Sa nature, l'art, l'histoire, la plus grande extension d’espaces naturels protégés du pays,
le Guadalquivir et le Segura traversant les sierras les campinas et les plaines,
les peintures rupestres déclarées Patrimoine de l'humanité, font de JAÉN le paradis intérieur de l'Espagne.
Les cultures s'y succèdent : Ibère tout d'abord, Romaine et ensuite Al-Andalus.
Ses châteaux et batailles ont changé le cours de l'histoire en traçant de nouvelles cartes de la péninsule.
Ses villages et ses villes regorgent d'art et de monuments.
Ubeda et Baeza, villes de la Renaissance, déclarées Patrimoine de l’humanité, Jaén et sa Cathédrale, Linares, la Carolina, cette province moderne, plurielle et accueillante ne compte pas moins de quatre-vingt-dix-sept communes.
Plus de soixante millions d'oliviers qui produisent chaque année la meilleure huile du monde. Une gastronomie de rêve. Un climat unique. Un paysage idéal pour notre tourisme taurin.
La province de JAÉN c'est tout cela.
JAÉN est la capitale de ce paradis intérieur. Nichée sur les flans du Cerro de Santa Catalina où se dresse le château du même nom, construit dans une ancienne forteresse maure, la ville abrite la Cathédrale de la Renaissance la plus belle d'Espagne, une œuvre de l’architecte Andrés de Vandelvira.
Des rues, des places populaires conduisent aux bains arabes les mieux conservés du pays.
Les quartiers qui gravitent autour sont le reflet de l'héritage légué par les trois cultures : arabe, juive et chrétienne.
Situé à une dizaine de minutes du centre historique, notre hôtel EUROPA 3*** est à quelques pas des arènes de Jaén.
La modification des horaires de notre vol au départ de MARSEILLE PROVENCE à MALAGA, après nous avoir inquiétés pendant plusieurs semaines, a finalement trouvé une fin heureuse.
La commission voyage et Top-Evasion ont travaillé de concert pour concocter un nouveau programme.
Nous sommes très heureux de vous le présenter ci-dessous.
- APPROBATION DES COMPTES DE L'EXERCICE CLOS LE 31/12/2020
- RAPPORT D'ACTIVITÉ
- RAPPORT MORAL
- PROJETS D'ACTIVITÉS ET D'ORIENTATION
- QUESTIONS DIVERSES
- ÉLECTION DES MEMBRES DU CONSEIL D’ADMINISTRATION
Nous étions 58 adhérents présents chez François ANDRÉ ce samedi 29 mai, nous avons reçus 19 pouvoirs, c'est donc 77 adhérents présents ou représentés qui auront à approuver les différents rapports.
A ce jour, 86 membres étaient à jour de leur cotisation, un quorum largement atteint.
Le cadre champêtre de la Ganaderia, le plaisir des retrouvailles, le ciel radieux ont donné le ton.
Cette Assemblée s'est déroulée sous le signe de l'amitié, la simplicité, la fantaisie,....
bien sûr sous le contrôle des deux figures du cercle qui assuraient l'accueil des participants.
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Retrouvez rapports et billets en fin d'article.
Alain, notre trésorier, ouvre la séance sur une note humoristique, "Don Angel" nous fait part de sa despedida, et présente fort succinctement les comptes de l'exercice clos au 31 décembre 2020.
C'est au tour de Notre ami Paul BOSC de prendre le micro pour son billet annuel qu'il a intitulé...
Ces interdits qui tuent nos libertés.
Monique nous redonne espoir et sourire,
Elle aime les Toros et des Toros, cette année, elle en a vu.
Puis, André, revient sur cette année très spéciale, qui a mis un arrêt brutal à notre cycle culturel, resté depuis lors en sommeil, mais où nous avons heureusement eu la chance d'organiser le voyage d'Olivenza, fort apprécié de la trentaine de participants qui, revenus juste avant le premier confinement ont mis à profit ce temps "libre" pour trier et échanger photos et souvenirs, pendant la relative liberté de l'été nous avons organisé avec d'autres clubs membres de la coordination, une des soirées au campo pour soutenir nos amis éleveurs et en octobre, vous offrir une fiesta campera, entre deux confinements.
Eric, notre président prend la parole, et commence ....
La nuit dernière, j'ai fait un rêve...
il nous emporte dans son rêve par la magie des mots.
C'est l'heure des votes, chacun des rapports est approuvé à l'Unanimité.
Pas de Questions diverses, nous abordons le renouvellement et les élections des membres du Conseil d'administration
Les démissions enregistrées au cours de cette année.
Charles CREPIN, Colette BERTRON, Frédéric VIDAL et Annie PORTES.
Les fins de mandat 2020 sans renouvellement.
Marie Christine DEJAX, Rémi PORTES
Renouvellement mandat mais abandon de la charge de Trésorier
Alain BONINFANTE.
Les Candidatures nouvelles :
Marie Claire DURAND, Martine DEFREMONT, Jean Marie DESPRIS, José MORENO, Hervé TORRES.
Bonjour chers amis du C.T.N, Eric, notre président vous l'a annoncé ce midi, La commission Sorties, vous a concocté un nouveau voyage pour cet automne.
Une région à Découvrir ou redécouvrir en Andalousie, JAEN et sa province. Tapissée de petites touches verdâtres qu'on dirait presque artistiquement alignées, la Province de Jaen se veut le berceau de la meilleure olive d'Andalousie, voire même d'Espagne. Elle est riche de villages au charme authentique et de chaînes montagneuses. Voilà pour le décor.
C'est dans cette campagne que nous découvrirons nos amis les Toros braves lors de 2 belles journées campera.
