PAGES MAILHAN au CTN
Le 17 novembre 2012 s'est tenue l'Assemblée Générale du CERCLE TAURIN NÎMOIS suivie de l'inauguration du siège de l'Association à l'Hôtel IMPERATOR CONCORDE de NÎMES en présence de divers élus et personnalités. Une belle affluence des membres du CTN et de leurs invités dans une grande convivialité.

Voir le compte rendu d'activité complet en image
Les photos sont de Sopia GABOURDES, Manon RIBARD, Michel CHAUVIERE, et Jean-Louis GELAS
CONFERENCE organisée par la PEÑA CAYETANO ORDOÑEZ
par Marie AGUILA de DOMECQ
Le torero et la peur
Samedi 24 novembre 2012 à 17h00
Hôtel Imperator
15 Rue Gaston Boissier, Quai de la Fontaine à Nîmes
Avec le matador Matthieu GUILLON « El Monteño »
Vous pourrez assister dès 16h00 au vernissage de l’exposition photographique intitulée « Miedo » présentée en mars dernier à Madrid par Marie Aguila de Domecq.
On a tendance à croire que par le seul fait d’être torero et d’avoir choisi cette profession, les toreros sont des hommes courageux. Pour peu qu’il soit courageux, le torero n’en reste pas moins un homme, et il est si désespérément humain, qu’il est soumis à l’influence de la peur, de l’angoisse, de la terreur et de l’anxiété.
A quel moment le torero ressent-il la peur ? Peut-on apprendre à gérer la peur ? Peut-on préparer mentalement un torero à la gestion de cette peur ?... Autant de questions auxquelles tentera de répondre Marie Aguila de Domecq, psychopraticien, spécialiste de la gestion de la peur et « préparateur mental » de toreros en Espagne et en France.
Mathieu GUILLON « El Monteño », matador de taureaux, apportera un éclairage sur le programme de préparation qu’il suit actuellement.

A propos de la Fiesta Campera organisée dimanche 14 octobre chez GIRAUD au Sambuc, c'est jean-Marie qui résume le mieux cette sortie des clubs taurins nîmois Las Aficionadas, le Cercle Taurin Nîmois, et la Peña Antonio Ordoñez : " très bonne journée hier chez Giraud, accueil, accoso, tienta à campo abierto, repas, todos muy bien".
En effet, ce fut une très belle journée, contrairement aux prévisions alarmistes de Météo France. La sort ainsi conjuré, tout fut donc "muy bien", et la convivialité fut une fois de plus au rendez-vous. Merci à tous ceux qui ont participé à l'organisation de cette joyeuse Fiesta.
Cliquez ici pour voir l'album photos préparé par Sophia, Jean-louis et Charles
Bonne humeur et convivialité ont présidé tout au long du voyage que les membres du CERCLE TAURIN NÎMOIS on effectué du 18 au 23 septembre dernier. Un partage du temps équilibré entre corridas, rejon, visite de la ganaderia RETA, excursions en Rioja à la découverte du patrimoine historique, Bodegas et animations, ou musée de la vigne et du vin de Brionès. Rencontre inopinée avec le Maestro Diego Udiales, et tertilia du jeudi soir en présence de Victorino Martin père et fils, ainsi que d'Alain Bonijol qui, une fois de plus conacra un précieux moment aux membres du CTN.
Voir aussi l'album de Jacques SEVENIER sur son blog "JIES ARLES"
De la symphonie de BERLIOZ, Albert MARTIN a peint les notes en 4 saisons, 4 tableaux d'une somptueuse harmonie qu'il exposera vendredi 5 octobre à la Galerie de la Salamandre à Nîmes.
La veille, vous le retrouverez parmi nous au JEUDI DU CERCLE où il vous remettra une invitation pour ce "concerto-vernissage" inédit.
Albert devant sa partition
Retenez ce nom ! Elle possède une maîtrise de la photo soutenue par un talent inné. Pour notre plaisir, elle saisit des instantanés de toreros, d'attitudes fugitives, bribes et trajes de luz passés au filtre de couleurs saturées, empreints d'une sensibilité aiguë. La palette est enrichie de nombreux autres thèmes où elle excelle de la même manière.
