Pour un tercio de pique revalorisé

Publié le par Boulevard des Arènes

 

 

 

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A l’occasion du congrès annuel de l’UVTF, Alain BONIJOL, accompagné de 2 représentants espagnols du « syndicat des picadors » a été invité à présenter une pique plus « profilée » à partir de la pyramide effaçant la différence d’épaisseur entre la pyramide et les cordes, une pique qui rentre plus facilement avec moins de délabrement, qui ferait moins saigner,  plus facile à mettre et qui permettrait au picador de mieux se concentrer sur son positionnement et moins sur l’objectif de « mettre les cordes ». On a donc la même pique en longueur ( 6 cm + 2 cm de pyramide) avec le même diamètre à la base (3 cm ), la pique andalouse étant plus courte de 1 cm avec un diamètre de 2.5 cm ( ?)

 

Alain BONIJOL a eu l’intelligence et l’opportunité de par sa réputation de convaincre en priorité les picadors espagnols en même temps qu’il faisait ses essais, et ce fut d’autant plus facile que la profession avait déjà accepté la nouvelle pique andalouse à Bilbao. Donc pendant cette temporada on devrait voir la pique BONIJOL dans certaines arènes avant même que l’UVTF ait modifié son règlement : Béziers est déjà sur les rangs, d’autres villes suivront.

 

Alain BONIJOL fait partie de ceux qui souhaitent un tercio de pique revalorisé, qui met en valeur le cavalier et le taureau en multipliant les rencontres et en diminuant les lésions et l’hémorragie. Je connais beaucoup d’éleveurs qui pensent comme lui, et quelques vétérinaires qui savent  que l’hémoglobine sert à transporter l’oxygène, que faire saigner abondamment un taureau n’apporte rien à la lidia si ce n’est un épuisement prématuré quant elle est trop importante. Pour attirer des jeunes spectateurs dans les arènes, comme le souhaite Mme DARRIEUSSEQC, nouvelle présidente de l’UVTF,  ce n’est pas avec des taureaux ensanglantés sur les 2 flancs qu’on y arrivera.

 

Alain BONIJOL fait aussi partie des gens très prudents qui savent que beaucoup de picadors sont  encore persuadés qu’il faut faire saigner le taureau pour le « décongestionner », et qu’il faudra du temps pour faire basculer les certitudes du « mundillo ».  Sa pique nouvelle est une première étape. D’autres étapes suivront certainement visant à diminuer les lésions musculaires et les « dégâts collatéraux » avec des piques moins longues et plus étroites. Autant la première étape fera rapidement l’unanimité, autant la deuxième étape nécessitera du temps et de nombreux essais et expérimentations pour persuader tous les acteurs de la corrida

 

                                         
Hubert COMPAN, Docteur vétérinaire.

JEUDI DU CERCLE 2 Décembre 2010

Publié le par cercletaurin.nimois

 

 

 Jacques MAILHAN

 

 

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Un blog pour les membres du CTN

Publié le par Charles CREPIN

 

 

Édito 

 

Ce blog vous est dédié ainsi qu'à tous les amis du CERCLE TAURIN NIMOIS. Il remplace désormais le BILLET DU CERCLE dont la lecture d'un seul bloc, par mail, pouvait s'avérer fastidieuse au fil des pages, et en tous cas peut facile à reprendre en cas d'interruption. L'accès au blog à votre rythme, à partir de vos favoris ou d'un clic sur l'Email d'alerte (abonnez-vous sans tarder) est désormais grandement facilité et convivial. Le corps des articles existants, classé par rubriques, conservera l'ensemble des publications et des albums photos consultables au fil du temps. 

 

Bonnes lectures !

 

 

 

Vous allez pour l'instant retrouver sur ce blog, si vous ne les avez pas déjà lus, les derniers articles qui ont fait le  sommaire du BILLET DU CERCLE N° 23 récemment expédié par mail : le compte rendu et l'album photos du JEUDI DU CERCLE  du 7 octobre sur l'AFEITADO animé par René CHAVANIEU, le compte rendu et l'album photos de la finale de GRAINE DE TOREROS qui s’est déroulée à Saint-Gilles le 9 octobre. Un jour “sans” où la brega a pris le meilleur sur de jeunes toreros quelque peu dépassés par le jeu des becerros de l’élevage FERNAY. A oublier... Mais toute personne, quel que soit son âge, qui se met devant un taureau mérite notre respect. Sans compter que l'échec d'un jour ne doit pas occulter le travail sérieux de toute une année  et les efforts déployés par ces jeunes élèves toreros, ainsi que leur encadrement bénévole particulièrement dévoué. Tout cela pour une passion que nous partageons.

Et pour finir, une “lettre ouverte” au Maire de Nîmes, postée par un revistero... il y a plus de 100 ans ! A un siècle de distance, les familles d’acteurs de la corrida sont confrontées aux mêmes péripéties avec des comportements peu différents aussi…

 

 

Principal point de rencontre des membres du CTN, le JEUDI DU CERCLE déroule son nouveau cycle de conférences. Le 7 octobre dernier, René CHAVANIEU a inauguré cette nouvelle série et repris son bâton de pèlerin dans sa longue croisade contre l’afeitado. Le 4 novembre prochain, c’est Hubert COMPAN qui revient chez CHACHA pour nous parler du toro de combat. Plus précisément, de l’analyse comportementale du toro pendant la lidia, en utilisant les dernières thèses de docteurs vétérinaires. Son exposé sera enrichi d’exemples filmés au cours de corridas ayant servi de cadre à ces études pendant plusieurs années. Encore une soirée qui s’annonce riche d’enseignements pour les aficionados que nous sommes.

