Triste feria

Publié le par Charles CREPIN

Triste feria

Triste Pentecôte nîmoise, critiquée dans la presse taurine et les tertulias pour le bétail vu en piste : saucisses, sardines, bonbons mous bien sucrés, charlotade, etc. Cette dérive sémantique traduit une réelle lassitude et une frustration grandissante au sein de l’aficion comme d’autres publics, inspirée par des courses placées sous le signe de la faiblesse, de l’absence de bravoure et de caste, ainsi que d’une présentation indigne de la catégorie revendiquée par la 1ère place taurine française. Au bilan, 24 oreilles tout de même…

L’annonce des cartels donnait déjà quelques signes annonciateurs de ce revers. Non pas seulement à cause de l’exclusivité de l’encaste Domecq, qui dans certaines grandes arènes présente des exemplaires bien mieux dotés et même parfois des comportements plébiscités. Mais surtout par le medio-toro de basse catégorie décrit plus haut, dont l’empresa nîmoise s’est fait une spécialité, sans concession à la variété ni surtout à la qualité souhaitée par les aficionados.

Des nîmois déçus, chaque année plus nombreux pour la Pentecôte, désertent leur amphithéâtre au profit de Vic Fézensac. Il en est de même pour la fréquentation des aficionados en provenance d’autres régions taurines, qui ont glissé sur la même pente. Nîmes ne séduit plus l’aficion autant qu’avant, et ce mouvement risque d’aller a mas

Qu’importe : l’organisateur nîmois est conforté par la présence de touristes encore assez nombreux. Cas unique en France, et sans doute en Espagne, il est dégagé des obligations réglementaires et affranchi des contrôles en vigueur dans les autres places taurines. Il semble enfin avoir les coudées franches et bénéficier du quitus pour sa gestion. C'est sans doute ce qui lui permet d’afficher publiquement son mépris de l’aficion.

La question !

Publié le par cercletaurin.nimois

La Feria de Nîmes comme vous l’avez (sans doute) connue !

Publié le par Paul Bosc

La Feria de Nîmes comme vous l’avez (sans doute) connue !

C’était hier ! C’est-à-dire soixante ou soixante-dix ans dans le passé, même s’il nous semble que nous venons de le vivre. Dans un autre siècle. En 1952, la feria de Nîmes vient de naître par l’action de cinq sociétés taurines : le cercle taurin nîmois, l’Aficion cheminote, Lou Ferry, les Amis de Toros et l’Union taurine nîmoise afin de créer un week-end taurin avec, en cette occasion, le 37ème congrès de la Fédération des Sociétés Taurines de France.

Ce souvenir-là n’est pas resté gravé dans le disque dur de la mémoire. Trop jeunes, trop petits ces enfants nés à la fin de la guerre. Tout juste reste-t-il pour leurs premiers émois tauromachiques, le taureau « Vovo » ou un film : « la Course de taureaux » et les couleurs éclatantes des costumes des toreros, ces capes rose et jaune, ces muletas toutes rouges quand leurs parents les emmenaient voir « le dernier toro » quand il y avait une corrida aux arènes. Les portes s’ouvraient alors gratuitement et il fallait grimper avec nos petites jambes de bambins les marches de l’amphithéâtre pour apercevoir la faena du torero. C’était magique et magnifique.

Puis les années ont passé. La Feria de la Pentecôte a échappé aux sociétés taurines qui auraient bien voulu que la municipalité Tailhades et le directeur des arènes Ferdinand Aymé leur laissent les coudées franches pour organiser les corridas mais en 1954, la Feria était déjà devenue un rendez-vous important et il fallait organiser des animations dans la ville. En février, les sociétés taurines qui n’étaient pas satisfaites des résolutions prises par la municipalité, quittaient le Comité de la Feria. Dès lors c’est la municipalité et le directeur des arènes qui allaient gérer l’ensemble de la Feria.