Les amoureux des belles pierres ne seront pas en reste, notre voyage nous permettra de découvrir 3 villes MALAGA, la riante, JAEN Perchée à 558 mètres d'altitude au pied du Cerro de Santa Catalina, et UBEDA classée au Patrimoine mondial de l'UNESCO.
Pour le côté festif, le Flamenco viendra à nous chez ANADIO Ganaderia au bout du bout du monde. Cette journée devrait rester dans vos cœurs, tout y sera, les toros, le tentadero, les paysages, la restauration dans les jardins de la FINCA et une troupe de danseurs de Flamenco amis du Ganadero.
Mais je vous laisse découvrir le programme en image.
Un document au format diaporama et au format PDF pour ceux qui ne peuvent l'ouvrir directement en diaporama.
Mais également, le bulletin d'inscription que vous pouvez imprimer, remplir et retourner à Alain avec votre règlement.
En espérant que vous trouverez autant de plaisir à découvrir ce programme que nous en avons pris à l'élaborer, bonne lecture et bonne soirée.
C'était un dimanche d'automne où il faisait beau, un été indien que le réchauffement climatique nous offre de plus en plus souvent.
C'était un dimanche de fête pour le Cercle taurin nîmois qui, en raison de la pandémie, n'a pas eu beaucoup l'occasion cette année de se réunir. Seul le voyage annuel à la féria Olivenza, au début du mois de mars, échappant, de justesse, au confinement, a pu avoir lieu, emportant quelques aficionados qui se disent aujourd'hui privilégiés d'avoir vécu ces quelques jours en Extremadura.
Pour venir en aide aux éleveurs de toros gardois, le CTN s'est associé avec la Coordination des clubs taurins de Nîmes et du Gard pour une soirée chez Mathias Forestier et l'organisation « l'été au campo ».
Maigre bilan à annoncer à la prochaine Assemblée Générale annuelle.
Aussi, le président Eric Portes a voulu « tenter le Diable » et placer une banderille dans le dos de la Covid 19, en proposant une journée chez un ganadero. Chez François André tout d'abord pour une journée « acoso et derribo » mais l'administration préfectorale des Bouches-du-Rhône avait placé tellement de contraintes en raison de la couleur écarlate de la situation sanitaire qu'il a fallu annuler cette sortie.
Sans désespérer, et pour ne pas finir l'année sur notre faim de toros, d'élevages, de toreros, d'arènes, de campo, la ganaderia Barcelo à Quissac offrait toutes les garanties sanitaires pour accueillir le Cercle taurin : 80 hectares de prés, de chênes verts, de garrigue, une salle de restauration qui respecte les distances raisonnables entre chacune des tables et où seulement 6 convives avaient places, ouverte sur l'extérieur et, cerises sur le gâteau, le déjeuner, le repas, la tienta matinale et la visite de la ganaderia en charrette l'après-midi étaient offerts par le CTN.
Nous étions une bonne cinquantaine en ce beau dimanche à nous retrouver au Mas de Sire, que l'on découvre sur la route de Saint-Théodorit, avec d'abord la vue d'un immense chapiteau tout gris qui accueille les spectacles équestres de Marie Barcelo et Pierre Antoine Chastang.
La famille Barcelo nous accueille devant le mas, à l'heure d'hiver,
et c'est Maguy COSTE qui reçoit les premières convives, pour le café et les fougassettes, tenue élégante pour le Campo et gestes barrières obligent masque et gel hydroalcoolique, le temps que les invités arrivent parfois de fort loin, même de l'autre coté du Rhône.
Pendant ce temps, les cavaliers harnachent leurs montures.
Ils sont prêts, les cuadrillas aussi.
Rendez-vous sur le pré pour croiser les fers.
« L'acoso et derribo », façon plutôt camarguaise qu'espagnole dans son déroulement permettait de tienter deux vaches, la première (origines Palla) a été un véritable plaisir à toréer pour Tibo Garcia ; la seconde (origines Daniel Ruiz), plus rétive et difficile a permis au maestro de démontrer l'étendue de ses possibilités techniques et de parvenir à tenir dans sa muleta ce becerro.
De cette matinée fort agréable, il nous a été permis de découvrir un jeune torero qui tente sa chance chez nous mais dont le père était bien connu des aficionados : Roberto Fernandez « El Quitos », torero mexicain qui s'est particulièrement illustré pour sa présentation dans les arènes d'Arles le 31 mars 1991. Le revistero Florent relate : « Il alla à portagayola accueillir Hablador, un Miura au pelage castaño de 540 kg. Et ce fut le baptême du feu, puisque El Quitos se fit cisailler le bas de l'habit de lumières pendant quelques secondes interminables. Partageant les banderilles avec ses compagnons de cartel, il posa une paire "de calafia" rarement vue dans les ruedos européens jusqu'alors ».(Calafia. Elle consiste à planter deux banderillesavec une seule main, en faisant passer le bras par dessus l’épaule opposée).
Retenez dès aujourd'hui le nom de ce jeune homme : César « El Quitos », à gauche sur la photo.
Après l'apéro, agrémenté des fameuses chips de Beaucaire, des produits « de la casa » comme le fromage de tête, élaboré avec la viande des cochons noirs élevés dans la propriété, le repas se traduisait par une excellente salade de foies et gésiers puis une « gardiane » version Barcelo tendre comme les joues d'un bébé, de fromages et un gâteau garni de crème chantilly sur une mousse onctueuse.
