Bonne année 2012
Je viens vous souhaiter, ainsi qu’à vos proches, de belles fêtes de Noël et une excellente année 2012. Que cette nouvelle année vous apporte santé, bonheur, et réussite dans vos projets.
En cette période de crise, l’un des biens précieux épargnés par les rigueurs du temps est sans doute notre passion du toro. Et cela, malgré les nombreux périls que certains font peser sur la corrida. Les uns, ignorant notre culture et animés par la haine croient défendre un animal qu’ils ne connaissent pas et nous font subir, au mépris des lois, harcèlement, provocations et violences. Les autres font le jeu d’un petit monde qui vit grassement de la corrida en sacrifiant l’avenir de la Fiesta au profit de ses seuls intérêts. Pour justifier leurs actions douteuses, les premiers nous prétendent cruels et assoiffés de sang. Et pour continuer de faire tourner tranquillement leur prospère entreprise, les seconds nous désignent comme des ayatollahs intégristes et butés lorsque nous dénonçons les dérives de la corrida, la dégénérescence de la race brave et une parodie de combat au service de quelques passes de plus, en rond, à l’endroit, à l’envers, sans émotion…
Notre passion est légitime et raisonnée, en aucun cas aveugle. Elle est, n’en déplaise aux anti taurins, solidement appuyée sur des valeurs qui mettent en avant le respect, la diversité et la préservation harmonieuse de la race brave, ainsi que la sincérité et le courage des hommes qui les affrontent dans les règles de l’art. Elle est tout aussi liée, n’en déplaise à certains taurinos et leurs amis, aux valeurs d'éthique, de respect et d’intégrité qui fondent les bases de la Fiesta brava. Pour perdurer, notre passion ne peut qu'être exigeante sur ces principes.
Je souhaite qu’ensemble, au sein du CERCLE TAURIN NÎMOIS, nous puissions vivre pleinement cette passion en 2012, en défendant notre culture et nos traditions, où et quant nous le voulons, comme nous l’entendons, en continuant d’approfondir notre connaissance de ce merveilleux domaine de la corrida.
Charles CREPIN
23 décembre 2011
Les voeux de SOLTERO
Nos amis Jean THOMAS, Agnès PERONNET et Jacques BOYER, animateurs de l'émission radio "SOLTERO" sur DELTA FM nous adressent leurs voeux qui nous publions ci-dessous.
Chers amis Aficionados, nos souhaits pour 2012.
De nos jours, les temporadas s’égrènent selon le bon vouloir des organisateurs, mais au seul profit des Ganaderos des toreros et des empresses.
Les Aficionados, prisonniers de leur passion, ne peuvent donner leurs opinions sur le déroulement de spectacles dont ils ne sont plus que les consommateurs payants.
Ils sont victimes des affairistes du mundíllo qui risquent, par leur mercantilisme, de donner des arguments aux anti-corridas et amener à se saborder des Arènes comme à Barcelone. Bientôt, si nous ne sommes pas vigilants, la fin de la suerte de mort comme à Quito et incessamment au Mexique qui risque de se généraliser.
Verrons-nous, les Arènes se vider petit à petit de leurs spectateurs faute de retrouver une tauromachie de verda ?
Face à ces dérives, en cette période de souhaits, nous ne pouvons qu’espérer une saine réaction des aficionados pour l’avenir de la Fiesta brava.
Cet avenir consistera à voir redonner à la corrida de demain ses vraies valeurs basées avant tout sur le Toro tout en tenant compte d’une réalité économique et corrigée ; consistera également à dénoncer l’inflation excessive de ces dernières années qui n’ont pas toujours offerts des spectacles dignes de ce grand Art/tauromachique et artistique que nous apprécions.
Et qu’enfin par la grâce de spectacles de verda, les aficionados toristas et toréristas retrouvent leur passion.
Jean Thomas.
Pour « SOLTERO »
| L’équipe de « Soltero » Jacques BOYER, Agnès PERONNET et Jean THOMAS vous présente leurs meilleurs vœux pour 2012.
DELTA FM Emission “SOLTERO » Votre tribune de l’Afición.
