16 articles avec culture taurine

Chaamaaacoooo...

Publié le par cercletaurin.nimois

Image du mur Facebook de Chamaco

Image du mur Facebook de Chamaco

Antonio Borrero Chamaco est attendu pour une soirée de la Robe Noire le 7 Février prochain au Moulin Gazay. Ces retrouvailles, après deux mois sans conférence, sont placées, comme le dit Paul dans l'article que nous publions infra, sous le signe de la fougue, la passion, le refus du danger, l'enthousiasme, la folie, même. Certains d'entre nous ont connu cette époque extraordinaire. D'autres en ont entendu parler, bien sûr. Pour tous, c'est une soirée au cours de laquelle le Maestro se souviendra de ces moments de tauromachie jamais plus vus depuis...

 

C'était une complainte, une ode, un aria, un cri venu du fond de la gorge d'un fumeur de Havane chaque fois que Antonio Borrero Borrero « Chamaco » apparaissait à la porte des cuadrillas, le cheveu hérissé comme la crête d'un coq en bataille. Et les aficionados qui emplissaient l'amphithéâtre comme on ne l'avait jamais vu pour une novillada n'avaient d'yeux que pour ce jeune homme qui n'avait jamais toréé à Madrid et qui venait à Nîmes avec ses dix-huit ans.

 Pour cette première apparition en 1990, pour la feria des Mimosas, sous la bulle, le fils de Antonio Borrero Morano « Chamaco » allait révolutionner le monde taurin dans les années suivantes. 

 Quelques années avant, « Chamaco » père que l'on surnommait « le torero des dames » pour son charme était la coqueluche des aficionados catalans tant à la Monumental que dans les arènes du centre-ville devenue aujourd'hui un super marché. Il défiait les lois de la tauromachie, osait des terrains où jamais personne n'avait osé mettre la jambe. Il était la colonne vertébrale de la tauromachie de Barcelone où d'ailleurs il termina sa carrière en 1967 par une corrida triomphale.

 Ce trémendisme, « Chamaco II » le portait dans ces gênes. Plus audacieux que El Cordobès, il sautait, dansait, s'enroulait, dans sa cape, de faisait « bachoucher », se relevait, toréait à genoux, de face, de dos, rendait les spectateurs fous. « Ils sont bons pour le docteur Pitot » assurait un vieil aficionado en sortant des arènes, en référence à l'hôpital psychiatrique nîmois.

 Avant le 6 juin 1992, vêtu d'un costume apocalystique comme aurait dit Salvador Dali, dessiné par Christian Lacroix avec Paco Ojeda comme parrain et Fernando Cepeda comme témoin, « Chamaco » a dû se présenter une vingtaine de fois dans l'amphithéâtre romain et personne n'a oublié le mano a mano Jesulin-Chamaco récompensé par une tonne de trophées et qui a mis la ville à l'envers. Cette époque était bénie par tous ces jeunes génies : Sanchez Mejias, Obregon, Denis Loré, Finito de Cordoba, et Enrique Ponce qui montrait ses zapatillas. 

 Pourtant avec des airs de punk mal coiffé, plutôt godille que Hidalgo, ses parents l'avaient éloigné de Huelva et de la ganaderia de maman « Carmen Borrero ». Il est allé suivre des études en Angleterre, bon chic-bon genre. Mais la passion des toros l'a rejoint, un peu comme son père qui a débuté comme pâtissier avant de devenir millionnaire en tuant des toros.

 Hélas la fougue, la passion, le refus du danger, l'enthousiasme, la folie n'allaient pas résister longtemps aux toros de quatre ans. Après une grave blessure, il s'assagit et ses contrats commencèrent à être moins nombreux même si l'on retient sa participation à une corrida de Palha à Nîmes ou la corrida d'alternative de Lionel Rouff, Morenito de Nîmes aux Saintes-Maries de la Mer.

 « Chaamaaacooo », ce cri de guerre réapparut comme le jour où une petite rue de Nîmes, la rue des Patins (peut-être à cause des baisers qui s'échangeaient) devint la « Calle Chamaco ». Après une novillada triomphale et une faena d'un autre univers et terminée avec 2 oreilles et la queue d'un novillo de Jandilla.

 Le bar du 421 était trop petit pour recevoir cette foule et voir le torero d'une époque découvrir cette plaque qui est d'ailleurs toujours scellée sur le mur.

En espagnol, chamaco renvoie à l'enfance et à l'adolescence, ce passage de gamin à l'adulte.  Pour des milliers de Nîmois, des milliers d'aficionados, le torero « Chamaco » les a ramené vers ce détroit que l'on n'oublie jamais et où on aurait bien aimé rester.

 Viva « Chaamaaacoooo ».

 

Paul Bosc

20 Janvier 2020

TOREAR !

