59 articles avec jeudis du cercle

Conférence des Jeudis du Cercle

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REVISIÓN DEL TOREO, une conférence de Domingo Delgado de la Cámara

 

Ce Jeudi du Cercle du 5 Décembre est digne du plus grand intérêt.

 

Domingo, auteur et critique,  est un admirateur érudit de la culture tauromachique. Ses références au toreo, toujours pertinentes le situent entre consensus étayé de vérités historiques et de terrain, et opposition tranchée à l'égard de tous les lieux communs et idées fausses propagées par les modes, répandues dans la littérature.

 

A cet égard, « Le toreo revu et corrigé » constitue, pour nous aficionados, un outil fondamental et vertueux du savoir tauromachique, duquel notre aficion s’enrichit profondément et se renforce du principe accélérateur d’émotion : comprendre ce que l’on voit.

 

Après le plaisir du Jeudi au Musée et sa fin de soirée réussie au foyer Albaric, ce Jeudi du Cercle sera l’occasion de nous retrouver dans le cadre accueillant du Moulin Gazay dont l‘ambiance sera, on peut s’y attendre, fortement conviviale et amicale. Début de la conférence : 19h00. Fin de la soirée : on ne sait pas.

 

Attention ! Mardi 3 décembre, date limite des inscriptions.

 

Conférence des Jeudis du Cercle

"De la Tauromaquia à la Goyesque"

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"Hommage à FRANCISCO DE GOYA"

Visite guidée de l'exposition du Musée des Cultures Taurines à Nîmes

par Madame Jourdan conservatrice du Musée 

- Jeudis du Cercle, le 3 octobre 2019 -

"De la Tauromaquia à la Goyesque"
"De la Tauromaquia à la Goyesque"
"De la Tauromaquia à la Goyesque"

L'âge d'Or des Toreros de Arte

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Conférence du Club Taurin Nîmois : Jeudi 7 novembre 2019 à 19 heures

Conférence du Club Taurin Nîmois : Jeudi 7 novembre 2019 à 19 heures

TOREAR !

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Cycle Culturel 2019 - 2020

 

Le dernier Cycle Culturel du Cercle Taurin Nîmois intitulé « BRAVE » s’est achevé sur une note de succès marqué par l’intérêt  de nos fidèles auditoires et la fréquentation soutenue de nos soirées conviviales. Beaucoup de choses passionnantes ont été dites au cours de ce cycle, sur le campo, sur la sélection et sur le thème de la bravoure vue sous de multiples angles et points de vue par nos brillants intervenants. 

 

« TOREAR », titre de notre nouveau Cycle de conférences, est la suite logique de cette lidia culturelle dont le fil rouge explore les merveilleux contours du toreo, sa représentation historique, artistique et pédagogique. Il est articulé sur six conférences ou témoignages dans le cadre de nos soirées Jeudis du Cercle ou La Robe Noire entre Octobre 2019 et avril 2020.

 

 

Deux témoignages d’acteurs de terrain

Où il est question des choses par lesquelles tout commence : de l’École taurine, et aussi de certaines Novilladas que nous avons connue au cours d’une période dorée. 

 

Sur la première nommée, l’invité est un Maître réputé exemplaire dans l’apprentissage du toreo, Richard Milian. Sa rigueur dans la transmission de valeurs et ses succès en font l’un des principaux acteurs représentatifs de l’école taurine française. 

 

Sur la suivante, l’invité est le torero Antonio Borrero CHAMACO, qui a magistralement consacré cette période dorée de la novillada, particulièrement à Nîmes, au cours des années 1990 à 1992. Il sera accompagné de Roland Massabuau, journaliste et chroniqueur connu, aficionado témoin de ces évènements.

 

 

Trois conférences culturelles sur l’Art de toréer et une exposition

Juan Belmonte a dit : « A partir de moi, le toreo sera une question de style ». Des styles dans l’art de toréer, il en sera beaucoup question au cours de nos autres soirées, ainsi que de l’histoire singulière et fascinante, parfois intime, de certains grands figuras et toreros artistes. 

