culture taurine

HOMMAGE AU CALIFE

Publié le par cercletaurin.nimois

Lors du prochain voyage à Cordoue, le CTN rendra hommage à Manuel Benítez El Cordobés. En mémoire de l'époustouflante et immortelle  corrida nîmoise du 17 Mai 1964, la médaille des Fondateurs de la Feria de Nîmes lui sera remise.

NB: pour mémoire, le CTN est l'un des 5 membres fondateurs de la Feria de Nîmes en 1952 (Union Taurine Nîmoise- Cercle Taurin Nîmois- Aficion cheminote Nîmoise-Les Amis de Toros- et Lou Ferri de Saint-cézaire)

 

Le toreo "moderne"

Publié le par Charles CREPIN

Avant de partir pour votre prochain voyage en terres taurines avec le CTN, ou plus simplement de suivre les temporadas française ou espagnole, l'aficionado que vous êtes doit savoir ce qu'un torero ne devrait pas faire...  

Cliquez sur ce lien"toreando en los médios". Son article EL TOREO MODERNO en dit long sur cette affaire. Il aiguisera sans doute votre lucidité. Et même si la langue de Cervantes ne vous est pas familière, les images elles, disent beaucoup.

http://toreandoenlosmedios.blogspot.fr/2017/04/el-toreo-moderno.html?m=1

Les qualités d'un toro

Publié le par Charles CREPIN

La temporada est lancée ! Avant nos prochains périples en terre taurine qui nous conduiront vers Madrid, Cordoue, Vic, Istres ou Céret, il est temps de revenir sur quelques définitions de termes taurins couramment utilisés, j'espère à bon escient. Voyons ce qu'en dit El Giraldillo sur son site, une référence à ranger dans vos favoris !

Éclaircissons le sens de plusieurs notions essentielles qui permettront de valoriser le toro et par là même le travail du torero :

Bravoure : qualité spécifique du taureau brave; dans la suerte des piques, capacité combative d’un toro devant s’accroître avec le châtiment; capacité de l’animal à charger jusqu’à la mort.

Une notion en relation avec la bravoure est la codicia, soit la capacité à charger inlassablement, à chercher de nouveau le leurre à la sortie d’une passe de manière à permettre d’enchaîner celles-ci.

Caste ou Race : caractère, pouvoir de combativité du toro dans le combat. Un animal peut être de bonne ou de mauvaise caste. S’il a trop de nerf et de tempérament on parlera d’un toro de mauvaise caste. La bonne caste sans doute est-elle synonyme de bravoure...

El Giraldillo - Lire l'article complet sur le site, ici

 

MANOLETE, un profil

Publié le par Charles CREPIN

En 2017, on va beaucoup parler de Manolete dont c'est le centenaire de la naissance. Et coïncidence, c'est aussi le 70ème anniversaire de sa mort. Né à Cordoue en 1917, mort dans l'arène à Linares en 1947, des lieux privilégiés pour notre prochaine pérégrination en terre espagnole.

En attendant, je vous propose de revenir sur le profil particulier de ce torero emblématique dans cet article que j'avais publié en 2009 sur Vingt passes, pas plus. Adulé mais aussi décrié durant sa fulgurante carrière, Manolete fut arrêté net dans sa course par la corne d'un pensionnaire de Miura.

C.C.

 

MANOLETE est le torero mythique des années 40. On dit que seul Pepe Luis VÁZQUEZ aurait pu le dépasser. Pepe Luis, c'était l'élégance, la subtilité, la délicatesse et l'inspiration au service d'un classicisme épuré et d'une grande intelligence du toro. Et pour couronner le tout, il était parfois comme touché par la grâce divine. On comprend pourquoi la critique et le mundillo littéraire, restés très belmontistes, lui étaient, favorables. Mais il lui manquait sans doute la volonté et le courage nécessaires pour se hisser au rang de numéro un. Il ne combattait pour personne. Il attendait le bon toro, et lorsqu’il l’avait trouvé, il toréait avec détachement, sur un nuage et pour lui-même. MANOLETE, lui, c’était tout le contraire : un grand corps longiligne raide et emprunté, un visage triste et ingrat, mais une volonté de fer, un immense courage, un sens inné du sitio lui permettant d'enchaîner naturellement les passes, et ceci devant tous les toros. Du jamais vu ! Son aguante majuscule et son immobilité incroyable pour l'époque, transmettaient une forte émotion sur les gradins et lui valurent d'être adulé par le public. Atypique et révolutionnaire, il a imposé sa personnalité et donné le « la » du toreo moderne. Par la suite, tous les toreros, même ceux qui se sont réclamés du plus pur style « néo-classique », ont beaucoup emprunté au toreo du "Calife de Cordoue". Et ceux d'aujourd'hui davantage encore.
 

MANOLETE est aussi le héros d’une légende noire, fragile et contrefait par des soupçons de trucage et d’artifices que le temps n’a pas totalement effacés. Son image reste pour certains celle d’un torero habile motivé par l’argent, et grandi par sa mort. Lieux communs et critiques intégristes ont longtemps alimenté ce sombre portrait, accusant le célèbre maître d’avoir toréé des « becerrotes afeitados » et dénonçant son toreo de profil, une faute impardonnable pour les gardiens du temple belmontiste. Et pour finir, son écrasante domination finit par lasser un public toujours plus exigeant, ce qui fit dire à MANOLETE, désabusé : « Je ne pense pas qu’on puisse toréer de plus près ni plus immobile qu’on l’exige de moi, à moins de monter sur l’animal (…) ».

Paix à son âme. Avec du recul, les reproches qui lui ont été faits ne semblent pas tous fondés. L'utrero (toro de 3 ans) toréé par MANOLETE était la règle dans l'Espagne d'après guerre. Tous les toreros sans exception ont combattu des utreros jusqu’en 1973 ! Et puis, ces novillos auraient sans doute pu rivaliser de caste et de dangerosité avec beaucoup de nos cuatreños actuels ! Ensuite, à propos de l’afeitado, vous savez sans doute que cette pratique centenaire a toujours autant d’adeptes… Parlons d'argent. Inflation comprise, les cachets de MANOLETE étaient sans doute plutôt modérés comparés à ceux de nos riches figuras d'aujourd'hui. Et enfin, venons en au toreo de profil, car c'est la question intéressante. On a vu plus haut combien plusieurs générations de toreros ont emprunté à ce style (sans faire toujours aussi bien que MANOLETE...). Vue sous cet angle, la querelle faite à MANOLETE paraît un peu étroite, non ? En tout cas, en décalage avec ses passes serrées « au fil de la corne » et chargées d'émotion. L'aficionado reste parfois perplexe et frustré devant cette éternelle dualité du couple « toreo belmontiste / toreo profilé ». A cet égard, les citations reprises ci-dessous permettent d'élargir un peu les points de vue.