Elle n'a que vingt ans !
Vous pourrez la voir au prochain JEUDI DU CERCLE

Cliquez sur le site : http://marinecadet.com/picture.php?/75/category/1
Les Aficionadas de Manduel et Agglo Toros organisent le dimanche 2 septembre 2012 à partir de 11:00 une grande journée taurine dans les arènes de Manduel (30).
Au programme deux capeas pour les élèves du Centre Français de Tauromachie et pour l’école « El Toreo » et ses élèves. Possibilité de se restaurer sur place.
Entrée gratuite pour les capeas.
La nouvelle nous emplit d’une grande tristesse : Jean-François JALLET s’en est allé hier, à l’issue d’une longue maladie.
Nîmois bien connu, homme de grande conviction, esprit vif, curieux et cultivé au tempérament bien trempé, Jean-François a vécu une existence bien remplie, riche des nombreuses passions. Rompu au métier de la banque où il fit sa carrière, archéologue, historien, amateur d’art avisé, dessinant et peignant à ses heures, adepte de la nature et marcheur endurant, il fut en particulier, sa vie durant, un fervent aficionado. D’une aficion soutenue par une grande connaissance de la culture et de l’histoire de la tauromachie, practico de surcroît, allant au palco à l’occasion. Au sein du conseil d'administration du CTN, il avait participé en 2008 à la renaissance de notre association.
Alors jeune nîmois, il fut le compagnon de ceux qui vécurent l’aventure taurine du Mont Margarot, et laissa la trace de son aficion en tous lieux où sa carrière professionnelle le conduisit, ne faisant pour autant jamais l’impasse, où qu’il fut, sur le paseo d’une Feria de Nîmes, retrouvant fidèlement en toutes occasions les gradins de son cher amphithéâtre.
En cette triste circonstance, nos pensées affectueuses vont à son épouse Monique, qui l’a courageusement accompagné dans son combat contre la maladie, et à ses enfants et petits enfants. Nous ne l’oublierons pas.
Deux évènements taurins majeurs
Cette année, deux évènements taurins vont marquer la Feria de la Pêche et de l’Abricot: Stéphane FERNANDEZ MECA, nouveau directeur des arènes de SAINT-GILLES, présente dimanche une corrida de CEBADA GAGO pour Manuel ESCRIBANO, Alfonso OLIVA SOTO et Camille JUAN. Le choix de ce fer andalous est un gage de sérieux. Il indique l’orientation clairement «torista» désormais affichée par cette arène pour le plus grand plaisir des aficionados.
Autre évènement de cette journée le dimanche matin à 11 heures, avec une novillada non piquée. 4 novillos du Marquis d’ALBASERRADA signeront le retour en France d’un fer mythique vieux de 100 ans qui a marqué les grands moments de l’histoire de la tauromachie. En quête de la pureté originelle du sang Pedrajas qui a fait cette caste légendaire, le nîmois Fabrice TORRITO a pris en main le destin du célèbre élevage andalous. Cette novillada préparée avec un soin particulier constitue un test important pour les produits de la ganaderia (voir l’article ci-dessous) et sera l’occasion d’apprécier les prestations des élèves des écoles taurines qui vont les affronter : Bastien ROULIER, Tony «El POTRO», Santiago SANCHEZ MEJIA et Tristan BARRALE El DIEGO». L'entrée de la novillada est gratuite et les membres du CTN bénéficient d'un tarif préférentiel pour la corrida en tant que membres de la Coordination.
Retrouvons-nous nombreux à Saint-Gilles pour cette belle journée taurine.
Fabrice TORRITO, mayoral du Marquis d'ALBASERRADA nous a adressé quelques lignes qui seront publiées dans le MIDI LIBRE du 20 juin. Fabrice était venu au JEUDI DU CERCLE en février dernier pour nous parler de son métier, de sa passion, de ses projets. Le 24 juin marque une étape importante pour le fer renaissant du Marquis d'ALBASERRADA, et on comprend le soin particulier apporté à la préparation du lot de dimanche.