 

Sur ce thème, trois écrivains taurins et conférenciers de qualité interviennent après une visite guidée de la remarquable exposition Goya au Musée des Cultures Taurines proposée à l’entame de ce nouveau cycle :

 

  • Jesús soto DE PAULA, fils du grand Rafael de Paula, écrivain au style poétique libre et puissant,

 

  • Domingo Delgado de la CÁMARA conférencier, écrivain et critique taurin, auteur de nombreux ouvrages dont le précieux  livre «le toreo revu et corrigé»

 

  • François ZUMBIEHL agrégé de lettres classiques, docteur en anthropologie culturelle, vice-président de l’Observatoire National des Cultures taurines revient participer à notre Cycle Culturel. 

 

 

TOREAR !

TOREAR !

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TOREAR !

Vous avez aimé BRAVE. Vous allez vous passionner pour TOREAR, le XIIe Cycle Culturel du Cercle Taurin Nîmois.

Et pour l'ouverture de ce nouveau programme d'activité culturelle 2019 - 2020, nous vous proposons une visite guidée de la remarquable exposition Goya au Musée des Culture Taurines (derniers jours de l'exposition).

Après la visite, rendez-vous au Foyer Albaric où nous nous retrouverons dans la convivialité autour d'un buffet.

A cette occasion, le programme complet de ce XIIe cycle Culturel vous sera présenté en avant première.

A jeudi !

 

Réservez: cercletaurin.nimois@gmail.com

 

 

 

le manejo

Publié le par cercletaurin.nimois

le manejo

Jean-Marie Raymond était l'invité des Jeudis du Cercle le 4 Octobre dernier. Ganadero établi en Andalousie, il porte avec passion le fer Virgen Maria et a traité du manejo au cours d'une intervention enlevée, riche de détails et d'anecdotes, pour le plus grand plaisir d'un l'auditoire particulièrement nombreux en ce début du Cycle Culturel "BRAVE".

Nous publions ici le résumé de son intervention.

le manejo
Photo Michel CHAUVIERRE

                                  

 

LE MANEJO

Par Jean-Marie RAYMOND

 

 

 

 

 

 

Introduction

 

Le toro bravo est le protagoniste le plus important de la corrida, celui qui suscite les passions les plus intenses et les sentiments les plus forts : admiration et peur se côtoient dans les yeux des aficionados face à cet animal puissant, cette montagne de muscles saillants surmontée d’une paire de cornes impressionnantes et toujours prêtes à foudroyer celui qui se montrerait trop audacieux. Lorsqu’il meure dans l’arène avec bravoure, il réveille « un chœur d’applaudissements » formé sans doute de toutes les créatures du campo vivantes et disparues.

 

Quant à l’éleveur il n’est que le dépositaire de ce chœur. C’est peu et c’est beaucoup. Qu’une nature aussi artiste mette entre nos mains son devenir est lourd de responsabilités. Par quelle alchimie atteindre à ce toro idéal dont la perfection se situe à la fois dans l’avenir et le passé ?

 

Deux supports servent de base, et des éléments incontournables à l’approche de ce Graal : L’alimentation et Le Manejo.

 

Le manejo qui intervient quotidiennement dans l’élevage par la relation entretenue entre l’éleveur et l’animal. Le manejo n’est pas uniquement déplacer le bétail mais c’est surtout l’observer, le connaitre, intégrer ses réactions, prévoir son comportement. Par les travaux du campo, il nous faut réaliser, le temps aidant, un difficile dosage entre la bravoure, la race et la caste. Il faut parvenir à ce point presque parfait où la promptitude du toro à la charge se marie avec la fixité de sa tête dans le cheval et la muleta.

 

Notre approche du toro va évoluer en fonction de notre travail mais surtout en adéquation avec le territoire occupé par l’animal à cet instant, sachant que le comportement territorial est la base d’autres comportements fondamentaux comme social, hiérarchique, sexuel, alimentaire.

 

On peut considérer qu’il existe deux types de territoire :

- le territoire local qui représente tout l’espace sur lequel il peut se déplacer,

- le territoire personnel ou zone sûre qui est uniquement l’aspect réduit qui varie avec les déplacements de l’animal.

Ce second territoire acquiert une grande importance; et on peut le dédoubler en trois composants : espace physique, espace social et la distance de fuite.

  • Espace physique : celui dont l’animal a besoin pour se déplacer,
  • Espace social : celui de l’interaction avec ses congénères,
  • Distance de fuite : nécessaire pour fuir ses ennemis potentiels.

 

Dans notre ganaderia l’ensemble des déplacements, hors la distribution de pienso ou de foin s’opère à cheval et les paroles sont brèves dans le campo parce que les actions nécessitent une fébrilité muette et attentive.

