

 

Gines MARÍN, jeune torero qui progresse bien, ses faenas sont bien construites, variées et efficaces, gros progrès aussi au niveau de ses estocades, il a été déclaré vainqueur de la féria d'Olivenza par un jury de "Revisteros taurins". Ce "mano à mano" fut intéressant malgré le changement d'un toro, ce qui nous a permis de faire connaissance des "cabestros", dont un très jeune, dont la prestation pour faire rentrer le toro fut cocasse... 

 

 

Porta gayola pour Marin également à son deuxième .

sortie à hombros pour les 2 toréros et pour le ganadero

photos souvenirs de la journée 

 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020

Entr'acte et restauration , encierro a las doce !!! 

...OUF  quelques temps de répis et on y retourne 


 

            toujours le 8 mars la façade de cette maison nous le rappelle..

Houlala ...... les gradins de '' Marceliano Ortiz Blasco''  se sont dilatés,....                               chaleur ? secousse sismique ?

 

mais quelle est l'origine de ce phénomène, ...trouvé 

             

 

une piste irréprochable .....  mais .... ça fait pas une corrida  !!!

 

 L'oeil de Monique :

La corrida de l'après-midi n'a pas tenu ses promesses, malgré son trio de vedettes, toros de Zalduendo à vite oublier, sans forces et mauvais à la pique, éteints à la muleta. Le sobrero sorti en remplacement d'un boiteux fut identique et en plus "manso" et oh ! stupeur, il échut à Morante de LA PUEBLA qui se décida à le toréer en "querencia", passes tirées une à une, ce fut bref mais bon, il fallait le faire !

 

MANZANARES toujours élégant mais toréant du bout de la muleta sans prendre de risques,

 

Pablo AGUADO, prudent, sans peine ni gloire. Que peuvent faire trois grands toreros devant des toros qui n'ont pas de jus ?                                                                                                         Hasta luego  Pablo 


Ainsi le volet corridas se termine !  Adios Olivenza 

Quel plaisir, nous avons eu à nous retrouver dans ces arênes après quelques "esquichades" et de grosses "rigolades" !

Avant de reprendre la route vers ELVAS, nous avons encore le temps d'apprécier ce moment de fin de tarde,  tertulia autour de unos vasos de vinos

 

 

Pour cette soirée, repas pour le groupe dans un restaurant typique alentajano  

 

 

 

Tard dans la soirée, nous rentrons vers l'hôtel à Elvas, pour reposer les pieds....

Lundi 9 mars, pour cette dernière journée entière de ce voyage nous avons de la route à faire.

en effet nous allons à la finca '' Los Alijares ''  Chez ADOLPHO MARTIN

 

c'est son neveu qui  nous a accueilli par un discours philosophique sur la "tierra"

Et un pot de bienvenue original : "caldo" agrémenté de vin blanc.

ce caldo est un bouillon de volaille, il est possible si on veut en corser le goût, de rajouter une rasade de vin blanc...

Puis visite de la ganaderia et là.....magie des toros, dans un silence de cathédrale comme en ce moment dans nos villes et villages,.....

son pastre nous a rapproché le lot de 15 toros pour la San Isidro de Madrid ! un grand moment !

Nous étions les yeux dans les yeux, séparés de 20 m par une murette, les robes variaient du gris clair au gris foncé, mêlées de noir, il fallait vivre ce moment là. !

Les lots pour Castellon et Mont de Marsan nous étaient présentés, moins majestueux que les précédents. 

de retour du campo, nous partageons un plat traditionnel de la casa '' le pan y dedo '' 

la recette: soubressade bien revenue à la poelle avec des oeufs au plat posés dessus, on mélange le tout et on mange avec les doigts en trempant du pain, moment très apprécié par le groupe

et particulièrement par nos médecins !!!!! 

 

 

 

autour d'une belle table, chez le ganadero.............. 

 

  

et   Flamenco  au dessert..

à bientôt ganadéro et encore merci 

sur le trajet retour vers Elvas, nous faisons un arrêt dans la ville de Mérida, nous prenons un peu de temps pour visiter les arênes, il n'y a plus de corridas aujourd'hui, Sébastien Castella un des derniers toreros au paséo.. 

en fin de journée, magnifique couché de soleil, avec notre dernier toro du voyage ...arrivée à Elvas et soirée libre ... 

 photos souvenirs de cette journée 

 

 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020
 Le CTN à OLIVENZA du 5 au 10 mars 2020

Dernier jour de notre voyage, et toujours sous le soleil, nous sommes sur le point de prendre la route qui nous mènera vers l'aéroport, mais avant de prendre notre avion, nous faisons une halte à Lisbonne pour la visite guidée des arènes..     

                                       

             Trés attentifs aux commentaires

                                                                       découverte de l'intérieur 

 

et  des installations    .........................     

et du musée  

 

Le président sort les oreilles pour la réussite de ce voyage

Photo de famille au centre de la piste ....

 

  avant de laisser notre voyagiste, installé à la terrasse du Volapié tout le groupe lève son verre à la santé du CTN 

 

 

  L'oeil de Monique :

Oui ce voyage a été pour les 29 participants une bouée de sauvetage en ce début d'année, sous la houlette efficace de notre voyagiste TOP EVASION, et en tous points conforme au programme concocté par la commission Voyages. Nous attendrons tranquillement en confinement et, espérons-le en bonne santé, le moment de pouvoir nous rassembler pour voir des toros et nous éclater, tant pis s'ils ne répondent pas à nos attentes, nous y serons quand même !

Abrasos.   Monique Dessus pour la commission taurine

 

Remerciements, à la commission taurine et à Monique pour les '' reseñas '' avisées tout au long de  notre séjour, remerciements pour notre voyagiste TOP EVASION, pour la mise en oeuvre du projet, pour sa disponibilité et pour sa réactivité lors des changements de l'emploi du temps, remerciements au groupe pour la  transmission de photos, pour l'ambiance générale hyper sympathique au cours du voyage, pour la bonne humeur très conviviale.   

 

 

Nous garderons un très bon souvenir de ce voyage, par ailleurs, et avec le recul nécessaire le groupe a été épargné du Covid -19, pourtant l'épidémie semblait déjà présente et des aficionados espagnols avait mis en place les gestes barrières.

La commission voyage..

 

 

 

Rendez-vous pris pour l'an prochain  vers une autre destination,

.........................  la commission voyages y travaille,

                                            à bientôt..

BILBAO 2018 - CARTELS

Publié le par cercletaurin.nimois

BILBAO 2018 -  CARTELS

 

Voici les 5 corridas programmées pendant notre séjour.

Mercredi 22 août  : Juan José Padilla, El Juli y José María Manzanares

(Garcigrande-Domingo Hdez)

Jeudi 23 août : Antonio Ferrera, Miguel Angel Perera y Gines Marin

(El Parrajelo)

Vendredi 24 août : Sébastien Castella, Cayetano y Roca Rey

(Victoriano del rio)

Samedi 25 août : Enrique Ponce, El Juli y Diego Urdiales

(Alcurrucén)

Dimanche 26 août : Octavio Chacón, Pepe Moral y Juan Leal

(Miura)

Jean Frank a pris contact avec la Taquilla de Bilbao pour connaitre le prix des places. A l'heure qu'il est nous n'avons pas encore les prix 2018.