C.C.
 


« - En el toreo, todo lo que no sea cargar la suerte, no es torear sino destorear" Domingo Ortega.

 
« (…) - On peut très bien avancer la jambe tout en déchargeant la suerte, si au lieu de déplacer le poids du corps sur la jambe de sortie, on le laisse sur la jambe d’entrée. En fait, avancer la jambe, ce n’est qu’un recours destiné à rejeter le taureau vers l’extérieur (…).
Joselito, cité par André VIARD –
COMPRENDRE LA CORRIDA - Éditions atlantica 2001
 
« - J’évite d’avancer la muleta vers la corne contraire ; je la garde plutôt légèrement en retrait par rapport à mon corps. J’évite aussi de « charger la suerte », car toutes ces sollicitations reviennent à forcer le sort, à tordre les évènements. Elles sont pour ainsi dire les béquilles qu’offre la technique quand on a une insuffisante maitrise de soi et de la bête ».
François ZUMBIEHL - MANOLETE - Éditions Autrement 2008

 

Je vous propose également de profiter des derniers jours de la diffusion d'un excellent reportage d'Arte en vidéo sur le site de la Fédération des Sociétés Taurines de France en cliquant sur le lien http://torofstf.com/content/le-documentaire-darte-sur-manolete-est-visible-ici-jusqu%C3%A0-vendredi

Vous y verrez à cette occasion l'intervention très documentée et pertinente, comme à son habitude, de notre amie l'historienne Araceli Guillaume-Alonso qui animera notre Jeudi du Cercle du mois de Mars prochain.

MIGNON, Seigneur de Camargue, éloge de l’intelligence Cocardière.

Publié le par Bd des Arènes

MIGNON,  Seigneur de Camargue, éloge de l’intelligence Cocardière.

Par Corentin CARPENTIER

Un matin de novembre aux prés du Mas des Pavillons à Générac, Mignon, le double biou d’Or 2015 & 2016 récupère de sa dernière sortie de la saison pour le Trophée Pescalune. Le temps est doux, et il profite tranquillement des rayons de soleil d’Automne couché au bord d’un Cyprès, et de la route de Campagnolle qui mène au Mas de la famille Cuillé.

Voilà une bien belle journée d’automne tiens ! Parfait pour se prélasser et savourer cette fin de saison d’arènes ô combien éprouvante ! 11 sorties rien que ça, mes genoux me font sacrément souffrir je peux te dire que cette fois, le pélot ne me fera pas bouger de ce cyprès avant quelques semaines !
Enfin, c’était une belle saison ! Moi qui pensais avoir atteint le graal avec ce Biou d’or, j’en ai remis plus d’un à l’heure, sauf peut-être ce terrible Cadenas, quel raseteur celui-là il m’a poussé dans mes derniers retranchements ! Ah cette 2ème ficelle qu’il me lève au Grau du Roi, la seule sortie où la trompette m’a ramené au toril avant la fin du quart d’heure, il fallait bien que je récompense ce Cadenas pour son audace quand même ! La noblesse et la bravoure de ma race que voulez vous.

Cette année à la finale, aucuns sifflets pour moi ou ma famille, j’ai prouvé définitivement ma valeur ! 2 Biou d’Or c’est pas rien, et il faut dire qu’avec ma mère Belle, et mon père l’explosif Studio, j’avais dans mes gènes la Course Camarguaise ! Après Rousset et son double biou d’Or il y a presque 35 ans, après Pythagore et Guépard, la belle histoire continue pour la manade!
Oh elle m’en a raconté des histoires sur la manade ma mère, belle et explosive cocardière. J’étais encore dans ses pattes qu’elle m’apprenait déjà les principes de la Course Camarguaise et de ce qui m’attendait dans les années à venir. Alors certes, comme tous les enfants vis-à-vis de leurs parents ou de leur famille, j’ai voulu affirmer ma différence avec le genre de la maison. Pas trop porté sur les planches, j’ai vite compris le jeu de l’arène. Porté sur l’analyse du comportement des hommes en face de moi et maître de la piste, ma palette technique à moi c’est le placement cul aux planches et la maîtrise de l’anticipation. Oh ils sont nombreux les jeunes raseteurs aventureux à être passés sous mes pattes en m’ayant mal analysé ! Pas nombreux par contre, ceux qui sont venu à bout de mes ficelles et de mes quart d’heure !
Je sautais même quelquefois à mes débuts, une fois par course histoire de laisser le danger bien présent et de faire rappeler mes origines, je ne suis pas le fils de Studio pour rien pardine ! Être de la race Baroncelienne c’est un honneur que l’on doit défendre ! Mais mon genou récalcitrant a fini par m’empêcher ce petit clin d’œil. . . Ah si je n’avais pas eu ces petits pépins physiques, je pense que je serais allé chercher la triple couronne !

 

Mes plus beaux souvenirs tiens, j’y mettrais déjà 2010, ma révélation au Printemps des Royales de Saint-Laurent, année aussi du doublé pour la manade avec le Biou d’Or pour Guépard, et le Biou de l’Avenir que je remporte au Grau du Roi ! Ce n’est pas rien quand même, seuls Barraie et Beluguet de Lafont avaient réalisé cet exploit en 1992.
La Palme d’Or 2016 où j’ai triomphé de Joachim Cadenas ça c’était une course ! Les victoires à Nîmes, Beaucaire, Lunel, Vauvert ou au Grau du Roi aussi … Un plaisir de pouvoir combattre avec cette nouvelle génération de raseteurs si talentueux.
j’avoue que pour 2017, il me manquerait quelques trophées à rajouter à mon palmarès, mais d’ici là, il me reste quelques mois pour me refaire la cerise, et revenir avec les batteries rechargées à fond.

Tiens voilà la famille au complet qui vient m’arriber ! Ils sont tous là ! Jean Pierre, Sylvie, Pierre, Amélie, Vincent, Benjamin et les pitchounes Justin, Fabian, Matthieu, Valentine, Martin, Antoine, Margaux et Baptiste ! J’espère que c’est du foin de crau ! Je le mérite bien !

