Tous devant la statue de NIMEÑO !
APPEL AU RASSEMBLEMENT DE L’AFICION
à NÎMES, vendredi 21 octobre à 19 h 30,
devant la statue de Nimeño II
Après la profanation de la statue de NIMEÑO II le 18 septembre dernier par des groupuscules antis taurins, les évènements du 8 octobre à RODIHAN renforcent la volonté de tous les aficionados, de toutes les entités taurines françaises et plus généralement tous ceux qui sont attachés à leurs libertés démocratiques, à leurs cultures locales et leurs traditions, de se réunir en masse devant la statue de NIMEÑO.
Ce rassemblement sans cortège ni discours sera silencieux, digne et recueilli dans un hommage unanime au grand torero nîmois. Tous ceux qui le désirent pourront déposer une fleur, œillet rouge de préférence, au pied de la statue avant la dispersion du rassemblement.
Les cosignataires du présent appel demandent instamment à tous les participants de manifester dans le calme et le respect de l’ordre, et de ne céder en aucun cas à d’éventuelles provocations d’où qu’elles viennent.
Cercle Taurin de Réflexion pour la Défense de la Tauromachie, Fédération des Sociétés Taurines de France, Coordination des clubs Taurins de Nîmes et du Gard, Amis du Musée des Cultures Taurines, Amis de la Bouvine. Union des Clubs Taurins Paul Ricard, Observatoire National des Cultures Taurines, Centre de Tauromachie de Nîmes, Centre Français de Tauromachie, Union de l’Aficion du Grand Sud, ainsi que toutes les entités, associations ou personnalités qui les ont rejointes et celles qui viendront s’associer à cet hommage.
18 octobre 2011
Samedi prochain, les membres du CTN seront chez Jacques MAILHAN aux Bernacles. Lors de cette matinée, nous aurons peut-être l'occasion de voir ST RÉMOIS, auteur d'une prodigieuse course au dernier Trophée des As.
Voir l'article de notre ami Régis "Camaron"
le RÉVEIL DU MIDI N° 2181 du 14 octobre 2011
L’Assemblée Générale du CERCLE TAURIN NÎMOIS s'est tenue
Vendredi 7 octobre 2011 à 18h00,
Bodega « Chez CHACHA » 11 rue Bec de Lièvre 30 000 NIMES.
Compte rendu complet ICI
A l’issue de l’Assemblée Générale, la soirée s'est prolongée dans la convivialité, façon « JEUDI DU CERCLE " autour des tapas d'Arlette.
prochains rendez-vous :
présentation de la manade et déjeuner aux près offert à tous les adhérents
Tauromachie & religion, soirée animée par Jacques TEISSIER
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Le challenge TOROS DE FRANCE
par Hubert COMPAN, vétérinaire taurin
L’Association des Eleveurs Français de Toros de Combat a mis en place cette temporada 2011 le challenge « Toros de France ». 6 lots de toros ont été proposés à des organisateurs de corrida qui recevaient de l’Association des Eleveurs Français de Toros de Combat une aide financière incitative. L’Association des éleveurs et Luc Jalabert étaient maitres d’œuvre pour le choix des ganadérias. Un jury de 7 membres a été mis en place pour désigner la meilleure ganaderia, le meilleur toro, le meilleur torero à partir d’une fiche de notation qui estimait la présentation, le comportement à la pique et le comportement à la muleta (mobilité, noblesse). Le jury était composé de Ganaderos : Michel Barcelo, Gérard Granier, du représentant des clubs taurins Ricard : Bernard Planchon, d’un journaliste : Laurent Deloye, d’un vétérinaire, d’aficionados : Guy Tangy, et de personnalités recrutées sur place : Jacques Cathala, Marcel Garzelli etc.
Les corridas
Le 3 avril à Vergèze : toros de Yonnet pour Guillermo Alban, Marc Serrano, Paco Ramos.