 

 

Naissance

En Andalousie, les sementales couvrent généralement les vaches entre le            1er Janvier et la St Jean. De ce fait, les naissances s’échelonnent jusqu’au début mai, vers les dates de la feria de Seville. Cela permet d’offrir aux mères qui allaitent une alimentation par un campo vert et riche en herbe sous une température clémente.

 

Lorsqu’elle se sent près de mettre bas, la mère cherche un endroit protégé.

Elle se couche en général pour mettre au monde mais si un vaquero, involontairement s’approche, elle se relève et poursuit l’opération debout en se tournant vers le soleil. Elle nettoie le nouveau-né et fait en sorte qu’il s’endorme dans un lieu bien caché non visible par un regard étranger. A nous de faire preuve d’astuces pour trouver où il est afin de pouvoir le marquer à l’oreille, mais la vache, dès qu’elle nous voit approcher, nous entraine sur des fausses pistes. Le vaquero imite le mugissement du veau, la vache répond croyant qu’il est en danger et nous informe du lieu…                             

 

Destete (sevrage)

 

On va chercher le lot de vaches mères avec leur progéniture depuis leur enclos et nous les regroupons au pas vers un lieu spacieux mais adapté. C’est une belle opération de campo relativement dangereuse qui implique professionnalisme et confiance entre les intervenants. Dans l’enclos un cavalier sépare les vaches;  un autre coupe le veau de sa mère et un troisième se place prés de la porte pour ne laisser sortir celle-ci que lorsqu’elle vient seule. La vache fuit vers la sortie mais dés qu’elle s’aperçoit qu’elle n’a plus son rejeton, elle essaye de revenir mais elle en est empêchée par un vaquero. Tout cela se passe dans une confuse mêlée de bêtes et sur quelques mètres.

 

Les Cabestros

Le déplacement des vaches et toros ne peut être possible qu’avec l’aide des cabestros; leur présence s’explique par l’instinct grégaire des animaux braves.

Le toro obéit au cabestro qui est le seul animal dressé et les informations passent de mère à fille, le male conservé étant pour une utilisation de reproducteur. Les cabestros sont, selon la coutume, la propriété du mayoral. Le respect du toro pour le cabestro permet d’exploiter cet instinct pour le transfert des bêtes.

 

Déparasitage, marquage, sanitaire, blessure, muesco

 

Deux fois par an, sous le contrôle de notre vétérinaire et de la OCA, l’élevage passe dans sa globalité au déparasitage et vaccination contre la tuberculose, la brucellose et autre. Cela permet une vérification de la tenue du ganado, de son état, et de se rappeler avec l’aide de l’ordinateur la traçabilité de chaque animal, son comportement au campo et ses qualités reproductrices. Pour cette opération les animaux passent dans un couloir et subissent prises de sang, aspersion de produits protecteurs sur la colonne vertébrale et vaccin par injection.

 

Le marquage des añejos  s’opère une fois par an en présence du vétérinaire de la Union des Criadores de Toros de Lidia, association dont nous faisons partie et qui détient le livre généalogique. Nous sommes également parfois l’objet de contrôles inopinés par les services vétérinaires de Madrid.

 

Tentadero, sélection femelles – males

 

Les critères de sélection du toro sont avant tout conditionnés par le goût du public ; même si le ganadero essaye d’insérer sa vision du toro. Il doit se soumettre aux désirs des spectateurs qui n’ont cessé d’évoluer depuis la création de ce spectacle. Autrefois les toros âgés de 5 à 7 ans étaient recommandés ; ces animaux présentaient l’avantage de prendre du poids naturellement mais ne favorisaient l’ensemble du spectacle puisque, massifs et impressionnants, ils n’apparaissaient adaptés qu’à la pique et se révélaient incapables de subir plus de dix passes de muleta.

 

De nos jours la faena est devenue le point culminant de la corrida, l’instant où s’exprime réellement le matador, faisant vibrer un public toujours plus avide de sensations. Ainsi les qualités exigées aujourd’hui sont basées sur la charge franche, le dynamisme et le pouvoir de combattre bravement.