Jusqu’à l’élection de Jean Bousquet à la tête de la mairie en 1983, la Feria de Nîmes connaîtra à peu près la même programmation. La Pégoulade rassemblait autour des boulevards de l’Ecusson toutes les forces vives de la ville : les Allobroges nîmois qui défilaient en tenues d’athlètes tout blancs, les Mireilles et Arlésiennes, les fifres et les tambourins, les fanfares des sapeurs-pompiers, celles de l’armée, les gardians bien sûr, les enfants des écoles et les premières « peñas » qui venaient de Logroño, suivies par toute la jeunesse nîmoise qui dansait, sauter et chanter : « Valencia, les punaises sont à l’aise dans les trous du matelas » ou accompagnait de tonitruant « Chicuelo – Chicuelo » trois notes de trompette. En 1958, ce matador valencian avait triomphé dans l’amphithéâtre nîmois et était devenu la coqueluche des aficionados. Il devait disparaître deux ans plus tard dans un accident d’avion en se rendant en Amérique du Sud.

Sur le boulevard Victor-Hugo, au café du Lyon, la nouvelle peña Chicuelo II tenait son siège et au premier étage, on scandait le nom de Jean-Pierre Vidal dit « le Poète » qui imitait le général de Gaulle. Des pétards éclataient de partout et les automobilistes qui empruntaient le boulevard se faisaient secouer les amortisseurs. Quelques années plus tard le tintamarre pétardaresque était interdit. A la fin de la Pégoulade, les groupes entraient dans les arènes pour, à tour de rôle, jouer un morceau ou faire une démonstration de leurs activités. Les boulevards étaient noirs de monde et les arènes emplies jusqu’aux drapeaux. A l’époque des oriflammes étaient fixées dans les emplacements du velum romain.

Autre spectacle qui connut un succès énorme, celui de la troupe « El Gallo » et qui était programmé toutes les années. Emmenée par le bondissant André Loubatière, la troupe se voulait « comico-taurine » avec des « Charlots » et des taureaux pour la partie comique et des sketches musicaux pour la partie « sérieuse ». Elle avait vu le jour à Aigues-Mortes pour animer les fêtes locales mais, quand le succès devint grandissant, les musiciens qui entraient dans la troupe étaient de plus en plus professionnels et pas seulement de la cité du sel. Quand Simon Casas devint directeur des arènes, Jean Bousquet exigea que la Feria devienne un rendez-vous international entre le Festival de Cannes et le tournoi de Roland Garros. Le directeur des arènes élimina en 1984 le spectacle, le trouvant aussi ringard que celui de « Holiday sur glace » qui occupait les étés nîmois.

Dans ces années 1950-60 et 70, la course camarguaise et le traditionnel défilé des gardians faisaient partie intégrante de la Feria avec évidemment encierros, bandidos et abrivados et plusieurs arènes portatives étaient installées en ville notamment derrière les colonnes de l’ancien théâtre dévoré par un incendie criminel en 1952, ou place Séverine.

Aux arènes, les aficionados nîmois se pressaient dès le matin devant les grilles en attendant midi, heure où les portes s’ouvraient pour les « Amphithéâtres », les billets non numérotés. Juste derrière la présidence, ces places inconfortables certes, étaient non seulement les premières à l’ombre mais aussi offraient une vision de la piste idéale. Mais il fallait attendre de longues heures avant le paseo. Aussi ce public populaire entrait avec « armes et bagages » c’est-à-dire avec le traditionnel déjeuner qui comportait souvent « rayolette » des Cévennes, pastis ou cartagéne, omelette, jambon et bien sûr du vin. Pour occuper le temps libre, on jouait aux cartes. Certains jouaient de la trompette et d’autres répondaient aux accents cuivrés par le « Chicuelo » de circonstance. On faisait tourner des rouleaux de papier-toilette et il y avait une belle bronca pour celui qui déchirait le long ruban.

Si la corrida n’était pas bonne, les mêmes rouleaux de papier descendaient jusqu’à la piste et les broncas résonnaient dans les vieilles pierres. Tout cela a cessé d’exister. Les trompettes et les bouteilles de vin ont été interdits, le sixième toro ne donne plus l’opportunité aux jeunes de venir découvrir la tauromachie. Les broncas n’existent plus, remplacées par des silences. Plus de déjeuner aux arènes, plus de papier-cul, il est aussi interdit de s’installer sur l’attique pour des raisons de sécurité, des barrières ont été mises en place pour gagner des places numérotées, il n’y a plus, non plus, le sport favori des jeunes nîmois qui consistait à sauter les grilles pour resquiller.

C’était une autre époque. Celle de notre jeunesse.