Ce beau dimanche d'automne était également celui du changement d'heure. Aussi, c'est presque à la nuit tombée que se terminait la découverte de la ganaderia avec ses vaches de ventre, ses toros castaños ou negros, ses deux sémentales venus des élevages Palla et Daniel Ruiz, sa vache Aubrac qui, pour la première fois, a mis bas un veau tout noir et ces vastes étendues verdoyantes d'une vallée où bêtes et gens doivent bien vivre.
Le temps de dire au revoir et de remercier la famille Barcelo, et chacun reprit la route vers son domicile, entièrement satisfait de cette journée.
C'était un dimanche d'automne où il faisait beau. Juste avant un nouveau confinement...
ci-dessous, pour les yeux et pour le souvenir, le film en photos de cette belle journée..
Paul Bosc, commission taurine du CTN...
…
premier contact pour ce petit déjeuner avec fougassette et café .....
un peu frisquet ce matin,
normalement le soleil a été commandé.
alors Monique, quelques infos sur le mundillo ?
on est bien ici,
ça va être une belle journée
c'est parti, direction le fond du pré...
prenez place, ça va débuter..
installez vous sur la remorque
présentation des cavaliers
le piquero Mathias FORESTIER se concentre
et le maestro est:
que le spectacle commence...
il arrive parfois que le bétail prenne la bretelle de sortie, il faut s'employer physiquement et s'y mettre à plusieurs pour ramener la vache dans le pré...
l'art et la manière de prendre la photo
bravo toréro, belle faena, ça mérite la queue
César « El Quitos »......
avec son nouvel apodérado ????
le maestro et la quadrilla s'habillent de leur cape, et sonnent la fin de l'acoso y derribo
La compagnie de transport ''charètopré'' vous informe, chers voyageurs, veuillez composter votre billet, prochaine station '' Opéra '' non '' Apéro '' ... Attention seulement quelques minutes d'arrêt..
Après les émotions ...le réconfort.....
nos amis marseillais sont de la partie
Monique, pour CTN biòumagazine,.... avec Tibo GARCIA... des journées au campo comme celle là, c'est un bijou rare en ce moment....il faut l'apprécier sans modération...
et si nous passions en salle à manger, configuration COVID, distanciation physique respectée, 6 personnes par table au lieu de 10, tables espacées de 2 mètres, sécurité optimale..
Nicole, Denise...ça creuse le grand air, non ? un ptit coup de rosé ?
tout le mundillo est là...une table de Présidents de clubs pour la tertulia de la matinée...
bon appétit, mangez ça va refroidir
moi c'est Brigitte,
je vais vous dire monsieur Barcelo, alors là.. c'était comme ça...
à l'issue du repas, nous prenons la charrette pour la visite du bétail..
au milieu du troupeau
et c'est tout naturellement que Maguy, ferme le livre de cette journée..... vivement que nous nous retrouvions à nouveau au plus vite.... à très bientôt...
Sans doute, comme l'ont fait de nombreux enfants Nîmois de sa génération, il accompagne occasionnellement son père voir des courses des toros, et fréquente également le stade Jean Bouin pour voir évoluer les crocodiles du grand Nîmes Olympique, mais c’est à l’âge de 17 ans qu’i découvre véritablement l’ambiance de la féria, commence ici, grâce à un cousin plus cultivé en la matière, un début d’éducation qui se révèlera très vite comme une véritable passion, la suite Hubert vous la raconte dans son ouvrage :
‘’ Vétérinaire et Aficionado’’ Aficionado et Vétérinaire ‘’……
un livre pour l’été, à se procurer très rapidement.
Le Président Eric PORTES
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Présentation du livre par son auteur..
A l’heure où la corrida fait débat, j’entrecroise mes souvenirs de 40 ans d’activité dans la ruralité béarnaise avec mes meilleurs souvenirs d’aficionado.
Cet ouvrage témoigne de la transformation de l’agriculture et des élevages au fil de ces années et raconte mes relations avec les animaux en tant que praticien et amateur de spectacles taurins. Il parle aussi de mes relations avec les ganaderos, de l’alimentation de leurs taureaux et des deux missions de notre profession : la lutte contre l’afeitado et l’étude avec l’INRA des troubles de faiblesse musculaire durant la lidia.
Toujours en se référant aux publications de l’INRA, le livre aborde le sujet de la douleur ressentie par les bovins en général, par le taureau de combat en particulier. C’est aussi une réflexion sur ce que pourrait devenir le tercio de piques dans la tauromachie actuelle.
En référence à ces divers travaux de recherche, à mon expérience professionnelle et à ma connaissance du monde du toro, ce livre se termine par un état des lieux de la tauromachie. Il pose la question : comment la corrida peut-elle s’adapter à la modernité ?
Hubert COMPAN.
Pour toute commande, merci d’envoyer un mail à : hubertcompan@wanadoo.fr
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L'Oeil de Monique .
Il est je pense inutile de présenter Hubert Compan, vétérinaire de métier et surtout grand aficionado à los Toros.
En préambule de ce livre j'ai pu lire ses souvenirs taurins et, au fur et à mesure de cette lecture, les aficionados disons "d'un certain "âge" peuvent se reconnaître.
En continuant la lecture de ce livre j'ai pu apprécier quelques explications indispensables sur le vrai métier de vétérinaire taurin : soins aux bovins, alimentation, place de l'herbe et place du pienso pour les toros de combat, ensuite quelques chapitres pertinents sur les piques.
Ne pouvant énumérer en totalité toutes ces études très compréhensibles et faciles à lire, celles-ci nous amènent à réfléchir sur notre culture taurine pour l'avenir de la corrida..
Hubert Compan termine son livre en citant une phrase de Jean Lacouture "Heureux sont les aficionados qui savent écouter le chant du monde".