Ce qui est l’apanage de toros plus jeunes qui présentent un poids plus léger et qui peut être compensé par un engraissement intensif dont le défaut peut être une perte de mobilité

L’exposition de ces paramètres fournit l’équation que doit réaliser le ganadero à partir des tientas où il va opérer un choix dont il ne connaitra le résultat au mieux que deux ans plus tard et en fonction du semental affecté à la vache choisie

 

Mis à part lors du tentadero, les vecteurs incontournables permettant d’apprécier l’aspect brave de l’animal, à savoir : cheval, moteur, noblesse, comportement global, allure. Il est nécessaire de prendre en compte des paramètres plus particuliers qui ont un fondement physiologique mais qui déclineront la qualité de l’élevage sur le long terme et entraineront le développement musculaire et ipso facto la personnalité physique du toro lors de son combat

 

Lorsque le toro pénètre en courant dans une arène, le spectateur est tout d’abord frappé par l’impression de puissance qui se dégage de cette masse de muscles

C’est grâce à la résistance musculaire, acquise au cours des quatre années d’élevage qu’il pourra affronter et résister aux assauts successifs qu’il subit lors du combat

 

 

Le bovin détient trois types de fibres :

  • Type 1 rouges oxydatives pour contraction lente bonne résistance à la fatigue. Cette fibre intervient dans la faena qui nécessite des efforts plus lents et plus longs qui orientent le muscle vers un métabolisme oxydatif aboutissant à l’épuisement final.
  • Type 2 rouges oxydoglycolytique qui se caractérisent par une contraction rapide avec une moins bonne résistance à la fatigue avec forte concentration en glycogène. Fibres utilisées durant la pique où l’animal fournit des efforts violents et vifs consommant beaucoup de glycogènes.
  • Type 2 blanches glycolytiques qui permettent une contraction rapide avec une faible résistance à la fatigue. Ces fibres interviennent dans les muscles de locomotion et lors de récupération et de recherche d’un second souffle comme lors du tercio de banderilles malgré les pertes hémorragiques importantes.

 

Chaque animal possède au départ des qualités plus ou moins grandes qu’il peut développer avec l’entrainement.

 

 

Alimentation

 

Si l’alimentation n’est pas partie prenante du manejo, on ne peut oublier ce paramètre. Dans les 12 premiers mois tout retard de croissance est définitif, une insuffisance de lait pénalise le développement de fibres lentes, un bon allaitement dans les premiers mois favorise le développement des fibres rapides.

 

Après 12 mois le niveau alimentaire se réduit, les animaux se déplacent, la croissance compensatrice fait son effet en utilisant le cycle de pousse de l’herbe en évitant les seuils de carence en minéraux oligo-éléments. Cette opération dure jusque vers trois ans.

 

Vers trois ans s’opère une transformation morphologique avec une répartition différente de masses musculaires. Seules des régions cervicales thoraciques se développent, notamment de façon très importante. Il est nécessaire à partir de trois ans de privilégier la croissance régulière et de supprimer toute croissance compensatrice par un développement de fibres rapides, d’accumulation de graisse sous cutanée.

 

De la troisième à la quatrième année, on ajoute du foin et des aliments enrichis en minéraux, vitamines et oligo-éléments, le fameux pienso.

 

Les cornes

 

Un autre critère anatomique concerne bien sûr les cornes dont la présence contribue au caractère dangereux et impressionnant de la corrida. Les cornes doivent mesurer de 37 à 53 cm de berceau pour 50 à 70 cm de longueur. Comme vous le savez elle sont parfois protégées par des fundas. Cette opération de pose et dépose s’opère dans une caisse dénommée muesco qui sert également pour les soins et facilite l’intervention du vétérinaire lorsque cela est nécessaire. Cette cage évite aux animaux un stress excessif.

 

Le toro apprécie la présence et la distance à l’aide des cornes

 

Les autres sens

 

La vision du toro de combat est semblable à celle des autres bovins, l’acuité visuelle est faible et environ 70% sont touchés par la myopie. Le toro possède toutefois une vision lointaine assez précise. Ce facteur est d’importance dans l’arène pour le torero qui doit rapidement trouver le sitio où le toro est le plus à même pour répondre à sa demande.

 

Comme vous le savez le déclenchement de la charge est en fait dû à la stimulation du mouvement et non à la couleur. L’ouïe du toro est bonne et considérée du même niveau que celle de l’homme.

 

L’odorat est très développé et joue un rôle important dans la communication (le sang du toro lidié est enlevé dans l’arène avant arrivée du toro suivant).