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La dernière séance
Par Paul BOSC
Rue Emile-Jamais, Le cinéma Majestic vient de crever. Eventré, ses tripes calcinées, à l’air. Les souvenirs d’un jeune garçon, puis d’un jeune homme cinéphile sont écrasés par les engins de travaux publics. Sur l’écran le rideau est tombé. C’est, sans doute, le seul cinéma de Nîmes à avoir été démoli, même si les autres sont devenus des parkings ou des supermarchés.
Dans les années cinquante et soixante du siècle dernier, nous fréquentions une dizaine de cinémas au centre ville : l’Odéon, rue Pierre-Semard, devenu un théâtre. L’ABC, rue Colbert, le seul cinéma permanent où, enfants, nous entrions à la première séance et ne sortions qu’après avoir vu deux fois le film. Je me souviens des Dean Martin et Jerry Lewis, de « Pour qui sonne le glas », de Chartlon Heston portant les tables de la loi. Du silence demandé aux spectateurs qui venaient de voir « Psychose ».
Tout à côté, face au Grand Temple, le Colisée était une immense salle avec balcon qui accueillait aussi des chanteurs de variétés, puis a été divisé en 7. Le Forum, lui, est toujours là. Nous avions vu, lors de sa réouverture « Les Vikings » avec Kirk Douglas et il m’a toujours semblé que les appliques murales ressemblaient à des drakkars. Plus tard « la grande vadrouille » ou « la Fureur de vivre » avaient attiré tous les Nîmois vers la rue Poise, dans cette belle salle.
Le Corona se situait à l’angle de la place de la Couronne. Sa fin de vie en aura vu des vertes et des pas mures situées en dessous de la ceinture pour la projection de films X. En face de lui le Vox, à côté de l’église Sainte-Perpétue. Celui-ci nous plaisait plus particulièrement. Notre bande de copains aimait, à l’époque, non seulement les corridas, mais aussi tout ce qui se passait dans les arènes. Que se soit Carmen ou les chanteurs qui passaient à Nîmes pour leurs tournées estivales. Et nous ne boudions pas notre plaisir, chaque année de voir « Holiday on ice » que Simon Casas a tant critiqué avant de prendre la direction des arènes. Mais nous aimions aussi le péplum avec Maciste et Hercule d’un monsieur univers : Steve Reeves que projetaient cette salle. Ce qui nous attirait c’était la photographie géante, en noir et blanc, d’un paseo dans les arènes de Nîmes avec les trois toreros qui s’avançaient vers la présidence. On aurait dit qu’ils marchaient vers nous. La mémoire est défaillante et, aujourd’hui, je ne me souviens plus de leurs noms.
Au quartier de l’Oratoire, le plus typique cinéma de quartier était l’Olympia, rue Porte de France, aujourd’hui salle de squash qui projetait des westerns de série B, les Tarzan avec Johnny Weissmuller et autres films d’aventure où le jeune public participait à la scène en alertant bruyamment le héros des dangers qu’il courait.
Il y avait aussi l’Eden et le Studio, rue Jean-Baptiste Godin. L’Eden avait été un véritable music-hall avant de devenir cinéma puis le siège d’un mouvement cultuel protestant. Il devrait lui aussi disparaître pour devenir un bel immeuble luxueux et sans doute très cher.
Et puis il y avait le Majestic. Chaque dimanche avec la grand’mère, ma mère réservait des places à l’orchestre et nous avons vu les plus grands films de l’époque, notamment la première projection en « cinémascope », « la Tunique » avec Victor Mature.
Majestic Nimes - Photo darnna.comPhoto
C’était en 1953. Les souvenirs se bousculent pour cette salle obscure : « le monde du silence » et son mérou impressionnant, ses loges discrètes derrière le dernier rang du balcon où les amoureux trouvaient une certaine intimité, les Walt Disney des périodes de fêtes, les chocolats-glacés, le rideau d’annonces publicitaires qui nous permettait de jouer à chercher un mot ou une adresse pendant l’entracte, le Jean Mineur 0001 Paris, les actualités Pathé et le film documentaire ou les dessins animés de la première partie de la séance.