Robert Barrachin, l’homme au panneau, qui indiquait les références du toro qui allait être lidié, est décédé la semaine dernière à l’âge de 71 ans, des suites du Covid-19, après plusieurs semaines d’hospitalisation .
Au fil du temps, il était devenu une figure des arènes de Nîmes, la commission taurine du Cercle Taurin Nîmois lui rend hommage …
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La nouvelle du décès de Robert Barrachin nous est parvenue. Je ne le connaissais pas personnellement mais bien sûr, depuis des années, à chaque corrida, tous les quart d'heures, nous l'avons vu apparaître au centre de la piste, tout de noir vêtu, tenant "le grand tableau taurin" qui nous indiquait le mois, l'année de naissance du "toro", son poids et son numéro. Ensuite, sur ce même tableau, nous pouvions nous familiariser avec le fer et les couleurs de la devise de ces ganadarías. Et, tout en bas, le nom du torero. Ce panneau, tourné plusieurs fois, nous permettant bien sûr de faire nos commentaires d'aficionadas et d'aficionados : "le toro n'est pas gros"... "il a juste 4 ans"...etc....
Robert Barrachin incarnait ce personnage qui nous donnait les renseignements principaux concernant les toros de la corrida. Et c'est avec rapidité qu'il était obligé de remplacer ces renseignements lorsque le toro était changé sous l’autorité de la Présidence.
Il est allé rejoindre notre ami "Chacha" grand aficionado, et tant d'autres ganaderos, toreros et aficionados.
Je pense que chez Saint Pierre au Paradis, devant tous ceux du monde taurin, il leur dira : "en bas c'est terrible, plus de tableau à montrer, les arènes vides et les les aficionadas et aficionados tristes. Mais viendra le jour dans ces arènes où nous nous retrouverons pour pouvoir faire une minute d'applaudissements en mémoire de Robert Barrachin.
Pour la première fois la magie d’une émotion partagée qui vous empêche de quitter les arènes. Je suis dans l’incapacité de me souvenir précisément de la faena, j’avoue même ne plus me souvenir de la ganadéria..et le flou rajoute encore à l’émotion rétrospective. De ce jour j’ai su, malgré l’ignorance totale dans laquelle j’étais de la tauromachie, que je venais de m’enchaîner à un culte bien plus passionnant à mes yeux que ceux que je connaissais et que je retournerai sans fin aux arènes pour le célébrer..
Témoignage d’une aficionada à la sortie de la corrida
( Article pris sur ‘’ Plaza Pasiòn de toros’’, spécial cinquantenaire féria de Nîmes )
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Le 17 mai 1964, le torero Cordouan signait une faena explosive dans un climat de délire collectif. Une date majeure de l'histoire taurine nîmoise.
Combien de temps les spectateurs, une fois la corrida terminée et le maestro déjà loin de la piste sans doute, sont-ils restés debout sur les gradins, abasourdis par le choc qu’ils venaient de vivre ? Et combien de temps, dans le périmètre des arènes, sur le boulevard qui ceinture le monument ou sous l’horloge du lycée, ont-ils attendu, médusés, avant de quitter le lieu, sans trop savoir d’ailleurs vers où ils marchaient ? Impossible de le savoir ou de s’en souvenir.
Le 17 mai 1964, dimanche de Pentecôte. Le soleil inonde les arènes, à la tribune présidentielle siègent l’ancien président de la République Vincent Auriol et son épouse (à laquelle d’ailleurs le torero César Giron dédiera le combat d’un toro) et l’écrivain Marc Bernard. La feria embrase les rues. El Cordobés lui, vers 17 h 30, devant le dernier toro de l’après-midi, va provoquer une déflagration. Un véritable séisme. Au cartel de cette corrida, le matador vénézuélien César Giron, Paco Camino et El Cordobés, et dans les corrales, un lot de toros de Felipe Bartolomé. Trois semaines avant sa venue à Nîmes, El Cordobés, déjà, avait secoué la planète taurine, en coupant deux oreilles et la queue à un pensionnaire de la ganaderia de Carlos Nuñez, aux arènes de Séville. Et la feria de Pentecôte attendait à son tour de s’enthousiasmer. Elle le fit au-delà de toutes limites.
Deux oreilles coupées, déjà, à l'issue de son premier combat
Si Paco Camino coupa au cours de la journée une oreille et si El Cordobés, face à son premier adversaire, avait déjà obtenu deux récompenses dans un tonnerre de clameurs, c’est avec le toro de Juan Pedro Domecq, sorti de sobrero, en clôture de la corrida, que tout bascula. Indescriptible paraît le terme le plus approprié pour qualifier le quart d’heure qui suivit sa sortie en piste. Tant par les séquences que le torero improvisa et composa que par la progression dramaturgique de la faena.
Avec la muleta, dans tous les terrains, le maestro servit des séries d’un caractère inventif et baroque, en marge de tous les canons de la tauromachie classique, qui, au fur et à mesure que sa domination sur le toro devenait implacable, transformèrent vite les gradins des arènes en cratère bouillonnant. Avec des enchaînements inédits (pour l’époque), des combinaisons de passes jamais vues jusqu’à ce dimanche de Pentecôte à Nîmes (ou ailleurs), El Cordobés, avec un poignet lui permettant de conduire son adversaire dans un circuit au parcours inouï, créa une œuvre libérant une folle charge émotionnelle.