Il n’y a pas de mauvais cinquième

Publié le par Paul Bosc

Il n’y a pas de mauvais cinquième

Saint Martin de Crau, samedi 23 avril 2016

Il aurait fort bien pu ne pas sortir du toril des arènes Louis-Thiers de Saint-Martin de Crau en ce samedi de Feria. Il aurait pu se battre dans les prés des Jasses de Bouchaud sur la route des Saintes-Maries à Arles sur la propriété de la ganaderia Pagès-Mailhan, être blessé, mourir. Au contraire des autres élevages de cette corrida de competencia entre ganaderos français de Camargue et de Crau : Jalabert, Granier, Tardieu, Christophe Yonnet et Gallon, la Unica n’avait pas le choix : il n’y avait que ce toro pour représenter l’encaste santa-Coloma acquis en 2000 par Pascal Mailhan et Philippe Pagès.

Mais les propriétaires devaient croire en son destin pour le baptiser « Poderoso » (puissant en espagnol). Son poids annoncé était de 530 kg et il était né voilà tout juste 4 ans, en avril 2012. Son cuir était noir, ce qui n’est pas la caractéristique principale des Santa Coloma mais peut-être est-ce dû aux origines César Chico ou bien des sémentales de Hubert Yonnet. Et il était aussi puissant que son nom voulait bien le dire. Par quatre fois il alla chercher dispute à Francisco Vallejo monté sur un des chevaux-vedette de la cavalerie Bonijol. Quatre fois sans rechigner avec force et bravoure. Et il en tenait encore sous les sabots pour vendre chèrement ses deux oreilles à Pérez Mota, conseillé de la contre-piste, par le tonitruant Rafael Corbelle son apoderado. Un combat, un vrai, source de la vraie tauromachie. Et les clichés se mélangent dans la mémoire de voir ce torero vêtu de noir et d’ors, dans les séries de derechazos et de naturelles. Et les images restent muettes pendant qu’il lève l’épée pour abattre la bête qui a tout donné. Deux oreilles ont été accordées par le président Jacky Boyer et un tour de piste posthume à « Poderoso ». Dans le callejon, Pascal Mailhan a regardé partir le toro avec un sentiment de tristesse sur le visage et son fils Pierre, qui aspire à devenir matador, s’est signé de la croix. Puis le torero andalou a reçu l’ovation de la foule d’une arène fort bien garnie au son d’un paso doble.

Comme dit le proverbe taurin : « il n’y a pas de mauvais cinquième », ordre de sortie de « Poderoso » mais avant lui Peréz Mota avait dû rencontrer un toro des frères Jalabert, pas facile, qu’il était même bien difficile de faire sortir de la querencia qu’il avait choisie en face du toril.

Et puis il y avait au cartel un autre Pérez : Roman Pérdez, torero français qui avait accepté de toréer ce genre de corrida pour la première fois de sa carrière. Alors face au toro des frères Gallon (encaste Domecq), qui reçut trois piques, il composa la figure, toréant lentement comme s’il jouait une « solea » sur sa guitare flamenca et l’estocade en place et rapidement concluante fit lever les mouchoirs blancs pour lui accorder l’oreille de « Opresoro » âgé de 5 ans et pesant 520 kg. Double facette de son toreo au sixième, avec un lourd toro des frères Granier, bien dans le type des Santa Coloma avec son cuir caractéristique gris clair qui perdit la corne d’un sabot en course, réduisant le tercio de pique à une seule rencontre mais qui reprit du poil de la bête pendant la faena et fit perdre les papiers au torero. 2 avis ont sonné avant que « Alindido » se couche.

Quant à Salvador Cortés, si le Tardieu séduit lors des trois piques face au picador Vicente Moreno qui se levait sur sa selle, la lance au bout du bras et criant des borborygmes, sa faena ne fascina pas beaucoup. Par contre face au Christophe Yonnet, ses séries ont été bien plus cadencées et évidemment mieux appréciées. Il quitta Saint-Martin-de-Crau sans trophée mais aura laissé le souvenir d’un torero sérieux et appliqué.

Dernière anecdote : les trois toreros ont effectué le paseo têtes découvertes marquant leur premier passage dans ces arènes.

Paul Bosc

Pedraza de Yeltes et les figuras, un jour peut-être...

Publié le par Paul Bosc

Pedraza de Yeltes et les figuras,  un jour peut-être...

La vérité sortirait-elle des graviers de Yeltes ?