 

Le programme complet qui occupera notre premier jeudi de chaque mois  jusqu’en juin 2011 sera annoncé lors de notre Assemblée Générale qui aura lieu samedi 20 novembre. Annotez vos agendas, venez nombreux, et faites nous l'amitié de renouveler votre carte de membre du CTN.

Monsieur Chavanieu

Publié le par CTN

 

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René CHAVANIEU au JEUDI DU CERCLE le 7 octobre 2010

 

 

Un vrai nîmois "reboussier"

Par Charles Crépin 


Hier, un article du blog La Brega évoquait en des termes émouvants la grande figure que fut Henri Capdeville pour l'aficion du Sud-Ouest et l'aficion française en général. Je relève dans son éloge ces quelques phrases d'une grande justesse :

 

" En vrai gascon de race, il méprisait élégamment l'obséquiosité, la bassesse et la courtisanerie. Il ne s'encombrait pas de ces palcos ou de ces callejons auxquels il aurait pu prétendre autant sinon plus que beaucoup d'autres. Il ne leur a jamais voulu sacrifier l'éthique sourcilleuse qui l'a toujours accompagné aux arènes, comme elle le dirigeait dans la vie. C'est, je crois, ce qu'on appelle l'honneur, un mot certes bien désuet, qui perd l'un de ses plus fidèles serviteurs".

 

Ces propos dédiés au "vrai gascon de race" que fut Henri Capdeville, on peut les répéter mots pour mots  à l'adresse de René Chavanieu, ce vrai nîmois "reboussier" dont le combat courageux et obstiné pour l'authenticité de la  Fiesta Brava et contre la fraude, dont l'abnégation  et les rigoureuses positions sur l'éthique n'ont jamais faibli en soixante ans d'une aficion vigilante  et sourcilleuse elle aussi, d'une aficion passionnée qui l'a toujours accompagné, dans l'arène comme  dans le campo camarguais. A 86 ans aujourd'hui, ce très ancien compère d'Henri Capdeville tient  toujours sa place sur les gradins de nombreuses arènes de France et d'Espagne, dans les congrès taurins et toutes les manifestations où il y a de l'aficion, où il  y a quelque chose à dire sur les toros. Et quand c'est le cas, il y va et il le dit, avec une autorité toujours intacte qui lui vaut le respect et la reconnaissance de tous. De tous, je l'espère.

 

Notre ami revistero Paul Bosc, aficionado exigeant et perspicace, nous parle, dans l'article qui suit, de cette fameuse reconnaissance.

 

 

 

 

La reconnaissance des siens...

Par Paul Bosc.

 

La Fédération des sociétés taurines de France, à l’occasion de son 94e congrès, a rendu hommage à deux grands aficionados : Henri Capdeville, président pendant 20 ans de cette honorable institution et René Chavanieu, le Nîmois, le reboussié, l’empêcheur de tourner en rond, le mayoral de Riboulet, l’homme qui a vécu quelque vingt San Firmin de Pampelune. Une figure de l’aficion française. La Fédération leur a décerné la médaille d’honneur de l’Aficion. Une médaille presque à titre posthume pour Henri Capdeville décédé quelques jours plus tard.

 

Une médaille ? Pour quoi faire quand toute sa vie on a suivi un cap généreux, que l’on s’est consacré à sa passion, sans faiblir, pour le meilleur, dans le bonheur du devoir accompli.

Sur René Chavanieu, sa fille et sa petite fille pourraient écrire des livres, elles qui ont la plume facile, pour que les jeunes générations s’enrichissent du savoir de cet «aficionado à los toros » exemplaire. Voilà une œuvre utile, plutôt qu’une médaille. Pour autant, le revers est tout de même la reconnaissance des siens, ce qui, dans chaque profession, est la satisfaction suprême qui dépasse le professionnalisme, la maîtrise de la technicité, la connaissance du savoir. 

 

Pour René Chavanieu il serait temps que les Nîmois, tous les Nîmois, même ceux qu’il a malmenés, reconnaissent ses compétences et ses qualités. Peut-être par une médaille que la ville lui doit bien ?  Peut-être par une ovation dans le conclave des arènes ?

JEUDI DU CERCLE 4 Novembre 2010

Publié le par cercletaurin.nimois

 

 

L'analyse comportementale du toro pendant la lidia

Par Hubert COMPAN*


 

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*Vétérinaire nutritionniste, Hubert COMPAN jouit d'une longue expérience d'observation et de conseil auprès des ganaderias de race brave. Il a notamment collaboré à deux programmes de recherche traitant de la faiblesse et des chutes des toros. Lors de sa première intervention très applaudie au JEUDI DU CERCLE, il avait abordé ce sujet sous l’angle des techniques modernes d’élevage et de préparation alimentaire dans les ganaderias.

Ce Jeudi 4 Novembre, Hubert COMPAN aborde l’analyse comportementale du toro pendant la lidia à l’appui de deux thèses vétérinaires récentes et du rapport définitif des travaux de recherche de l’INRA et de l’AVTF publié en septembre dernier. A l’appui de supports vidéo et de documents filmés au cours des corridas étudiées, il nous propose de jeter un autre regard sur la corrida et les signes de faiblesse du toro de combat pendant la lidia.