Quinze minutes de pouvoir hypnotique sur le toro
Après quinze minutes de pouvoir hypnotique sur le toro, le maestro, dans une tentative de manoletina, fut alors pris par le pensionnaire de Juan Pedro Domecq et jeté au sol. Se relevant avec une rage folle, malgré les efforts de ses compagnons de cartel de l’en empêcher, El Cordobés reprit la muleta pour toréer encore et encore. Avant de porter une estocade qui roula le toro sur le sable. Une corrida finissait, une autre commençait. Celle du délire. André Bazile, le président de cette corrida, attribua les deux oreilles, la queue, et la patte ! Dans un débordement populaire inédit. Seul avant lui, mais en novillada, le 18 juin 1950, Julio Aparicio avait eu l’honneur de recevoir de tels trophées à Nîmes. Mais El Cordobés a-t-il vraiment eu en main la totalité de ses récompenses, combien d’aficionados ont quitté leur siège pour sauter en piste, approcher l’idole du jour et le porter en triomphe ? Personne ne le sait vraiment.
"Il a toréé comme lui seul, nous disons bien lui seul, sait le faire" Artillero, chroniqueur taurin
Le lendemain de ce raz-de-marée, toute la presse, évidemment, a salué l’événement avec des commentaires à la hauteur du choc vécu. Dans Midi Libre, qui avait bouleversé tout son contenu pour consacrer une page complète à cette corrida, Artillero écrivait notamment : "Il a toréé comme lui seul, nous disons bien lui seul, peut le faire." Et concluait son article par ce chapitre : "Que chacun des spectateurs savoure sa chance d’avoir été présent." Et Vigoroso, dans Le Provençal, ajoutait : "Il nous faudra sûrement quelque temps pour réaliser ce à quoi nous avons assisté."
Depuis ce 17 mai 1964, les témoins de la corrida, un demi-siècle plus tard, en évoquent les images avec une émotion indicible. Elle a gravé dans les mémoires des phases d’exception. Et révélé sans doute, sûrement même, des vocations ou des passions aficionadas…...
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Quinze ans après que la mort de Manolette dans l’arène l’eut élevé au rang de mythe ( 1947 ), la masse orpheline se reconnait dans un iconoclaste joyeux, un Cordouan dont la folie joyeusement débridée répond à l’ivresse d’une Espagne entrant avec frénésie dans la société de consommation par les vertus du Plan Marshall. Torero du régime lui aussi, le vagabond devenu milliardaire symbolise la croissance et chasse en compagnie du dictateur. Il vient pourtant de l’Espagne profonde, et son père est mort dans les geôles de Franco. Manœuvre vagabond, exclu du système, Manuel Benitez, ‘’ El Cordobes ‘’ va pourtant en devenir le maître absolu grâce à l’incroyable pouvoir de séduction qu’il exerce sur les taureaux et sur les foules. Dans l’arène il s’installe au plus près des taureaux : sa distance est celle de Manolette, mais alors que ce dernier ne donnait que des demi-passes, lui enroule le taureau autour de lui, faisant de son toréo, qui tourne le dos à l’orthodoxie, d’un temple extraordinaire et d’un sens du spectacle qui ne l’est pas moins. A cet effet, il se laisse bousculer à dessein par ses flancs pour augmenter l’impression du danger. C’est le ‘’ trémendisme ‘’. Son toréo saccadé, qui ne laisse pas au taureau subjugué un seul instant de répit, souvent forcé et parfois disgracieux, est à l’opposé de celui de d’ Ordóñez ou d’ Antoñete.
Sa technique reste très éloignée des canons classiques : son but est de dominer en permanence le taureau, de le réduire à l’état de comparse. Il lui nie toute autonomie et impose à tous la même distance courte, la même faena immanquablement terminée par un ‘’ molinete ‘’ donné deux genoux en terre et qu’il termine en bondissant au dessus du mufle . C’est le ‘’ saut de la grenouille ‘’ tel qu’il le baptise lui-même . Le public en redemande, et le Codobes ramène bientôt aux arènes ceux qui n’y venaient plus depuis la mort de Manolete. Son intuition naturelle et son courage lui permettent de s’imposer : il est l’axe autour duquel s’articulent les férias, et son pouvoir sur le marché est immense dans la mesure où il remplit toutes les arènes. Malheureusement pour l’évolution de l’art taurin, le Codobes est inimitable. Nombreux furent ceux qui s’y essayèrent. Mais on ne copie pas un génie…
( Extrait du grand livre de la corrida / André VIARD / El Cordobes le retour de l’anarchie ).
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S’agissant de Manuel Benitez El Codobes, les Nîmois, en cette mi-mai 1964, sont encore septiques.
D’accord, c’est un phénomène et il vient de triompher à Séville, mais les aficionados purs et durs qui l’ont vu en 1962 toréer la novillada de la féria gardent le souvenir d’un type plus proche du balai
’’ O Cédar’’ ( dixit le magazine Toros ) que du torero traditionnel : raide, les pieds plantés dans le sable, classique et classieux avec trois hectolitres de gomina sur des cheveux noirs et pégués sur le crâne. Manolo, en 62, à Nîmes a passé son temps à voltiger sur les cornes de ses taureaux et à remonter d’un coup de main, bientôt célébrissime, une chevelure un peu blonde et, horreur et damnation, dépeignée voire abominablement longue ; elle lui arrive jusqu’à mi-nuque comme ces sauvages d’englishes qui sont en train de tourner le sang de nos enfants. Comment vous les appelez
déjà ? les bitoules ? . C’est ça les bitoules . Et bien ce Cordobes c’est un genre des Beatles. On l’a revu en 1963, le ‘’ typhon de Palma del Rio’’ et il n’a toujours pas convaincu les caciques du tendido nîmois dopés à l’orthodoxie, aux trois temps de la passe et marchant aux canons popelinesques.