Mais ce qui m’aura sans doute le plus marqué aura été la projection d’un film-documentaire de Pierre Braunberger « la course de taureaux » qui retraçait l’histoire de la tauromachie et ses toreros mythiques comme Luis Miguel Dominguin, Manolete, Litri (père), Chamaco (père), Manolo Gonzales, Julio Aparicio, le Mexicain Arruza. C’était hier. C’était en 1951. Pour inciter les spectateurs du reste de la France et qui n’étaient pas aficionados, l’affiche annonçait 40 mises à mort et 20 accidents mortels.
J'avais 5 ans...
A la fin de la saison taurine, mon père m’a emmené pour la première fois aux arènes pour la dernière course de la saison. Ferdinand Aymé, nettoyait les corrales et après le terrible Vovo, cocardier spectaculaire, des toreros en habit de lumière défilaient au paseo. J’ai eu l’émotion de ma vie de garçonnet et je vois encore toutes les couleurs de cet après-midi d’automne : les capes jaune et rose, la muleta rouge sang, les habits des toreros, les chevaux caparaçonnés, les banderilleros, les picadors. Magique !
C’est peut-être ainsi que l’on devient aficionado.
Une année terrible !
Par Paul Bosc
Diego Puerta vient de disparaître après Antoñete, après Alfonso Guardiola, après Juan Pedro Domecq, après la terrible blessure de Juan José Padilla, après la dernière corrida dans les arènes de Barcelone. 2011 a été une année terrible pour la tauromachie. Les anti-taurins en rigolent…
Diego Puerta, dit Diego Valor, c’était les cartels des Ferias de la Pentecôte nîmoise dans les années 50-60. Avec Paco Camino, avec Antonio Ordonez, avec Julio Aparicio, avec Antonio Bienvenida, avec Chicuelo II, avec… Une époque où la plupart de ces toreros ne faisaient pas qu’un geste en cours de temporada mais affrontaient, sans sourciller des Miura, des Pablo Romero, des Albaserrada et autres ganaderias qui avaient su garder la sauvagerie des vastes espaces andalous ou madrilènes. Diego Puerta, voici quelques années avait été invité par « La Muleta » d’Arles et il avait su garder, à la soixantaine, son allure de novillero. Et tous les aficionados se demandaient comment un torero si petit par la taille pouvait s’engager dans la phase suprême pour tuer des toros qui le dépassaient d’une tête.
La fin d’une époque qui reste quand même glorieuse pour les vieux aficionados nîmois même si l’image est sans doute écornée par les années passées et embellie par les années d’adolescence. Mais 2012 approche, et dans les perspectives d’avenir, la grande nouvelle, celle que tous les aficionados commentent est l’entrée de Simon Casas dans la direction des arènes de Madrid. Un rêve pour le jeune Bernard Dombs qui, avec Alain Montcouquiol, avaient obtenu le prix de la vocation avant de partir en Espagne pour tenter de toréer comme le faisaient les maletillas.
Simon Casas rêvait de Madrid, de la consécration de ce monde tauromachique. Il en a aujourd’hui franchit la grille même si ses détracteurs disent qu’il ne s’occupera que des expositions culturelles de Las Ventas et que ses admirateurs voient déjà des affiches-événement à l’image de celles dont il a habitué le public nîmois.
Il est trop tôt pour prévoir l’avenir. Souhaitons simplement qu’il se souvienne de ces toreros aujourd’hui disparus qui portaient des valeurs réelles et qui n’étaient pas seulement la représentativité d’une culture espagnole tant décriée depuis qu’elle n’est devenue qu’un spectacle.
Le 4ème JEUDI
Après le JEUDI DU CERCLE (1er Jeudi du mois), rendez-vous mensuel du CERCLE TAURIN NÏMOIS,
après le JEUDI DES ARTISTES (2ème Jeudi du mois) organisé par les AMIS DE PABLO ROMERO,
les JEUNES AFICIONADOS NIMOIS prennent une option sur le 4ème jeudi.