Voici à titre indicatif les prix pratiqués en 2017, mais ils devraient être sensiblement égaux à l'an passé à 1 ou 2 € près.

Il nous conseille de choisir des TENDIDOS SOL ou SOL Y SOMBRA sachant que nous seront fin août et que les corridas commencent à 18 heures.

   PRIX 2017
LOCALISATIONSOMBRAS Y SSOL
TENDIDO FILAS   2 à 780,60 €46,40 €38,80 €
TENDIDO FILAS   8 à 1667,60 €40,80 €29,60 €
TENDIDO FILAS 17 à 1961,20 €37,00 €26,80 €

Ci-dessus un tableau vous permettant de vous faire une idée du prix des places de Corridas  pratiqué par la PLAZA de TORO de VISTA ALEGRE.

Nous vous informons, également que par rapport au prix facial des billets, pour des réservations groupées, la TAQUILLA prend une commission de 5 € en plus des prix ci dessus. 

Nous vous proposerons soit de réserver vos places par l'intermédiaire du club, mais, c'est une nouveauté vous pourrez bien sûr décider de les acheter directement sur place.

 Nous vous adresserons, le  bulletin de réservation des places de corridas, dès communication des tarifs 2018.

A très bientôt.

La commission Voyage et Sorties du CTN.

Ne manquez pas nos prochaines Communications. 

CORRIDAS  : BULLETIN DE RESERVATIONS 

GUGGENHEIM : Exposition temporaire, Horaires et tarifs.

DEPART : Lieu et Horaires

FERIA DE SAINT MARTIN DE CRAU

Publié le par cercletaurin.nimois

OFFRE SPÉCIALE CLUBS TAURINS FERIA DE SAINT MARTIN DE CRAU
 
Cette Feria reste très prisée par les aficionados du CTN

Comme chaque année, La Unica propose aux clubs taurins des places aux tarifs très avantageux pour les corridas du samedi 28 avril et dimanche 29 avril 2018 

Afin de bénéficier de ce tarif, il est recommandé de s'inscrire rapidement, réservations acquittées le 14 avril dernier délai.

Pour réserver ou pour plus d'informations, contacter par message privé Facebook

"La Feria de la Crau la Unica" 

En PJ, l'affiche

Bien amicalement

Frédéric VIDAL

 

 

 

 

 

Bienvenue au club !

Publié le par cercletaurin.nimois

Bonjour chers amis du CTN,

Notre club, compte depuis quelques jours deux nouveaux et très jeunes adhérents, Salomé et Lambert.

Soucieux de découvrir la tauromachie sous toutes ses formes et d'enrichir leur culture taurine, ils nous rejoindront à la rentrée prochaine pour participer au nouveau cycle de conférences qui s'ouvrira le jeudi 5 octobre prochain.

Je gage qu'ils trouveront également, la chaleur et l'amitié des membres du CTN qui est l'ADN du club.

Mais avant cela, ils nous offrent une très belle vidéo sur la dernière féria de Pentecôte Nîmes 2017,

Lambert, cinéaste, a mis en images la corrida de Rejon,

Cliquez sur le lien ci dessous pour retrouver :

Pablo Hermoso de MENDOZA, Andy CARTAGENA et Léa VICENS

https://goo.gl/photos/Q5158UBEmP9Nueb49

Bonnes ferias à vous tous,

à très bientôt sur les gradins d'Arles ou de Nîmes...

Martine.

Gascogne, terre d'histoire

Publié le par Paul Bosc

La Gascogne mérite que l'on s' y attarde ! Historiquement en citant sans doute le plus célèbre Gascon de la littérature : Charles de Batz de Castelmore, dit d'Artagnan qui est né à Lupiac en terre gersoise mais aussi Cyrano de Bergerac qui n'est pas Gascon puisque né en Dordogne mais qui appartenait au régiment des Cadets de Gascogne comme les trois mousquetaires. De cette vieille terre, la guerre de cent ans a laissé des vestiges, des remparts, des donjons comme celui de Bassoues à quelques kilomètres de Montesquiou, et les champs sont continuellement verts. Et, bien sûr, le « bonheur reste dans le pré » : canards et oies, Armagnac, pousse-rapière ou Floc llustrent la carte postale du pays, même si les vignes ne sont pas visibles dans cette partie du Gers. Et puis il y a le rugby, partout. Et puis il y a des garçons aux oreilles flétries par tant de mêlées, aux muscles impressionnants qui vont faire la fête à Vic Fezensac, à Eauze, à Aignan, Nogaro, Plaisance, Riscle et tant d'autres villages où le toro qu'il soit Landais ou Espagnol fait partie des traditions. La mode était, cette année, au port de la marinière, celle mise en vedette par l'ex-ministre Arnaud Montebourg,  de shorts et chaussettes de rugbyman.

Direction Vic-Fezensac pour la Feria du toro et le week-end prolongé de la Pentecôte. Les bodegas y sont ouvertes où le vin local Tariquet coule à flot une grande partie de la nuit, un immense terrain de camping reçoit des milliers de festaïres, le torero Ruiz Miguel qui a connu tant de triomphes ici attend les aficionados devant les arènes Joseph Fourniol.

 

Les novillos de Raso de Portillo font la loi

Samedi les premières clarines sonnent pour quatre novillos de la ganaderia Raso de Portillo pour un mano à mano entre Mario Palacios et Miguel Angel Pacheco. Mais la vedette restera aux deux novillos sortis en piste puisque la course fut interrompue en raison de la pluie. Deux novillos impressionnant par leur force et leur bravoure qui n'ont pas hésité à attaquer la cavalerie à trois ou quatre reprises. Gabin Rehabi les mettra en évidence. Et les aficionados quitteront le ruedo à regret de ne pas avoir vu les deux autres novillos. Rendez-vous à Céret !

Octavio Chacón sort de la mêlé

L'après-midi pour la corrida de Dolores Aguirre, les nuages noirs se bousculent dans le ciel gersois et se dégonfleront par intermittence. Les Dolores prennent trois ou quatre piques. Paulita montre de beaux gestes mais le sorteo ne lui est pas favorable, Alberto Lamelas, le chouchou de Vicois, rate ses estocades et c'est Octavio Chacón qui s'en tire le mieux en coupant une oreille au deuxième exemplaire. Si les deux premiers toros ont été les plus en vue, les quatre autres ont permis de suivre une corrida intéressante.

La corrida-concours gagne ses lettres de noblesse

Si ce genre d'événement est de plus en plus rare, à Vic la tradition est maintenue. Bien lui en fasse car elle a connu de beaux et grands moment notamment par le toro de Miura sorti en première position et celui de Los Maños qui fermait la course. Bien toréé par Domingo Lopez Chaves, le Miura reçut quatre piques, la faena bien construite mais une estocade basse privera le torero d'une oreille pourtant réclamée majoritairement. Il effectuera 2 tours de piste et la bronca fut « présidentielle ».