Texte écrit et dit par Corentin CARPENTIER après l'Assemblée Générale du Cercle Taurin Nîmois du 02/11/2016 

Députés prohibitionnistes

Publié le par cercletaurin.nimois

Suite à la proposition de loi présentée par 5 députés UDI le 5 Avril 2016 visant à interdire les corridas en France, voici la réaction de Dominique Valmary, Président de la Fédération des Sociétés Taurines de France exprimée dans une lettre aux intéressés ainsi qu'à leur Président de groupe Jean-Christophe Lagarde.

Le 13 juin 2016.

Monsieur le Député, Monsieur le Président,

Je vous adresse ce message en votre qualité de Président de l'UDI suite à la proposition de loi n° 3632 visant à abolir la corrida déposée par 5 députés membres de l'UDI. Cette proposition de loi suscite de nombreuses réactions et de la colère dans les 3 grandes régions méridionales à l'encontre de la tradition taurine dont les plus hautes instances juridictionnelles reconnaissent la légitimité.

En conséquence notre fédération a décidé de contacter les dits signataires au moyen du courrier dont vous trouverez copie en fichier joint.

En effet l'exposé des motifs ne peut qu'être jugé caricatural tant ces parlementaires méconnaissent la corrida et entendent ignorer la réalité de l'impact de cette pratique dans les régions du Sud.

Il nous importe également de savoir si cette proposition de loi relève de l'initiative d'individualités ou si elle doit être considérée comme une prise de position du parti que vous présidez. Par ailleurs, il nous importe de savoir si cette initiative parlementaire aura le soutien de votre formation aux différents stades de son examen.

Sachant que vous saurez apporter réponse à mes interpellations, je vous assure de ma haute considération

Le Président,

Dominique VALMARY

Ci-après, copie de la lettre aux cinq députés prohibitionnistes :

Toulouse, le 14 juin 2016

M. le Député Michel ZUMKELLER,

M. le Député François ROCHEBLOINE,

M. le Député Francis HILLMEYER,

M. le Député Yannick FAVENNEC,

M. le Député François-Xavier VILLAIN ...

Messieurs les Députés,

Nous nous devons de vous préciser ce qu’est la Fédération des Sociétés Taurines de France (FSTF) que nous avons l’honneur de représenter. Il s’agit d’une association créée, dès 1910, pour améliorer le déroulement de la corrida espagnole en France, veiller au respect de son éthique et à l’intégrité du taureau de combat, représenter les intérêts des aficionados. Elle regroupe à l’heure actuelle une soixantaine de sociétés taurines représentant plusieurs milliers d’adhérents.

Elle a inspiré la création, effective en 1966, de l’Union des Villes Taurines de

France, puis a élaboré un règlement taurin qui est devenu le “Règlement taurin Municipal Français” en 1973. Elle est aussi co-instigatrice et membre fondateur de l’Observatoire National des Cultures Taurines.

Autrement dit, nous nous attachons à défendre et promouvoir nos cultures taurines qui constituent des spécificités de nos trois régions taurines méridionales : Aquitaine–Limousin-Poitou- Charentes, Midi-Pyrénées- Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes- Côte d’Azur. Les pratiques découlant de ces cultures impactent fortement nos régions aussi bien au point de vue économique, que sociétal, environnemental, culturel ou encore éducatif.

Vous comprendrez donc que nous ne restions pas insensibles à la proposition de loi, n°3632, “visant à abolir la corrida”, que vous venez de présenter et que nous avons reproduite sur notre site, pour la porter à la connaissance de nos concitoyens amateurs de taureaux (aficionados a los toros).

Votre exposé des motifs qui reprend sans nuances les arguments des associations animalitaires et anti-taurines les plus sectaires, arguments complaisamment répercutés par le “politiquement correct” de la presse nationale, montre que vous ne connaissez rien au phénomène taurin et à la longue histoire de l’homme et du taureau.

Nous vous invitons à voir une vidéo réalisée par André Viard, journaliste, écrivain, plasticien et ancien torero, “Tauromachies Universelles”. Attention ! Ce film documentaire qui dure 70 minutes mérite une lecture attentive. Que l’on soit favorable ou opposé à certaines de ses thèses, il est d’une richesse historique et culturelle que tout honnête homme ne peut que goûter même s’il a le droit, bien évidemment, de critiquer.

Le point le plus désolant de votre exposé des motifs est celui où vous préoccupez de l’éducation de nos enfants, je cite : « De même, il est inadmissible que des enfants puissent se délecter d’un tel spectacle sanguinaire particulièrement néfaste pour leur éthique car accoutumant à la souffrance et à la torture animale ».

Nos enfants ne sont pas les plus mal traités du pays et nous entendons bien continuer à leur apprendre à voir des corridas à travers lesquelles ils découvrent les valeurs morales de l’humilité, du courage, de la volonté, du panache, mais aussi la connaissance de la mort et l’apprentissage du questionnement métaphysique, la dimension de l’épopée, la splendeur d’un combat liturgique provoquant de rares mais intenses sensations d’éternité… Non, nos enfants ne sont pas les plus mal lotis.

Nous prétendons conserver la liberté de les élever comme nous l’entendons et ce serait nous faire grande violence, mesurez-le bien, que de fermer les portes de nos arènes dont nous vous indiquons que les principales sont à : Arles, Bayonne, Béziers, Dax, Mont De Marsan, Nîmes, Vic Fezensac, Céret,

Aignan, Aire sur l’Adour, Alès, Beaucaire, Bougue, Bourg Madame, Boujan sur

Libron, Palavas, Captieux, Carcassonne, Chateaurenard, Eauze, Fourques,

Garlin, Hagetmau, Istres, La Brède, Lattes, Le Grau du Roi, Lunel, Maubourguet, Magescq, Mauguio, Millas, Mimizan, Mugron, Orthez, Palavasles- Flots, Parentis en Born, Pérols, Pontonx sur l’Adour, Riscle, Rion des Landes, Rodilhan, Roquefort des Landes, Rieumes, Saintes Maries de la Mer,

Saint Perdon, Saint Gilles du Gard, Saint Martin de Crau, Saint Sever, Saint Vincent de Tyrosse, Tarascon, Vauvert, Villeneuve de Marsan…

Au-delà de l’intérêt que l’on peut accorder aux thèses animalistes modérées, et de la légitimité du bien-être animal sur lequel il convient de veiller dans les limites du possible, il n’y a pas à accepter une idéologie radicale qui, au nom de la compassion dont elle s’est arrogé l’exclusivité, condamne quiconque oserait penser autrement.