UN TEST IMPORTANT
Par Fabrice TORRITO
Lorsque l’on m’a confirmé que Saint-Gilles désirait proposer une novillade sans picadors du Marquis d’Albaserrada pour ces fêtes de la pêche et de l’abricot, divers sentiments m’ont visité. Fierté d’abord qu’une arène française, dirigée clairement dans une direction toriste, s’intéresse au travail que nous sommes en train de réaliser à Mirandilla. Puis rapidement un énorme sentiment de responsabilité pour le retour de ce fer historique sur le sol français.
Le choix des taureaux
Immédiatement, se mettre au travail. Quels taureaux choisir ? Pour une novillade sans picadors, l’éleveur peut sélectionner des bêtes jugées moins aptes à être présentées en novillade piquée, à fortiori en corrida. Il peut aussi profiter d’une novillade sans picadors pour voir le résultat d’une nouvelle lignée, d’un nouvel «assemblage» Que donne ce semental qui a couvert pour le première fois ? Comment son code génétique s’est-il lié aux codes génétiques des vaches de ventre ? Ainsi, seulement trois ans après la période de reproduction vous pouvez vous rendre compte d’un premier résultat sans avoir à attendre deux années supplémentaires pour une corrida. La novillade est alors un véritable banc d’essai.
Le respect des aficionados
L’éleveur et son mayoral peuvent aussi, et c’est ce qui s’est clairement passé à Mirandilla pour l’occasion, décider que pour un retour en France, il fallait marquer les esprits et surtout respecter l’aficionado en sélectionnant quatre des plus beaux animaux de l’année (du millésime 2010). En clair, les mâles qui physiquement étaient les mieux présentés de la fratrie et auraient donc fait des taureaux de corrida parfaits deux ans plus tard seront toréés à St Gilles le 24 juin prochain. Un de ces quatre exemplaires était même pressenti pour devenir étalon dans l’élevage, tant sa lignée et son morphotype plaisaient.
Une préparation très attentive
Une fois les novillos choisis sur le papier, après moultes tergiversations mentales, il faut les trier de leurs frères et les réunir dans le meilleur enclos de la ferme pour les soigner au mieux. Déparasitage et nutrition équilibrée en céréales et fourrages. Jamais le mayoral n’aura autant visité un enclos! Deux ou trois fois par jour, à cheval, en tracteur ou en 4x4, je vais vérifier que tout va bien et que l’évolution physique des animaux est correcte. Que la nourriture ne manque pas, que l’eau de l’abreuvoir soit bien propre, qu’il n’y ait pas trop de tensions entre les animaux… avec toujours l’appréhension du coup de corne traître, d’une blessure à l’œil, d’une pointe abîmée… qui pourrait tout remettre en cause. Le lot a d’ailleurs été formé depuis l’origine par cinq taureaux pour anticiper l’éventuel accident. Il ne reste qu’à attendre impatiemment le jour du départ des bêtes de Mirandilla. Le mayoral redoutera alors de nouvelles péripéties : embarquement sans encombres, transport le moins pénible possible (cela durera tout de même près de vingt heures), débarquement dans le calme, sérénité maximum dans les corrals les jours précédents le combat, mise en chiqueros dans le calme après le sorteo… Et puis il restera le plus compliqué de tout le processus : le mystère du comportement du taureau. Même bien sélectionnés et bien alimentés, ce que ces animaux décideront de montrer dans le ruedo de Saint-Gilles, personne n’a encore pu le prévoir avec exactitude, et c’est tant mieux.
Les débuts de la Feria de Nîmes
Par charles CREPIN
Président du CERCLE TAURIN NÎMOIS
Dès la fin de la temporada 1951, les membres des clubs taurins nîmois* rentrés de leurs vacances espagnoles avec des projets plein la tête se mirent au travail pour préparer le 37ème congrès de la FEDERATION DES SOCIÉTÉS TAURINES DE France prévu à NÎMES du 30 mai au 2 juin 1952. A cette occasion fut constitué un comité d'organisation.