Le grand moment de cette journée fut la rencontre de Gabin Rehabi avec « Jardinero » pour trois rencontres exceptionnelles accompagnées par l'orchestre « Les Armagnacs » mais « Michelito » le Mexicain de Vic ne fut pas à la hauteur. Il brinda son premier adversaire, le Cuadri, à son père, Michel, enfant du pays. Morenito de Aranda n'était pas dans un bon jour et n'entendit que des silences. C'est toutefois le toro de Los Maños qui a remporté le prix du meilleur toro de la feria.

Une bonne corrida de Palha

Joao Folque de Mendoza, le propriétaire de la ganaderia Palha voulait que ses toros soient mobiles, allant volontiers à la pique et gardant suffisamment de force pour une faena. Ce ne fut pas toujours le cas mais en ce dimanche de Pentecôte il a présenté à Vic une corrida proche de ses désirs. Bien présentés, allant volontiers au cheval, donnant aux faenas du relief, les Palha ont été applaudis à l'arrastre. Dans la catégorie toreros, Alberto Aguilar a complètement raté ses coups d'épée lardant littéralement son premier adversaire. Ruben Pinar a été intéressant à son premier mais a perdu tout espoir de trophée avec l'épée, et il a été débordé par le sixième. Emilio de Justo qui a marqué cette corrida, coupant à chaque toro une oreille. Sortie en triomphe et déclaré meilleur torero de la Feria. Le mayoral Joaquim Dos Santos a salué en piste.

Lundi : grande ovation pour Juan Bautista

La corrida de Alcurrucén clôturait cette Feria 2017 avec le soleil. Curro Diaz coupa une oreille au premier, Juan Bautista aussi, de belle manière et reçut une véritable ovation. Moins convainquant au cinquième, il marqua toutefois la course par son professionnalisme. Manolo Vanegas recevait ce jour l'alternative. A la fin du paseo, un hommage fut rendu à Philippe Cuillé disparu récemment. Le Venezuelien coupa sa première oreille avec « Cumbra Alta » le toro d'alternative et s'engagea à fond dans les combats. Tour de piste et certainement que son nom sera retenu par le Club taurin vicois pour les prochaines Ferias du Toro.

Mardi matin, les campings étaient vide, la jeunesse avait quitté le navire, et les marinières rangées dans les sacs de voyage. La Gascogne retrouvait son charme rural mais à Vic elle avait satisfait des milliers de véritables aficionados. Et dire qu'un site internet espagnol écrivait que les toros étaient afeités. Mais certainement que l'auteur avait consommé trop de produits locaux de qualité.

On vous invite à venir voir sur place...

LA CRAU 2017 : TARIF AFICIONADO

Publié le par cercletaurin.nimois

IMPORTANT !

Paul Bosc nous prie de rappeler que les organisateurs de la feria de la Crau (29 et 30 avril) renouvellent cette année encore le tarif pour les clubs taurins de places au 2e ou 3e rang au prix du 5e rang.

CONTACTEZ-NOUS : cercletaurin.nimois@gmail.com

Les 29 et 30 Avril prochains aura lieu la 24ème FERIA de la CRAU. Cette édition met à l'honneur les élevages français, notamment le dimanche avec un lot des frères Galon dont nous verrons si le ramage se rapporte à son flatteur plumage.

Lire ci-dessous l'article de Paul Bosc.

Gallon à la Feria de la Crau

Publié le par Paul Bosc

Il s'appelait Aimé

Comment, avec un prénom pareil, aurait-il pu être un autre homme ? Aimé Gallon n'était que gentillesse, amabilité et ne connaissait que le sourire pour répondre à chacun. C'est l'image dont, sans doute, tous les aficionados se souviennent quand on évoque le fondateur de la ganaderia Aimé Gallon, le plus ancien éleveur de toro de combat français. Avec son épouse Isabelle, que tous surnommaient « Belou », il avait acheté, en 1956, la manade Lescot. Il y avait un peu de tout dans le lot de vaches et taureaux : des taureaux camarguais, des croisés espagnols, sans doute des Santa Coloma que l'on retrouve dans presque toutes les ganaderias du pays d'Arles et de Crau à cette époque.

Mais Aimé s'était fixé comme pari de faire ressortir la race pure espagnole pour créer un véritable élevage de toros de combat. Pour réaliser son rêve et faire vivre sa famille, il cultiva d'abord du riz puis du foin de Crau sur la propriété du mas d'Icard à Mas-Thibert et tenta l'aventure avec divers étalons d'origines Domecq. Dès 1957 il présente une novillada sans picador et une novillada piquée en 1958. Mais les résultats ne sont pas satisfaisants ou, tout au moins ne conviennent pas au rêve de ce « grand-petit homme ». Malgré des résultats remarquables comme cette novillada le 20 mai 1993 dans les arènes de Lunel où Ricardo Ortiz s'est illustré face à « Campero », en 1999, la maladie décime l'élevage et Aimé qui depuis 1972 a l'aide de ses fils Michel et Jean-Pierre achète deux sementales et une centaine de vaches aux éleveurs andalous Angel et Juan Antonio Sampedro, purs Juan Pedro Domecq.

Au mas d'Icard, ce qui reste de l'ancien élevage est séparé des Sampedro et le long travail de la sélection recommence. Les bêtes ont la bravoure et la noblesse mais la faiblesse gâche ou cache souvent ces qualités primordiales.

Enfin, en 2004, 2005 et 2006, la ganaderia Aimé Gallon et fils obtient des résultats satisfaisants notamment à Céret en corrida avec « Despierdito » ou à Tarascon où le novillo « Giraldito » gagne la novillada-concours et permet à Jérémy Banti de triompher. A Aire-sur-Adour, c'est « Opulento » qui gagne la corrida-concours.

Bien sûr Saint-Martin de Crau est aussi le théâtre de nombreux succès et on se souvient notamment de Morenito de Aranda face au toro « Desertierto » de Gallon en 2015 honorant ainsi le prix « Aimé Gallon » mis en compétition chaque année.

Aimé est parti, voilà dix ans et son épouse Isabelle l'a rejoint en 2015. Aujourd'hui Michel et Jean-Pierre mène la barque et leur descendance prendront bientôt les rênes de la ganaderia.

Un jour Michel racontait que son rêve serait de toréer à Séville, à la Maestranza.

Le chemin se dessine tout doucement avec cette triomphale corrida à Iniesta en août 2015 où 8 oreilles ont été coupées et « Odalisco » grâcié par Morenito de Aranda avec sortie en triomphe des éleveurs et des toreros Cesar Jimenez et Francisco José Espada qui revient dans les arènes de Saint-Martin cette année.

L'année dernière c'est à Navalcan le 15 août que les toros de Aimé Gallon et fils se distinguent avec encore Morenito de Aranda (2 oreilles et 1 oreille) ; Cesar Jimenez (2 oreilles et 2 oreilles) et Joaquin Galdos (2 oreilles et 2 oreilles), le quatrième toro effectue une vuelta posthume.

