Dîner-Débat avec Francis WOLFF

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Le 16 Novembre 2013 à 19H30, Francis WOLFF animera un dîner-débat


Les Belles Rencontres de la Tauromachie de l'Hôtel IMPERATOR.

 

Cet évènement est proposé avec le concours du Cycle Tauromachique LA ROBE NOIRE.


 

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Réservez directement votre participation auprès de l'Hôtel IMPERATOR (04 66 21 90 30).

 

Invit 16 novPour agrandir l'image, cliquer ici

 

 

« La corrida est-elle un art ? Répondre oui, c’est s’attirer des foudres de tous les côtés. De la part des antitaurins : « Quoi, un art ? Dites plutôt une boucherie ! Voir de l’art dans la corrida, c’est trahir l’essence de l’art qui crée un monde de merveilles imaginaires, non un chaos sanguinaire ! ». Du côté des aficionados : « Quoi, un art ? Dites plutôt un combat ! Voir de l’art dans la corrida, c’est trahir l'essence de la tauromachie qui est une lutte vitale d’un animal sauvage et d’un homme non un ballet esquissé devant des bêtes préparées ! »

Les uns et les autres ont raison : la corrida n’est pas un art. Mais le toreo, lui, est un art, n’en déplaise aux uns et aux autres. C’est un art inventé il y a exactement un siècle par Juan Belmonte. Il faut en comprendre les principes pour en apprécier l’esthétique, laquelle est inséparable de son éthique et de sa technique ».

 

 

Francis Wolff, écrivain, directeur du département de philosophie de l’École Normale Supérieure de Paris, est l'auteur de plusieurs ouvrages de référence pour  l’aficionado, et notamment l'incontournable "Philosophie de la corrida".

 

16/11/2013, un évènement tauromachique exceptionnel à ne pas rater !

 


97ème congrès de la FSTF

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A l'issue de son 97ème congrès tenu à Rion des Landes, la Fédération des sociétés Taurines de France a publié deux communiqués.

 

Le premier fait la synthèse des travaux du congrès, bilan de la temporada, vote des prix Claude Popelin et Tio Pepe (lire ici).


Le second, à la lumière des derniers incidents provoqués par les anti taurins à Rion des Landes, rapporte les débats et résolutions du congrès dédiés spécialement cette année à la défence du public aficionado (lire ici).

 

CHACHA (photo ci-dessus), doyen, des membres de la Fédération était comme à l'accoutumée du voyage et n'a pas manqué de marquer sa présence par quelques interventions vaillantes et toujours pertinentes.

 


Manduel, les copains étaient tous à bord

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Photo S. GABOURDES

 

En sortant des arènes de Manduel, balayées hier matin par un vent marin qui décrochait les feuilles jaunies des platanes et où flottaient de vilains nuages tout noirs, une chanson de Georges Brassens revenait à la mémoire : « les Copains d’abord » qui reflétait bien l’ambiance de cette matinée tauromachique organisée par la Coordination des clubs taurins de Nîmes et du Gard pour mettre en vedette les toreros vêtus habituellement « d’argent ». Et ceux « en ors » à la place des subalternes.


Et ils étaient tous là pour accompagner Frédéric Leal, Morenito d’Arles, Maxime et Gabin Rehabi : Denis Loré, Marco Leal, Paquito Leal, Roman Perez, Patrick Varin mais aussi à la présidence avec « El Andaluz », Dominique Vache et Pepe de Montijo. Et sur les gradins : Stéphane Fernandez Meca, Morenito de Nîmes, Medhi Savalli, Samuel Rivera, Christian Romero, parfois appelés pour poser les banderilles. Et encore dans le callejon avec des jeunes des écoles taurines, des amis, des copains de l’Ecole taurine d’Arles, des mozos de espada comme M. Ayme ou Gabriel. Et enfin quelque cinq cents aficionados qui ont su apprécier les différents prestations des acteurs d’un jour.


Frédéric Leal laissera la plus belle impression face à un novillo des frères Gallon d’une grande noblesse, piqué par Roman Perez et banderillé par Fermin Gonzales et Patrick Varin qui offrira une pose au quiebro magnifique. Frédéric, lui, servira une faena complète et de bon goût brindée à son jeune fils, sur les deux mains à laquelle il ajoutera quelques passes ornementales pour couronner le tout jusqu’à ce que  la présidence accorde la grâce de « Presumido ». Tour de piste fêté avec les frères Gallon.


Morenito d’Arles eut plus de difficultés face à un autre novillo de Gallon plus compliqué piqué par Denis Loré et banderillé par Christian Romero, Medhi Savalli et Marco Leal. Faena plus nerveuse mais conclue par une grande estocade qui lui vaudra 2 oreilles.


Maxime accueillit le Meynadier par une larga afarola de rodillas puis Paquito Leal attaqua le cuir du novillo pour deux rencontres qui firent mal au moral du novillo. La faena fut suave, élégante et, le maestro laissa à Tomas Ubeda, jeune torero du CFT, l’occasion de donner quelques muletazos. Malgré ses échecs avec l’épée, la présidence lui accorda 1 oreille et le public lui apporta son soutien par de nombreux applaudissements.


Enfin Gabin Rehabi réalisait un rêve d’ado quand il voulait toréer avec son ami Juan Bautista. Le Meynadier nerveux et meuglant ne lui laissa pas beaucoup d’occasions de briller en costume-cravate. Marco Leal prit sa place sur le cheval de la cavalerie Heyral et il fit appel à Samuel Rivera et Medhi Savelli pour la pose des banderilles. Il offrit sa faena à toute l’Ecole taurine d’Arles où les anciens se mêlaient aux nouveaux. Séquence émotion ! Mais il échouera avec les aciers et Marco Leal dut utiliser le descabello.

 

Paul Bosc

Séville, une voyage réussi

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Du 26 septembre au 2 octobre,

le CERCLE TAURIN NÎMOIS en terre andalouse

 

Par Jean-Louis GELAS

 

Jeudi – Séville nous voilà

 

Départ matinal de Marseille. Arrivée à Séville.Les activités ne manquent pas dans cette belle ville. Certain(e)s lèchent les vitrines, d’autres se baladent dans les petites rues de la vieille ville. On se croise, on se rencontre, on se sépare, on se retrouve.

Le soir, visite du « champignon » d’où on a une belle vue sur la ville.

 

 

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Vendredi – Chantons sous la pluie

 

La matinée est consacrée à la visite de Séville : Cathédrale, Giralda, Alcazar, petites rues du quartier de Santa Cruz. Pour ne pas nous perdre, notre guide agitait de temps en temps son petit éventail jaune.