Publié le par cercletaurin.nimois

Cycle Culturel 2019 - 2020

 

Le dernier Cycle Culturel du Cercle Taurin Nîmois intitulé « BRAVE » s’est achevé sur une note de succès marqué par l’intérêt  de nos fidèles auditoires et la fréquentation soutenue de nos soirées conviviales. Beaucoup de choses passionnantes ont été dites au cours de ce cycle, sur le campo, sur la sélection et sur le thème de la bravoure vue sous de multiples angles et points de vue par nos brillants intervenants. 

 

« TOREAR », titre de notre nouveau Cycle de conférences, est la suite logique de cette lidia culturelle dont le fil rouge explore les merveilleux contours du toreo, sa représentation historique, artistique et pédagogique. Il est articulé sur six conférences ou témoignages dans le cadre de nos soirées Jeudis du Cercle ou La Robe Noire entre Octobre 2019 et avril 2020.

 

 

Deux témoignages d’acteurs de terrain

Où il est question des choses par lesquelles tout commence : de l’École taurine, et aussi de certaines Novilladas que nous avons connue au cours d’une période dorée. 

 

Sur la première nommée, l’invité est un Maître réputé exemplaire dans l’apprentissage du toreo, Richard Milian. Sa rigueur dans la transmission de valeurs et ses succès en font l’un des principaux acteurs représentatifs de l’école taurine française. 

 

Sur la suivante, l’invité est le torero Antonio Borrero CHAMACO, qui a magistralement consacré cette période dorée de la novillada, particulièrement à Nîmes, au cours des années 1990 à 1992. Il sera accompagné de Roland Massabuau, journaliste et chroniqueur connu, aficionado témoin de ces évènements.

 

 

Trois conférences culturelles sur l’Art de toréer et une exposition

Juan Belmonte a dit : « A partir de moi, le toreo sera une question de style ». Des styles dans l’art de toréer, il en sera beaucoup question au cours de nos autres soirées, ainsi que de l’histoire singulière et fascinante, parfois intime, de certains grands figuras et toreros artistes. 

 

Sur ce thème, trois écrivains taurins et conférenciers de qualité interviennent après une visite guidée de la remarquable exposition Goya au Musée des Cultures Taurines proposée à l’entame de ce nouveau cycle :

 

  • Jesús soto DE PAULA, fils du grand Rafael de Paula, écrivain au style poétique libre et puissant,

 

  • Domingo Delgado de la CÁMARA conférencier, écrivain et critique taurin, auteur de nombreux ouvrages dont le précieux  livre «le toreo revu et corrigé»

 

  • François ZUMBIEHL agrégé de lettres classiques, docteur en anthropologie culturelle, vice-président de l’Observatoire National des Cultures taurines revient participer à notre Cycle Culturel. 

 

 

TOREAR !

TOREAR !

Publié le par cercletaurin.nimois

TOREAR !

Vous avez aimé BRAVE. Vous allez vous passionner pour TOREAR, le XIIe Cycle Culturel du Cercle Taurin Nîmois.

Et pour l'ouverture de ce nouveau programme d'activité culturelle 2019 - 2020, nous vous proposons une visite guidée de la remarquable exposition Goya au Musée des Culture Taurines (derniers jours de l'exposition).

Après la visite, rendez-vous au Foyer Albaric où nous nous retrouverons dans la convivialité autour d'un buffet.

A cette occasion, le programme complet de ce XIIe cycle Culturel vous sera présenté en avant première.

A jeudi !

 

Réservez: cercletaurin.nimois@gmail.com

 

 

 

Francis Wolff revient !

Publié le par cercletaurin.nimois

Francis Wolff revient !
Nouvel épisode de la série "BRAVE"  jeudi prochain 7 Février avec la venue du philosophe Francis Wolff aux Jeudis du Cercle. 
 
Par le passé, Francis Wolff a animé de brillantes soirées des Jeudis du Cercle. Il récidive le 7 février dans le cadre du Cycle Culturel du CERCLE TAURIN NÎMOIS sur le thème :
 
Les paradoxes de la Bravoure
ou 
De quoi la Bravoure est-elle le nom ?
 
Une soirée riche de culture taurine en perspective, dans le cadre accueillant du Moulin Gazay et son traditionnel cocktail.
 
 
 
DATE LIMITE des INSCRIPTIONS : le 5 FEVRIER 2019
 

UN FILÓSOFO EN LA ARENA

Publié le par cercletaurin.nimois

Le philosophe français Francis Wolff, grand aficionado, décide d’entreprendre un voyage en France, au Mexique et en Espagne avec deux cinéastes mexicains qui ne connaissent rien de ce monde de la corrida. Au fil de ce voyage, ils rencontrent divers personnages avec lesquels ils réfléchissent sur la relation des êtres humains avec les animaux et la nature, sur la signification de ce voyage qu'est la vie et sur notre relation avec la mort.

 

Dès son retour de Mexico où la première du film UN FILOSOFO EN LA ARENA vient d’être présentée, Francis Wolf a accepté de faire une halte aux Jeudis du Cercle Jeudi 7 Février afin d’évoquer à son tour la Bravoure, objet de notre passion.