 

La vie quotidienne du toro bravo

 

Le Toro est destiné à livrer un combat face au torero. La beauté et la réussite du spectacle passe par une spontanéité de l’animal qui est altérée par toute confrontation préalable avec l’homme. Plus exactement, il faut éviter toutes les situations comparables à celles que le Toro subira au sein de l’arène, et toutes les manipulations des animaux au cours de l’élevage nécessiteront donc une technique adaptée.

 

Outre les pratiques précoces de marquage et les soins vétérinaires, les toros vivent en liberté au sein de grands espaces, le plus souvent sous forme de troupeaux puisqu’ils manifestent spontanément un esprit grégaire.

 

Les males sont évidemment toujours séparés des femelles sauf dans le cas du semental durant la période de reproduction. Le contrôle des déplacements est difficile dans la mesure où le Toro est un animal méfiant qui fuit toute situation inconnue ou plus particulièrement l’isolement loin de ses congénères.

 

Le rôle des cabestros est donc essentiel puisque par leur intermédiaire sont facilités l’isolement de toro ou les manipulations du troupeau entier. En effet, le toro encerclé par ces boeufs munis de bruyantes cloches se sent rassuré et suit le mouvement général sans appréhension. Le troupeau est déplacé lorsque la prairie sur laquelle il se trouve ne fournit plus une quantité de pâture suffisante.

 

Les moyens de communication entre les animaux sont limités, l’échange d’informations s’appuyant en fait sur la posture visuelle souvent caractéristique, les vocalisations et les odeurs.

 

L’organisation du groupe s’appuie sur un équilibre précaire entre le désir de rester avec ses congénères mais aussi celui de conserver un espace personnel dont la violation engendrera inévitablement des conflits. La hiérarchie s’établit spontanément elle est essentiellement basée sur des critères physiques : poids taille mais aussi sur des facteurs plus variés : état hormonal ancienneté dans le groupe la race etc. Cette organisation est nécessaire puisque ces animaux grégaires effectuent l’ensemble de leurs activités (prises d’aliments ruminations, repos, déplacement) au même moment.

 

 

En conclusion, pour comprendre l’attirance que peut susciter la tauromachie spectacle, a priori cruelle, il ne faut pas l’isoler de son contexte mais l’envisager dans le cadre d’une culture, d’une ambiance où la passion prédomine. Passion des lumières, passions des odeurs, passion de la musique pendant laquelle les arènes se remplissent lentement dans l’attente du spectacle. Passion des hommes, torero ou éleveur, tous très dignes qui observent d’un œil aguerri un environnement qui constitue leur raison de vivre.

Passion enfin pour un animal singulier et impressionnant, le toro brave qui se livre avec noblesse et courage dans un combat mortel pour lequel il a été sélectionné.

 

Le spectacle Taurin peut assurément apparaître inutile et incompréhensible.

Il vise seulement à mettre en valeur l’ampleur du travail réalisé en amont par des hommes dont la motivation repose certes sur l’amour de la corrida mais avant tout sur l’amour du toro.

 

Jean-Marie Raymond

Octobre 2018

 

 

 

 

 

Francis Wolff revient !

Publié le par cercletaurin.nimois

Francis Wolff revient !
Nouvel épisode de la série "BRAVE"  jeudi prochain 7 Février avec la venue du philosophe Francis Wolff aux Jeudis du Cercle. 
 
Par le passé, Francis Wolff a animé de brillantes soirées des Jeudis du Cercle. Il récidive le 7 février dans le cadre du Cycle Culturel du CERCLE TAURIN NÎMOIS sur le thème :
 
Les paradoxes de la Bravoure
ou 
De quoi la Bravoure est-elle le nom ?
 
Une soirée riche de culture taurine en perspective, dans le cadre accueillant du Moulin Gazay et son traditionnel cocktail.
 
 
 
DATE LIMITE des INSCRIPTIONS : le 5 FEVRIER 2019
 

Jeudi du Cercle du 20 décembre 2018

Publié le par cercletaurin.nimois

Jeudi du Cercle du 20 décembre 2018
Cette 3ème conférence du Cycle Culturel 2018 / 2019 de notre association revisite la bravoure sous un angle encore différent. Dans ce domaine, Dominique Fournier jouit d'une précieuse expérience vécue en Andalousie et au Mexique, forgée au cours de ses travaux sur le toro de combat, une expérience derrière laquelle transparaît une grande et pure aficion qu'il nous fera partager.
 