Le 9 avril à St Martin de Crau : toros de Tardieu Frères, pour Javier Castano, Julien Miletto, Ivan Fandino
Le 8 mai à Palavas : toros de Margé pour El Juli, Juan Bautista, Castella
Le 19 juin à Aire/Adour : toros de Jalabert pour Padilla, Juan Bautista, Miletto
Le 3 juillet à Eauze : toros de Gallon pour Curro Diaz et Juan Bautista
Le 27 aout à Mimizan : toros de Darré pour Miletto, Adame, Lescarret
Sur les 6 corridas il ya eu de tout, du meilleur et du moins bon, mais dans tous les cas la présentation des toros a été au niveau des ganadérias espagnoles et souvent au dessus. Vous avez peut être lu quelques chroniques qui en général ont été très « discrètes ». Les notations du jury ont été collectés par le Parc Régional de Camargue et le palmarès a été annoncé d’abord à l’issu de la corrida de Mimizan, puis le vendredi soir 9 sept après la (bonne) novillada de Margé en Arles :
meilleur lot : Jalabert, 2éme Gallon, 3éme Darré
meilleur toro : le no 122 de Gallon magnifiquement torée par Juan Bautista
meilleur torero : Juan Bautista en état de grâce devant les toros de la famille
quelques commentaires :
La corrida des fêtes à Aire/Adour :
Sur les 6 toros, 5 toros solides prenant 2 vrais piques rentrant dans la muleta allègrement, donnant tous du rythme au combat et terminant bouches fermées sans la moindre génuflexion. Seul le 6éme accusa de la faiblesse en début de faena mais récupéra par la suite grâce à la tauromachie intelligente de Miletto. Le public festif est rentré dans la corrida des le premier toro, et a su réclamer à juste titre la vuelta du 5éme, vuelta que le 4éme aurait autant mérité si Padilla avait économisé du carburant dans les 1éres séries données à un rythme d’enfer !
L’événement a été la conduite du tercio de pique.
D’abord avec l’utilisation de la pique de Bonijol qui semble être définitivement admise par les cuadrillas et qui rentre plus facilement dans les masses musculaires. En restant très prudent car sans preuves « scientifiques » pour le moment, je crois pouvoir dire que si la pique est donnée simplement sans faire le « marteau piqueur » le toro saigne moins. J’en arrive à l’évènement :
Apres une mise en suerte parfaite par les 3 toreros, Juan Bautista ayant à cœur de valoriser l’élevage familial, a placé le toro pour une première pique « légère » et aussitôt retirée puis pour une véritable 2ème pique en partant de loin et plus appuyée : tout le contraire de ce que la tauromachie actuelle nous impose.
C’est la première fois que j’ai observé cette façon intentionnelle de conduire le 1er tercio et c’est pour cela que j’en ai fait un évènement qui signifie que lorsqu’un torero veut mettre en valeur un toro, qui de plus est issu de l’élevage familial, la fête peut commencer des le 1er tercio : c’est ce qui s’est passé à Aire et le public l’a bien compris.
La corrida de Gallon à Eauze
La noblesse Gallon, avec un tercio de pique minimal, mais aussi un grand toro, encasté, mobile et plein de toutes les qualités qui a fait remonter la moyenne des notes. Il est toutefois regrettable que pour les 2 corridas, les toros qui pour moi avaient le plus d’allure par leur taille, leur longueur et leur tête ont été mis en réserves !!
La corrida de JL Darré à Mimizan:
Un lot de toros très musclés, devant et derrière, amenés à Mimizan 2 h avant la corrida. Les arènes étaient quasi pleines, et les quelques anti ridicules. Apres la présentation de ses toros en corridas concours on craignait un manque de mobilité : tous ont galopé et ont été toréables avec des défauts qui génèrent le danger et maintient en haleine un public Sud Ouest qui aime ce type de corrida où l’efficacité prime sur l’art.
Ils sont rentrés au cheval en venant de prés, comme l’exige le règlement du rugby actuel. Et quant JL Darré fabriquera des toros plus proches des gabarits de 3éme ligne que de ceux de la 1ére ligne de l’équipe de Mirande, les résultats seront encore meilleurs
Un mystère : le manque « d’explosivité » des Yonnet à Vergéze, il est vrai âgés de plus de 5 ans et annoncés entre 520 et 590 kg. C’est pour moi toujours un plaisir de voir sortir les toros de la Bélugue, et ceux prévus le 23 octobre à Aire/Adour ne manquent pas de « piquant » (vous avez compris le mot « piquant » !).