Pour la feria de la Crau 2017, le 30 avril prochain une corrida de Gallon est programmée avec Morenito de Aranda devenu une relation privilégiée entre les éleveurs et le torero de Burgos, Juan Leal, le torero arlésien et Francisco José Espada, triomphateur également de la corrida de Iniesta.

Un cartel que Aimé regarde, de là-haut, derrière ses grosses lunettes rondes, avec la satisfaction d'avoir réussi sa vie.

 

Paul BOSC

22/02/2017

 

Des toros à Nîmes

Publié le par Paul Bosc

Des toros à Nîmes

Enfin une corrida qui réconcilie avec la tauromachie

Par Paul Bosc

Lassé de ces Ferias aux encastes uniques, abruti par ces faenas aux cambiadas et redondos incessants, énervé par ces toros sans cornes, sans force qui s'affalent et se dégonflent comme des baudruches après un picotazo. Saturé par ces toreros qui font la pluie et le beau temps, qui choisissent leurs toros et font les mécontents quand ils trouvent que cela ne tourne pas rond. Marre de s'ennuyer aux arènes quand on a payé une somme rondelette, assis sur des planches mal jointes, ou des pierres. J'ai ignoré la Pentecôte nîmoise pour toutes ces raisons. Et prêt à ne plus mettre les pieds dans une arène.

Mais Sébastien Castella et son solo face aux Adolfo Martin a titillé mon aficion et je voulais revoir Thomas Joubert après ses succès à Arles et Istres. Allez tant pis, l'aventure reste l'aventure.Si, malgré quelques points forts comme le tercio de piques avec Gabin à la belle ouvrage au 4e Adolfo Martin, la faena au ralenti de Sébastien face au second, les banderilles de Marco Leal et Morenito d'Arles, je n'ai pas beaucoup vibré par la prestation des toros ni celle du torero qui a chaque fois échoué en portant les armes. Six toros et seulement 2 oreilles, le bilan est plutôt léger pour ce garçon qui est sorti par la grande porte des arènes de Madrid et qui est considéré comme l'un des plus grands toreros actuels. Bref, j'étais presque au bord de la rupture et prêt à boucler mon baluchon pour repartir dans mon ermitage.

Puis sonnent à 11 h 30 pétantes les clarines qui ouvrent la corrida de ce dimanche 18 septembre 2016 où défilent Juan Bautista (châtaigne et ors) qui remplace Roca Rey blessé, Mari Manzanares (violet et ors) et Thomas Joubert (blanc soutenu de noir) qui confirme son alternative. Dans le toril attendent 4 Victonario del Rio et 2 ganaderia de Cortes (même propriétaire) qui seront désignés pour Thomas.

C'est le torero arlésien récipiendaire qui débute ; l'autre Arlésien étant le parrain de la cérémonie. Thomas Joubert s'impose avec le capote et après les deux piques réglementaires et la cérémonie d'investiture, il entame sa faena, droit comme un « i », sans brusquerie avec cet aplomb, ce courage qui inspire le respect. Sa tauromachie est encore à parfaire, il faut effacer quelques scories, éliminer certaines improvisations, mais il sait faire passer un sacré courant entre lui et le public. La tension est palpable sur les gradins car le Cortes n'est pas du genre facile, plutôt teigneux et vicieux même.Puis au sortir d'un pecho Thomas glisse, chute et a le réflexe de rouler sur lui-même pour éviter les coups de cornes. Un sabot lui marche sur le visage et il était certainement inanimé quand le Cortes le jette par dessus ses cornes. Le torero retombe lourdement. Il ne bouge plus. On craint le pire quand il est conduit à l'infirmerie. Déjà lors de son alternative arlésienne, quand il portait le nom de Tomasito, il avait subi une cornada qui l'avait tenu éloigné des arènes et il avait renoncé à toréer pendant une temporada. Sa tauromachie est unique, laissant penser qu'il est insouciant face au danger et montrant un visage fermé qui fait penser aux photographies de Manolete.

C'est Juan Bautista qui lui succède. Il aurait pu éviter la faena et éliminer l'animal rapidement mais ce n'est pas dans le genre de la maison. Il dessinera une faena complète avant de coucher le Cortes et être appelé à saluer.

José Mari Manzanares voit sortir le premier des Victoriano del Rio. Le vent qui souffle sur la piste le gêne mais il coupera 1 oreille après quelques séries de haute qualité qui sont les marques de ce torero et que le public connaît maintenant par cœur et une estocade par recibir. Retour de l'Arlésien Juan Bautista qui coupe lui aussi 1 oreille montrant son envie de nouveau triomph

Manzanares s'énerve contre le vent et ne parvient pas à creuser l'écart avec Juan Bautista (ovation).

C'est ici que la corrida devient éblouissante, extraordinaire, sensationnelle. Une corrida qui enthousiasme, qui fait mouiller les yeux de bonheur, qui réconcilie avec une tauromachie qui donne des émotions, la chair de poule qui fait que ce spectacle ne peut rivaliser avec aucun autre. Une corrida-vérité. Une corrida-bonheur. Juan Bautista sait d'entrée que ce Victoriano peut lui ouvrir la porte des Consuls. Il attaque avec franchise, baisse la tête dans l'étoffe, attaque le picador avec franchise et garde la gueule fermée jusqu'à son dernier souffle de vie.

Juan Bautista pose les banderilles, la deuxième paire au quiebro près des barrières, la troisième « al violin ». La faena sera intense avec des séries de derechazos et de naturelles dessinées comme une aquarelle et agrémentées de quelques passes de fantaisies. Le concerto d'Aranjuez accompagne le maestro dans son rythme et sa lenteur. Le public clame son bonheur.

La perfection n'est, peut-être pas de se monde mais la tauromachie de Juan Bautista s'en approche. Là aussi une estocade en recevant la charge du toro libère l'angoisse et la caste du toro s'affichera en résistant longuement à mettre les genoux en terre.

Les 2 oreilles et la queue récompenseront l'artiste. Une vuelta posthume accompagnera la dépouille du Victoriano del Rio et pendant la vuelta du matador, le mayoral suivra les pas de la cuadrilla. Un enfant viendra en piste porter un bouquet d’œillets rouges en échange d'un des trophées obtenus.

Mais l'émotion était encore là, présente avec le retour en piste de Thomas Joubert qui a eu la mâchoire fracturée par son premier toro. Son courage, sa détermination seront payants. Le 6e toro est à nouveau de la ganaderia Cortes, assez lourd, mais plus conciliant que son frère. Il permet des audaces artistiques que n'hésitent pas à utiliser le torero d'Arles. Sa passivité n'est qu'apparente. Il ose tout, frôlant la blessure à chaque séries. Il conquiert le public, il domine le toro. C'est beau ! On ne voudrait plus que cela s'arrête. On reviendra voir Thomas Joubert. On l'aime déjà. Il ne reste qu'à conclure. Lui aussi tente le recibir. Et le réussit. Le public réclame les deux oreilles et la présidence les accorde. C'est du délire pendant sa vuelta. On l'acclame ; on lui jette des fleurs et des chapeaux. La corrida est redevenue une fête où l'on pleure et où, malgré les dangers, on est heureux. C'est rare de nos jours.