 

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Ceux qui sont allés à la corrida en sont revenus déçus et mouillés. Les toros tombaient, la pluie aussi. Ils sont revenus trempés.

Pendant ce temps d’autres étaient attablés autour d’un plat de pata negra et d’une bouteille (ou deux) de vin blanc, les pieds au sec.

 

Samedi – Chez Mme Dolores

 

Sous un ciel plombé nous nous dirigeons vers la ganaderia Dolores Aguirre. Au passage un petit clin d’œil à la ganaderia Miura au lieu dit Zahariche.

 

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Arrivée sous une pluie fine entrecoupée d’averses.Il faut le dire, le mayoral a bien fait les choses. La remorque qui doit nous transporter est bâchée d’un plastique transparent, divers lot de toros et novillos devant être combattus nous sont présentés, le repas qui suit est simple mais bon et, cerise sur le gâteau, on peut acheter des teeshirts et autres objets publicitaires.

 

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Retour à Séville sous un soleil enfin revenu. Direction la Maestranza pour la corrida.Au cartel : El Cid, Castella et Perera.

Le bon peuple de Séville veut nous faire croire par ses « olés » à la résurrection du Cid, Castella a (paraît-il) un mauvais sorteo et Perera après un première oreille méritée se prend les pieds dans le tapis à l’estocade du second, adieu veaux, vaches et Porte du Prince !                                       

 

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A la sortie de l’arène, les bars sont bondés. Il nous faut patienter, le verre dans une main et un bocadillo dans l’autre en attendant une table…. Il y a pire….

 

Dimanche – Une messe et la demie

 

Le dimanche matin à Séville c’est le moment de la messe. On y coupe pas. Aussi nous sommes allés faire le tour des églises (qui sont nombreuses. La Macarena et sa Vierge en pleurs si aimée des Sévillans, le Jesus « del gran poder » et sa chapelle ronde qui ressemblait, avant l’office, à un salon où on cause, et d’autres dont j’ai oublié le nom.       

 

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L’après midi retour à la Maestranza. Le cartel est d’importance : Morante, le Juli, Talavante. Le « no ay billetes » est annoncé.

Longtemps avant l’heure tout le monde est installé. Un arenero trace les lignes avec son arrosoir de peinture pourpre (quelle drôle de manière de tracer les lignes !)

 

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A l’entrée des toreros l’ovation est d’importance. Ils sont appelés à saluer, c’est toujours çà de pris !

Autant le dire : corrida d’expectation, corrida de déception. A son premier, Morante nous donne cinq véroniques et la demie. Après plus rien ou presque. Le Juli idem que Castella la veille. Seul Talavante, mieux servi, tire son épingle du jeu.

Au second toro de Talavante, Morante, déçu de sa prestation, se présente pour le quite. Silence solennel, on attend l’éclair de génie. Le toro s’avance et Morante nous offre… une demie, rien qu’une demie ! Talavante ne réplique pas, il n’a pas osé.

 

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Pendant ce temps, à l’extérieur, une « anti » hurle sa désapprobation dans un mégaphone enroué. On sort déçus mais au moins il n’a pas plu !                            

 

Lundi – Merci Doña Maria

 

Quel dommage ! La pluie nous accompagne encore ce matin pour prendre le bus… mais qu’importe, nous sommes tous impatients de découvrir Lagunjanda, tout au sud, à quelques encablures de Gibraltar. Doña Maria nous attend. Quelle femme !

Après un verre de bienvenue dans la petite salle qui jouxte les arènes de tienta, nous attendons la présentation de toros qui doivent être lidiés prochainement.

 

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Ensuite direction la « Finca Jandilla ». Doña Maria nous reçoit dans le jardin de sa magnifique demeure. Tout y est prévu à l’abri de la pluie : apéritif pantagruélique accompagné d’un vin de la casa et d’un fino pour conclure.

 

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Puis Maria nous invite à passer à table. Ah bon ? Encore un repas ? Est ce que nos estomacs auront encore un peu de place après cet apéro consistant ?Marianne et Maguy avaient choisi un très beau foulard pour Maria. Quand à notre Président, son discours fut à la hauteur comme d’habitude….

 

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Paulita, convoité par toutes ces dames faisait sa star au repas… attention cependant, aucune indulgence ne lui sera accordée dans l’arène.

Digestion difficile… on se repose sous la tonnelle.

Mais qu’est ce qui fait donc rire ces dames ? Peut être un peu trop de manzanilla !         

 

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Nous rejoignons l’arène où une vache doit être tientée et un toro combattu.

 

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Après avoir chaleureusement remercié Doña Maria pour son accueil et son amitié nous prenons le chemin du retour vers Séville.

 

Mardi – Adios Sevilla

 

Notre avion du retour nous attend à Malaga. Après quelques tracasseries ryanesques nous arrivons à Marseille où le soleil et la chaleur sont au rendez vous. C’est avec regret que nous nous séparons en emportant, cependant, de beaux souvenirs.

 

 

La photo de groupe est signée jacques SEVENIER, les autres sont de jean-Louis GELAS.

VENDANGES 2013 : la Coordination s'interroge...

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Questions sur la programmation du vendredi après midi :

  •  S'agit-il d'un festival organisé par le syndicat des toreros espagnols qui dispose des arènes de Nîmes, compose le cartel et choisit les toros ? Les toreros vedettes imposent-ils aujourd’hui leurs décisions au délégataire et à la Ville ?
  •  Qui encaisse la recette de cette manifestation et pour quel but ?
  • En quoi ce spectacle compris dans l’abonnement au même tarif que les autres corridas est-il promotionnel de la tauromachie comme la presse s’en fait l’écho?
  • Dans ce montage (mise à disposition des arènes, gestion, recettes et redevance), la règlemention et les obligations de la Délégation de Service Public sont-elles respectées ?

 Des réponses à ces questions paraissent indispensables, car en dépit du succès annoncé pour cette « corrida-fleuve », la Coordination  voudrait être certaine que les principes de transparence et d’éthique de la corrida auxquels doivent prétendre les aficionados et les nîmois dans leur ensemble sont bien respectés.

 

Coordination des Clubs Taurins de Nîmes et du Gard

17 juillet 2013 - Contact : coordination.printemps@gmail.com

 

SCAMANDRE

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Le 8 juin, les membres du CTN avaient rendez-vous au centre de découverte du Scamandre, une sortie magistralement préparée par les équipes "sorties - intendance" qui ont même obtenu que la pluie s'arrête aux portes du centre...

 

Quelques clichés de Jacques pour illustrer cet instant de convivialité prolongé tard dans la soirée, et aussi d'Alain, pour que tout le monde soit sur la photo.