Jeudi 24 novembre 2011, les JEUNES AFICIONADOS NIMOIS proposent une conférence sur
"Les Enjeux de la Tauromachie en 2012"
avec
Agnès Peronnet (Présidente de l'Association des critiques taurins de France)
Stéphane Fernandez Meca (Ancien torero nîmois).
La conférence sera suivi d'une soirée tapas y vino durant laquelle des vidéos taurines seront diffusées.
Une belle soirée taurine en perspective.
TOREROS GANADEROS
Les toreros sont-ils d’excellents ganaderos ?
Par Paul Bosc
Toro du Laget de Luc JALABERT - Photo JIES
Cette temporada 2011 aura été marquée par la présence de deux fers appartenant à des toreros et qui auront laissé un excellent souvenir aux aficionados. Tout d’abord celui de « Joselito » Miguel Arroyo qui, à Bayonne, a présenté une belle tarde de toros récompensée par l’Union des clubs taurins Paul-Ricard du Sud-Ouest et à laquelle ont participé les vedettes actuelles : El Juli, Daniel Luque et Curro Diaz. Les « toros de la reina » (encaste Parlade) armés et puissants ont non seulement mis la rouste au seigneur des arènes El Juli, mais également montré de belles qualités de combattants.
Pas primés mais tout aussi respectables, les novillos du maestro Enrique Ponce présentés à Nîmes pour la Pentecôte et la novillada de la cape d’Or. Cet élevage, acheté par le torero de Chiva en 1993 d’encaste Domecq a, lui aussi, dans les arènes de Nîmes, révélé de belles qualités de bravoure et noblesse.
Ces deux exemples sont-ils isolés ? De nombreux toreros ont tenté l’aventure avec des résultats peu encourageants, mais peut-être que pour certains ce n’était qu’une manière de « placer » leur argent. Ou alors, les toreros ont, en quelque sorte, pris les toros par les cornes pour sortir la fiesta brava de l’ornière où elle s’enfonce de plus en plus avec des bêtes sans classe, sans force, sans race. Accordons donc deux bons points à ces toreros consciencieux et espérons qu’ils continueront dans cette voie, ô combien difficile.
A travers l’histoire de la tauromachie de nombreux toreros ont acheté des fincas, des fers, des sementales et des vaches avec des résultats pas toujours évidents. Citons Antonio Ordonez qui avait acheté une ganaderia d’origines Murube-Urquijo, encastes qu’il a souvent rencontrés ; Palomo Linares, Victor Mendes qui disait : « Je reconnais un toro Santa Coloma au bruissement de ses oreilles » mais il a acheté un encaste plus souple avec les Pablo Mayoral, Nino de la Capea et sa famille qui parviennent à placer quelques « murube » pendant les temporadas. Litri, Espartaco ont également tenté de porter la casquette de ganadero. Stéphane Fernandez Meca aussi mais l’expérience n’a pas duré. Plus sérieux Ortega Cano qui a acheté un fer de Guardiola (Pedrajas) et dont un novillo de la ganaderia baptisée Yerbabuena a été gracié dans les arènes de Nîmes le 28 février 1999 par Juan Bautista Mais nous n’avons pas souvenir d’autres grandes corridas de ce fer.
Autres exemples, le matador madrilène Juan Jose Prados « El Fundi » qui pourrait toréer tous les Escolar Gil de son beau-père, et s’est tout de même acheté une ganaderia d’encaste Marcos Nunez. Et Victorino Martin fils ? Avant de devenir vétérinaire, il avait tenté l’aventure de torero, sans dépasser l’alternative et dirige aujourd’hui le prestigieux élevage du papa Martin. Pourtant les aficionados ont le net sentiment que le côté « torero » du fils a modifié l’agressivité des Victorino.
Cesar Rincon, qui n’a pas été épargné par les élevages difficiles, a porté son choix sur l’achat de toros moins agressif, de El Torreon ; El Viti, le grand matador de Salamanque s’est également investi dans l’élevage et l’on retrouve chez Hubert Yonnet du sang du bétail que le maestro possédait de Lisardo Sanchez dans la lignée Conde de la Corte-Atanasio Fernandez (informations de l’Association des éleveurs français de taureaux braves) qui a aussi abouti chez Jose Mari Manzanares. Simon Casas a également investi, à une époque, dans l’élevage avec Pierre-Marie Meynadier et les toros de « Occitania ». La tempête de 2002 a décimé le troupeau.