 

HOMMAGE AU CALIFE

Publié le par cercletaurin.nimois

Lors du prochain voyage à Cordoue, le CTN rendra hommage à Manuel Benítez El Cordobés. En mémoire de l'époustouflante et immortelle  corrida nîmoise du 17 Mai 1964, la médaille des Fondateurs de la Feria de Nîmes lui sera remise.

NB: pour mémoire, le CTN est l'un des 5 membres fondateurs de la Feria de Nîmes en 1952 (Union Taurine Nîmoise- Cercle Taurin Nîmois- Aficion cheminote Nîmoise-Les Amis de Toros- et Lou Ferri de Saint-cézaire)

 

Le toreo "moderne"

Publié le par Charles CREPIN

Avant de partir pour votre prochain voyage en terres taurines avec le CTN, ou plus simplement de suivre les temporadas française ou espagnole, l'aficionado que vous êtes doit savoir ce qu'un torero ne devrait pas faire...  

Cliquez sur ce lien"toreando en los médios". Son article EL TOREO MODERNO en dit long sur cette affaire. Il aiguisera sans doute votre lucidité. Et même si la langue de Cervantes ne vous est pas familière, les images elles, disent beaucoup.

http://toreandoenlosmedios.blogspot.fr/2017/04/el-toreo-moderno.html?m=1

Les qualités d'un toro

Publié le par Charles CREPIN

La temporada est lancée ! Avant nos prochains périples en terre taurine qui nous conduiront vers Madrid, Cordoue, Vic, Istres ou Céret, il est temps de revenir sur quelques définitions de termes taurins couramment utilisés, j'espère à bon escient. Voyons ce qu'en dit El Giraldillo sur son site, une référence à ranger dans vos favoris !

Éclaircissons le sens de plusieurs notions essentielles qui permettront de valoriser le toro et par là même le travail du torero :

Bravoure : qualité spécifique du taureau brave; dans la suerte des piques, capacité combative d’un toro devant s’accroître avec le châtiment; capacité de l’animal à charger jusqu’à la mort.

Une notion en relation avec la bravoure est la codicia, soit la capacité à charger inlassablement, à chercher de nouveau le leurre à la sortie d’une passe de manière à permettre d’enchaîner celles-ci.

Caste ou Race : caractère, pouvoir de combativité du toro dans le combat. Un animal peut être de bonne ou de mauvaise caste. S’il a trop de nerf et de tempérament on parlera d’un toro de mauvaise caste. La bonne caste sans doute est-elle synonyme de bravoure...

El Giraldillo - Lire l'article complet sur le site, ici

 

MANOLETE, un profil

Publié le par Charles CREPIN

En 2017, on va beaucoup parler de Manolete dont c'est le centenaire de la naissance. Et coïncidence, c'est aussi le 70ème anniversaire de sa mort. Né à Cordoue en 1917, mort dans l'arène à Linares en 1947, des lieux privilégiés pour notre prochaine pérégrination en terre espagnole.

En attendant, je vous propose de revenir sur le profil particulier de ce torero emblématique dans cet article que j'avais publié en 2009 sur Vingt passes, pas plus. Adulé mais aussi décrié durant sa fulgurante carrière, Manolete fut arrêté net dans sa course par la corne d'un pensionnaire de Miura.

C.C.

 

MANOLETE est le torero mythique des années 40. On dit que seul Pepe Luis VÁZQUEZ aurait pu le dépasser. Pepe Luis, c'était l'élégance, la subtilité, la délicatesse et l'inspiration au service d'un classicisme épuré et d'une grande intelligence du toro. Et pour couronner le tout, il était parfois comme touché par la grâce divine. On comprend pourquoi la critique et le mundillo littéraire, restés très belmontistes, lui étaient, favorables. Mais il lui manquait sans doute la volonté et le courage nécessaires pour se hisser au rang de numéro un. Il ne combattait pour personne. Il attendait le bon toro, et lorsqu’il l’avait trouvé, il toréait avec détachement, sur un nuage et pour lui-même. MANOLETE, lui, c’était tout le contraire : un grand corps longiligne raide et emprunté, un visage triste et ingrat, mais une volonté de fer, un immense courage, un sens inné du sitio lui permettant d'enchaîner naturellement les passes, et ceci devant tous les toros. Du jamais vu ! Son aguante majuscule et son immobilité incroyable pour l'époque, transmettaient une forte émotion sur les gradins et lui valurent d'être adulé par le public. Atypique et révolutionnaire, il a imposé sa personnalité et donné le « la » du toreo moderne. Par la suite, tous les toreros, même ceux qui se sont réclamés du plus pur style « néo-classique », ont beaucoup emprunté au toreo du "Calife de Cordoue". Et ceux d'aujourd'hui davantage encore.
 