La traduction de Pedraza serait, selon certains linguistes, une gravière. Et les toros des frères Uranga, hommes d’affaires basques propriétaires de la jeune ganaderia Pedraza de Yeltes pourraient bien être sortis des graviers du rio Yeltes qui traverse le Campo Charro. Dans le milieu taurin, on aime bien les images quelque peu légendaires qui renforcent les réputations. Une chose est, en tout cas, sûre : en ce lundi de Pâques, à Arles, une nouvelle étoile s’est ajoutée, sur les couleurs de cet élevage de Salamanque. Et surtout « Dudanada », un toro de 600 kg, au cuir coloré, qui a laissé ses deux oreilles à l’Arlésien Thomas Joubert après un combat qui restera gravé dans les mémoires des aficionados présents.

Pedraza de Yeltes et les figuras,  un jour peut-être...

Le torero qui a peu de contrats jouait ce jour-là, son va-tout. Ou ça gagne, ou ça casse ! Après une année sabbatique, après sa blessure lors de son alternative, « Tomasito » reprenait l’épée sous son véritable nom et se distinguait à Mauguio face à un toro des frères Gallon, puis à Istres l’année dernière et Jean-Baptiste Jalabert, le nouveau directeur des arènes d’Arles lui faisait confiance pour affronter ce bétail à la réputation sulfureuse surtout après la corrida de Dax, la novillada de Garlin ou ses présentations à Azpeita, Pamplona ou Madrid.

Pour la première fois, les arènes d’Arles accueillaient pour lla clôture de sa Feria pascale cet élevage confié à un ancien torero José Ignacio Sánchez qui, les anciens s’en souviendront sans doute, s’était présenté en France, à Beaucaire en 1995 avec César Rincon et Manzanares (père) et avant de subir une blessure qui devait le faire renoncer à toréer. Mais avant Arles, José Ignacio Sánchez était l’invité du CERCLE TAURIN NÎMOIS ce dimanche de Pâques à Nîmes dans les salons de l’Hôtel IMPERATOR. Et il faut bien reconnaître que l’adage que rappelait Francis Fabre lors de la conférence « les anciens toreros ne font jamais de bons ganaderos » était faux. Jeune (son ancienneté à Madrid ne date que de 2010, la ganaderia s’est rapidement imposée et, selon les dires du sémillant ganadero, par un travail de sélection impitoyable représentant 50 % du travail partagés ensuite par une alimentation de sportif de haut niveau et le maniement (manejo) des bêtes. La propriété bâtie exemplairement pour l’élevage de toros possède un « torodrome » de plusieurs kilomètres où les bêtes courent et se musclent pratiquement quotidiennement. Les socios du CTN qui étaient présents l’année dernière à Salamanque connaissent les lieux et ont un regard énamouré pour Juan, aujourd’hui âgé de 44 ans, aux cheveux filés d’argent.

Pedraza de Yeltes et les figuras,  un jour peut-être...
Pedraza de Yeltes et les figuras,  un jour peut-être...

A Arles, quatre ou cinq fils de différents sementales étaient parmi le lot présenté mais les aficionados ont reconnu dans « Dudanada » les caractéristiques des toros de Dax qui chargent la cavalerie en « s’asseyant » sur leurs fesses pour mieux soulever le cheval. Mathias Forestier, le picador de Thomas a su contrôler ces deux assauts, Raphael Viotti le banderillero a été acclamé et Thomas Joubert a su construire une faena toute en finesse. Tout n’a pas été parfait, certes, la perfection n’est pas de ce monde mais aux côtés de toreros bien plus armés que lui et notamment Juan Del Alamo qui connaît cet élevage depuis son apprentissage, c’est bien l’Arlésien qui a su profiter du meilleur toro de l’après-midi salué par un tour de piste posthume accompagné par le mayoral Miguel Angél Sanchez « Curro » et un abrazo à Paquito Léal, professeur de l’Ecole taurine d’Arles. Dans les barrières, dans l’ombre presque, Alain Montcouquiol qui n’avait plus jamais mis les pieds dans les arènes d’Arles depuis l’accident de son frère, Nimeño II, donnait ses conseils à ce torero qui n’a pas d’apoderado mais qui poursuit une route tracée dans sa tête depuis son plus jeune âge et sa passion pour la tauromachie.