Pour nous vétérinaires ces corridas auraient pu être l’occasion d’examiner les effets de la pique Bonijol dans de bonnes conditions : nous ne l’avons pas fait, ce sera pour l’année prochaine, et ce d’autant plus facilement que nous avons testé ce 9 octobre 2011 en collaboration avec le Club taurin La Unica de St Martin de Crau une méthode de mesure des trajets des différentes piques utilisées actuellement.
Il faut souligner aussi que les 3 premiers élevages du palmarès avait suivi les recommandations de l’INRA pour la préparation alimentaire des toros.
Les « toros de France » ont été aussi présents dans d’autres corridas et novilladas qui ont marqué positivement la temporada. Je parle de ce que j’ai vu :
--L’exceptionnelle novillada de Blohorn à Lunel, 6 novillos encastés, galopeurs infatigables, 14 vrais piques au total.
--La corrida de Margé à Beziers, avec un magnifique toro toréé par Juan Bautista le 14 aout sous l’orage et 4 autres présentés le 24 sept avec Bolivar et Savalli : des beaux toros applaudis avant et après, le 2éme de Bolivar impressionnant, avec des morillos bien dessinés sur de solides charpentes : des toros qui entrent au galop dans la muleta, des faenas à un rythme soutenu du début à la fin et un public sympathique qui est entré dans la course des le 1er tercio en acceptant que Bolivar et Savalli n’étaient pas le Juli ou Castella. Il y a eu aussi la concours de Vic ( je n’y était pas) apparemment supérieure à celle de Pentecôte. Etc…. etc…
Le challenge Toros de France à constitué une bonne occasion pour les éleveurs français de montrer leurs toros de 4 et 5 ans. Il faut donc espérer que l’action « Toros de France » va continuer sous formes de corridas ou novilladas (avec ou sans financement ?). Il y a eu parfois un manque de communication sur la présentation des toros et de la ganaderia, et sur le challenge « Toros de France » en général, notamment auprès du « noyau dur » des 2 à 3000 aficionados qui ne veulent pas être trompés sur la marchandise, qui aiment connaitre le « manejo » de la ganaderia, qui ont leurs exigences sur la conduite du tercio de piques et sa revalorisation : c’est ce public là qu’il faut séduire. 1/3 d’aficionados toristas, 1/3 des autres, 1/3 de spectateurs occasionnels, on rempli l’arène !
Il faut savoir que en 2010 sur 800 males nés dans les Ganadérias françaises, seulement 285 toros ont été lidiés : 37 toros, 82 novillos et 166 NP : on doit pouvoir mieux faire notamment grâce aux projets « Toros de France »,
...et ne pas oublier que la meilleure défense de la corrida…. C’est d’y aller.
Rodilhan 8 octobre 2011 - Graines de toreros
Photo Vingtpasses
par Corentin CARPENTIER
Ce dimanche à RODILHAN , les antis corrida ont une nouvelle fois franchi une étape dans la surenchère violente dont ils sont capables. Après l’épisode de la statue de NIMEÑO, ils ont envahi les arènes de RODILHAN. Violence physique il n’y a pas eu, mais viol de nos lois et des principes même d’égalité et de liberté de notre République il y a eu, tout cela en toute impunité une nouvelle fois.
Pour eux, cette action est le coup de l’année, ils ont sérieusement perturbé le déroulement de la finale de Graines de Toreros, et tentent de se faire passer désormais pour des victimes auprès de la population avec la complicité de certains médias qui, loin de dénoncer leurs exactions s’en font les trop souvent les porte-voix.
Faut-il une nouvelle fois rappeler, que la Corrida est autorisée sur notre territoire languedocien comme sur une grosse partie du Sud de la France par une loi confirmée par ne nombreux arrêts, dont celui de Rieumes ? Faut-il rappeler que la Corrida vient d’être officiellement reconnue comme partie intégrante du patrimoine culturel immatériel de la France ? Comment devons nous réagir désormais face à ce terrorisme intellectuel ?