MANOLETE est aussi le héros d’une légende noire, fragile et contrefait par des soupçons de trucage et d’artifices que le temps n’a pas totalement effacés. Son image reste pour certains celle d’un torero habile motivé par l’argent, et grandi par sa mort. Lieux communs et critiques intégristes ont longtemps alimenté ce sombre portrait, accusant le célèbre maître d’avoir toréé des « becerrotes afeitados » et dénonçant son toreo de profil, une faute impardonnable pour les gardiens du temple belmontiste. Et pour finir, son écrasante domination finit par lasser un public toujours plus exigeant, ce qui fit dire à MANOLETE, désabusé : « Je ne pense pas qu’on puisse toréer de plus près ni plus immobile qu’on l’exige de moi, à moins de monter sur l’animal (…) ».

Paix à son âme. Avec du recul, les reproches qui lui ont été faits ne semblent pas tous fondés. L'utrero (toro de 3 ans) toréé par MANOLETE était la règle dans l'Espagne d'après guerre. Tous les toreros sans exception ont combattu des utreros jusqu’en 1973 ! Et puis, ces novillos auraient sans doute pu rivaliser de caste et de dangerosité avec beaucoup de nos cuatreños actuels ! Ensuite, à propos de l’afeitado, vous savez sans doute que cette pratique centenaire a toujours autant d’adeptes… Parlons d'argent. Inflation comprise, les cachets de MANOLETE étaient sans doute plutôt modérés comparés à ceux de nos riches figuras d'aujourd'hui. Et enfin, venons en au toreo de profil, car c'est la question intéressante. On a vu plus haut combien plusieurs générations de toreros ont emprunté à ce style (sans faire toujours aussi bien que MANOLETE...). Vue sous cet angle, la querelle faite à MANOLETE paraît un peu étroite, non ? En tout cas, en décalage avec ses passes serrées « au fil de la corne » et chargées d'émotion. L'aficionado reste parfois perplexe et frustré devant cette éternelle dualité du couple « toreo belmontiste / toreo profilé ». A cet égard, les citations reprises ci-dessous permettent d'élargir un peu les points de vue.

C.C.
 


« - En el toreo, todo lo que no sea cargar la suerte, no es torear sino destorear" Domingo Ortega.

 
« (…) - On peut très bien avancer la jambe tout en déchargeant la suerte, si au lieu de déplacer le poids du corps sur la jambe de sortie, on le laisse sur la jambe d’entrée. En fait, avancer la jambe, ce n’est qu’un recours destiné à rejeter le taureau vers l’extérieur (…).
Joselito, cité par André VIARD –
COMPRENDRE LA CORRIDA - Éditions atlantica 2001
 
« - J’évite d’avancer la muleta vers la corne contraire ; je la garde plutôt légèrement en retrait par rapport à mon corps. J’évite aussi de « charger la suerte », car toutes ces sollicitations reviennent à forcer le sort, à tordre les évènements. Elles sont pour ainsi dire les béquilles qu’offre la technique quand on a une insuffisante maitrise de soi et de la bête ».
François ZUMBIEHL - MANOLETE - Éditions Autrement 2008

 

Je vous propose également de profiter des derniers jours de la diffusion d'un excellent reportage d'Arte en vidéo sur le site de la Fédération des Sociétés Taurines de France en cliquant sur le lien http://torofstf.com/content/le-documentaire-darte-sur-manolete-est-visible-ici-jusqu%C3%A0-vendredi

Vous y verrez à cette occasion l'intervention très documentée et pertinente, comme à son habitude, de notre amie l'historienne Araceli Guillaume-Alonso qui animera notre Jeudi du Cercle du mois de Mars prochain.

Députés prohibitionnistes

Publié le par cercletaurin.nimois

Suite à la proposition de loi présentée par 5 députés UDI le 5 Avril 2016 visant à interdire les corridas en France, voici la réaction de Dominique Valmary, Président de la Fédération des Sociétés Taurines de France exprimée dans une lettre aux intéressés ainsi qu'à leur Président de groupe Jean-Christophe Lagarde.

Le 13 juin 2016.

Monsieur le Député, Monsieur le Président,

Je vous adresse ce message en votre qualité de Président de l'UDI suite à la proposition de loi n° 3632 visant à abolir la corrida déposée par 5 députés membres de l'UDI. Cette proposition de loi suscite de nombreuses réactions et de la colère dans les 3 grandes régions méridionales à l'encontre de la tradition taurine dont les plus hautes instances juridictionnelles reconnaissent la légitimité.

En conséquence notre fédération a décidé de contacter les dits signataires au moyen du courrier dont vous trouverez copie en fichier joint.

En effet l'exposé des motifs ne peut qu'être jugé caricatural tant ces parlementaires méconnaissent la corrida et entendent ignorer la réalité de l'impact de cette pratique dans les régions du Sud.