 

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Un cadre somptueux

 

 

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La sentinelle veille sur l'éclaircie

 

 

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Une des triplettes concentrée sur l'enjeu du concours...

 

 

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On prépare les braises...

 

 

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Le maître de cérémonie au fourneau...

 

 

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efficacement secondé.

 

 

130608JS CTN SortieScamandre 040 RSZTel est pris...

 

 

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...qui croyait prendre...

 

 

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Vainqueurs de la finale !

 

L'AFICION A ALES - 11-12 MAI 2013

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A tous ceux qui n'ont pas encore réservé leurs places pour ALES, n'oubliez pas ce grand rendez-vous de l'aficion dont les anti taurin font la vitrine de leur contestation.

 

ALLEZ À ALES les 11 et 12 mai prochain


pour défendre la corrida.

 

 

Voir le programme complet sur le blog JIES ARLES en cliquant sur le lien CI-DESSOUS.

http://www.jies-arles.com/article-ales-2013-feria-de-l-ascencion-toros-toreros-programme-affiche-116326885.html

 

L'ennui dans certaines corridas, le compte-rendu

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Le 7 mars dernier, au JEUDI du CERCLE, notre ami Hubert COMPAN, vétérinaire taurin, a abordé le thème de l’ennui dans certaines corridas. Témoin de marque d’un soir, Luc JALABERT, éleveur et empresa des arènes d’Arles, a enrichi le débat et livré à cette occasion son point de vue sur l’absence de corridas-concours en France lors de la présente temporada.

 

Pour l’essentiel, le diagnostic d’Hubert sur les causes de l’ennui, et ses propositions pour y remédier, peut faire consensus, tant il reflète le sentiment et l’attente des aficionados sur les remèdes possibles à cet avatar de la corrida.

 

Sur certains points toutefois, l’adhésion au propos n’est pas manifeste. Précisément, la vision du problème de la pique sous l’angle prioritaire de la taille ou du profil du fer, pour innovante et intéressante qu’elle soit, ne fait pas l’unanimité : certains aficionados estiment avec quelques raisons que les « dégâts collatéraux » sont tout autant la conséquence de l’endroit où on pique, et de la façon de piquer… Et cela sous-tend une dimension « culturelle » du problème et la recherche d’autres « coupables ».

 

Au bout du compte, par sa grande connaissance des problèmes abordés et sa persévérance à militer pour un toro « idéal » et une corrida « parfaite », Hubert COMPAN, auteur de l’expression « que la fête commence au 1er tercio », ouvre résolument quelques pistes de réflexion incontournables pour l’aficionado. Voir ci-dessous le compte-rendu de la soirée.

 

C.C.

 

 

 

Toros identiques… d’une langueur monotone…


par Hubert COMPAN

 


MCH 9447Luc JALABERT et Hubert COMPAN - Photos Michel CHAUVIERRE

 

 

 

1-Pourquoi l’ennui dans certaines corridas de « figuras »

 

6 toros: 450 kg, « commodes » de tête

Pas d’émotion esthétique, trapio banal

Aucune manifestation du public

Impression de danger : ?

Suspicion d’afeitado,

6 « clones » au comportement prévisible.

 

Sortie au galop, 1 ou 2 tours de piste inutiles.

Met la tête et se retourne dans le capote : toreabilité vite perceptible.

Emotion de courte durée car : Objectif du torero: garder le maximum de carburant pour la muleta. 

 

Tercio de piques

Le toro a vu le cheval, retenu par les peones.

Amené à la distance minimale réglementaire. 

1ére pique souvent entre les épaules ou dans le dos  et qui dure… Sifflets du public.

2ème pique à minima, sans replacer le toro, jamais donnée de loin...

Applaudissements !!

Absence de « quites »

Toujours le même objectif du torero:

Conserver de la mobilité pour la muleta

Eviter les « dégâts collatéraux » de la pique de 8.8 cm (pénétration 17 cm en moyenne).

 

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3 paires à la sauvette, parfois 2 paires

Comme une simple formalité qui suit un tercio de piques insipide.

Aucune préoccupation des « subalternes » de se mettre en valeur.

Toro bouche ouverte, mobilité difficile à évaluer.

 

La fête commencera-t-elle au 3éme tercio?

Les attentes du public  qui n’a pas vu grand-chose depuis la sortie du toro :

on espère le toro amené au centre qui part de loin au galop pour des séries rythmées et de l’émotion dès les 1ères passes.

1ère série : il part de loin au galop, génuflexion à la 3ème passe. 2ème série, génuflexion à la 3ème passe.

Récupération, pas de récupération? Inquiétude de l’aficionado :

  • Pas de récupération: faena abrégée, sans émotion malgré les efforts du torero, l’ennui  et la frustration s’installent.
  • Récupération grâce à la tauromachie de la lenteur, mais le public devient très exigent sur les qualités artistiques puisque l’impression de danger est minime. le rythme se ralentit, les « toques » se multiplient et les trajectoires se raccourcissent.

On connaît par cœur la suite: dans les cornes avec des charges courtes et une fausse impression de danger pour une faena interminable qui réveille un peu le public…..1 oreille.

     On s’est ennuyé.

 

 

Pour qu’on ne s’ennuie plus :


500kg bien « présenté » et astifino :

   Plaisir esthétique

   Impression de danger

   Applaudissements

   Et pourquoi pas un vrai « manso con casta » » dans le lot !

 

Pour moins d’ennui dans le 1er tercio

Toro fixé rapidement

Capote plus varié (= prise de risque), quites plus fréquents.

1ère pique moins appuyée, vite relevée

2ème pique en partant de loin: plaisir du galop + ovation.

Pique raccourcie avec moins de risques de « dégâts collatéraux » (pénétration 10 cm maxi   ?).

         Moins de sang, moins de blessure, plus de rencontres.

 

Pour moins d’ennui dans le 2éme tercio

Qualité et volonté des peones: placement, technique, rythme du tercio.

La mise en évidence de la mobilité d’un toro qui part de loin et suit aux planches  fait espérer une grande faena.

 

Pour moins d’ennui dans le 3ème tercio

Avec un toro mieux présenté, impression de danger plus ou moins consciente, chaque passe compte chaque « passe de poitrine » en fin de série est un soulagement et génère plus d’applaudissements. Le public devient moins exigeant sur la perfection artistique.

 

Avec un toro plus mobile, les trajectoires et le rythme de la faena sans les chutes chauffe vite le public, la phase finale dans les cornes est mieux acceptée.

Ambiance musicale de qualité

Avec des toros mobiles on ne s’ennuie pas, même si la noblesse est absente.