Mais qu’est-ce qui fait la différence entre les Pedraza de Yeltes, les Garcigrande, les Victoriano del Rio ou les Daniel Ruiz ? Si l’on parle d’encaste, ils sont tous issus de sang Domecq et Pedraza par El Pilar.

Comme le soulignait le ganadero, il faut savoir ce que l’on veut faire : soit vendre 50 ou 60 corridas par an, avec des critères de sélection qui satisfont les grandes vedettes actuelles, soit rechercher un toro qui se défend dès son entrée en piste jusqu’à sa mort. C’est le choix de la ganaderia Pedraza de Yeltes dont les pensionnaires marquent régulièrement des points mais que les El Juli, Manzanares, Morante de la Puebla, Talavante et bien d’autres n’acceptent pas.

Quoique ! Il paraît que El Juli serait prêt à franchir le pas. Lopez Simon est allé tienter chez Pedraza… « Un jour viendra où les vedettes accepteront de toréer nos toros. C’est sûr » affirme José Ignacio.

La corrida y retrouverait ses lettres de noblesse. Surtout quand, à l’inverse, on a vu les Garcigrande du samedi et les Daniel Ruiz le dimanche...

Les Cebada Gago ou Fuente y Imbro sont aussi des exemples qu’il n’y a pas que du sang de navet chez les Domecq. Alors une corrida comme celle-ci aurait dû accueillir bien plus de spectateurs qui, à l’heure où Thomas Joubert sortait par la grande porte des arènes d’Arles porté par Charly Lahoé, auraient arborré un grand sourire de satisfaction. Mais ce n’était que la première présentation des Pedraza de Yeltes. D’autres suivront…

La feria de la Crau 2016

Publié le par cercletaurin.nimois

La feria de la Crau 2016

Bonjour, chers amis,

Cette Année encore, La commission voyage et sorties du CTN vous propose de partager un moment d'Aficion pour la Féria de la Crau le Dimanche 24 avril prochain..

Nous nous retrouverons à midi autour d'un excellent repas au restaurant la RIPAILLE à FONTVIEILLE avant de rejoindre Saint Martin de Crau pour assister à la Corrida d'HUBERT YONNET...

Une belle journée en perspective ! inscrivez-vous vite...

Drapeau tricolore à Las Ventas

Publié le par Paul BOSC

Drapeau tricolore à Las Ventas

Une San Isidro estampillée aux couleurs françaises

Madrid. Las Ventas. La Feria de la San Isidro où pendant 31 jours, à 19 heures tapantes, sonnent les clarines de la plus importante feria du monde. Celle qui construit ou envoie aux oubliettes les toreros de toute la planète taurine mais aussi les ganaderias pressenties pour présenter, devant des vétérinaires sans pitié, leurs plus beaux lots de toros.

Le CERCLE TAURIN NÎMOIS sera cette année présent pour son voyage annuel dans la capitale espagnole, la dernière semaine de la Feria pour la semaine torista où il pourra assister aux corridas de Cuadri (2 juin) avec Luis Miguel Encabo, Fernando Robleño et Rubén Pinar ; à la corrida de Victorino Martin (3 juin) avec Uceda leal, El Cid et Miguel Abellan ; à la corrida de Miura (5 juin) avec Rafaelillo, Javier Castaño et Pérez Mota et même à une corrida à cheval (4 juin) avec P.H. de Mendoza, Leonardo Hernandez et Lea Vicens. Et oui ! Notre caballera nîmoise !

Mais elle n’est pas la seule à représenter notre pays gaulois et à chanter « Cocorico » dans le temple de la tauromachie. Car avant elle, Robert Margé présentera ses toros et pourra ainsi inscrire son ancienneté à Madrid dans le grand livre de l’Union des criadores de toros de lidia : mardi 10 juin 2016. Au cartel : un Arlésien, digne successeur des précurseurs Pierre Pouly ou Pierre Schull : Juan Bautista avec Eugenio de Mora comme chef de lidia et El Payo. Le fils de Luc Jalabert et directeur des arènes arlésiennes sera présent à un autre paseo le dimanche 8 juin avec une corrida de Montealto où il sera chef de lidia. A ses côtés Morenito de Aranda et Manuel Mas.

Autre Arlésien de la grande famille taurine des Léal : Juan qui confirmera son alternative avec une corrida de la ganaderia coqueluche de l’aficion, Pedraza de Yeltes pour la corrida de la Presse le mardi 17 juin avec Manuel Escribano comme parrain et Juan del Alamo comme témoin.