Il nous importe également de savoir si cette proposition de loi relève de l'initiative d'individualités ou si elle doit être considérée comme une prise de position du parti que vous présidez. Par ailleurs, il nous importe de savoir si cette initiative parlementaire aura le soutien de votre formation aux différents stades de son examen.

Sachant que vous saurez apporter réponse à mes interpellations, je vous assure de ma haute considération

Le Président,

Dominique VALMARY

Ci-après, copie de la lettre aux cinq députés prohibitionnistes :

Toulouse, le 14 juin 2016

M. le Député Michel ZUMKELLER,

M. le Député François ROCHEBLOINE,

M. le Député Francis HILLMEYER,

M. le Député Yannick FAVENNEC,

M. le Député François-Xavier VILLAIN ...

Messieurs les Députés,

Nous nous devons de vous préciser ce qu’est la Fédération des Sociétés Taurines de France (FSTF) que nous avons l’honneur de représenter. Il s’agit d’une association créée, dès 1910, pour améliorer le déroulement de la corrida espagnole en France, veiller au respect de son éthique et à l’intégrité du taureau de combat, représenter les intérêts des aficionados. Elle regroupe à l’heure actuelle une soixantaine de sociétés taurines représentant plusieurs milliers d’adhérents.

Elle a inspiré la création, effective en 1966, de l’Union des Villes Taurines de

France, puis a élaboré un règlement taurin qui est devenu le “Règlement taurin Municipal Français” en 1973. Elle est aussi co-instigatrice et membre fondateur de l’Observatoire National des Cultures Taurines.

Autrement dit, nous nous attachons à défendre et promouvoir nos cultures taurines qui constituent des spécificités de nos trois régions taurines méridionales : Aquitaine–Limousin-Poitou- Charentes, Midi-Pyrénées- Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes- Côte d’Azur. Les pratiques découlant de ces cultures impactent fortement nos régions aussi bien au point de vue économique, que sociétal, environnemental, culturel ou encore éducatif.

Vous comprendrez donc que nous ne restions pas insensibles à la proposition de loi, n°3632, “visant à abolir la corrida”, que vous venez de présenter et que nous avons reproduite sur notre site, pour la porter à la connaissance de nos concitoyens amateurs de taureaux (aficionados a los toros).

Votre exposé des motifs qui reprend sans nuances les arguments des associations animalitaires et anti-taurines les plus sectaires, arguments complaisamment répercutés par le “politiquement correct” de la presse nationale, montre que vous ne connaissez rien au phénomène taurin et à la longue histoire de l’homme et du taureau.

Nous vous invitons à voir une vidéo réalisée par André Viard, journaliste, écrivain, plasticien et ancien torero, “Tauromachies Universelles”. Attention ! Ce film documentaire qui dure 70 minutes mérite une lecture attentive. Que l’on soit favorable ou opposé à certaines de ses thèses, il est d’une richesse historique et culturelle que tout honnête homme ne peut que goûter même s’il a le droit, bien évidemment, de critiquer.

Le point le plus désolant de votre exposé des motifs est celui où vous préoccupez de l’éducation de nos enfants, je cite : « De même, il est inadmissible que des enfants puissent se délecter d’un tel spectacle sanguinaire particulièrement néfaste pour leur éthique car accoutumant à la souffrance et à la torture animale ».

Nos enfants ne sont pas les plus mal traités du pays et nous entendons bien continuer à leur apprendre à voir des corridas à travers lesquelles ils découvrent les valeurs morales de l’humilité, du courage, de la volonté, du panache, mais aussi la connaissance de la mort et l’apprentissage du questionnement métaphysique, la dimension de l’épopée, la splendeur d’un combat liturgique provoquant de rares mais intenses sensations d’éternité… Non, nos enfants ne sont pas les plus mal lotis.

Nous prétendons conserver la liberté de les élever comme nous l’entendons et ce serait nous faire grande violence, mesurez-le bien, que de fermer les portes de nos arènes dont nous vous indiquons que les principales sont à : Arles, Bayonne, Béziers, Dax, Mont De Marsan, Nîmes, Vic Fezensac, Céret,

Aignan, Aire sur l’Adour, Alès, Beaucaire, Bougue, Bourg Madame, Boujan sur

Libron, Palavas, Captieux, Carcassonne, Chateaurenard, Eauze, Fourques,

Garlin, Hagetmau, Istres, La Brède, Lattes, Le Grau du Roi, Lunel, Maubourguet, Magescq, Mauguio, Millas, Mimizan, Mugron, Orthez, Palavasles- Flots, Parentis en Born, Pérols, Pontonx sur l’Adour, Riscle, Rion des Landes, Rodilhan, Roquefort des Landes, Rieumes, Saintes Maries de la Mer,

Saint Perdon, Saint Gilles du Gard, Saint Martin de Crau, Saint Sever, Saint Vincent de Tyrosse, Tarascon, Vauvert, Villeneuve de Marsan…

Au-delà de l’intérêt que l’on peut accorder aux thèses animalistes modérées, et de la légitimité du bien-être animal sur lequel il convient de veiller dans les limites du possible, il n’y a pas à accepter une idéologie radicale qui, au nom de la compassion dont elle s’est arrogé l’exclusivité, condamne quiconque oserait penser autrement.