Le respect des cultures et traditions locales est inscrit dans la charte européenne. Êtes-vous en accord avec cette charte ?

Ce qui nous interroge aussi, Messieurs les Députés, c’est que vous appartenez tous cinq au groupe de l’Union des Démocrates et Indépendants (UDI). Voudriez-vous nous faire savoir, en conséquence, si votre démarche ne réunit que la somme de vos individualités ou si elle reflète, d’une manière ou d’une autre, la position de votre parti ?

Nous ne manquerons pas, d’ailleurs, d’interroger parallèlement ses instances.

Soyez assurés, Messieurs les Députés, de notre parfaite considération

Le Président, Dominique Valmary

  • Lien vers notre site de la Fédération des Sociétés Taurines de France: m>http://www.torofstf.com/
  • Lien vers la page de ce site où nous reproduisons votre proposition de loi : http://torofstf.com/content/nos-courriers-à-des-députés-qui-voudraient-prohiber-les-corridas-en-france
  • Lien vers le film documentaire "Tauromachies Universelles" (À ne pas manquer !) : https://vimeo.com/164064195

Lien vers le site de l'Observatoire National des Cultures Taurines: m>http://culturestaurines.com/

Nous attendons les réponses de tous ces représentants de notre peuple. Quand elles nous parviendront, nous ne manquerons pas de les faire connaître.

23 000 ans

Publié le par Paul BOSC

23 000 ans

Tauromachies Universelles, 23 000 ans d’affrontements entre l’homme et le taureau

 

André VIARD, ancien torero, ancien organisateur, rédacteur dans des revues taurines françaises et espagnole, photographe, revistero, peintre à ses heures, président de l’Observatoire national des cultures taurines, créateur de la revue « Terres Taurines »  avait fait , quand il a publié son livre « Le grand livre de la corrida »  d’importantes recherches sur les rapports hommes-taureaux depuis des millénaires. Il se racontait même, en 2003, que cet ouvrage était devenu le livre de chevet de Jacques Chirac.  Depuis André VIARD n’a plus cette référence et il a été souvent critiqué pour ses propos et sa maison a été l’objet d’un incendie volontaire.

 

 Aujourd’hui les moyens de communication ont changé, la presse est en difficulté, les livres restent souvent sur les étagères. Mais il reste Internet, la télé, les films pour exprimer ses idées et tenter de convaincre ceux qui ne le sont pas. Exercice difficile tout de même, surtout quand il s’agit de tauromachies et notamment de corridas. Mais le Gersois persévère et vient de présenter au Carré d’Art de Nîmes, après Saint-Sever et Mont de Marsan et avant beaucoup d’autres villes taurines une exposition et un film-documentaire traitant des combats entre les hommes et les taureaux.  Un documentaire de 83 minutes, passionnant il faut bien le dire, mais qui ne s’adresse qu’à un public de convaincu : les aficionados à qui l’auteur demande d’être les ambassadeurs de promotion et de diffusion de cette œuvre monumentale.  Le film débute par cinq naturelles dessinées par José Tomas dans les arènes de Nîmes, lors de son solo en septembre 2012. Cinq naturelles, pas plus. Mais d’une pureté, d’une légèreté, d’une beauté qui déclenchent l’émotion, les clameurs, les pleurs, les sourires, la joie, le bonheur de milliers et milliers d’aficionados serrés sur les gradins de l’amphithéâtre romain. Puis l’auteur remonte le temps jusqu’à cette grotte de Dordogne, à Villars, où l’on a découvert le premier « toréador » de l’histoire taurine du monde : une peinture murale représentant une scène de chasse entre un bovin sauvage chargeant un homme de Cro Magnon qui l’affronte de face. C’était voilà 23 000 ans !

 

Plus qu’un documentaire, c’est pour le président de l’Observatoire National des Cultures taurines (ONCT), un outil indispensable pour faire connaître les tauromachies à ceux qui, aujourd’hui, veulent la voir disparaître ou seulement sont indifférents à cette relation entre une bête magnifique, tout autant que terrible,  qui  fait partie de la vie quotidienne de chaque habitant du Sud de la France, d’Espagne ou du Portugal, seuls pays à avoir gardé des taureaux sauvages alors que partout ailleurs la domestication des bovins a mis un terme à ces chasses ou seulement ces jeux. Et pourtant que l’on évoque le Minotaure, le Dieu Mithra, les Celtes, les rois mésopotamiens, les Pharaons égyptiens, tous ont combattu et tué l’auroch pour tenter de récupérer ses vertus, sa puissance, sa virilité.

 

Puis, au fil du temps ces combats se sont codifiés, les piétons ont remplacé les nobles cavaliers qui chassaient avec leurs lances, les leurres (invention de la muleta), la cape et l’épée sont devenus les armes de Paquiro, de Manuel Bellon dit « l’Africain » puis de Francisco Romero pour conduire à la corrida actuelle que Joselito, Belmonte, Manolete, Ordoñez, « El Cordobes » Ojeda ont constamment amélioré en s’approchant au plus près de cornes et en restant immobiles.

 

C’est ce cheminement qui était présenté  au Carré d’Art de Nîmes avec cette exposition du musée itinérant des tauromachies universelles avec, tout d’abord, la présentation, en colimaçon des 86 panneaux de cette Histoire du monde, puis par la projection de ce film remarquable qu’il faut voir et qui sera prochainement disponible sur internet en trois langues français, espagnol et anglais.  L’auteur a reçu le soutien de l’Union des Villes Taurines de France (UVTF) ;  l’Observatoire national des cultures taurines  s’est bien sûr pleinement impliqué et l’Union de villes taurines françaises  a financé une grande partie de la réalisation. D’autres étapes seront bien sûr sur la route des principales villes taurines françaises afin que chaque aficionado qui l’aura vu le fasse découvrir, le plus largement possible, à ses amis et connaissances afin de balayer les mauvaises images, les mensonges, les effets d’annonce de groupuscules se réfugiant derrière des poncifs animaliers. Quand on est aficionado on ne peut qu’applaudir l’initiative, l’encourager, la propager à ses amis, à ses proches mais il sera bien difficile de franchir des caps plus importants en raison, justement,  d’images taurines fortes. Mais bien sûr que l’on rêve, qu’un jour, ce documentaire soit programmé sur une grande chaîne de télé.