 

Les techniques qui améliorent la force et la mobilité

La génétique :

Typologie musculaire et comportement (les « Domecq »).

La sélection, les tientas, la combativité, la sauvagerie, l’entrainement.

 

L’alimentation : formulation des aliments, les mélanges fibreux, antioxydants, glucoformateurs.

 

 

MCH 9446Photo Michel CHAUVIERRE


 

2– Pourquoi l’ennui dans certaines corridas « dures » ?


6 toros d’encaste « réputée »

Identification de l’encaste parfois difficile, trapio et présentation souvent irréguliers.

Sortie en trottinant, souvent  peu « explosifs » au capote, difficiles à fixer, s’échappent en retrouvant leur trot.

On n’a pas vu grand-chose au capote et on attend les piques avec impatience

 

Piques

Part au petit trot au cheval, accélère à 2 m pour une pique appuyée dans la cruz

2ème pique autant appuyée dans le même trou. On sait que la 3ème est de trop. Elle est donnée…

Ovation au picador, on ne s’est pas ennuyé.

 

Avant d’aller plus loin, une précision importante sur la dépense énergétique du toro de lidia et son impact sur le comportement :


Coefficients de dépense énergétique mesurés selon les situations

  • Immobilité = temps x 1.2
  • Au pas = temps x 5
  • Au trot = temps x 15
  • Au galop = temps x 30
  • A la pique = temps de poussée x 60 !!!

 

Banderilles

Le toro a accusé les efforts de la pique. Le toro est arrêté au centre, il prends les 3 paires sans mobilité. Le public commence à s’inquiéter...

 

La muleta

En début de faena : le sang continue de jaillir entre les épaules, le toro est ensanglanté jusqu’à la « pesuna » (= 3 à 4 litres de sang).

On a eu 3 piques et on espère tous une grande faena.

1éres séries un peu désordonnées, le toro raccourcit vite sa charge et devient dangereux, la conscience professionnelle du torero ne suffit pas à donner de l’émotion malgré le danger.

On se questionne : le toro s’est arrêté. Pourquoi?

décasté? les piques, la douleur? l’hémorragie?

 

On s’est ennuyé


 Le tercio de piques ne suffit pas à faire une corrida,

On a des sujets de conversation à la buvette. On reviendra l’année prochaine !

 

Pour moins d’ennui

Présentation correspondant à l’encaste

Sans excès de poids, sans excès de cornes

Le toro sort  en trottant, tête haute, morillo bien dessiné, il observe, on applaudit

Capote: une serie complète de véronique suffit.

 

Le tercio de piques

Pour que la fête commence au 1er tercio

On a effacé les 2 lignes concentriques

On a dessiné des lignes type concours numérotées de 1 à 3

Mise en suerte plus « lisible ».

1 seul cheval

1 picador  mobile qui va au devant du toro sans le souci de la ligne.

Une pique raccourcie de 5 à 6 cm: moins de risques de « dégâts collatéraux »

Davantage de rencontres, avec moins de sang, moins de blessures.

Les 2 Piques Bonijol : la plus petite n’a jamais été utilisée.

 

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Valorisation des banderilleros :

Technique, diversification, animation.

 

Muleta

Les conséquences d’un tercio de piques avec moins de sang , moins de blessures plus de rencontres = plus de mobilité, des faenas plus abouties malgré la diversité des comportements.

Et à la fin…..le récibir…  2 oreilles

 

On ne s’ennuie pas et la fête a commencé au 1er tercio.

 

La corrida de Javier Castano seul contre 6 Miuras peut être considérée comme une refondation de la tauromachie. Elle est plus facile à reproduire que la corrida de Jose Tomas dans laquelle la part du hasard a été importante.

 

 

 

3- les corridas concours


Les attentes du public : choix des encastes, présentation, comportement à la pique, mobilité à la muleta.

 

 la réalité :

Que représente une corrida concours pour un ganadero ?

Toros pas toujours représentatifs de la ganaderia, souvent trop lourds, trop armés, trop âgés, hors du type.

Les exigences du public sur le nombre de piques : tercio de pique trop invalidant.

Choix des toreros (restreint).

 

Propositions pour les corridas concours

Choix des toros ? quelles compétences ?

Trapio sans excès, présentation au- dessus de la moyenne.

Tercio de pique récompensé, moins de sang, moins de blessures, plus de rencontres.

 

Et pourquoi pas une corrida-concours « Domecq » ? (NDLR : ???).

 

 

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Quelques réflexions de Luc JALABERT reproduites de mémoire :

- Oui les figuras sacrifient les 2 premiers tercios pour conserver la mobilité à la muleta : peu de passes de cape, pas de quites, tercio de pique réduit au minimum .


- La majorité des aficionados jugent les toreros sur leur prestation à la muleta, ils oublient même que  maestro a posé les banderilles : c’est pourquoi on ne voit plus de toreros banderilleros.


 - C’est dans les 10 dernières passes que se coupent les oreilles.

 

- Oui il faut diminuer les traumatismes de la pique, c’est à vous clubs taurins de le demander !

- Je suis d’accord avec Alain Bonijol, ce sont les Domecq qui s’emploient le plus au cheval.

 

- Il y a trop de corridas dans les ferias, on n’est plus à l’époque d’Ojeda, certains jeunes d’Arles ne savent même pas qu’on produit des corridas dans les arènes…


- la carte jeunes de 35 euros permet d’assister a des spectacles taurins à 6 euros le spectacle : 82 cartes seulement vendues en 2012… Le problème n°1 de la tauromachie est le non renouvellement générationnel. Les clubs taurins doivent être interpelés : offrez le pass jeunes à  vos enfants et petits enfants. (NDLR : certains clubs subventionnent le prix des place, à Arles et ailleurs).


- Il y a une demande de plus en plus forte de corridas où les 3 tercios sont mis en valeur : il faut conserver les gardiens du temple, mais qui connaît Fandino au Café du Commerce ?  Personne !  Je suis bien obligé de mettre des figuras connues dans les cartels. La présence des figuras est obligatoire pour attirer du monde.

 

- Il y a 5 figuras qui gagnent beaucoup d’argent, 15 toreros qui vivent bien, les autres...

 

- Apres l’échec de la concours d’Arles 2012, il faut laisser passer une année sans. Peut être l’année prochaine, mais les corridas concours peuvent laisser des souvenirs extraordinaires avec des toros exceptionnels.


 

Le Veto, indésirable ou incontournable ?