Mais c’est du côté des rejoneadores que nous trouvons le plus grand nombre de ganaderos à l’exemple de Luc Jalabert (toros du Laget qui ont remporté le premier prix de « toros de France », compétition d’élevage français pendant cette temporada), de Marie Sara (toros Los Galos), Marie-Pierre Callet (domaine de Malaga) et évidemment les Espagnols Alvaro et Antonio Domecq, Conchita Cintron, dont l’élevage a été racheté par Hubert Yonnet, mais aussi Angel Peralta et Buendia, etc.
L’avenir est-il dans les ganaderias « toreros » ? Nous ne tiendrons toutefois pas le pari, les toreros ont souvent la tentation de vouloir modifier le caractère des toros afin qu’ils soient dociles et leurs permettent de briller mais les mentalités changent. Espérons…. des lendemains meilleurs.
LIVRE D'OR
Dessin original de PICASSO réalisé le 5 Avril 1953 dans le Livre d'Or du CTN.
1947 - 1997 : le livre d'or du CERCLE TAURIN NÎMOIS porte le témoignage de cinquante ans d'histoire et d'aficion. Ce recueil conservé aujourd'hui dans les réserves du MUSÉE DES CULTURES TAURINES de NÎMES, réunit les autographes et les dédicaces des plus grands toreros, empresas, ganaderos, manadiers, écrivains et grandes figures de la corrida et de la bouvine durant cette période. Manolete, Pepe Luis Vasquez, Jean Lafon, Fanfonne Guillierme, Fernand Granon, Jean Cocteau, Blaise Cendrars, Claude Popelin, Victoriano de la Serna, Domingo Ortega, Luis Miguel Dominguín, Antonio Ordóñez, El Cordobes, Nimeño, Victor Mendez, Paco Ojeda, tous ont de leur plume écrit quelques mots ou simplement signé sur ce Livre d'Or pour le CERCLE TAURIN NÎMOIS. Issues de 250 clichés réalisés à partir du livre d'or original, 199 signatures, photos ou gravures sont réunies dans un album que vous pouvez consulter d'un simple clic.
La corrida, vue de la chapelle
Jacques TEISSIER est l'invité du JEUDI DU CERCLE
le 3 novembre 2011
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Résevez votre participation
par mail : cercletaurin.nimois@gmail.com
par fil : 06 42 27 98 57 ou 06 31 52 75 06
95 ème CONGRES de la FSTF
FEDERATION DES SOCIETES TAURINES DE FRANCE
COMMUNIQUE
25/10/2011
La FSTF vient de célébrer son 95ème Congrès. Celui-ci, organisé de main de maître par le Cercle Taurin « La Querencia » de Saint GILLES (Gard), a connu une grande affluence.
Les travaux ont permis de faire le bilan de la temporada française, d’analyser les problèmes des Présidences et de proposer des solutions, enfin d’assister à une présentation de l’historique et des origines des élevages Français. Nos invités étaient : Francis FABRE, Christophe FANO, Joël BARTOLOTTI et René ANDRÉ.
Le bilan de la temporada a permis de mettre en exergue :
- La médiocrité d’un trop grand nombre de corridas du circuit des toreros vedettes avec leurs toritos standards et leurs déroulements triomphalistes, notamment dans les arènes de NÎMES, ARLES, BEZIERS, DAX et MONT de MARSAN qui ne méritent pas d’être en 1ère catégorie même s’il y eut quelques points positifs ;
- La qualité et l’émotion ont été présentes dans de nombreuses petites arènes avec des encastes variés, notamment à CERET, ORTHEZ, St MARTIN de CRAU, ALES, ROQUEFORT, PARENTIS, TARASCON, AIGNAN, VAUVERT, RION des LANDES, … Et bien d’autres qu’il serait trop long de citer ici. De plus, les petites arènes ont besoin d’être aidées par l’afición et le public en général.