 

MM. Jean-Paul Fournier, sénateur-maire de Nîmes ; Franck Proust, député européen, Frédéric Pastor, adjoint à la tauromachie de la ville, Daniel-Jean Valade, Alain Guaido, délégué de l’Union des villes taurines, étaient présents à cette présentation et ont apporté leur soutien à cette initiative ainsi qu’à toutes les tauromachies.

 

Mais sont-ils conscients que se sont eux et uniquement eux, hommes politiques nationaux, européens, municipaux ou régionaux qui détiennent le pouvoir de faire vivre ou d’enterrer les tauromachies. Il suffirait d’une décision politique d’un groupe ou d’un président(ou présidente) pour interdire le déroulement des corridas.

 

Toutefois, le combat de l’homme moderne et des taureaux sauvages, ne serait-ce que par le poids économique qu’il représente, aura encore lieu malgré les menaces. Et le peuple trouverait, sans doute, si ce n’est un nouveau Philippe V, ancien roi d’Espagne qui s’est opposé aux  lois dictées par la religion catholique, alors peut-être qu’André Viard… après Frédéric Mistral, saurait faire «  lever les tridents ».

 

 

 

La corrida et son déroulement

Publié le par cercletaurin.nimois

Un petit aide mémoire conçu par les JEUNES AFICIONADOS NÎMOIS et la COORDINATION DES CLU BS TAURINS DE NIMES ET DU GARD.

 

Ce Flyer est distribué à l'entrée des arènes pendant la Feria de Nîmes.

 

 

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CLIQUER SUR L'IMAGE POUR L'AGRANDIR

Soutien à Jacques DURAND

Publié le par cercletaurin.nimois

 

 

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Libé et la censure...

 


La page tauromachique de Jacques DURAND dans "LIBERATION" est un cadeau fait à tous les aficionados. un espace d'expression dédié à une minorité culturelle. LIBERATION va reprendre son cadeau. Sans doute très minoritaires dans ce quotidien national "généraliste", les lecteurs de Jacques DURAND ne peuvent qu'imaginer les raisons qui "justifient" cette suppression, puisqu'aussi bien, celle-ci tombe comme une sanction non motivée.

Ci-dessous, un lien vers "petitionpublique" pour vous permettre de manifester par mail votre solidarité et votre soution à Jacques DURAND.

http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2012N24507

INDULTO

Publié le par cercletaurin.nimois

 

 

Par Charles CREPIN

 

Un eral grâcié lors de la novillada non-piquée le 15 avril organisée par la PRIMAVERA des AFICIONADOS. Je n'y assistais pas mais peu importe : cet événement, de portée modeste à priori, est loin d'être anodin et nous incite, en tant qu'aficionados, à nous poser quelques questions.

 

Et d'abord, que dit le règlement ? :

 

Article 84 du Réglement Taurin Municipal français ( http://www.uvtf.com/reglement-taurin/reg… ) :

Lorsqu'un animal aura mérité d'être gracié en raison de son excellente présentation et son excellent comportement dans toutes les phases du combat sans exception, notamment en prenant les piques avec style et bravoure, le Président pourra dans les circonstances qui suivent, accorder cette grâce afin que l'animal puisse être utilisé comme « semental », après les soins nécessités par son état physique et ses blessures, et participer ainsi à la préservation et l'amélioration de la race et de la caste de l'espèce.
La grâce devra être demandée majoritairement par le public ainsi que par le matador concerné qui en manifestera expressément le désir. Il sera de plus indispensable que le ganadero ou le mayoral de l'élevage concerné fasse connaître son accord pour l'intermédiaire d'un alguazil.

Article 73 – 11ème alinea

Aucun toro ne pourra obtenir la « vuelta al ruedo » (tour de piste post mortem) ou « l'indulto » (grâce du président) s'il n'a pas fait preuve d'une bravoure suffisante à la pique.

Toutefois, si une présidence de course veut absolument accorder l’indulto dans une course non piquée (pour diverses raisons que j’imagine…), elle peut toujours arguer qu’étant donné que le tercio de piques n'existe pas dans ces novilladas, les dispositions de l’article 73 ne peuvent s'appliquer. Et il n’y a pas de quoi en faire une maladie après tout, tant il y a par ailleurs des problèmes autrement préoccupants qui font dériver la corrida aujourd’hui.

 

Je suis tout de même interpelé par le fait :

-       que cela se passe dans une grande place taurine, ce qui donne un certain relief à l'évènement,

-       que cela se passe au cours d'une manifestation dédiée aux jeunes et à la transmission des valeurs de la Fiesta Brava. Récompenser un toro de 2 ans, 3 ans ou 4 ans sur le seul critère de la noblesse exprimée à la muleta me paraît éloigné du message à transmettre à la jeune aficion, et tout aussi éloigné des principes intangibles censés être enseignés aux élèves des écoles taurines. Je me demande ce qu’en ont pensé les maîtres qui assistaient à la course...

-       que l’indulto « galvaudé » est un puissant argument exploité par ceux qui souhaitent l’avènement de la corrida « sin sangre », sans piques, sans banderilles, sans mise à mort.

-       que l’indulto banalisé, serait, contre tout principe d’éthique, la voie ouverte à la grâce de tous les gentils petits toros qui feraient uniquement preuve de noblesse (et de sottise) durant ¼ d’heure de leur vie, d’autant plus souvent qu’il seraient opposés à des toreros talentueux capables de les faire tourner dans tous les sens, sans bouger un doigt de pied... Alors que d’un autre côté, la mort serait le châtiment suprême réservé à l’animal encasté, moins docile, rétif à l’exercice des « 100 passes », imposant sa lidia ? Absurde. 

 

Voilà un des sujets que nous aurons tout loisir d’aborder au cours de nos soirées, l’hiver prochain.



OBSERVATOIRE NATIONAL DES CULTURES TAURINES

Publié le par cercletaurin.nimois

 

 

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COMMUNIQUÉ


Face aux pulsions liberticides et xénophobes exprimées par des mouvements animalistes radicaux ayant revendiqué de nombreux actes de vandalisme un peu partout en France et un incendie criminel au domicile de son président, l'Observatoire National des Cultures Taurines se félicite du consensus exprimé par la classe politique, pour qui la légitimité de la tauromachie dans les régions de tradition ne saurait être remise en question.

Dans la logique de l'Inscription de la Tauromachie au Patrimoine Immatériel Culturel de la France par l'actuel gouvernement, les récentes prises de position de François Hollande, François Bayrou, Jean-Marc Ayrault président du groupe PS à l'Assemblée Nationale, Eva Joly, candidate d'EELV et Cécile Duflot secrétaire générale d'EELV, s'inscrivent dans le respect indispensable que la République française doit garantir à toutes les minorités culturelles qui la composent.