Un nouvel épisode passionnant à vivre dans le cadre sympathique du Moulin Gazay où nos tertulias d'hiver se prolongent tard dans la convivialité, autour d'un buffet apprécié. Nous espérons  cette fois encore que vous viendrez nombreux partager ce moment privilégié.
 

2ème conférence du XIème Cycle Culturel du Cercle Taurin Nîmois

Publié le par cercletaurin.nimois

Jeudi 8 Novembre 2018 à 19 h00
2ème conférence du XIème Cycle Culturel du Cercle Taurin Nîmois.
 
Bravoure, Noblesse
la logique d'une fuite en avant
Par André Viard
 
Rendez-vous dans le superbe cadre du Moulin Gazay.
Cocktail après la conférence.
Venez nombreux à cette soirée qui s'annonce passionnante
 
2ème conférence du XIème Cycle Culturel du Cercle Taurin Nîmois

Le XIème Cycle Culturel du Cercle Taurin Nîmois : une savoureuse rentrée

Publié le par cercletaurin.nimois

 

Au cours des dernières années, le Cycle Culturel du Cercle Taurin Nîmois a exploré différents thèmes : Art, Histoire, Droit, Littérature, théâtre, Philosophie, tous sujets ouverts sur le vaste et merveilleux domaine de la culture taurine. Ces annales ont consacré la place particulière des conférences du CTN dans les activités taurines associatives, place confortée par une assistance toujours fidèle et plus nombreuse.

 

Cette année, le XIème Cycle Culturel du CTN est centré sur les fondamentaux de la tauromachie. Son titre, « BRAVE », est choisi à dessein, évoquant par la seule puissance du mot tout ce qui fait que le toro bravo n’est pas un brave taureau…

 

 Sélection, Manejo, Encastes, Toreabilité, Bravoure, seront les thèmes abordés sous l’angle de la technique, de la pédagogie, de témoignages libres ou de variations et divertissants par des intervenants, espagnols ou français, tous experts et réputés dans leurs domaines respectifs. Tous vont célébrer sous des registres différents le Toro Bravo, acteur principal placé au centre de la piste de nos conférences, au centre de notre passion.

 

Jean-Marie Raymond, ganadero français en terre d’Andalousie, animera la conférence d’ouverture de ce nouveau cycle sur le thème du Manejo.

 

Avec, en toile de fond, le campo qui abrite les pensionnaires marqués du fer de Virgen Maria, le propos de Jean-marie Raymond s’appuie sur une approche pertinente du quotidien de l’animal, de la gestion des ressources naturelles dédiée à sa santé et son développement, ainsi que celui d’un principe essentiel : le comportement du ganadero précède à l’évidence celui du toro. Une soirée très riche d’enseignements et d’aficion en perspective.

 

Nous vous attendons nombreux à l’occasion de cette première soirée du 4 Octobre  dans le cadre accueillant du Moulin Gazay.

 

Le Président

Charles CREPIN

 

Jeudi 4 Octobre 2018 à 19H00.

Cocktail après la conférence

Prix de la soirée 23€

Réservations : cercletaurin.nimois@gmail.com

 

PS : en février dernier, le Père Jacques Teissier intervenait aux Jeudis du Cercle pour une conférence intitulée : La Corrida, effraction salutaire. L'auteur a récemment tiré de cette conférence mémorable un livre que vous pourrez vous procurer lors de cette soirée du 4 Octobre.

CONFERENCE du JEUDI du CERCLE le 5 Avril 2018

Publié le par cercletaurin.nimois

 
La prochaine conférence clôturera le Xème Cycle Culturel du CERCLE TAURIN NÎMOIS et abordera la thématique "Corrida et Justice, les Arènes où se joue la Vie" 
 
Le lieu désormais retenu pour la qualité de son accueil est celui du Moulin GAZAY à 19 heures 
 
Maître Patrick GONTARD, Avocat aficionado, bâtonnier du Barreau d'Avignon tiendra l'affiche.
Chacun se souvient de sa mémorable plaidoirie pour LE PROCÈS en avril 2017, où il s'était investi, fort brillamment dans le rôle du défenseur des prévenus...
 
Venez nombreux
 

 

 
 

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