Publié le par cercletaurin.nimois

 

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Gérard BOURDEAU, président de l'Association Française des Vétérinaires Taurins, était notre invité pour ce dernier JEUDI DU CERCLE avant la Feria de Pentecôte.  L'intérêt de la conférence, soutenu par la technique et l'expérience de l'homme de terrain fut de souligner au long de la soirée le rôle original joué par le vétérinaire taurin à tous les stades de la vie du taureau de combat. Mais son auditoire l'attendait en particulier sur l'interrogation piquante contenue dans le titre de sa conférence : indésirable ou incontournable?


 Fidèle de ce rendez-vous aficionado, Gérard BOURDEAU savait par avance qu'il pouvait aborder le thème choisi, assurément provocateur, garanti 100% sans langue de bois... Et ce fut bien le cas. Le renfort d'anecdotes d'horizons divers et autres "nîmoiseries", encore intactes dans les mémoires, encore sensibles dans les esprits, a pour le moins éclairé l'auditoire sur les joies et les vicissitudes du beau métier de vétérinaire taurin.

C.C.

 

Voici un court résumé de cette conférence par Gérard BOURDEAU .

 

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Photo Michel CHAUVIERRE

 

La programmation de cette soirée était un peu provocatrice du moins polémique, mais elle était censée assurer un développement sans langue de bois et mettre à plat, l’état actuel du mundillo français. Le Vétérinaire Taurin français est né le jour de la création de l’AFVT, en 1992, association regroupant en France, les vétérinaires concernés par les manifestations taurines, de favoriser les échanges de connaissances, d’apporter des suggestions à l’UVTF et d’établir des relations avec toutes les associations de ce type venues d’autres pays.  L’UVTF, née en Arles en 1966 a pour mission la défense et la sauvegarde des courses de taureaux avec mise à mort, et notamment en empêchant que des abus ne soient commis sur la présentation des taureaux de combat et en veillant au respect du Règlement Taurin Municipal.


Tout de suite, l’UVTF, sous la pression d’un certain laissez-aller dans la présentation des taureaux, nous a demandé de procéder à l’examen des armures des dits animaux. Notre collaboration était née, et si le protocole actuel a été long à se mettre en place, son fonctionnement est aujourd’hui bien réglé. Il est de plus, redouté et respecté par tout le mundillo et nos voisins ibériques y songeront sans doute rapidement, la crise actuelle ‘permettant’ une certaine dérive qu’il faudra bien gommer. Il est évident que le rôle d’un Vétérinaire Taurin a un champ d’action plus vaste - surtout – en Espagne ( reconocimiento au campo et dans les arènes, présence au palco, entre autres missions… ) Cette partie est éludée en France, et le vétérinaire de la CTEM a-t-il seulement un rôle consultatif ? Se poser la question de notre non-participation, c’est avouer notre impuissance à pénétrer un milieu cadenassé où il ne faut pas mettre le nez. Seule, la partie sanitaire est également partagée. Aussi, avons-nous préféré, nous intéresser à des problèmes cruciaux de la tauromachie actuelle, comme les problèmes de comportement et des chutes du taureau de combat en relation ou non avec l’alimentation, avec le bon (ou non) déroulement du premier tiers de la corrida, de l’influence de la pose des ‘fundas’ sur les cornes des taureaux ( corne et manipulation) Bref, nous avons essayé, en trouvant parfois un écho à nos travaux. Merci à l’UVTF de s’être intéressée aux travaux de l’INRA, et de nous avoir aidés financièrement et techniquement. L’étude du premier tiers est, et j’ai un peu de mal à le comprendre, plus difficile à apprivoiser, à aborder. Pourquoi ? C’est une affaire de volonté collective. Or, nous avons du mal à reconnaître, aujourd’hui dans l’UVTF les signes d’une force susceptible de diriger le monde des Taureaux. Certains disent qu’elle est malade, que c’est la débâcle…c’est sûrement exagéré, mais significatif sans doute d’un malaise. Nîmes en s‘étant exclue de l’Union des Villes Taurines est à n’en pas douter la ville responsable de cet état actuel, à votre détriment, vous les aficionados. Que pena !!!


Je pense que nous, vétérinaires de l’AFVT, avons grandi à côté de l’UVTF, et si parfois nous avons été « indésirables » cela fait partie du passé. Nous voulons, dans une tauromachie ‘limpia’ être leurs partenaires « incontournables ».

 

Gérard BOURDEAU



 

CHEVAL & TAUROMACHIE au JEUDI DU CERCLE

Publié le par cercletaurin.nimois

Résumé de la conférence

par Dominique VAMARY

 

 

Cheval

 

De l'avis général, la conférence qui réunissait Freddy PORTE et Gabin REHABI autour de Dominique VALMARY s'est révélée passionnante. La solidité du contenu préparé par Dominique, tant sur les plans historique que technique, a été enrichie par l'expérience de Freddy PORTE et le témoignage de Gabin REHABI, d'une grande spontanéité.

 

 

Cheval et tauromachie

La présentation a pour ambition d’évoquer un acteur peu souvent valorisé l’équidé dans la plénitude des usages qui en sont faits dans l’arène ; ils sont incontournables bien sûr en rejoneo mais méritent d’être signalés dans les autres rôles qui leur sont dédiés qu’ils portent l’alguazil ou le picador ou qu’ils traînent la dépouille du taureau estoqué. Remonter le fil de l’histoire aide à la compréhension de leur présence sur le sable encore aujourd’hui et sert de support pour étudier l’actualité et se projeter dans le futur. Deux professionnels ont accepté d’accompagner Dominique VALMARY dans cette entreprise et de présenter leur activité de professionnels en lien avec le cheval :

Freddy PORTES ancien rejoneador français, professeur d’équitation, journaliste et grand connaisseur des races de chevaux.

Gabin REHABI picador de la nouvelle génération qui milite pour l’amélioration du tercio de piques.

 

Photos : Michel CHAUVIERRE

 

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Evolution du contexte social au 20° siècle

Avant la seconde guerre mondiale les équidés sont utilisés par l’armée : ce sont les destriers, les chevaux de cavalerie, les chevaux tirant les pièces d’artillerie ou encore les attelages du train des équipages ; en agriculture ils servent de force de traction ou de bât et dans les transports ils répondent aux besoins collectifs (diligences, fiacres, malle-poste, hallage…) ils constituent aussi les moyens de transport pour les déplacements individuels ou familiaux (attelages, monte) et participent également aux loisirs du fait de la pratique courante des sports équestres ou de la chasse à courre.