Tous ont mis l'accent sur la dimension culturelle de la corrida et exclu tout débat pouvant remettre en cause l'exception culturelle dont elle bénéficie au regard des règlements et normes communautaires, de la loi Nationale et de la jurisprudence, en refusant de céder à l'appel irresponsable de ceux qui prônent l'exclusion.

L'Observatoire National des Cultures Taurines se réjouit par ailleurs de la prise de position sans équivoque de 150 psychiatres et pédo-psychiatres français, pour lesquels la tauromachie, loin de représenter une menace de traumatisme pour les mineurs, joue au contraire un rôle éminemment formateur au regard de l'apprentissage indispensable de la réalité qu'il importe aux parents de transmettre à leurs enfants.

L’Observatoire rappelle enfin qu’un vaste collectif d’intellectuels et d’artistes a manifesté sa satisfaction suite à l’inscription de la Tauromachie au Patrimoine Culturel Immatériel français.

PIÈCES JOINTES

  • -  lettre des psychiatres et liste des signataires

  • -  lettre des intellectuels et artistes.

150 PSYCHIATRES, PÉDO-PSYCHIATRES ET PROFESSEURS D’UNIVERSITÉ TÉMOIGNENT DU RÔLE FORMATEUR DE LA CORRIDA

Alors qu’une nouvelle fois le danger supposé de la corrida pour les enfants est mis en avant par des associations animalistes, 150 psychiatres, pédo-psychiatres et professeurs d’université français appellent à considérer le problème de la violence sous un angle objectif et non partisan.

La vraie violence des sociétés civilisées est celle que nous montre l’actualité quotidienne dont rendent compte les journaux télévisés . La vraie violence est celle des fictions où la barrière éclate entre réel et virtuel au point d’alimenter la série noire des agressions sauvages. La vraie violence est trop souvent intrafamiliale, c’est celle du vide affectif, de l’abandon meurtifère, du rejet ou du reniement qui tuent en silence dans un quotidien banalisé.

La différence pour la corrida, c’est que si elle est violence apparente dans le spectacle proposé, elle est avant tout passion dans le message véhiculé. Un enfant ne va jamais seul à la corrida. Il y va dans l’amour, main dans la main avec un adulte pour guide éclairé. Il y va pour l’amour d’un animal, pour l’admiration d’un homme, pour la convivialité d’un moment dans une ouverture existentielle affectueusement balisée par le parent qui l’accompagne, dans une intime et confiante complicité à la recherche d’émotions nouvelles, de valeurs à découvrir et à partager. Il y va précédé d’un imaginaire fantasmagorique qu’il va chercher à apprivoiser.

La violence est un ingrédient incontournable et inéluctable de la vie. Notre travail d’homme est de tenter d’apprivoiser cette violence, de sublimer cette image terrifiante de la mort. Notre rôle de parent est d’aider nos enfants à conjurer leurs peurs et à désarmer la violence. Il y a les contes de fées*. Il y a les contes de féria où la vie terrasse la mort, où la mort se fait dans l’amour, où des héros « en costume de papier » apprivoisent le temps d’un souffle la violence brute et abrupte d’un animal sauvage. Et après le frisson de la peur, celui de la joie. Après la tristesse d’avoir vu mourir un animal mythique et vénéré, avoir la promesse d’aller le voir naître un jour au campo, toujours main dans la main, cœur contre cœur. L’émotion aussi sera grande.

Non la corrida ne se résume pas dans le schéma primaire et étriqué d’un torrent d’hémoglobine. Elle est source d’émotions, de partage affectif, de communion spirituelle, d’hommage à nos racines et de fierté pour nos rameaux. Elle est épanouissement personnel par une identification à un héros, elle est proposition esthétique et expression culturelle. Elle est pour nos enfants une expérience enrichissante proposant des valeurs positives et structurantes dans un respectueux et affectueux partage.

Quant au traumatisme invoqué, ce n’est pas de la médecine, c’est de la littérature !

En revanche, faut-il demander l’interdiction des contes d’enfant en raison de leur dangerosité sur la formation des enfants ? (Cendrillon découche, Pinocchio ment, Aladin vole, Batman conduit à 320 km/h, la Belle au Bois Dormant est une grande flemmarde, Blanche Neige vit en concubinage avec 7 mâles, le petit Chaperon rouge désobéit, Astérix se dope à la potion que lui fournit un dealer qui est le curé du village... Quant aux héros des frères Grimm, ils sont alternativement parricides, infanticides, pédophiles...)

Et faut-il demander l’interdiction d’accès aux stades de foot pour les mineurs, au vu des violences de plus en plus fréquentes que l’on y déplore entre supporters fanatisés ?

Enfin, pour raison garder, chaque couple parental n’est-il pas à même de proposer à ses enfants les ouvertures culturelles auxquelles il adhère ?