Mercredi 13 mai, dans le Midi Libre, Artillero, le revistero, s’est fait courageusement l’avocat du diable de Cordoue. Il parle du ‘’ courage de loup’’ d’El Cordobes, de son ‘’ sens instinctif du taureau ‘’, de son ‘’ toreo dramatique et saisissant ‘’ capable de passer du tragique au pittoresque sinon à l’extravagant.
Une impatience populaire que ce jeudi 14 mai à midi, sept bombes libèrent enfin en signalant par la même et bruyante pétarade que Nîmes comme Rome a sept collines.
A 12 heures 15 l’abrivado est menée par Jean Laffont du square Antonin au toril installé devant la maison d’arrêt. Carmen le vendredi soir triomphe aux arènes avec Francine Arrauzeau qui a remplacé Janes Rhodes, Roberto Benzi à la baguette et El Cordobes à la muleta. Il a fait son entrée en calèche, bien travaillé le novillo mais il a raté la mort.
Samedi les choses sérieuses commencent.
A 18 h 30, ce dimanche ‘’ historique’’, la corrida est achevée depuis plus de vingt- cinq minutes, les toreros sont partis, les taureaux sont déjà éparpillés en morceaux dans les figorifiques et les arènes sont encore pleines. Personne ne veut sortir. On chante la Coupo Santo, on pleure, on est stupéfait les vieux aficionados à cheval, sur le citar, templar, mandar, s’embrassent, on ne sait plus trop si l’on a rêvé, on se pince et les plus flegmatiques sont prêts à se rouler par terre. El Cordobes vient de passer par là. Passe encore qu’il ait coupé deux oreilles à son premier taureau, un Felipe Bartolomé plein de caste et de bravoure et qui a fait chuter deux fois le cheval du picador mais c’est au Juan Pedro Domecq numéro 18, le sixième taureau, qu’il a rendu fou Nîmes après s’être fait méchamment prendre.
Combien de temps sa faena a-t-elle durée ? on ne sait pas. Vingt minutes, demi-heure, un siècle, une seconde. Qui toréait ce jour- là avec cet homme déchaîné, immobile, ou comme enivré de lui-même ? Peu importe. Peut on d’écrire ces passes longues, infinies, ce magnétisme, cette folie dionysiaque ? Non.
Ira t’on tenter d’analyser cette sauvagerie sublime que Manolo a exprimé cette inoubliable après-midi-là ? Impossible.
On a tout accordé au Cordobes : les deux oreilles, la queue, la patte, le cœur de Nîmes.
On l’a hissé sur des épaules. Il a remonté le boulevard Victor Hugo comme ça, avec sa mèche folle sur les yeux, son regard halluciné, son grand sourire solaire et carnassier. Toutes les filles sont tombées amoureuses de lui ; tous les garçons se sont jurés que té, ils laisseraient tout tomber, les études, le boulot, l’apéro à la Bourse et le dimanche à Jean Bouin pour se faire toréro. Et toi qui es plus gros tu feras le picador et toi avec des lunettes noires l’apodérado, l’homme d’affaire.
La corrida du lendemain, malgré l’affiche, Litri, Puerta, El Viti , est décaféinée …
pendant qu’El Cordobes, sur sa lancée à Barcelone coupe deux oreilles et la queue.
Madrid l’attend dans deux jours. Il doit y confirmer son alternative …
( Extrait de ‘’ Des toros dans le cœur’’ / Jacques Durand / Hippolyte Romain /
Qui toréait ce jour-là avec cet homme déchaîné ? )
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Il existe sur le Blog un article déjà consacré à Manuel Benitez El Cordobes
Dans ‘’ Hommage au Calife ‘’ la médaille des fondateurs de la féria de Nîmes n’a pas pu lui être remise à l’occasion de notre voyage à Cordoue.
A propos d'un article sur l'excellent blog La Fiesta Más Culta.
Ce titre est symptomatique d'un lieu commun de la parole politique, ou plutôt, de la parole du politique. S’agissant de la tauromachie, l’aficionado pense qu’elle est une part historique tangible et pérenne de la Culture Taurine qu’on appelle aussi Fiesta Nacional. Mais…
Ce voyage a eu la particularité de se dérouler sur les deux pays voisins Portugal et Espagne, nous avons eu l'occasion à plusieurs reprises de passer de l'un vers l'autre, et bien sûr en restant très attentifs à bien observer le décalage horaire, de une heure entre les deux pays.
La première étape de notre voyage débute au Portugal, et c'est tout naturellement que notre vol Marseille Lisbonne se pose à l'aéroport Humberto Delgado.
Notre groupe récupère notre voyagiste '' Top Evasion '' et en bus nous voilà sur la route pour rejoindre la petite ville d'ELVAS , distante d'environ 200 kms, très proche de la frontière avec l'Espagne, frontière que nous franchirons quasi quotidiennement tout au long des 6 jours que va durer notre voyage. Notre hôtel LUIS II, où nous serons logés pour ce séjour, se situe au pied de l'aqueduc d'Amoreira, la terrasse de l'établissement nous donne une vue imprenable sur le monument, idéalement placé à deux pas du centre historique de cette bourgade, que nous aurons l'occasion de découvrir le 3 ème jour, au travers d'une visite guidée.
Aujourd'hui 6 mars, pour ce deuxième jour, nous allons bénéficier d'un temps ensoleillé avec un ciel bien dégagé, ce qui nous réjouit vraiment, car ce matin nous restons au Portugal pour nous rendre à la ganadéria VEGA TEIXEIRA
Nous sommes reçu par le ganadéro en personne au portail de la propriété.
Le rêve, une finca magnifique, un campo vaste et verdoyant avec plein de souvenirs et un ganadéro à notre écoute et d'une grande amabilité pour nous tous.