Le respect des cultures et traditions locales est inscrit dans la charte européenne. Êtes-vous en accord avec cette charte ?

Ce qui nous interroge aussi, Messieurs les Députés, c’est que vous appartenez tous cinq au groupe de l’Union des Démocrates et Indépendants (UDI). Voudriez-vous nous faire savoir, en conséquence, si votre démarche ne réunit que la somme de vos individualités ou si elle reflète, d’une manière ou d’une autre, la position de votre parti ?

Nous ne manquerons pas, d’ailleurs, d’interroger parallèlement ses instances.

Soyez assurés, Messieurs les Députés, de notre parfaite considération

Le Président, Dominique Valmary

  • Lien vers notre site de la Fédération des Sociétés Taurines de France: m>http://www.torofstf.com/
  • Lien vers la page de ce site où nous reproduisons votre proposition de loi : http://torofstf.com/content/nos-courriers-à-des-députés-qui-voudraient-prohiber-les-corridas-en-france
  • Lien vers le film documentaire "Tauromachies Universelles" (À ne pas manquer !) : https://vimeo.com/164064195

Lien vers le site de l'Observatoire National des Cultures Taurines: m>http://culturestaurines.com/

Nous attendons les réponses de tous ces représentants de notre peuple. Quand elles nous parviendront, nous ne manquerons pas de les faire connaître.

23 000 ans

Publié le par Paul BOSC

23 000 ans

Tauromachies Universelles, 23 000 ans d’affrontements entre l’homme et le taureau

 

André VIARD, ancien torero, ancien organisateur, rédacteur dans des revues taurines françaises et espagnole, photographe, revistero, peintre à ses heures, président de l’Observatoire national des cultures taurines, créateur de la revue « Terres Taurines »  avait fait , quand il a publié son livre « Le grand livre de la corrida »  d’importantes recherches sur les rapports hommes-taureaux depuis des millénaires. Il se racontait même, en 2003, que cet ouvrage était devenu le livre de chevet de Jacques Chirac.  Depuis André VIARD n’a plus cette référence et il a été souvent critiqué pour ses propos et sa maison a été l’objet d’un incendie volontaire.

 

 Aujourd’hui les moyens de communication ont changé, la presse est en difficulté, les livres restent souvent sur les étagères. Mais il reste Internet, la télé, les films pour exprimer ses idées et tenter de convaincre ceux qui ne le sont pas. Exercice difficile tout de même, surtout quand il s’agit de tauromachies et notamment de corridas. Mais le Gersois persévère et vient de présenter au Carré d’Art de Nîmes, après Saint-Sever et Mont de Marsan et avant beaucoup d’autres villes taurines une exposition et un film-documentaire traitant des combats entre les hommes et les taureaux.  Un documentaire de 83 minutes, passionnant il faut bien le dire, mais qui ne s’adresse qu’à un public de convaincu : les aficionados à qui l’auteur demande d’être les ambassadeurs de promotion et de diffusion de cette œuvre monumentale.  Le film débute par cinq naturelles dessinées par José Tomas dans les arènes de Nîmes, lors de son solo en septembre 2012. Cinq naturelles, pas plus. Mais d’une pureté, d’une légèreté, d’une beauté qui déclenchent l’émotion, les clameurs, les pleurs, les sourires, la joie, le bonheur de milliers et milliers d’aficionados serrés sur les gradins de l’amphithéâtre romain. Puis l’auteur remonte le temps jusqu’à cette grotte de Dordogne, à Villars, où l’on a découvert le premier « toréador » de l’histoire taurine du monde : une peinture murale représentant une scène de chasse entre un bovin sauvage chargeant un homme de Cro Magnon qui l’affronte de face. C’était voilà 23 000 ans !

 

Plus qu’un documentaire, c’est pour le président de l’Observatoire National des Cultures taurines (ONCT), un outil indispensable pour faire connaître les tauromachies à ceux qui, aujourd’hui, veulent la voir disparaître ou seulement sont indifférents à cette relation entre une bête magnifique, tout autant que terrible,  qui  fait partie de la vie quotidienne de chaque habitant du Sud de la France, d’Espagne ou du Portugal, seuls pays à avoir gardé des taureaux sauvages alors que partout ailleurs la domestication des bovins a mis un terme à ces chasses ou seulement ces jeux. Et pourtant que l’on évoque le Minotaure, le Dieu Mithra, les Celtes, les rois mésopotamiens, les Pharaons égyptiens, tous ont combattu et tué l’auroch pour tenter de récupérer ses vertus, sa puissance, sa virilité.