Roland Sourbets (Tarbes), David Zambelli (Bagnères), Calude Rezai (Pau), Marie Ange Le Tieu (Pau), Claude Roux (Bayonne), Denis Thène (Anglet), Marc Vidal (Dax), Marc Bourgeois, Pierre Rajer (Cenon), Christian Gaussaresses (Bordeaux), Jean Alberny (Auch), François Gardes (Auch), Michel Lavergne (Auch), Jacqueline Lacour Dumazac (L’Isle Jourdain), Bruno Le Lang (Auch), Chantal Demangeot (Castres), Philippe Mangin (Castres), Guy Parmentier (Albi), Mario Chicon (Castres), Michel Daurignac (Montauban), François Olivier (Montauban), Céline Aquilina (Pin Balma), Michel Frexinos (Pin Balma), Rafael Giachetti (Pin Balma), Catherine Soubirac (Pin Balma), Fabrice Simonet (Toulouse), Saladin Stiti (Toulouse), Henri Stulzmann (Pin Balma), René Tollemer (Toulouse), Jean-Claude Trémont (Toulouse), Élie Vallejo (Toulouse), Marie-Claude Vallejo (Toulouse), Marie Thérèse Alonso (Toulouse), Nathalie Alquier (Toulouse), Léonard Ametepe (Toulouse), Gérard Baisse (Toulouse), Jacques Barrère (Toulouse), Djamal Belazouz (Toulouse), Mehdi Benazouz (Toulouse), Marie France Moles (Colomiers), Francis Moles (Colomiers), Maurice Bensoussan (Colomiers), Charles Beyney (Toulouse), Serge Boubli (Toulouse), Christian Bourbon (Toulouse), Jean-Jacques Bourrel (Toulouse), Pierre-Jean Breuillaud (Toulouse), Patrick Cabal (Toulouse), François Cartault (Toulouse), Liliane Celotto (Saint Loup Cammas), Marie Christine Claux ( Toulouse), Jean- Pierre Cohen (Toulouse), Daniel Cros (Toulouse), Albert Danan (Toulouse), Claude Dray (Toulouse), Carole Fabre (Toulouse), Michel Faruch (Toulouse), Catherine Faruch (Toulouse), Nicole Faruch (Toulouse), Jacqueline Fayat Picard (Toulouse), Véronique Fontvieille (Toulouse), Jean-Pierre Gardes ( Toulouse), Serge Galley (Fronton), Marc André Goudineau (Toulouse), Noë Guetari (Toulouse), Jean-Michel Guibaud (Toulouse), Joël Hartmann (Toulouse), François Heim (Toulouse), Pierre Hugon de Scoeux (Toulouse), Gérard Jover (Toulouse), Gaël Juglard (Toulouse), Paule Khalifa (Toulouse), Christian Larrose (Toulouse), Jean-Jacques Layani (Toulouse), Laurent Lesgourgues (Toulouse), Laurent Lignac (Toulouse), Jean-Michel Loustalan (Toulouse), Marie Christine Maffre Barus (Toulouse), Claude Maillet (Toulouse), Nicolas Marfaing (Toulouse), Frédéric Melinand (Toulouse), Françoise Millet Bartoli (Toulouse), David Modavi (Toulouse), Yves Monfort (Toulouse), Robert Mosnier (Toulouse), Jacques Parant (Toulouse), Nicole Parant Lucena (Toulouse), Sylvie Penavayre (Toulouse), Geneviève Peresson (Toulouse), Joël Pon (Toulouse), Christian Prim (Toulouse), Jen-Claude Trémont (Toulouse), Anne-Marie (Puget Becq (Toulouse), Stéphanie Ruffie (Toulouse), Joaquin Ruiz (Toulouse), Jacques Rustan (Toulouse), Christian Salomone (Toulouse), Christine Sarramon (Toulouse), Laurent Schmitt (Toulouse), Mocrane Abbar (Nîmes), Chritine Cabrol Fraysse (Perpignan), Brigitte Rimliger Abar, Jacques Sylvaing (Béziers), Michel Cannat (Montpellier), Christian Castelnau (Montpellier), Jean-François Chiariny (Montpellier), Pierre Cournac (Montpellier), Philippe Courtet (Montpellier), Haziz Hermés (Montpellier), André Jacquemin (Montpellier), Pierre Nuce de Lamothe (Montpellier), Jean-Claude Penochet (Montpellier), François Torres (Montpellier), André Gassiot (Rodez), Jean Raymond Zekri (Marseille), Michel Bonnet (Marseille), Suzanne Boyadjan (Marseille), Daniel Dassa (Marseille), Thierry Bottai (Marseille), Nicole Louis (Arles), Catherine Samuelian, Jean-Claude Samuelian, Dominique Pringuey (Nice), Michel Benoit (Nice), Frédéric Sorbara (Paris), Bernard Astruc (Paris), Maurice Ferreri (Paris), Florian Ferreri (Paris), Philippe Nuss (Paris), Paul Dilouya (Paris), Joël Gailledreau (Elancourt), Philippe Leclerc (Mulhouse), Christophe André (Paris), François Conrault (SaintDié des Vosges), Patrick Singer (Strasbourg), Jean-Michel Ranoux (Pertheville Ners), Olivier Devron (Saint- Étienne), Olivier Dubois (Saujon), Daniel Bert (Coutances), Jean-Paul Chabannes (Saint Égrève), Bruno Millet (Rennes).

LETTRE DES INTELLECTUELS ET ARTISTESAU MINISTRE DE LA CULTURE
À L’OCCASION DE L’INSCRIPTION DE LA TAUROMACHIE AU PATRIMOINE IMMATÉRIEL CULTUREL FRANCAIS

 

Monsieur le Ministre,

Nous sommes très heureux d’apprendre que la commission compétente du ministère de la culture a jugé recevable le dossier sur la corrida présenté par l’observatoire national des cultures taurines et qu’en conséquence la tauromachie, telle qu’elle est vécue et pratiquée en France, a été inscrite sur la liste du patrimoine culturel immatériel de notre pays.

Cette décision, nous le savons, n’est pas autre chose que la prise en compte scientifique de la dimension culturelle de la corrida et, en quelque sorte, l’explicitation, de ce point de vue, des raisons pour lesquelles la loi et la jurisprudence françaises ont légalisé depuis plus d’un demi- siècle cette pratique dans « les régions de tradition locale ininterrompue ». Mais elle constitue sans aucun doute une avancée pour le respect de la diversité des expressions culturelles qui a fait l’objet d’une convention signée par l’ensemble des Etats membres de l’UNESCO, dès lors que ces expressions sont conformes à la déclaration universelle des droits de l’homme.

Ceux dont la sensibilité, dans notre pays, s’oppose à la corrida méritent autant de respect que ceux qui adhèrent à cette tradition en raison d’un héritage familial ou d’une initiation qu’ils ont accomplie de leur propre chef. Dans tous les cas la liberté culturelle des uns et des autres doit être garantie. Telle est la signification principale que nous voyons à l’inscription de la corrida sur la liste du patrimoine culturel immatériel de la France, au vu des observations et des réflexions exposées par un comité de chercheurs et d’universitaires dont les compétences scientifiques en la matière sont indiscutables.

Toute pression exercée pour faire annuler cette reconnaissance de la tauromachie comme une culture vivante, qui contribue à l’identité des régions où elle se pratique, et qui a, par ailleurs, inspiré hier et aujourd’hui de grandes œuvres de la littérature et des arts plastiques et visuels, ne peut être, selon nous, qu’une réaction d’obscurantisme et d’intolérance.

En saluant, encore une fois, l’ouverture d’esprit dont le ministère de la culture a fait preuve, nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en l’assurance de nos sentiments les meilleurs.