Après la seconde guerre mondiale la mécanisation à outrance provoquera la disparition de leur usage domestique compensée partiellement par l’avènement du cheval de loisir  avec le cheval de compagnie, l’équitation verte et le tourisme équestre ; ce sera aussi  le récent et timide retour en grâce du cheval de travail avec les patrouilles vertes de protection de la nature, les patrouilles bleues de  sécurité, le débardage en forêt, ou encore le labourage en maraîchage et viticulture…

En France les institutions que sont les Haras Nationaux, le Cadre Noir de Saumur, l’Ecole Nationale d’Equitation ont joué un rôle essentiel dans l’amélioration de la race chevaline, le maintien des traditions dont la haute Ecole Française et bien sûr l’émergence d’un corps d’enseignants prenant le relai des moniteurs issus de l’armée. Elles ont permis de négocier au mieux cette transition radicale.

 

Impact de l’histoire de la tauromachie sur l’utilisation du cheval 

Réalité ou légende il est convenu par les historiens de considérer Rodrigue Diaz de Vivat dit « el Cid Campeador » comme ayant été le premier chevalier à avoir combattu les taureaux armé d’une lance ; c’était au XI° siècle. Ce type d’exhibition deviendra le sport des nobles, les Grands d’Espagne, qui utilisent l’affrontement du taureau pour éprouver leur bravoure ; parmi ceux-ci Charles Quint, Philippe II ou Francisco Pizzaro, le conquérant du Pérou sont fréquemment cités. Ils pratiquent le toreo de rejon en cherchant à frapper leur adversaire à la nuque. A l’issue de ce jeu avec les fauves ce sont les péons qui les exécutent dans des conditions diverses et que nous pourrions qualifier parfois de peu loyales. Ce toreo chevaleresque s’exerce par deux moyens : la lanzada et le rejon.

ü  La lanzada, relatée au XVI° siècle, se pratique de trois manières :

L’appel de la charge se fait, le taureau étant attendu de face ; la lance est tenue dans l’axe du corps du cheval ; cette suerte est qualifiée de« hardiesse téméraire » ;

L’attente intervient avec l’équipage placé à l’oblique par rapport à la course du taureau, soit à la gauche pour un droitier ; dénommée « al estribo » c’est la plus utilisée ;

L’appel est fait en présentant la croupe du cheval au taureau et est suivi d’une volte rapide pour se retrouver face à celui-ci; jugée peu honorable parce que manquant de respect pour l’adversaire elle est peu pratiquée.

La lanzada, armée d’une pointe de fer, est un exercice éprouvant et d’autant plus physique que le cavalier appuie la base de la lance contre sa poitrine pour soutenir le choc, d’où le fait que les chevaliers sont fréquemment désarçonnés.

ü  Le rejon supplante la lanzada au XVII° siècle.

 La force physique est en effet moins prisée que l’adresse, l’agilité et les qualités équestres exigées par la pratique du rejoneo. Le rejon est plus court que la lance et doit se briser après l’impact. Il se pose plusieurs rejons par taureau. Dans cet exercice le chevalier est accompagné de nombreux péons : de 6 à 24 en moyenne et parfois même jusqu’à« 101 laquais » lors de corridas royales d’où une parade ostentatoire devant respecter un code dit : « code du bien paraître ».

ü  Au XVIII° siècle Philippe V

Interdit aux nobles de pratiquer la corrida et leur salariat d’où l’émergence des toreros rémunérés. Pendant plusieurs décennies ce sont les varilargueros qui domineront ; ils sont aussi dénommés « les piquiers » et succèdent aux lanciers. Le toreo à pied se développera et se structurera à partir des jeux taurins jusqu’à aboutir à la corrida que nous connaissons laquelle sera codifiée au XVIII° siècle. Il y aura aussi une évolution de la pratique du varilarguero ouvrant la voie à la reconnaissance du picador. Pendant plusieurs décennies les varilargueros dominent le torero à pied en tenant la première place dans la hiérarchie de la corrida, les  salaires et les  costumes en attestent ; aujourd’hui les traces de cette filiation sont présents chez le picador qui partage avec le matador le privilège d’orner son habit de fils d’or ; ils laisseront ensuite la primauté aux toreros lorsque l’estocade « a volapie », inventée par José Rodriguez Costillarès, fait d’eux les nouvelles vedettes du spectacle.

 

La tauromachie espagnole à cheval va connaître une longue éclipse de 150 ans. La renaissance du rejoneo interviendra dans le premier tiers du XX° siècle avec  Antonio Cañero (1885 – 1952), officier de cavalerie né à Cordoue et aficionado practico qui va faire ré-émerger le rejoneo; il en fait son métier en 1925 et se retire des ruedos en 1935. Il en codifiera la pratique avec quelques créations : en cas d’échec du rejon de muerte, l’estocade se fait par le rejoneador à pied muleta en main ou encore l’adoption du traje campero pour officier. Côté people : il rencontre Musidora (née Jeanne Roques) la première vamp du cinéma muet (Judex, les vampires…) une artiste découverte par Louis Feuillade, le prolixe scénariste, réalisateur et directeur adjoint de la compagnie Gaumont, originaire de Lunel. Musidora  réalise elle-même et joue plusieurs films tournés en Espagne où figure son compagnon Antonio Cañero, en particulier « la tierra de los toros », film récemment restauré et présenté en 2012 à la cinémathèque de Toulouse. (Film en 5 tableaux : 1. La vie d'un ganadero, la veille d'une corrida. 2. La corrida, le Rejoneador. 3. La laide. 4. Métamorphose. 5. Epilogue). Le rejoneo connaîtra une nouvelle éclipse jusqu’à l’arrivée dans les ruedos d’Alvaro Domecq Diez et en France d’Albert Lescot et Emma Calais.

 

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Les utilisations du cheval dans les arènes 

Les usages historiques qu’ils soient militaires ou domestiques  trouvent leur place et leur adaptation dans l’arène : le cheval de paseo; le destrier, ce cheval de guerre apte à porter l’armure et le chevalier lui-même protégé pour le tercio de piques ; le cheval de travail au campo pour le rejoneador; le cheval de trait attelé à l’arrastre.

 - Le cheval de l’alguazil est issu du cheval de paseo, adapté à la promenade ou au dressage : le cheval est la monture destinée à porter dans l’arène le dépositaire de l’autorité ; de ce fait il est associé à l’idée de maîtrise, d’ordre et de rectitude, « calme en avant et droit » selon la maxime du Général Lhotte ; sont à  apprécier le modèle et les allures du cheval. Sont privilégiées les races à la ligne harmonieuse gracile  aptes à la souplesse et à la soumission d’où la présence dans l’arène de lusitaniens ou andalous parfois remontés de sang arabe ou pur-sang. Aujourd’hui le niveau de dressage des chevaux de paseo ou la maîtrise de la conduite par certains alguazils laissent souvent à désirer : on voit trop souvent des chevaux en désordre et trop peu souvent des chevaux réellement sur la main, c’est à dire aux ordres. 