Pendant que Manzanares et ensuite Thomas Joubert quittent la piste vers la porte des cuadrillas, Juan Bautista est porté en triomphe vers la grande porte. Celle des Consuls.

Triste feria

Publié le par Charles CREPIN

Triste feria

Triste Pentecôte nîmoise, critiquée dans la presse taurine et les tertulias pour le bétail vu en piste : saucisses, sardines, bonbons mous bien sucrés, charlotade, etc. Cette dérive sémantique traduit une réelle lassitude et une frustration grandissante au sein de l’aficion comme d’autres publics, inspirée par des courses placées sous le signe de la faiblesse, de l’absence de bravoure et de caste, ainsi que d’une présentation indigne de la catégorie revendiquée par la 1ère place taurine française. Au bilan, 24 oreilles tout de même…

L’annonce des cartels donnait déjà quelques signes annonciateurs de ce revers. Non pas seulement à cause de l’exclusivité de l’encaste Domecq, qui dans certaines grandes arènes présente des exemplaires bien mieux dotés et même parfois des comportements plébiscités. Mais surtout par le medio-toro de basse catégorie décrit plus haut, dont l’empresa nîmoise s’est fait une spécialité, sans concession à la variété ni surtout à la qualité souhaitée par les aficionados.

Des nîmois déçus, chaque année plus nombreux pour la Pentecôte, désertent leur amphithéâtre au profit de Vic Fézensac. Il en est de même pour la fréquentation des aficionados en provenance d’autres régions taurines, qui ont glissé sur la même pente. Nîmes ne séduit plus l’aficion autant qu’avant, et ce mouvement risque d’aller a mas

Qu’importe : l’organisateur nîmois est conforté par la présence de touristes encore assez nombreux. Cas unique en France, et sans doute en Espagne, il est dégagé des obligations réglementaires et affranchi des contrôles en vigueur dans les autres places taurines. Il semble enfin avoir les coudées franches et bénéficier du quitus pour sa gestion. C'est sans doute ce qui lui permet d’afficher publiquement son mépris de l’aficion.

La Feria de Nîmes comme vous l’avez (sans doute) connue !

Publié le par Paul Bosc

La Feria de Nîmes comme vous l’avez (sans doute) connue !

C’était hier ! C’est-à-dire soixante ou soixante-dix ans dans le passé, même s’il nous semble que nous venons de le vivre. Dans un autre siècle. En 1952, la feria de Nîmes vient de naître par l’action de cinq sociétés taurines : le cercle taurin nîmois, l’Aficion cheminote, Lou Ferry, les Amis de Toros et l’Union taurine nîmoise afin de créer un week-end taurin avec, en cette occasion, le 37ème congrès de la Fédération des Sociétés Taurines de France.

Ce souvenir-là n’est pas resté gravé dans le disque dur de la mémoire. Trop jeunes, trop petits ces enfants nés à la fin de la guerre. Tout juste reste-t-il pour leurs premiers émois tauromachiques, le taureau « Vovo » ou un film : « la Course de taureaux » et les couleurs éclatantes des costumes des toreros, ces capes rose et jaune, ces muletas toutes rouges quand leurs parents les emmenaient voir « le dernier toro » quand il y avait une corrida aux arènes. Les portes s’ouvraient alors gratuitement et il fallait grimper avec nos petites jambes de bambins les marches de l’amphithéâtre pour apercevoir la faena du torero. C’était magique et magnifique.

Puis les années ont passé. La Feria de la Pentecôte a échappé aux sociétés taurines qui auraient bien voulu que la municipalité Tailhades et le directeur des arènes Ferdinand Aymé leur laissent les coudées franches pour organiser les corridas mais en 1954, la Feria était déjà devenue un rendez-vous important et il fallait organiser des animations dans la ville. En février, les sociétés taurines qui n’étaient pas satisfaites des résolutions prises par la municipalité, quittaient le Comité de la Feria. Dès lors c’est la municipalité et le directeur des arènes qui allaient gérer l’ensemble de la Feria.

Jusqu’à l’élection de Jean Bousquet à la tête de la mairie en 1983, la Feria de Nîmes connaîtra à peu près la même programmation. La Pégoulade rassemblait autour des boulevards de l’Ecusson toutes les forces vives de la ville : les Allobroges nîmois qui défilaient en tenues d’athlètes tout blancs, les Mireilles et Arlésiennes, les fifres et les tambourins, les fanfares des sapeurs-pompiers, celles de l’armée, les gardians bien sûr, les enfants des écoles et les premières « peñas » qui venaient de Logroño, suivies par toute la jeunesse nîmoise qui dansait, sauter et chanter : « Valencia, les punaises sont à l’aise dans les trous du matelas » ou accompagnait de tonitruant « Chicuelo – Chicuelo » trois notes de trompette. En 1958, ce matador valencian avait triomphé dans l’amphithéâtre nîmois et était devenu la coqueluche des aficionados. Il devait disparaître deux ans plus tard dans un accident d’avion en se rendant en Amérique du Sud.

Sur le boulevard Victor-Hugo, au café du Lyon, la nouvelle peña Chicuelo II tenait son siège et au premier étage, on scandait le nom de Jean-Pierre Vidal dit « le Poète » qui imitait le général de Gaulle. Des pétards éclataient de partout et les automobilistes qui empruntaient le boulevard se faisaient secouer les amortisseurs. Quelques années plus tard le tintamarre pétardaresque était interdit. A la fin de la Pégoulade, les groupes entraient dans les arènes pour, à tour de rôle, jouer un morceau ou faire une démonstration de leurs activités. Les boulevards étaient noirs de monde et les arènes emplies jusqu’aux drapeaux. A l’époque des oriflammes étaient fixées dans les emplacements du velum romain.

Autre spectacle qui connut un succès énorme, celui de la troupe « El Gallo » et qui était programmé toutes les années. Emmenée par le bondissant André Loubatière, la troupe se voulait « comico-taurine » avec des « Charlots » et des taureaux pour la partie comique et des sketches musicaux pour la partie « sérieuse ». Elle avait vu le jour à Aigues-Mortes pour animer les fêtes locales mais, quand le succès devint grandissant, les musiciens qui entraient dans la troupe étaient de plus en plus professionnels et pas seulement de la cité du sel. Quand Simon Casas devint directeur des arènes, Jean Bousquet exigea que la Feria devienne un rendez-vous international entre le Festival de Cannes et le tournoi de Roland Garros. Le directeur des arènes élimina en 1984 le spectacle, le trouvant aussi ringard que celui de « Holiday sur glace » qui occupait les étés nîmois.