 

Puis, au fil du temps ces combats se sont codifiés, les piétons ont remplacé les nobles cavaliers qui chassaient avec leurs lances, les leurres (invention de la muleta), la cape et l’épée sont devenus les armes de Paquiro, de Manuel Bellon dit « l’Africain » puis de Francisco Romero pour conduire à la corrida actuelle que Joselito, Belmonte, Manolete, Ordoñez, « El Cordobes » Ojeda ont constamment amélioré en s’approchant au plus près de cornes et en restant immobiles.

 

C’est ce cheminement qui était présenté  au Carré d’Art de Nîmes avec cette exposition du musée itinérant des tauromachies universelles avec, tout d’abord, la présentation, en colimaçon des 86 panneaux de cette Histoire du monde, puis par la projection de ce film remarquable qu’il faut voir et qui sera prochainement disponible sur internet en trois langues français, espagnol et anglais.  L’auteur a reçu le soutien de l’Union des Villes Taurines de France (UVTF) ;  l’Observatoire national des cultures taurines  s’est bien sûr pleinement impliqué et l’Union de villes taurines françaises  a financé une grande partie de la réalisation. D’autres étapes seront bien sûr sur la route des principales villes taurines françaises afin que chaque aficionado qui l’aura vu le fasse découvrir, le plus largement possible, à ses amis et connaissances afin de balayer les mauvaises images, les mensonges, les effets d’annonce de groupuscules se réfugiant derrière des poncifs animaliers. Quand on est aficionado on ne peut qu’applaudir l’initiative, l’encourager, la propager à ses amis, à ses proches mais il sera bien difficile de franchir des caps plus importants en raison, justement,  d’images taurines fortes. Mais bien sûr que l’on rêve, qu’un jour, ce documentaire soit programmé sur une grande chaîne de télé.

 

MM. Jean-Paul Fournier, sénateur-maire de Nîmes ; Franck Proust, député européen, Frédéric Pastor, adjoint à la tauromachie de la ville, Daniel-Jean Valade, Alain Guaido, délégué de l’Union des villes taurines, étaient présents à cette présentation et ont apporté leur soutien à cette initiative ainsi qu’à toutes les tauromachies.

 

Mais sont-ils conscients que se sont eux et uniquement eux, hommes politiques nationaux, européens, municipaux ou régionaux qui détiennent le pouvoir de faire vivre ou d’enterrer les tauromachies. Il suffirait d’une décision politique d’un groupe ou d’un président(ou présidente) pour interdire le déroulement des corridas.

 

Toutefois, le combat de l’homme moderne et des taureaux sauvages, ne serait-ce que par le poids économique qu’il représente, aura encore lieu malgré les menaces. Et le peuple trouverait, sans doute, si ce n’est un nouveau Philippe V, ancien roi d’Espagne qui s’est opposé aux  lois dictées par la religion catholique, alors peut-être qu’André Viard… après Frédéric Mistral, saurait faire «  lever les tridents ».

 

 

 

Soutien à Jacques DURAND

Publié le par cercletaurin.nimois

 

 

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Libé et la censure...

 


La page tauromachique de Jacques DURAND dans "LIBERATION" est un cadeau fait à tous les aficionados. un espace d'expression dédié à une minorité culturelle. LIBERATION va reprendre son cadeau. Sans doute très minoritaires dans ce quotidien national "généraliste", les lecteurs de Jacques DURAND ne peuvent qu'imaginer les raisons qui "justifient" cette suppression, puisqu'aussi bien, celle-ci tombe comme une sanction non motivée.

Ci-dessous, un lien vers "petitionpublique" pour vous permettre de manifester par mail votre solidarité et votre soution à Jacques DURAND.

http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2012N24507

OBSERVATOIRE NATIONAL DES CULTURES TAURINES

Publié le par cercletaurin.nimois

 

 

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COMMUNIQUÉ


Face aux pulsions liberticides et xénophobes exprimées par des mouvements animalistes radicaux ayant revendiqué de nombreux actes de vandalisme un peu partout en France et un incendie criminel au domicile de son président, l'Observatoire National des Cultures Taurines se félicite du consensus exprimé par la classe politique, pour qui la légitimité de la tauromachie dans les régions de tradition ne saurait être remise en question.

Dans la logique de l'Inscription de la Tauromachie au Patrimoine Immatériel Culturel de la France par l'actuel gouvernement, les récentes prises de position de François Hollande, François Bayrou, Jean-Marc Ayrault président du groupe PS à l'Assemblée Nationale, Eva Joly, candidate d'EELV et Cécile Duflot secrétaire générale d'EELV, s'inscrivent dans le respect indispensable que la République française doit garantir à toutes les minorités culturelles qui la composent.

Tous ont mis l'accent sur la dimension culturelle de la corrida et exclu tout débat pouvant remettre en cause l'exception culturelle dont elle bénéficie au regard des règlements et normes communautaires, de la loi Nationale et de la jurisprudence, en refusant de céder à l'appel irresponsable de ceux qui prônent l'exclusion.