Les pouvoirs publics doivent réagir rapidement et prendre leurs responsabilités en interdisant notamment toute manifestation anti corrida les jours d’évènements tauromachiques dans leur ville.
Il faudra désormais pouvoir compter sur les forces de l’ordre, et sur un service de sécurité efficace. Si les Aficionados n’avaient pas réagi samedi à Rodilhan, la finale n’aurait pas eu lieu, et les antis auraient pu ainsi renouveler cette action à chaque manifestation tauromachique gratuite dans notre région.
Il faudra systématiquement porter plainte contre chaque énergumène qui tentera de faire empêcher le déroulement d’une corrida, d’une novillada, d’une becerrada, d’une classe pratique ou d’une tienta car nous sommes protégés par les lois, il faut en avoir conscience.
La Corrida, c’est l’Aficion qui la protège, mais l’Aficion, elle, est vulnérable face à tous ces dangers, et chacun devra prendre ses responsabilités dans le respect des lois et de l’ordre public, afin de mettre à leur vraie place ceux qui veulent nous priver de nos libertés et de nos traditions en pratiquant le terrorisme intellectuel.
VIVA LA FIESTA BRAVA !
Chers amis,
La période d’octobre 2010 à mai 2011 a marqué pour notre association la poursuite d’une activité soutenue, rythmée par les JEUDI DU CERCLE dont la cadence mensuelle est plébiscitée par notre petite communauté du CTN, festive, assidue en aficion, fidèle aux rendez-vous, toujours attentive aux sujets abordés, et dont la bonne humeur s’exprime dans la convivialité au cours de nos soirées. Le cadre de notre bodega fétiche et la qualité des tapas prennent leur part dans ce consensus qui cimente les relation humaines au sein du CTN. La fin de cette série à succès a été clôturée par une agréable soirée dans l’atelier et les jardins de nos fidèles amis Albert et Marie-Françoise MARTIN. Enfin, la sortie du 15 mai au MAS FARINON chez GRANIER, par une belle journée ventée où nous nous sommes retrouvés nombreux avec nos amis de l’UNION TAURINE NÎMOISE, nous a donné l’occasion d’honorer notre doyen René CHAVANIEU pour ses 80 ans d’aficion…
Le début de la temporada nous a réservé quelques bonnes surprises. D’abord avec un 4ème PRINTEMPS DES JEUNES AFICIONADOS inédit à SAINT-GILLES, fort réussi et fréquenté, auquel les membres du CTN ont pris leur part. La Coordination a montré qu’elle pouvait rebondir de la plus belle manière en inscrivant cette manifestation, un temps vouée aux gémonies, comme un grand rendez-vous de l’aficion. Bonnes surprises aussi constituées par la forte tarde de SAINT MARTIN DE CRAU, avec un lot de CEBADA GAGO qui a fait l’admiration d’un public désormais fidèle à cette place torista. Ensuite à ALES, avec la belle prestation d’Ivan FANDIÑO devant les pensionnaires de BALTASAR IBAN.
Ales 2011- Alberto Aguilar devant un Baltasar Iban, plus haut que lui...
Dernière en date, la sérieuse novillada de Palha à Vauvert où Sergio Flores et Cayetano Ortiz, valeurs montantes chez les novilleros, étaient au rendez-vous de cette petite place gardoise qui se fait un nom. Hélas, peu de bonnes surprises du côté de Nîmes où certains lots présentés furent indignes de nos arènes. L’épisode consternant de la destitution brutale d’un président a été à la fois le révélateur d’une dérive inquiétante et le détonateur d’une indignation de l’aficion locale, l’amenant à manifester sa réprobation sur les gradins où seuls les publics en quête de plus d’oreilles finissent par occuper tout l’espace.