Premier objectif, une course camarguaise le samedi, et deux corridas dimanche et lundi au lieu de l’unique course dominicale de la Pentecôte. Premier contact avec Ferdinand AYME, directeur des arènes de l’époque… et première déception. L’homme était réticent et comptait à priori s’en tenir aux seules obligations que lui imposait son contrat… En revanche le projet souleva spontanément l’enthousiasme des aficionados ainsi que l’adhésion des élus et des principaux acteurs socio-économiques de la ville (presse, Chambre de Commerce, Union des commerçants, industriels, artisans, comités de quartiers etc.). Le sénateur Pierre GAMEL, Président de la Chambre de Commerce appuya toutes les initiatives des sociétés taurines. Ce soutien actif très précieux allait conforter la crédibilité de la démarche des clubs taurins.
Dès lors, l’attitude de Ferdinand AYMÉ se modifia. Son intelligence et son sens des affaires lui firent sans doute apercevoir que derrière la démarche des clubs taurins se profilait un événement d’envergure. La sagesse de l’homme et sa convivialité firent le reste : il fit le pari gagnant qu’on pouvait bâtir solide avec les forces vives de l’aficion, et mit sur la table un programme taurin de grande qualité dont les clubs avaient à peine osé rêver :
- Samedi, course camarguaise : 3 manades engageaient les meilleurs cocardiers du moment devenus des mythes, gravés aujourd’hui encore dans la mémoire collective des gens d’ici : Vovo, Sangar, Mioche, Mecano, Mourressen et Calvissonnais. C’était du sérieux !
- Dimanche : toros de Miura (finalement remplacés par les Urquijo pour cause de fièvre aphteuse) avec Luis Miguel Dominguin, Pepe Dominguin et Rafael Ortega.
- Lundi : toros de Claudio Moura, avec une deuxième participation de Luis Miguel Dominguin. Compagnons de cartel : Antonio Ordoñez et Julio Aparicio.
Madrid n’aurait pas fait mieux ! Pendant ce temps, on préparait activement les autres manifestations en marge du congrès :
- l’excursion en Camargue chez Aubanel,
- l’exposition d’Art taurin où affluèrent des centaines d’objets d’art, tableaux, dessins, parmi lesquels des Picasso, Goya, Wilde ...). L’exposition fut honorée par la visite de Pablo Picasso,
- le défilé des groupes folkloriques.
La FERIA de NÎMES, ainsi nommée par le sénateur Gamel, était née !
A l’occasion du 60ème anniversaire de la FERIA DE NÎMES, les clubs taurins fondateurs, tous encore en activité aujourd’hui, ont tenu à rappeler ce que cette prestigieuse manifestation de renommée internationale devait au courage, à la volonté et au dévouement qui animèrent leurs aînés dans cette aventure. Ce qu’elle devait aussi à leur aficion et à celle de tous les nîmois qui les ont aidé à mener à bien cette entreprise.
En 2012, les clubs fondateurs ont fait frapper une médaille qui sera remise à l’occasion de la Feria de Pentecôte, et tant que durera cette manifestation, à des personnes qui par leur action auront marqué la Feria de NÎMES. Cette médaille sera remise pour la première fois à Nîmes samedi 26 mai prochain dans les jardins de l'Hôtel IMPERATOR CONCORDE au cours d'une émission réalisée par la chaine TV SUD de 13H00 à 15H30.
* l’UNION TAURINE, LOU FERRI, le CERCLE TAURIN, l’AFICION CHEMINOTE, immédiatement rejoints par Francis CANTIER « PAQUITO » qui représentait les AMIS DE TOROS.
Cliquez sur ce lien : Témoignage du docteur Jean LAURET, Président du CTN et Président du comité d’organisation de la FERIA de NÎMES en 1952, recueilli par Jérôme FESQUET, petit fils de Ferdinand AYMÉ, à l’occasion du 40ème anniversaire de la feria de Nîmes.