Au début nous assistons à une tienta de 3 vaches, torées par Joaquin Ribeiro '' Cuqui'' mais le bétail n'a pas satisfait le ganadéro qui ne le gardera probablement pas .
puis nous continuons dans la charrette .....................
et pour certains dans la Jeep avec la visite du campo, où nous serons au plus près des toros.
Ces toros magnifiques sont destinés aux "Forcados".
les toros ont des fundas
Grand moment de convivialité lors d'un excellent repas,
avec spécialité portugaise, un potage au bacalhau
au moment du départ, nous remercions Antonio José Da Veiga Teixeira, pour son accueil, et pour sa grande disponibilité envers le groupe durant toute cette journée.
la soirée étant libre, nous partageons quelques assiettes tapas au bar de l'hôtel.
ci-dessous photos souvenir de cette journée
Samedi 7 mars, temps toujours ensoleillé, frais le matin, mais la température va monter tout au long de la journée.
Aujourd’hui nous allons faire la visite guidée et commentée de la petite ville d'Elvas. Elvas, environ 25000 habitants, inscrite au patrimoine de l'Unesco, marquée pendant plusieurs siècles par les multiples batailles entre les armées Portugaises et Espagnoles a joué un grand rôle militaire, notamment au moment de la guerre de la Restauration entre les deux pays, particulièrement lors de la bataille d'Elvas le 14 janvier 1659.
La ville est protégée par de grosses fortifications, murailles et bâtiments militaires,
car Elvas a abrité de nombreuses garnisons, elle était considérée posséder un des plus grands systèmes défensifs au monde.
Située sur les hauteurs avec une vue imprenable sur la vallée. Au cours de cette visite nous découvrons, cette fontaine où arrive l'eau de l'aqueduc. ''Aqueduto da Amoreira'' dont la construction a duré 1 siècle, qui date de 1622, un des plus longs d'Europe avec presque 8 kms.
La ''Praca da Republica''
La cathédrale de Nossa Senhora de Assunçao,
Rues et monuments de la ville '' Pelourinho '' le lieu où on exposait les condamnés
A l'issue de la visite, c'est avec grand plaisir que nous prenons un petit moment de pose, dans un restaurant typique portuguais ....... avant de partir vers Olivenza pour assister à notre première corrida....
quelques photos souvenir...
En route pour Olivenza, pour découvrir cette féria 2020. Pour la première fois nous franchissons la frontière en traversant le Rio Guadiana....avec le vieux pont, en fond de photo, partiellement détruit.
Cette féria ouvre la temporada espagnole.
C'est également pour nous autres aficionados la première féria de l'année.
Les cartels annoncés paraissent très prometteurs.
La foule des grands jours y una grande cola para entrar.
Dans des arènes bondées, nous sommes installés sur des emplacements restreints..
Sous un soleil de printemps les chapeaux sont de rigueur..
Nous étions à nos aises, mais ça c'était avant !!
mais, tout le monde n'a pas encore trouvé sa place,.....
ah cette jeunesse!
ces visages ne sont pas inconnus........vous n'êtes pas du C.T.N, mesdames ?
L'oeil de Monique..
Cette première corrida (Garcigrande - Domingo Hernandez) avec PONCE - FERREIRA et EL JULI n'a pas répondu à nos attentes d'aficionados au point de vue "toros", le 5ème faisant preuve d'une noblesse évidente fut "indulté" à la demande majoritaire du public et d'Antonio FERREIRA (!) qui nous servit une faena intelligente certes, mais de là à l'indulto....il y a un fossé !
Jolies passes de PONCE, poncinas à des toros sans charges mais il sait faire.
Pas grand chose à dire du JULI qui en ce moment vit sur ses acquis et qui nous salue bien..
FERREIRA dans son style, triomphateur et heureux..
et le palco passe à l'orange pour le nommé '' Atajante''
Sortie à hombros y puerta grande..
Nous quittons la plaza, un peu sur notre faim pour cette première...
et en parlant de faim, nous rentrons sur Elvas, pour une soirée libre, tapas y bebidas.
Olé
Dimanche 8 mars, cette journée est entièrement consacrée à Olivenza, 2 paseos au programme, matin et après midi, déambulation au milieu de la fête, animations dans les rues, tapas y bebidas.. et quelques prises de vues de la ville.
Un temps toujours autant ensoleillé
'' y hoy, otra grande cola'' pour accéder à la plaza '' Marceliano Ortiz Blasco ''
hier, ils étaient déjà là ces braves gens ?
ceux là aussi, non ?
L'oeil de Monique :
La deuxième corrida, mano à mano Emilio De JUSTO et Gines MARÍN, devant des toros de Victoriano del Río, nous a permis d'apprécier l'envie d'Emilio De JUSTO qui nous a gratifié de trois faenas sérieuses et classiques faites de passes fondamentales, véroniques à la cape, derechazos et naturelles à la muleta, les estocades furent engagées et réussies et, cerise sur le gâteau, il nous a fait une "porta gayola" inhabituelle dans son toreo, elle a été ratée mais, peu importe, c'était bien de la tenter. Nous retiendrons également, une fin de faena à son troisième exemplaire sous un espontaneo flamenco, suivi d'une épée très efficace, 2 oreilles.
Une porta gayola qui a laissé des traces
Gines MARÍN, jeune torero qui progresse bien, ses faenas sont bien construites, variées et efficaces, gros progrès aussi au niveau de ses estocades, il a été déclaré vainqueur de la féria d'Olivenza par un jury de "Revisteros taurins". Ce "mano à mano" fut intéressant malgré le changement d'un toro, ce qui nous a permis de faire connaissance des "cabestros", dont un très jeune, dont la prestation pour faire rentrer le toro fut cocasse...