Sommes-nous trop exigeants ? L’aficionado est-il voué à regarder sans réagir chaque après-midi de Feria (quand ce n’est pas chaque matin) les bétails chétifs qui viennent faire des ronds, et compter les généreux trophées octroyés par le Palco nîmois ? Lors de la dernière Pentecôte, les clubs taurins ont dénoncé cette situation, et leur mérite consiste à s’en tenir objectivement aux faits : référence aux critères, références aux règles de course, référence à l’intégrité et au respect du toro brave. Ni plus, ni moins. De son côté, le CTN rappelle quant à lui, à longueur de soirées d’hiver, ces principes fondamentaux et ne fait pas mystère de la ligne qui est la sienne et qu’il espère voir partagée par ses adhérents. Sensible aux accords d’un concerto célèbre, d’accord, mais sans perdre de vue l’authenticité et l’éthique de la corrida, l’intégrité du toro brave. Ni intégriste ni intolérante, l’aficion dont nous sommes tous les héritiers a accompagné depuis 150 ans l’évolution raisonnée de la corrida. Pour autant, elle doit rester le contrepoids indispensable sans lequel toutes les dérives sont permises, et c’est son rôle de le rappeler, y compris sur les gradins, en donnant de la voix s’il le faut. A elle d’expliquer sans faiblir le bien fondé de ses positions, quelque soient les critiques dont elle est l’objet. Précisément, notre prochain voyage à Bilbao sera l’occasion de comprendre comment une grande place taurine a su préserver, grâce à une volonté farouche, les valeurs fondamentales de la corrida. Une Grande Semaine où les figuras se mettent devant des toros-toros.
A cette heure, certains sont déjà sur la route des vacances, d’autres vont partir, et beaucoup d’entre nous voyageront cet été en terres taurines, Ceret, Pamplona, Dax, Mont de Marsan, Bayonne, Bilbao, Séville…
Je les remercie pour leur fidélité et leur amitié et leur souhaite d’excellentes vacances dans l’attente de les retrouver !
Saludos y abrazos
Charles CREPIN
Vache "Morucho"
Ce dimanche 15 mai, le CERCLE TAURIN NÎMOIS et l’UNION TAURINE NÎMOISE organisaient de concert leur sortie au campo chez Granier à Saint Martin de Crau. Une très belle journée malgré un vent violent avec visite de ce magnifique Mas de Farinon, havre de verdure dans cette plaine jadis torride que le canal de Crapone rendit luxuriante en acheminant jusqu’à elle le flot de la Durance. Bien nourris au foin de la Crau, les deux élevages vus dans les cercados sont superbes, tant les imposants Moruchos que Granier destine à la production de viande, que les beaux Veragua - Santa Coloma dont s’enorgueillit le ganadero, et dont le magnifique N°52 défendra sa devise dans la prochaine corrida-concours de Vic.
Les deux clubs taurins ont mis à profit cette sortie pour rendre hommage à René Chavanieu. Doyen emblématique de l’aficion française, CHACHA a voué la plus grande partie de sa vie à défendre la Fiesta Brava et lutter pour l’intégrité du toro brave.
La bonne humeur a caractérisé cette belle journée et permis un échange convivial entre membres des deux clubs autour d’un excellent repas prolongé tard dans l’après midi.
C.CREPIN
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Après pas mal d'agitation autour des écoles taurines, l'appel d'offre lancé par Nîmes Métropole pour l'organisation du trophée Graine de Toreros 2011 a été attribué comme les années précédentes au Centre de Tauromachie de Nîmes dirigé par Brigitte DUBOIS. Tous nos encouragements accompagnent Brigitte, sans perdre de vue qu'il y a plus que jamais nécessité d'ouverture et de coopération entre écoles, dans un contexte de crise du recrutement des élèves toreros.
Le premier tournoi est organisé à Saint-Cômes le samedi 30 avril à 15H30.
ALLEZ ENCOURAGER LES JEUNES POUSSES.
En décembre dernier MM. Enry Bernard-Bertrand et Jean Spalma ont été condamnés, par le Tribunal correctionnel de Nîmes pour l’organisation d’une bandido pendant les fêtes locales de 2006 qui avait occasionné le décès d’un Graulen de 77 ans, M. Giovanni Tempesta. Les deux élus communaux ont fait appel de ce jugement mais ils restent fortement traumatisés par cette lourde condamnation (prison avec sursis, 3000 euros d’amendes et 90 000 euros d’indemnités aux familles).