 - Le cheval de piques est issu du destrier, le cheval de guerre menant le cavalier en armure à la bataille:  au 20° siècle il est passé du cheval accessoire (il porte le picador au contact et y laisse souvent sa vie) au cheval obstacle opposé au taureau (ce cheval, lourd et plutôt statique, couvert de son armure, le caparaçon, est souvent assimilé à un mur contre lequel vient se fracasser le taureau). Ces dernières années on assiste au retour du cheval athlète accompagnant l’évolution du tercio de piques et portant  un piquero devenu picador-torero. Désormais le picador doit être en priorité un cavalier maîtrisant ce que l’on appelle « la basse école » pour savoir utiliser les équilibres et déséquilibres du cheval par la conduite de la seule main disponible, la gauche, d’où l’importance  des aides que constituent l’assiette, la rêne d’ouverture et la rêne d’appui. L’évolution du matériel, la fixation du type avec le croisement de chevaux de trait et de lusitaniens, le dressage à l’arçon et avec le taureau manso permet au picador de disposer d’une monture aux ordres de son cavalier, mobile et surtout maniable. Le niveau élevé atteint en matière de préparation  rend l’aveuglement du cheval inutile et impose à l’homme un entrainement physique adapté. Les prix de la meilleure pique sont appréciés des picadors qui acceptent cette mise en compétition.

 – Le cheval de rejoneo issu du cheval de campo:

Indéniablement il existe un lien avec le travail au campo lors du maniement du troupeau et le tri du bétail, de plus les suertes font appel au dressage de « haute école ». Ainsi le cheval devient un athlète de haut niveau et un artiste qui ne peut pas s’exprimer sous la contrainte ; le rejoneo exige harmonie et totale confiance des deux acteurs dont l’image du centaure est la plus utilisée et la plus fidèle. Cela se voit particulièrement  lors de la pose des banderilles à deux mains où ne peuvent jouer que l’assiette et les jambes du cavalier… Le choix des chevaux repose sur les qualités générales de courage (le cheval qui maîtrise ses émotions et n’est pas sur l’œil), d’engagement, de soumission aux aides, sur les qualités athlétiques et de modèle. Par ailleurs une sélection encore plus fine aboutira à la spécialisation selon l’usage qui est attendu: paseo, salida, rejon de châtiment, banderilles longues, banderilles courtes et rejon de muerte. A cette fin les origines privilégiées….

 - L’arrastre (chevaux de trait ou train de mules ou de mulets) :

C’est l’image la plus nostalgique de la corrida en deux versions : les mules ou les mulets rappelent le côté domestique de l’exercice ; elle est l’image la plus datée par le recours à un attelage moins coûteux qu’un attelage de chevaux. Le maintien de l’arrastre participe au maintien de la diversité des espèces dans un rôle opérationnel effectif qui mérite d’être souligné.

 

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Les tendances au 21° siècle

Dans une nouvelle de science fiction  intitulée « les larmes de l’Abuelo » Jacques Lanfranchi situe l’action en 2050. La corrida existe toujours  mais son déroulement ne manque pas d’étonner ; ainsi le tiers de piques a été adapté : « Deux hippo-immobiles : Relampagito de Honda et Tafalla de Seat (dans le cadre des accords hispano-nippons). Les hippo-immobiles remplacent les chevaux (décision de la SPA mondiale mars 2015) ». Il évoque ensuite la pique qui est servie depuis le callejon sous la forme d’une impulsion électrique ; de quoi illustrer parfaitement le titre.

 Aujourd’hui les attentes de l’aficion sont partagées entre tradition et progrès ; il y a confrontation entre le classicisme nostalgique et les évolutions sociétales, économiques surtout,  qui sont inéluctables et souvent irréversibles exigeant une adaptation à la modernité ; c’est un vaste débat. Pour les piques beaucoup de modifications sont intervenues ces toutes dernières années en matière de matériel par l’usage du kevlar ; en matière d’encaste équin avec une tendance marquée pour le croisement de chevaux de trait (breton, comtois, percheron, cob) avec du cheval de sang (arabe, anglo-arabe, pur sang), dans le respect du poids minimum prévu par le règlement et surtout par leur dressage à haut niveau. La mobilité et la maniabilité des montures exigent que les picadors deviennent d’excellents cavaliers. Le cheval de piques est (re) devenu un cheval athlétique au service du picador-torero. Les années à venir devraient voir se généraliser les pratiques amorcées par certains et se consolider des acquis précieux. Le travail effectué en France est envié par nos voisins espagnols. Désormais on voit de plus en plus souvent le tercio de piques recueillir les applaudissements du public ; c’est un signe intéressant.

L’écurie du rejoneodor est composée de chevaux de plus en plus spécialisés dans leur rôle propre, le niveau de dressage exigé s’oriente vers encore plus de professionnalisme. Les coûts engagés pour entretenir une écurie sont à rapporter au faible nombre de spectacles organisés ; mais il y a un public fidèle.  De la discussion qui s’écarte du sujet il ressort que le côté spectacle du rejoneo domine et que les taureaux mériteraient qu’un effort soit fait en matière d’encastes et de présentation. A ce sujet un point positif mérite d’être souligné puisque Diego Ventura a affronté à l’automne dernier six taureaux d’encastes différents dont un Miura.

 

Pour conclure il est rappelé que les amateurs pourront assister cet été à un spectacle rare : la  présentation de quatre écoles d’équitation de haute école dans les arènes d’Arles : le Cadre Noir de Saumur, l’Ecole Royale Andalouse, l’Ecole Espagnole de Vienne et l’Ecole Portugaise d’Art Equestre.

DES TAUREAUX ET DES FEMMES

Publié le par cercletaurin.nimois

 

Dans le cadre du 6ème Printemps des Jeunes Aficionados, une conférence a été organisée à Nîmes par la COORDINATION DES CLUBS TAURINS DE NIMES ET DU GARD à l'Hôtel IMPERATOR vendredi 8 mars 2013, journée internationale des femmes. C'était l'occasion de mettre à l'honneur des femmes remarquables ayant toutes un lien fort avec la tauromachie.

 

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Etaient invitées :

 

130308-CTN-T&F-03Marie AGUILA DE DOMECQ,

Foro Mujeres Diálogo

Psychopraticien, préparateur mental de toreros

 

 

 

 

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Doña María DOMECQ SÁINZ de ROZAS

Ganadera, toros de LAGUNARANDA (Cádiz)

et

Annie MAÏLLIS,

Professeur agrégé, Docteur ès-lettres,

Expression artistique et littéraire

 de la tauromachie

 

 

 

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Huguette SALIN (à droite)

Une des premières cavalières d’Abrivado

 

 

 

 

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Francine YONNET, Ganadera (à droite)

Toros de Christophe YONNET (Salin de G.)