Dans ces années 1950-60 et 70, la course camarguaise et le traditionnel défilé des gardians faisaient partie intégrante de la Feria avec évidemment encierros, bandidos et abrivados et plusieurs arènes portatives étaient installées en ville notamment derrière les colonnes de l’ancien théâtre dévoré par un incendie criminel en 1952, ou place Séverine.

Aux arènes, les aficionados nîmois se pressaient dès le matin devant les grilles en attendant midi, heure où les portes s’ouvraient pour les « Amphithéâtres », les billets non numérotés. Juste derrière la présidence, ces places inconfortables certes, étaient non seulement les premières à l’ombre mais aussi offraient une vision de la piste idéale. Mais il fallait attendre de longues heures avant le paseo. Aussi ce public populaire entrait avec « armes et bagages » c’est-à-dire avec le traditionnel déjeuner qui comportait souvent « rayolette » des Cévennes, pastis ou cartagéne, omelette, jambon et bien sûr du vin. Pour occuper le temps libre, on jouait aux cartes. Certains jouaient de la trompette et d’autres répondaient aux accents cuivrés par le « Chicuelo » de circonstance. On faisait tourner des rouleaux de papier-toilette et il y avait une belle bronca pour celui qui déchirait le long ruban.

Si la corrida n’était pas bonne, les mêmes rouleaux de papier descendaient jusqu’à la piste et les broncas résonnaient dans les vieilles pierres. Tout cela a cessé d’exister. Les trompettes et les bouteilles de vin ont été interdits, le sixième toro ne donne plus l’opportunité aux jeunes de venir découvrir la tauromachie. Les broncas n’existent plus, remplacées par des silences. Plus de déjeuner aux arènes, plus de papier-cul, il est aussi interdit de s’installer sur l’attique pour des raisons de sécurité, des barrières ont été mises en place pour gagner des places numérotées, il n’y a plus, non plus, le sport favori des jeunes nîmois qui consistait à sauter les grilles pour resquiller.

C’était une autre époque. Celle de notre jeunesse.

Il n’y a pas de mauvais cinquième

Publié le par Paul Bosc

Il n’y a pas de mauvais cinquième

Saint Martin de Crau, samedi 23 avril 2016

Il aurait fort bien pu ne pas sortir du toril des arènes Louis-Thiers de Saint-Martin de Crau en ce samedi de Feria. Il aurait pu se battre dans les prés des Jasses de Bouchaud sur la route des Saintes-Maries à Arles sur la propriété de la ganaderia Pagès-Mailhan, être blessé, mourir. Au contraire des autres élevages de cette corrida de competencia entre ganaderos français de Camargue et de Crau : Jalabert, Granier, Tardieu, Christophe Yonnet et Gallon, la Unica n’avait pas le choix : il n’y avait que ce toro pour représenter l’encaste santa-Coloma acquis en 2000 par Pascal Mailhan et Philippe Pagès.

Mais les propriétaires devaient croire en son destin pour le baptiser « Poderoso » (puissant en espagnol). Son poids annoncé était de 530 kg et il était né voilà tout juste 4 ans, en avril 2012. Son cuir était noir, ce qui n’est pas la caractéristique principale des Santa Coloma mais peut-être est-ce dû aux origines César Chico ou bien des sémentales de Hubert Yonnet. Et il était aussi puissant que son nom voulait bien le dire. Par quatre fois il alla chercher dispute à Francisco Vallejo monté sur un des chevaux-vedette de la cavalerie Bonijol. Quatre fois sans rechigner avec force et bravoure. Et il en tenait encore sous les sabots pour vendre chèrement ses deux oreilles à Pérez Mota, conseillé de la contre-piste, par le tonitruant Rafael Corbelle son apoderado. Un combat, un vrai, source de la vraie tauromachie. Et les clichés se mélangent dans la mémoire de voir ce torero vêtu de noir et d’ors, dans les séries de derechazos et de naturelles. Et les images restent muettes pendant qu’il lève l’épée pour abattre la bête qui a tout donné. Deux oreilles ont été accordées par le président Jacky Boyer et un tour de piste posthume à « Poderoso ». Dans le callejon, Pascal Mailhan a regardé partir le toro avec un sentiment de tristesse sur le visage et son fils Pierre, qui aspire à devenir matador, s’est signé de la croix. Puis le torero andalou a reçu l’ovation de la foule d’une arène fort bien garnie au son d’un paso doble.

Comme dit le proverbe taurin : « il n’y a pas de mauvais cinquième », ordre de sortie de « Poderoso » mais avant lui Peréz Mota avait dû rencontrer un toro des frères Jalabert, pas facile, qu’il était même bien difficile de faire sortir de la querencia qu’il avait choisie en face du toril.

Et puis il y avait au cartel un autre Pérez : Roman Pérdez, torero français qui avait accepté de toréer ce genre de corrida pour la première fois de sa carrière. Alors face au toro des frères Gallon (encaste Domecq), qui reçut trois piques, il composa la figure, toréant lentement comme s’il jouait une « solea » sur sa guitare flamenca et l’estocade en place et rapidement concluante fit lever les mouchoirs blancs pour lui accorder l’oreille de « Opresoro » âgé de 5 ans et pesant 520 kg. Double facette de son toreo au sixième, avec un lourd toro des frères Granier, bien dans le type des Santa Coloma avec son cuir caractéristique gris clair qui perdit la corne d’un sabot en course, réduisant le tercio de pique à une seule rencontre mais qui reprit du poil de la bête pendant la faena et fit perdre les papiers au torero. 2 avis ont sonné avant que « Alindido » se couche.

Quant à Salvador Cortés, si le Tardieu séduit lors des trois piques face au picador Vicente Moreno qui se levait sur sa selle, la lance au bout du bras et criant des borborygmes, sa faena ne fascina pas beaucoup. Par contre face au Christophe Yonnet, ses séries ont été bien plus cadencées et évidemment mieux appréciées. Il quitta Saint-Martin-de-Crau sans trophée mais aura laissé le souvenir d’un torero sérieux et appliqué.

Dernière anecdote : les trois toreros ont effectué le paseo têtes découvertes marquant leur premier passage dans ces arènes.

Paul Bosc

Drapeau tricolore à Las Ventas

Publié le par Paul BOSC

Drapeau tricolore à Las Ventas

Une San Isidro estampillée aux couleurs françaises

Madrid. Las Ventas. La Feria de la San Isidro où pendant 31 jours, à 19 heures tapantes, sonnent les clarines de la plus importante feria du monde. Celle qui construit ou envoie aux oubliettes les toreros de toute la planète taurine mais aussi les ganaderias pressenties pour présenter, devant des vétérinaires sans pitié, leurs plus beaux lots de toros.

Le CERCLE TAURIN NÎMOIS sera cette année présent pour son voyage annuel dans la capitale espagnole, la dernière semaine de la Feria pour la semaine torista où il pourra assister aux corridas de Cuadri (2 juin) avec Luis Miguel Encabo, Fernando Robleño et Rubén Pinar ; à la corrida de Victorino Martin (3 juin) avec Uceda leal, El Cid et Miguel Abellan ; à la corrida de Miura (5 juin) avec Rafaelillo, Javier Castaño et Pérez Mota et même à une corrida à cheval (4 juin) avec P.H. de Mendoza, Leonardo Hernandez et Lea Vicens. Et oui ! Notre caballera nîmoise !