Et puis, bien sûr, le triomphateur de la précédente édition : le Biterrois Sébastien Castella pour 4 contrats : le vendredi 13 juin (ça porte bonheur) avec des Nuñez del Cuvillo pour se mettre en jambes, mais avec des « compañeros » qui ont les dents qui traînent par terre : Alejandro Talavante et Andrés Roca Rey qui confirmera son alternative. Deuxième acte le vendredi 20 juin avec une corrida de Alcurrucén avec El Juli et José Garrido qui confirmera son alternative. On reste dans le classique. Mais le lundi 30 juin se sont les Adolfo Martin qui sont au rendez-vous. Un beau challenge partagé par Rafaelillo et Manuel Escribano. Enfin Sébastien Castella participe à la corrida de la Beneficiencia, le mercredi 1er juin avec des Victoriano del Rio aux côtés de Manzanares et Alberto Lopez Simon. Du lourd !

Il ne faudra pas oublier le novillero Clémente qui sera au cartel de la novillada du Conde de Mayalde le dimanche 1er mai avec Alvaro Garcia et Angel Silva.

Il ne vous reste plus qu’à économiser ou puiser dans les dernières économies qui vous restent pour aller brandir votre drapeau « Bleu, Blanc, Rouge » sur les tendidos de la plaza de toros. A Madrid ! Aux arènes de Las Ventas.

CERET - ISTRES, la vidéo

Publié le par cercletaurin.nimois

JEUDIS DU CERCLE du 3 Mars 2016, quelques temps forts du mano a mano Bernard CARBUCCIA - Jean-François COSTE.

Coup de projecteur sur un éleveur

Publié le par Paul Bosc

Coup de projecteur sur un éleveur

Virgile Alexandre et son élevage « El Campo »

A force d’entendre dire : « On va au campo, on vient du campo, on ira… » Cette petite phrase, courante en pays d’Arles, est devenue le nom de la ganaderia de toros bravos qu’élève Virgile Alexandre. Virgile, en bon Camarguais et Arlésien, préfèrerait manadier de taureaux de combat, mais on ne va pas lui chercher la petite bête…

Depuis 2012, ce qui est peu dans l’histoire d’un élevage, il possède vaches et sémentales achetés au docteur Jean Gauthier qui, lui aussi, s’était lancé dans l’aventure de l’élevage de bovins en achetant en 1980 des vaches à Juan Mari Perez Tabernero Montalvo et un étalon à Don Arturo Cobaleda (Barcial), les fameux et redoutés « Patas blancas » dont le sang Vega-Villar a aujourd’hui pratiquement disparu.

Pas facile comme choix pour un jeune éleveur. Les « Cobadelas » n’ont jamais été les toros favoris des grandes vedettes de la tauromachie. Ils ont un sacré caractère qu’il faut savoir dominer. Mais Virgile aime les difficultés et les obstacles à vaincre. Il a tenté d’être raseteur et torero mais il s’est vite rendu compte qu’il avait plus d’avenir en devenant éleveur et en continuant son métier de maçon que de s’opposer aux « bious ».

Sa passion est venue tout simplement : « J’ai toujours aimé les taureaux et les toros et, étant très proche de la famille Colombeau, j’ai pu beaucoup apprendre de ce métier. Puis j’ai eu l’opportunité d’acheter les bêtes du docteur Gauthier et j’ai commencé l’aventure voilà cinq ans. En capea, j’ai des résultats encourageants. » Au mois de mars, il aura une première opportunité de présenter 4 becerros dans les arènes de Vauvert à l’occasion du Printemps des jeunes aficionados organisé par la Coordination des clubs taurins de Nîmes et du Gard mais également de faire tienter un « macho » par Javier Cortes, le prometteur torero apoderé par Stéphane Fernandez Meca. Un étalon de belle allure qu’il nous a fait découvrir, à Raphèle, sur la propriété de Gilbert Aymes, ancien ganadero arlésien qui a possédé, pendant 45 ans, des « Patas blancas » de son élevage « la Ganaderia cévenole. »

« C’est un animal que j’ai vu naître et que je connais bien. Je sais comment il se comporte. On verra bien mais j’ai confiance en lui pour cette épreuve avec trois autres éleveurs. »