Certes, il y a eu mort d’homme.
Certes l’arrêté municipal d’interdiction de stationner n’a pas été respecté.
Certes ils peuvent raconter mille fois comment la scène s’est déroulée : si M. Tempesta n’avait pas bougé de sa place, le taureau serait passé à côté de lui sans le toucher.
Une question de millième de seconde.
Mais il y a eu tout de même mort d’homme.
Ce n’est que ce drame que le tribunal a jugé. Sans vouloir retenir les conditions particulières de la fête locale avec ses traditions camarguaises, ses taureaux dans la rue, le danger de ces jeux taurins indissociables de toutes les villes et villages du Sud.
« Nous avons besoin du soutien de toutes les associations provençales et languedociennes qui défendent les traditions taurines, car si nous sommes à nouveau condamnés, en appel, plus personne ne voudra organiser de fêtes locales, de bandido, d’encierro, d’abrivado, de courses camarguaises, même de toro-piscine. Nous avons été jugés nominativement, nous devons assumer la responsabilité de la mort d’un homme et c’est très lourd à porter. »
De nombreuses associations, de clubs taurins, de mairies ont fait signer des pétitions qui seront remises aux intéressés le samedi 12 mars au départ de la marche solidaire organisée juste avant la traditionnelle abrivado des plages qui, cette année, ne traversera pas la ville et se terminera au devant de la villa Parry, tout à côté de l’ancien phare de la rive droite.
Cette grande manifestation de soutien pour la défense des traditions camarguaises et le soutien à ces deux élus attend beaucoup de participants.
Le rendez-vous est donné à 9 h 30 devant les arènes. Puis, à 11 heures, s’élancera de l’ancien sanatorium jusqu’à la villa Parry, l’abrivado en suivant la mer de la rive droite. Un spectacle qui attire chaque année des milliers d’afeciouna.
MM. Spalma et Bernard-Bertrand n’ont pas renoncé dans l’organisation de cette tradition en renforçant la sécurité du parcours, en ajoutant des barrières. « Pourtant le public continue à vouloir se mettre au premier rang, à s’exposer au danger des taureaux lâchés dans la ville et les jeunes se font un plaisir à les faire sortir de l’encadrement des gardians. Cela nous ne pouvons pas le changer. Le jeu avec les taureaux c’est dans nos veines. »
A moins de tout interdire…
Par Paul BOSC
L’écrivain mallorcain Guillermo Sureda * a parlé d’or en matière de toreo. Evoquant les toreros des années 70, il résumait ainsi la situation :
1- Il y a des toreros qui toréent joliment et savent toréer ;
2- d’autres qui toréent joliment et ne savent pas toréer ;
3- d’autres encore qui toréent laidement mais qui savent toréer.
Domingo Delgado de la Camara **, qui lui aussi parle d’or, met malicieusement un nom sur chacune des catégories de toreros énumérées par Sureda : 1- Antoñete, 2- Raphaël de Paula, 3- Dámaso Gonzáles. Et il s'amuse à recenser une quatrièmes catégorie :
- les toreros qui toréent joliment, qui savent toréer, mais qui n’en ont pas envie… Verdict : Manzanares (père) !
Et oui, le magnifique Manzanares, des années 70, qui d’une seule passe géniale pouvait sauver une feria de la San Isidro. Qui fut à cette époque le torero des toreros, récupéra les inconditionnels d'Antonio Ordóñez et fit taire le tendido siete. Le même Manzanares dont le courage ne fut pas au niveau de son talent, et ne voulut pas commander, cédant le trône, dans la décennie suivante au grand Paquirri, puis à Espartaco, figura savante… et si monotone.
* Guillermo Sureda Molina – TAUROMAGIA - Editions Espasa Calpe (1978).
** Domindo Delgado de la Cámara – Le toreo revu et corrigé – Éditions Loubatières (2004).