Mais elle n’est pas la seule à représenter notre pays gaulois et à chanter « Cocorico » dans le temple de la tauromachie. Car avant elle, Robert Margé présentera ses toros et pourra ainsi inscrire son ancienneté à Madrid dans le grand livre de l’Union des criadores de toros de lidia : mardi 10 juin 2016. Au cartel : un Arlésien, digne successeur des précurseurs Pierre Pouly ou Pierre Schull : Juan Bautista avec Eugenio de Mora comme chef de lidia et El Payo. Le fils de Luc Jalabert et directeur des arènes arlésiennes sera présent à un autre paseo le dimanche 8 juin avec une corrida de Montealto où il sera chef de lidia. A ses côtés Morenito de Aranda et Manuel Mas.

Autre Arlésien de la grande famille taurine des Léal : Juan qui confirmera son alternative avec une corrida de la ganaderia coqueluche de l’aficion, Pedraza de Yeltes pour la corrida de la Presse le mardi 17 juin avec Manuel Escribano comme parrain et Juan del Alamo comme témoin.

Et puis, bien sûr, le triomphateur de la précédente édition : le Biterrois Sébastien Castella pour 4 contrats : le vendredi 13 juin (ça porte bonheur) avec des Nuñez del Cuvillo pour se mettre en jambes, mais avec des « compañeros » qui ont les dents qui traînent par terre : Alejandro Talavante et Andrés Roca Rey qui confirmera son alternative. Deuxième acte le vendredi 20 juin avec une corrida de Alcurrucén avec El Juli et José Garrido qui confirmera son alternative. On reste dans le classique. Mais le lundi 30 juin se sont les Adolfo Martin qui sont au rendez-vous. Un beau challenge partagé par Rafaelillo et Manuel Escribano. Enfin Sébastien Castella participe à la corrida de la Beneficiencia, le mercredi 1er juin avec des Victoriano del Rio aux côtés de Manzanares et Alberto Lopez Simon. Du lourd !

Il ne faudra pas oublier le novillero Clémente qui sera au cartel de la novillada du Conde de Mayalde le dimanche 1er mai avec Alvaro Garcia et Angel Silva.

Il ne vous reste plus qu’à économiser ou puiser dans les dernières économies qui vous restent pour aller brandir votre drapeau « Bleu, Blanc, Rouge » sur les tendidos de la plaza de toros. A Madrid ! Aux arènes de Las Ventas.

Une histoire de la Feria de Nîmes

Publié le par Charles CREPIN

Dans le cadre mythique de la Finca Partido de Resina (antes Pablo Romero) à Aznalcàzar (Séville) où ils étaient récemment invités, les clubs taurins Fondateurs de la Feria de Nîmes ont remis la médaille des Fondateurs à Paco Ojeda présent pour l’occasion.

 

 

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Paco Ojeda - Novembre 2014

 

Discours d’usage, rappel des circonstances de la création de la Feria de Nîmes et du parcours de ce torero d’exception qui aura profondément marqué son époque. Réplique enjouée du Maestro où percent la simplicité et la modestie. Quelques traits d’esprit piquants, à l’adresse de taurinos bien connus, me laissent néanmoins entrevoir la personnalité d’un homme encore très vert, d’un torero pour toujours, plus que celle d’un retraité des ruedos.

Paco Ojeda nous dit alors que la belle histoire, ce n’est pas la sienne, pas celle de ses triomphes nîmois. Non, pour lui, la vraie belle histoire est celle que je viens de rappeler : celle des cinq clubs taurins nîmois qui, en 1952, ont crée la Feria de Nîmes (voir infra), à force de volonté, d’envie de corrida et d’aficion. Et le maestro suggère ensuite que cette histoire mérite d’être contée aux espagnols. C’est que, tras el Pirineo, beaucoup finiraient par penser que c’est Simon Casas qui a créé cette Feria (de ce côté des Pyrénées aussi peut-être)… Bon ! On ne prête qu’aux riches, mais tout de même !

 

 LA CRÉATION DE LA FERIA DE NÎMES, un peu d'histoire

En 1950, la frontière espagnole s’ouvrait à nouveau aux aficionados, impatients de retrouver l’ambiance des ferias et de voir des corridas dont ils avaient été privés durant des années. Madrid, Barcelone, Séville, Pamplona, étaient autant de rendez-vous courus des aficionados nîmois. Dans la passion retrouvée, il est  fort probable que certains d’entre eux aient caressé le rêve d’importer à Nîmes le modèle espagnol de la Feria.

 Deux évènements survenus en 1951 allaient précipiter les choses :

  • La loi "Ramarony-Sourbet" votée le 12 avril légalisait les corridas dans les villes de tradition ininterrompue, récompensant ainsi cent ans de lutte des gens du Midi.
  • Nîmes fut choisie pour organiser le 37ème congrès de la Fédération des Sociétés Taurines de France, prévu du 30 mai au 2 juin 1952.

 Dès lors, la voie était libre, et l’aficion nîmoise n’attendait plus qu’un programme digne d’une vraie Feria.

  Une démarche des clubs taurins nîmois

En 1952, il y avait à Nîmes 5 clubs taurins typés corrida. L’Union Taurine Nîmoise avait déjà 56 ans, le Club Taurin Lou Ferri de Saint-Cézaire fêtait son 30ème anniversaire, le jeune Cercle Taurin Nîmois avait soufflé ses 5 bougies, et l’Aficion Cheminote Nîmoise était née 2 ans auparavant. Francis Cantier « Paquito », directeur de la revue TOROS, allait bientôt rejoindre ces sociétés taurines avec les Amis de Toros, pour constituer le premier Comité permanent d’organisation de la Feria de Nîmes, amené par le Docteur Jean Lauret, président du Cercle Taurin Nîmois (1).

  L’entente était parfaite. Elle portait déjà les prémices d’une union solide entre les clubs nîmois dont l’héritage se trouve encore aujourd’hui magnifiquement préservé par la Coordination des Clubs Taurins de Nîmes et du Gard qui compte près de 2500 adhérents. Toujours est-il qu’à l’époque, la démarche de ces clubs fut confortée par l’enthousiasme spontané des aficionados,  l’appui des acteurs économiques de la Ville de Nîmes et le soutien des élus.   

De son côté, le Directeur des arènes, Ferdinand AYME, fut d’abord réticent. Mais son intelligence et son sens des affaires lui firent comprendre assez vite que derrière la démarche des clubs se profilait un événement d’envergure. La sagesse de l’homme et sa convivialité firent le reste : Ferdinand AYME fit le pari gagnant qu’on peut bâtir solide avec les forces vives de l’aficion nîmoise. Il annonça des cartels de rêve. La FERIA de NÎMES était née !

 Au fil des années, bien sûr, d’autres personnalités allaient contribuer à faire de cette Feria un événement exceptionnel de renommée internationale. Mais ceci est une autre histoire.