Là, sur ce domaine de plus de cinquante hectares paissent les mâles et les trente vaches de ventre et les becerros qu’accompagnent 8 taureaux de race Camargue qui serviront de simbeù. Tous sont séparés par des barrages fonctionnels dressés patiemment depuis que la famille Aymes possède ce domaine et qui permettent de passer d’un pâturage à l’autre. Et dans un corral, les jeunes veaux sont à l’abri des intempéries. « Il n’a pas fait assez froid et les insectes ou les vermines n’ont pas été éliminés » critique l’éleveur. Gilbert Aymes précise : « Le sarraiè a chanté plusieurs fois déjà… » Et rappelle les propos de son grand’père : « Quand le sarraiè canta, l’ivèr es acaba. » Même si l’herbe est abondante avec ce climat très humide, du foin venu de Langlade, en Vaunage vient compléter l’alimentation des bêtes qui se précipitent près de la charrette et du petit tracteur à double roues arrières qui permet de franchir les passages les plus difficiles. Les réservoirs reçoivent aussi un peu d’aliments secs et cette alimentation semble convenir parfaitement aux bêtes. C’est le torero nîmois Marc Serrano qui a tienté les premières vaches et, l’an passé, l’Arlésien Tomas Joubert. « Je me régale précise Virgile, de rechercher cet équilibre entre la sauvagerie originelle qui ira affronter le picador et la noblesse qui va permettre des faenas au torero. »

Ils ne sont pas nombreux à s’occuper de l’élevage. A part Virgile et Gilbert, Gilles qui a travaillé dans tous les élevages de la région, vient apporter ses conseils et donner un coup de main. Cet hiver, c’est l’arène de tienta qui va être repeinte et remise en état, puis, plus tard, on s’occupera du maset attenant la propriété. Et puis il faudra tienter les vaches, conduire les bêtes d’un parc à l’autre, à l’aide des chevaux Camargue qui attendent dans leur corral. « L’un passe devant, l’autre derrière et on conduit le troupeau ainsi sans problème. »

C’est cela la passion que Gilbert Aymes définit ainsi : « la passion, c’est beaucoup de temps, beaucoup d’amour mais on ne gagne jamais rien. »

En attendant le 20 mars pour connaître les résultats de cette passion, Virgile Alexandre est confiant et déjà fier du travail qu’il a accompli.

Dimanche 20 mars en matinée dans les arènes de Vauvert, Javier Cortes tientera un macho de la Ganaderia El Campo et dans l’après-midi Pierre Mailhan, Thomas Ubeda et Dylan Raimbaud seront opposés à 3 becerros de Virgile Alexandre, le 4e à Medhi Savalli.

Luis Francisco ESPLÁ invité du CTN

Publié le par cercletaurin.nimois

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LA TAUROMACHIE FACE À SES NOUVEAUX DÉMONS

Il va décorer les Arènes d’Arles à l’occasion de la prochaine Feria du Riz. Et il sera au cartel de la Goyesque aux côtés de Morante de la Puebla. Luis Francisco ESPLÁ signe ainsi un retour inattendu, d’autant plus sensationnel qu’il constituera, selon le Maestro, son unique et dernière réapparition dans le ruedo en habit de lumières.

Le Maestro sera reçu à Nîmes dans le cadre des belles rencontres de la tauromachie, dans un dîner débat du cycle "LA ROBE NOIRE". Mais à ses conditions : comme à son habitude, il garde la maîtrise des terrains et choisit librement le thème de son intervention : le Diable, le Monde, et la Chair. autrement dit, la tauromachie face à ses nouveaux démons. Un quite lumineux dans lequel le Diable est le tentateur, le Monde est l’excès, la Chair est le vice.

Le maestro va construire une lidia au cours de laquelle il transposera les termes de ce trio infernal aux menaces qui pèsent aujourd’hui sur la corrida. Dans ce cartel, François Zumbiehl, écrivain et défenseur de notre passion, sera le peón de confiance de Luis Francisco ESPLÁ.

Venez nombreux participer à cette soirée exceptionnelle

Sur réservation : larobenoire.ct@gmail.com

ou cercletaurin.nimois@gmail.com

AGENDA DES CONFÉRENCES

Publié le par cercletaurin.nimois

VOIR LE PROGRAMME DÉTAILLÉ DANS LE FICHIER JOINT

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Impressions de prétoire

Publié le par cercletaurin.nimois

Dessin d'Eddie Pons

Dessin d'Eddie Pons

Une chronique du procès de "RODILHAN 1"

par Dominique Valmary, Président des Sociétés Taurines de France (FSTF).