 

 

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La conférence était animée par Agathe BEAUDOUIN, journaliste et chroniqueur taurin (à gauche sur la photo)

 

Loin d'avoir été invitées en raison de leur situation de femme ou leur féminité, encore moins en tant que victimes d’inégalités, ces femmes étaient bien là en tant que spécialistes à part entière chacune dans leur domaine respectif. A travers leurs propos, nous avons découvert des parcours remarquables, jalonnés de succès qui ne doivent qu’à leurs convictions, leurs mérites et leurs talents auxquels aucun préjugé ne résiste.

 

Une belle soirée en prélude au 6ème Printemps qui a ravi les aficionados venus très nombreux.

 

Photos Michel CHAUVIÈRE

 

 

La médaille des Fondateurs à Javier Castano

Publié le par Charles CREPIN

 

 

 

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Javier Castaño, reçoit la médaille samedi 16 fevrier 2012 au siège de l'UTN

 

Au titre des Ferias nîmoises 2012, le jury des Fondateurs de la Feria de Nîmes a décidé d’honorer, pour son comportement exemplaire devant six toros de Miura, le maestro Javier Castaño Perez. En cette après-midi du 26 mai 2012, Javier Castaño a suscité le respect des aficionados les plus exigeants, exauçant leurs souhaits pour une corrida authentique. Il a cassé la routine des lidias convenues et remonté d'un cran les 3 tercios de la lidia.  

 

Et de quelle manière !  Par la diversité du jeu servi, afin de donner sa  lidia et sa faena à chacun de ses adversaires. En conduisant avec autorité une cuadrilla talentueuse et soudée, unanimement saluée par un public ravi. En donnant le la dans toutes les phases du combat : jamais dans le callejon, toujours sur le sable,  toujours présent pour les mises en suerte et le quite quand il le fallait. Et enfin, par une faena ponctuée d’un récibir venant de l'horizon, magique, presque irréel, presque surnaturel, sur un fil ténu entre estocade et don de soi.

 

Les raison du vote du jury

Sans ignorer l’autre évènement majeur hors normes qui a profondément marqué les dernières Vendanges nîmoises les Fondateurs de la Feria de Nîmes ont tenu à consacrer le comportement exemplaire de Javier Castaño lors de son encerrona devant 6 toros de Miura. Cette corrida a sans doute marqué un tournant. Elle  traduit magistralement dans les faits le mouvement profond qui se propage dans l’aficion en faveur d’une revalorisation du premier tercio. Elle a enfin suscité depuis lors une competencia au plus haut niveau de l’escalafon, traduite actuellement par quelques gestes de la part des figuras. Des gestes certes encore peu nombreux, mais des gestes néanmoins révélateurs que l’aficion n’attendait plus. 

 

Les FONDATEURS DE LA FERIA DE NÎMES, un peu d'histoire

En 1950, la frontière espagnole s’ouvrait à nouveau aux aficionados, impatients de retrouver l’ambiance des ferias et de voir des corridas dont ils avaient été privés durant des années. Madrid, Barcelone, Séville, Pampelona, étaient autant de rendez-vous courus des aficionados nîmois. Dans la passion retrouvée, il est fort probable que certains d’entre eux aient caressé le rêve d’importer à Nîmes le modèle espagnol de la Feria.

 Deux évènements survenus en 1951 allaient précipiter les choses :

  • La loi "Ramarony-Sourbet" votée le 12 avril légalisait les corridas dans les villes de tradition ininterrompue, récompensant ainsi cent ans de lutte des gens du Midi.
  • Nîmes fut choisie pour organiser le 37ème congrès de la Fédération des Sociétés Taurines de France, prévu du 30 mai au 2 juin 1952.

 Dès lors, la voie était libre, et l’aficion nîmoise n’attendait plus qu’un programme digne d’une vraie Feria.

 

Une démarche des clubs taurins nîmois

En 1952, il y avait à Nîmes 5 clubs taurins typés corrida. L’Union Taurine Nîmoise avait déjà 56 ans, le Club Taurin Lou Ferri de Saint-Cézaire fêtait son 30ème anniversaire, le jeune Cercle Taurin Nîmois avait soufflé ses 5 bougies, et l’Aficion Cheminote Nîmoise était née 2 ans auparavant. Francis Cantier « Paquito », directeur de la revue TOROS, allait bientôt rejoindre ces 5 sociétés taurines avec les Amis de Toros, pour constituer le premier Comité d’organisation de la Feria de Nîmes. L’entente était parfaite. Elle portait déjà les prémices d’une union solide entre les clubs nîmois dont l’héritage se trouve encore aujourd’hui magnifiquement préservé par une certaine Coordination des Clubs Taurins Nîmois qui compte près de 2500 adhérents.

 

Toujours est-il qu’à l’époque, la démarche de ces clubs fut confortée par l’enthousiasme spontané des aficionados et le soutien des élus. De son côté, le Directeur des arènes, Ferdinand AYME, fut d’abord réticent. Mais son intelligence et son sens des affaires lui firent comprendre assez vite que derrière la démarche des clubs se profilait un événement d’envergure. La sagesse de l’homme et sa convivialité firent le reste : Ferdinand AYME fit le pari gagnant qu’on peut bâtir solide avec les forces vives de l’aficion nîmoise. Il annonça des cartels de rêve. La FERIA de NÎMES était née ! Au fil des années, bien sûr, d’autres personnalités allaient contribuer à faire de cette Feria un événement exceptionnel de renommée internationale. Mais ceci est une autre histoire.

 

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 La médaille des Fondateurs de la Feria

L’année dernière, à l’occasion du 60ème anniversaire de la Feria, les clubs taurins fondateurs ont fait frapper une médaille signée par le peintre Albert Martin afin de distinguer chaque année une ou plusieurs personnes qui, par leur action auront marqué la feria de la Pentecôte ou celle des Vendanges.

 Les premiers exemplaires de cette médaille ont mis à l'honneur quelques personnages ayant écrit des épisodes du passé de la Féria : Paco OJEDA, Christian NIMEÑO, Juan José PADILLA.

 

Triomphe à MANIZALES

Publié le par Charles CREPIN

 

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  Toros d'Ernesto Guttiérrez

 

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Manizales 12 janvier 2013 -  toritos mutilés - tarde triomphale - milliardaires adulés - public niais...

Une recette parmi d'autres pour remplir les arènes...

 

Article sur le site http://puraficion.blogspot.fr/2013/01/les-tricheurs-triomphent-les-gogos.html

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