LISTE DES SIGNATAIRES

Eric Barbier, cinéaste ; Christophe Barratier, cinéaste ; Bartolomé Bennassar, historien, ancien président de l’Université de Toulouse-Le Mirail ; Daniel Benoin, auteur, metteur en scène et comédien, directeur du Théâtre national de Nice ; Vincent Bioulès, artiste peintre ; Jean-Loup Bourget, professeur des universités, chaire d’études cinématographiques, Ecole normale supérieure de Paris ; Sophie Calle, artiste ; Jean-Paul Capitani, membre du directoire des éditions Actes Sud ; Jean Cardot, sculpteur, membre de l’Académie des Beaux-Arts ; Philippe Caubère, comédien, auteur et metteur en scène ; Jean-Paul Chambas, artiste peintre ; Yves Charnet, poète et écrivain ; Lucien Clergue, photographe, membre de l’Académie des Beaux- Arts ; Antoine Compagnon, professeur au Collège de France, chaire de littérature française, moderne et contemporaine ; André Comte-Sponville, écrivain et philosophe ; Michel Deguy, poète et écrivain ; Florence Delay, écrivain, membre de l’Académie française ; Vincent Delecroix, écrivain, professeur de science des religions à l’Ecole pratique des Hautes études ; Georges Didi-Huberman, écrivain et philosophe ; Michel Dieuzaide, cinéaste et photographe ; Jean-Pierre Digard, anthropologue, directeur de recherche émérite au CNRS ; Françoise Gilot, peintre ; Jean Jamin, anthropologue, directeur d’études à l’EHESS, directeur de la revue L’Homme ; Gérard Jugnot, acteur et réalisateur ; Jean Lacouture, écrivain ; Christian Lacroix, designer ; Claude Lanzmann, écrivain et cinéaste, directeur de la revue Les Temps Modernes ; Francis Marmande, professeur des universités émérite, Université de Paris-Diderot; Jean Nouvel, architecte ; Denis Podalydès, comédien, auteur et metteur en scène, sociétaire de la Comédie française ; Michel Portal, musicien ; Alain Renaut, professeur des universités, chaire de philosophie morale et politique de la Sorbonne ; jean-Michel Ribes, auteur, metteur en scène et directeur du Théâtre du Rond-Point (Paris) ; Philippe Roger, historien de la littérature, directeur d’études à l’EHESS, directeur de la revue Critique ; Hervé di Rosa, artiste peintre ; Guy de Rougemont, peintre et sculpteur, membre de l’Académie des Beaux-Arts ; Claude Viallat, artiste peintre ; Jean-Didier Vincent, professeur de physiologie à la Faculté de médecine de Paris XI, membre de l’Académie des Sciences et de l’Académie de Médecine ; Francis Wolff, philosophe, professeur des universités, Ecole normale supérieure de Paris.

Figuras des années 70

Publié le par Charles CREPIN

 

 

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  L’écrivain mallorcain  Guillermo Sureda * a parlé d’or en matière de toreo. Evoquant les toreros des années 70, il résumait ainsi la situation :
1-    Il y a des toreros qui toréent joliment et savent toréer ;
2-    d’autres qui toréent joliment et ne savent pas toréer ;
3-    d’autres encore qui toréent laidement mais qui savent toréer.

Domingo Delgado de la Camara **, qui lui aussi parle d’or, met malicieusement un nom sur chacune des catégories de toreros énumérées par Sureda : 1- Antoñete, 2- Raphaël de Paula, 3- Dámaso Gonzáles. Et il s'amuse à recenser une quatrièmes catégorie :
 - les toreros qui toréent joliment, qui savent toréer, mais qui n’en ont pas envie… Verdict : Manzanares (père) !

Et oui, le magnifique Manzanares, des années 70, qui d’une seule passe géniale pouvait sauver une feria de la San Isidro. Qui fut à cette époque le torero des toreros, récupéra les inconditionnels d'Antonio Ordóñez et fit taire le tendido siete. Le même Manzanares dont le courage ne fut pas au niveau de son talent, et ne voulut pas commander, cédant le trône, dans la décennie suivante au grand Paquirri, puis à Espartaco, figura savante… et  si monotone.

* Guillermo Sureda Molina – TAUROMAGIA - Editions Espasa Calpe (1978).
** Domindo Delgado de la Cámara – Le toreo revu et corrigé – Éditions Loubatières (2004).

 

Commission Taurine : à Nîmes, rien de nouveau

Publié le par CTN

 

 

LETTRE OUVERTE
à M. LE MAIRE DE NIMES


À propos de la Commission Tauromachique

 

 

 

Monsieur le Maire,


Veuillez me permettre d’appeler votre attention sur la situation qui est faite à l’aficion méridionale en ce moment.

A l’issue de la Corrida du 24 septembre dernier la Commission Tauromachique vous fit parvenir sa démission. Comme je crois que cette dernière est restée irrévocable, je viens vous prier Monsieur le Maire, en raison de l’approche de la temporada, de vouloir bien pourvoir au remplacement des démissionnaires.


La Direction de notre plaza étant en pourparlers avec les ganaderos et les maestros, il est de toute urgence que la nouvelle Commission soit nommée au plutôt, afin de pouvoir donner son avis sur l’achat de tel ou tel bétail ou sur la formation des cartels etc, etc.


Certes, les aficionados qui peuvent et méritent de faire partie de la nouvelle commission tauromachique sont nombreux dans notre belle ville, berceau de l’aficion, mais il y a intérêt pour le renom de nos magnifiques corridas qui se déroulent dans notre grandiose plaza unique au monde, que nos concitoyens que vous appellerez à cette haute et très délicate fonction, soient imbus tout d’abord d’ardente aficion et qu’ils possèdent assez de connaissances taurines pour pouvoir assumer la Présidence de nos corridas.


J’ose espérer, Monsieur le Maire, que comme moi, vous estimerez qu’il y a urgence, à ce que les nouveaux membres de la Commission Tauromachique soient nommés sous peu, je vous prie d’excuser la liberté que j’ai prise en vous signalant la chose, mon désir seul de voir réussir nos corridas, et d’y faire accourir par cela même un nombreux public dans l’intérêt de notre chère ville et de l’aficion aussi, a dicté ces quelques lignes.

Recevez Monsieur le Maire mes salutations distinguées.

Camille Berrus (lucerito) - Revistero taurin. 7 janvier 1906

LOU FERRI – JOURNAL TAUROMACHIQUE INDÉPENDANT
CRÉÉ POUR LA DÉFENSE DE L’AFICION

 

 

 

 

“Toutes choses sont dites déjà; mais comme personne n’écoute, il faut toujours recommencer”.

André Gide - Traité du Narcisse

 

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