Porta gayola pour Marin également à son deuxième .
sortie àhombros pour les 2 toréros et pour le ganadero
photos souvenirs de la journée
Entr'acte et restauration , encierro a las doce !!!
...OUF quelques temps de répis et on y retourne
toujours le 8 mars la façade de cette maison nous le rappelle..
Houlala ...... les gradins de '' Marceliano Ortiz Blasco'' se sont dilatés,.... chaleur ? secousse sismique ?
mais quelle est l'origine de ce phénomène, ...trouvé
une piste irréprochable ..... mais .... ça fait pas une corrida !!!
L'oeil de Monique :
La corrida de l'après-midi n'a pas tenu ses promesses, malgré son trio de vedettes, toros de Zalduendo à vite oublier, sans forces et mauvais à la pique, éteints à la muleta. Le sobrero sorti en remplacement d'un boiteux fut identique et en plus "manso" et oh ! stupeur, il échut à Morante de LA PUEBLA qui se décida à le toréer en "querencia", passes tirées une à une, ce fut bref mais bon, il fallait le faire !
MANZANARES toujours élégant mais toréant du bout de la muleta sans prendre de risques,
Pablo AGUADO, prudent, sans peine ni gloire. Que peuvent faire trois grands toreros devant des toros qui n'ont pas de jus ? Hasta luego Pablo
Ainsi le volet corridas se termine ! Adios Olivenza
Quel plaisir, nous avons eu à nous retrouver dans ces arênes après quelques "esquichades" et de grosses "rigolades" !
Avant de reprendre la route vers ELVAS, nous avons encore le temps d'apprécier ce moment de fin de tarde, tertulia autour de unos vasos de vinos
Pour cette soirée, repas pour le groupe dans un restaurant typique alentajano
Tard dans la soirée, nous rentrons vers l'hôtel à Elvas, pour reposer les pieds....
Lundi 9 mars, pour cette dernière journée entière de ce voyage nous avons de la route à faire.
en effet nous allons à la finca '' Los Alijares '' Chez ADOLPHO MARTIN
c'est son neveu qui nous a accueilli par un discours philosophique sur la "tierra"
Et un pot de bienvenue original : "caldo" agrémenté de vin blanc.
ce caldo est un bouillon de volaille, il est possible si on veut en corser le goût, de rajouter une rasade de vin blanc...
Puis visite de la ganaderia et là.....magie des toros, dans un silence de cathédrale comme en ce moment dans nos villes et villages,.....
son pastre nous a rapproché le lot de 15 toros pour la San Isidro de Madrid ! un grand moment !
Nous étions les yeux dans les yeux, séparés de 20 m par une murette, les robes variaient du gris clair au gris foncé, mêlées de noir, il fallait vivre ce moment là. !
Les lots pour Castellon et Mont de Marsan nous étaient présentés, moins majestueux que les précédents.
de retour du campo, nous partageons un plat traditionnel de la casa '' le pan y dedo ''
la recette: soubressade bien revenue à la poelle avec des oeufs au plat posés dessus, on mélange le tout et on mange avec les doigts en trempant du pain, moment très apprécié par le groupe
et particulièrement par nos médecins !!!!!
autour d'une belle table, chez le ganadero..............
et Flamenco au dessert..
à bientôt ganadéro et encore merci
sur le trajet retour vers Elvas, nous faisons un arrêt dans la ville de Mérida, nous prenons un peu de temps pour visiter les arênes, il n'y a plus de corridas aujourd'hui, Sébastien Castella un des derniers toreros au paséo..
en fin de journée, magnifique couché de soleil, avec notre dernier toro du voyage ...arrivée à Elvas et soirée libre ...
photos souvenirs de cette journée
Dernier jour de notre voyage, et toujours sous le soleil, nous sommes sur le point de prendre la route qui nous mènera vers l'aéroport, mais avant de prendre notre avion, nous faisons une halte à Lisbonne pour la visite guidée des arènes..
Trés attentifs aux commentaires
découverte de l'intérieur
et des installations .........................
et du musée
Le président sort les oreilles pour la réussite de ce voyage
Photo de famille au centre de la piste ....
avant de laisser notre voyagiste, installé à la terrasse du Volapié tout le groupe lève son verre à la santé du CTN
L'oeil de Monique :
Oui ce voyage a été pour les 29 participants une bouée de sauvetage en ce début d'année, sous la houlette efficace de notre voyagiste TOP EVASION, et en tous points conforme au programme concocté par la commission Voyages. Nous attendrons tranquillement en confinement et, espérons-le en bonne santé, le moment de pouvoir nous rassembler pour voir des toros et nous éclater, tant pis s'ils ne répondent pas à nos attentes, nous y serons quand même !
Abrasos. Monique Dessus pour la commission taurine
Remerciements, à la commission taurine et à Monique pour les '' reseñas '' avisées tout au long de notre séjour, remerciements pour notre voyagiste TOP EVASION, pour la mise en oeuvre du projet, pour sa disponibilité et pour sa réactivité lors des changements de l'emploi du temps, remerciements au groupe pour la transmission de photos, pour l'ambiance générale hyper sympathique au cours du voyage, pour la bonne humeur très conviviale.
Nous garderons un très bon souvenir de ce voyage, par ailleurs, et avec le recul nécessaire le groupe a été épargné du Covid -19, pourtant l'épidémie semblait déjà présente et des aficionados espagnols avait mis en place les gestes barrières.
La commission voyage..
Rendez-vous pris pour l'an prochain vers une autre destination,
......................... la commission voyages y travaille,