Jeudi 14 janvier, le procès s'est ouvert avec l'audition des 18 prévenus dont le maire de Rodilhan, plus un prévenu très attendu mais absent à l'audience JP Garrigue, suivie de celle des parties civiles dont plusieurs ressortissants belges. Un travail remarquable effectué par les avocats de la défense a permis d'établir la responsabilité indéniable du président du Crace et de mettre en lumières certaines interprétations à charge ressortant de l'instruction même si les images venaient attester une réalité cruelle difficile à contester. Ce travail de déminage visait à distinguer le comportement exact concernant chaque prévenu et chaque victime. S'il est établi que l'attaque était bien préméditée et relevait d'une infraction pénale pour non déclaration de la manifestation, le délit d'entrave n'a pas été retenu. Ce travail a permis notamment d'entendre des victimes présentes dans la salle qu'elles recommenceraient ce type d'action...

Lire la suite ici sur le site web de la FSTF

Soirée du CTN, les voeux

Publié le par Charles CREPIN

Soirée du CTN, les voeux

Voeux du président

2015 reste comme une année tragique, exécrable, marquée, du début à la fin, par la guerre, le terrorisme, la montée en puissance des populismes et des nationalismes. Plus près de la corrida, malgré quelques succès importants remportés par les aficionados sur le terrain judiciaire, des conflits et des attaques se sont succédés contre nos traditions et notre passion : aux provocations et aux calomnies des anti taurins, se sont ajoutées des attaques plus sournoises contre des symboles de la culture taurine, telles que la radiation énigmatique de la corrida à l’inventaire du Patrimoine Culturel Immatériel ou la mutilation de la fresque de l’école Mérimée dont la réparation pourtant promise se fait toujours attendre... jusqu'à quand ?

Dans les petites villes, sur nos terres taurines les plus proches, la mort à petit feu menace nos traditions. En cause principalement la faiblesse, le clientélisme et, disons-le, le manque de courage  de certains de nos édiles locaux. Enfin, la désunion s’éternise entre les clubs taurins nîmois et les instances taurines municipales, une situation dans laquelle d’aucuns trouveraient un confort paradoxal et consternant.

Bienvenue, donc en 2016 !  Santé, bonheur et réussite personnelle pour vous-même et vos familles.  Que cette nouvelle année soit pour nous tous synonyme de partage et d’amitié au sein du club.

Que souhaiter de plus ? Croire au Père Noël ? Répondre à cette question s’avère assez délicat !  Pourtant, Jean Cau, célèbre journaliste, écrivain et grand aficionado a écrit "Aimer les toros, c'est chaque après-midi vers les cinq heures, croire au Père Noël et se rendre à ses rendez-vous". Gloria Sanchez Grande, célèbre journaliste espagnole et bloggeuse distinguée (dont nous allons bientôt reparler au CTN), ajoute dans un récent éditorial que, croire au Père Noël avant la corrida n’est pas finalement un simple rêve d’enfant, mais bien la conviction profonde que parfois, dans l’arène, la réalité peut dépasser nos plus beaux rêves d’aficionados. Parce que quelque chose d’unique peut se passer, comme une faena d’anthologie, de celles qui restent gravées dans les mémoires, et dont on parlera des années durant.

En tant que Président du Cercle Taurin Nîmois, permettez-moi d’écrire en votre nom une lettre au Père Noël et aux Rois Mages, pour leur demander de nous apporter en 2016 ces moments inoubliables dont les ingrédients incontournables sont le toro, mais, le toro con casta, des toreros, mais des torero de verdad, de l’art, mais « arte con emoción», et que nous puissions continuer d’en parler souvent entre nous au cours des tertulias d’hiver du Cercle Taurin Nîmois dont vous êtes devenus familiers.

Une chose est sûre, le Père Noël ne chassera pas d’un coup de baguette magique les nuages qui se sont accumulés sur la corrida. N'attendons pas d'hypothétiques cadeaux pour préserver notre passion et nos traditions. Sénèque le jeune a dit : « La vie, ce n’est pas attendre que l’orage passe, c’est apprendre à danser sous la pluie".

 

C. CREPIN

09/01/2016

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