 

La médaille des Fondateurs de la Feria

 

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En 2012, à l’occasion du 60ème anniversaire de la Feria, les clubs taurins fondateurs, toujours en activité, ont fait frapper une médaille signée par le peintre Albert Martin afin de distinguer chaque année une ou plusieurs personnes qui, par leur action auront marqué la Feria de la Pentecôte ou celle des Vendanges. L’un des premiers exemplaires de cette médaille a été décerné à Paco OJEDA qui a écrit quelques belles pages de cette Feria.

 

Charles CRÉPIN

 

(1) Source : « LES DÉBUTS DE LA FERIA DE NÎMES (1952 – 1953 – 1954)» par Jean Lauret et René Ravel. Edition Librairie Goyard 1987

L'AFICION A ALES - 11-12 MAI 2013

Publié le par cercletaurin.nimois

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A tous ceux qui n'ont pas encore réservé leurs places pour ALES, n'oubliez pas ce grand rendez-vous de l'aficion dont les anti taurin font la vitrine de leur contestation.

 

ALLEZ À ALES les 11 et 12 mai prochain


pour défendre la corrida.

 

 

Voir le programme complet sur le blog JIES ARLES en cliquant sur le lien CI-DESSOUS.

http://www.jies-arles.com/article-ales-2013-feria-de-l-ascencion-toros-toreros-programme-affiche-116326885.html

 

FERIA DE SAINT-GILLES

Publié le par cercletaurin.nimois

 

 

Deux évènements taurins majeurs

 

Cette année, deux évènements taurins vont marquer la Feria de la Pêche et de l’Abricot: Stéphane FERNANDEZ MECA, nouveau directeur des arènes de SAINT-GILLES, présente dimanche une corrida de CEBADA GAGO pour Manuel ESCRIBANO, Alfonso OLIVA SOTO et Camille JUAN. Le choix de  ce fer andalous est un gage de sérieux. Il indique l’orientation clairement «torista» désormais affichée par cette arène  pour le plus grand plaisir des aficionados.
Autre évènement de cette journée le dimanche matin à 11 heures, avec une novillada non piquée. 4 novillos du Marquis d’ALBASERRADA signeront le retour en France d’un fer mythique vieux de 100 ans qui a marqué les grands moments de l’histoire de la tauromachie. En quête de la pureté originelle du sang Pedrajas qui a fait cette caste  légendaire, le nîmois Fabrice TORRITO a pris en main le destin du célèbre  élevage andalous. Cette novillada préparée avec un soin particulier constitue un test important pour les produits de la ganaderia (voir l’article ci-dessous) et sera l’occasion d’apprécier les prestations  des élèves des écoles taurines qui vont les affronter : Bastien ROULIER, Tony «El POTRO», Santiago SANCHEZ MEJIA et Tristan BARRALE El DIEGO». L'entrée de la novillada est gratuite et les membres du CTN bénéficient d'un tarif préférentiel pour la corrida en tant que membres de la Coordination.

 

Retrouvons-nous nombreux à Saint-Gilles pour cette belle journée taurine.

 

 

Fabrice TORRITO, mayoral du Marquis d'ALBASERRADA nous a adressé quelques lignes qui seront publiées dans le MIDI LIBRE du 20 juin.  Fabrice était venu au JEUDI DU CERCLE en février dernier pour nous parler de son métier, de sa passion, de ses projets. Le 24 juin marque une étape importante pour le fer renaissant du Marquis d'ALBASERRADA, et on comprend le soin particulier apporté à la préparation du lot de dimanche.

 

 

UN TEST IMPORTANT

 

Par Fabrice TORRITO

 

Lorsque l’on m’a confirmé que Saint-Gilles désirait proposer une novillade sans picadors du Marquis d’Albaserrada pour ces fêtes de la pêche et de l’abricot, divers sentiments m’ont visité. Fierté d’abord qu’une arène française, dirigée clairement dans une direction toriste, s’intéresse au travail que nous sommes en train de réaliser à Mirandilla. Puis rapidement un énorme sentiment de responsabilité pour le retour de ce fer historique sur le sol français.

 

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Le choix des taureaux

Immédiatement, se mettre au travail. Quels taureaux choisir ? Pour une novillade sans picadors, l’éleveur peut sélectionner des bêtes jugées moins aptes à être présentées en novillade piquée, à fortiori en corrida. Il peut aussi profiter d’une novillade sans picadors pour voir le résultat d’une nouvelle lignée, d’un nouvel «assemblage» Que donne ce semental qui a couvert pour le première fois ? Comment son code génétique s’est-il lié aux codes génétiques des vaches de ventre ? Ainsi, seulement trois ans après la période de reproduction vous pouvez vous rendre compte d’un premier résultat sans avoir à attendre deux années supplémentaires pour une corrida. La novillade est alors un véritable banc d’essai.

 

Le respect des aficionados

L’éleveur et son mayoral peuvent aussi, et c’est ce qui s’est clairement passé à Mirandilla pour l’occasion, décider que pour un retour en France, il fallait marquer les esprits et surtout respecter l’aficionado en sélectionnant quatre des plus beaux animaux de l’année (du millésime 2010). En clair, les mâles qui physiquement étaient les mieux présentés de la fratrie et auraient donc fait des taureaux de corrida parfaits deux ans plus tard seront toréés à St Gilles le 24 juin prochain. Un de ces quatre exemplaires était même pressenti pour devenir étalon dans l’élevage, tant sa lignée et son morphotype plaisaient.

 

Une préparation très attentive

Une fois les novillos choisis sur le papier, après moultes tergiversations mentales, il faut les trier de leurs frères et les réunir dans le meilleur enclos de la ferme pour les soigner au mieux. Déparasitage et nutrition équilibrée en céréales et fourrages. Jamais le mayoral n’aura autant visité un enclos! Deux ou trois fois par jour, à cheval, en tracteur ou en 4x4, je vais vérifier que tout va bien et que l’évolution physique des animaux est  correcte. Que la nourriture ne manque pas, que l’eau de l’abreuvoir soit bien propre, qu’il n’y ait pas trop de tensions entre les animaux… avec toujours l’appréhension du coup de corne traître, d’une blessure à l’œil, d’une pointe abîmée…  qui pourrait tout remettre en cause. Le lot a d’ailleurs été formé depuis l’origine par cinq taureaux pour anticiper l’éventuel accident. Il ne reste qu’à attendre impatiemment le jour du départ des bêtes de Mirandilla. Le mayoral redoutera alors de nouvelles péripéties : embarquement sans encombres, transport le moins pénible possible (cela durera tout de même près de vingt heures), débarquement dans le calme, sérénité maximum dans les corrals les jours précédents le combat, mise en chiqueros dans le calme après le sorteo… Et puis il restera le plus compliqué de tout le processus : le mystère du comportement du taureau. Même bien sélectionnés et bien alimentés, ce que ces animaux décideront de montrer dans le ruedo de Saint-Gilles, personne n’a encore pu le prévoir avec exactitude, et c’est tant mieux.

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