Lors de l’Assemblée Générale, les représentants des aficionados se sont tout d’abord recueillis en hommage à Henri CAPDEVILLE qui fut Président emblématique de la FSTF durant 22 ans. Ils ont ensuite pris les décisions suivantes :
* Travailler sur la création d’un Corps de Présidents.
* Créer un Symposium « Présidence » pour une rencontre annuelle de Présidents, d’Assesseurs et de Vétérinaires Taurins et transmission des conclusions des travaux à l’UVTF.
* Éditer et distribuer un Document d’information sur le déroulement correct de la corrida et son jugement (destiné au grand public).
* Utiliser un Mouchoir violet pour signifier le désaccord des aficionados lorsque l’octroi de trophées est immérité.
* Le vote de la FSTF au sein du jury du prix Claude POPELIN (Meilleur lidiador de la temporada française) va à David MORA.
* Le prix « EL TIO PEPE » va au picador Tito SANDOVAL qui s’est distingué à plusieurs reprises par d’excellentes prestations.
* Le prix au plus mauvais geste taurin va :
- Aux MAESTROS VEDETTES du « G10 » pour leurs exigences suicidaires quant à l’avenir de la corrida, notamment :
o « Combattre » des toros de piètre présentation, quelquefois même indignes, provenant le plus souvent des mêmes élevages, ceux qui n’ont pas la meilleure réputation de force, de caste et de bravoure (voir les parodies du tercio des piques !) ;
o Demander des cachets exorbitants, qui plus est, dans un contexte de crise.
Accessits :
- Aux MAESTROS qui ont accepté les contrats de Quito (simulacres de corrida !) ;
- Au groupe de presse « MIDI LIBRE » qui, au mépris de la déontologie de la presse, se fait le porte-parole des groupuscules antis corrida, de leurs provocations dangereuses et censure volontairement le monde taurin !
* Le Bureau fédéral, qui a été élu à l’unanimité pour les trois ans à venir, est le suivant :
Roger MERLIN Président (Bayonne), Jean-François COSTE Vice Président, Secrétaire (Céret), Guy TANGUY Trésorier (Toulouse), Jean-Jacques DHOMPS communication, webmaster (Castres), Pierre ROUGEOT (Béziers), Patrice SIFFLET (Montpellier), Hubert VAUDOUX (Beaucaire), Yannick JAOUL (Arles), Christian JAURIBERRY (Paris), Charles CREPIN (Nîmes), Eric PUJANTE (Nîmes).
Par ailleurs, une déléguée participera aux travaux du bureau : Dominique DESPLATS (Mont de Marsan)
Le prochain Congrès sera organisé les 20 et 21 Octobre 2012 dans la région Sud-Centre.
3000 aficionados rassemblés à Nîmes
Le message aux antis taurins
Un coup de coeur pour cette photo : CHACHA donnant une petite tape amicale à Christian. Beaucoup d'afection et de tendresse derrière ce geste...
Photo JIES ARLES
Le CERCLE TAURIN NÎMOIS chez MAILHAN
Déjeuner aux prés
Photo Jacques SEVENIER
Le 22 octobre 2011, les membres du CERCLE TAURIN NÎMOIS étaient les invités de Jacques MAILHAN et ses gardians au Mas des Bernacles. Un solide déjeuner aux prés et une présentation des cocardiers de la manade ont ponctué cette fraîche matinée dans la bonne humeur générale.
Notre hôte, qui a déjà animé deux brillants JEUDI DU CERCLE, a cette fois encore tenu à manifester au CTN son amitié et sa générosité en lui offrant le livre "la Manade FABRE - MAILHAN" de Serge COLOMBAUD, ouvrage retraçant l'histoire de la prestigieuse manade à la devise vert-blanc-bleu, superbement illustré par le peintre-gardian Jean-Marie LONDES.
L'ouvrage peut être prêté sur demande aux membres du CTN.
VOIR L'ALBUM de la sortie chez MAILHAN
(photos : JIES-ARLES, Muriel HAAZ, Marie-Françoise MARTIN, Charles CREPIN)