L'Observatoire National des Cultures Taurines se réjouit par ailleurs de la prise de position sans équivoque de 150 psychiatres et pédo-psychiatres français, pour lesquels la tauromachie, loin de représenter une menace de traumatisme pour les mineurs, joue au contraire un rôle éminemment formateur au regard de l'apprentissage indispensable de la réalité qu'il importe aux parents de transmettre à leurs enfants.

L’Observatoire rappelle enfin qu’un vaste collectif d’intellectuels et d’artistes a manifesté sa satisfaction suite à l’inscription de la Tauromachie au Patrimoine Culturel Immatériel français.

PIÈCES JOINTES

  • -  lettre des psychiatres et liste des signataires

  • -  lettre des intellectuels et artistes.

150 PSYCHIATRES, PÉDO-PSYCHIATRES ET PROFESSEURS D’UNIVERSITÉ TÉMOIGNENT DU RÔLE FORMATEUR DE LA CORRIDA

Alors qu’une nouvelle fois le danger supposé de la corrida pour les enfants est mis en avant par des associations animalistes, 150 psychiatres, pédo-psychiatres et professeurs d’université français appellent à considérer le problème de la violence sous un angle objectif et non partisan.

La vraie violence des sociétés civilisées est celle que nous montre l’actualité quotidienne dont rendent compte les journaux télévisés . La vraie violence est celle des fictions où la barrière éclate entre réel et virtuel au point d’alimenter la série noire des agressions sauvages. La vraie violence est trop souvent intrafamiliale, c’est celle du vide affectif, de l’abandon meurtifère, du rejet ou du reniement qui tuent en silence dans un quotidien banalisé.

La différence pour la corrida, c’est que si elle est violence apparente dans le spectacle proposé, elle est avant tout passion dans le message véhiculé. Un enfant ne va jamais seul à la corrida. Il y va dans l’amour, main dans la main avec un adulte pour guide éclairé. Il y va pour l’amour d’un animal, pour l’admiration d’un homme, pour la convivialité d’un moment dans une ouverture existentielle affectueusement balisée par le parent qui l’accompagne, dans une intime et confiante complicité à la recherche d’émotions nouvelles, de valeurs à découvrir et à partager. Il y va précédé d’un imaginaire fantasmagorique qu’il va chercher à apprivoiser.

La violence est un ingrédient incontournable et inéluctable de la vie. Notre travail d’homme est de tenter d’apprivoiser cette violence, de sublimer cette image terrifiante de la mort. Notre rôle de parent est d’aider nos enfants à conjurer leurs peurs et à désarmer la violence. Il y a les contes de fées*. Il y a les contes de féria où la vie terrasse la mort, où la mort se fait dans l’amour, où des héros « en costume de papier » apprivoisent le temps d’un souffle la violence brute et abrupte d’un animal sauvage. Et après le frisson de la peur, celui de la joie. Après la tristesse d’avoir vu mourir un animal mythique et vénéré, avoir la promesse d’aller le voir naître un jour au campo, toujours main dans la main, cœur contre cœur. L’émotion aussi sera grande.

Non la corrida ne se résume pas dans le schéma primaire et étriqué d’un torrent d’hémoglobine. Elle est source d’émotions, de partage affectif, de communion spirituelle, d’hommage à nos racines et de fierté pour nos rameaux. Elle est épanouissement personnel par une identification à un héros, elle est proposition esthétique et expression culturelle. Elle est pour nos enfants une expérience enrichissante proposant des valeurs positives et structurantes dans un respectueux et affectueux partage.

Quant au traumatisme invoqué, ce n’est pas de la médecine, c’est de la littérature !

En revanche, faut-il demander l’interdiction des contes d’enfant en raison de leur dangerosité sur la formation des enfants ? (Cendrillon découche, Pinocchio ment, Aladin vole, Batman conduit à 320 km/h, la Belle au Bois Dormant est une grande flemmarde, Blanche Neige vit en concubinage avec 7 mâles, le petit Chaperon rouge désobéit, Astérix se dope à la potion que lui fournit un dealer qui est le curé du village... Quant aux héros des frères Grimm, ils sont alternativement parricides, infanticides, pédophiles...)

Et faut-il demander l’interdiction d’accès aux stades de foot pour les mineurs, au vu des violences de plus en plus fréquentes que l’on y déplore entre supporters fanatisés ?

Enfin, pour raison garder, chaque couple parental n’est-il pas à même de proposer à ses enfants les ouvertures culturelles auxquelles il adhère ?

Roland Sourbets (Tarbes), David Zambelli (Bagnères), Calude Rezai (Pau), Marie Ange Le Tieu (Pau), Claude Roux (Bayonne), Denis Thène (Anglet), Marc Vidal (Dax), Marc Bourgeois, Pierre Rajer (Cenon), Christian Gaussaresses (Bordeaux), Jean Alberny (Auch), François Gardes (Auch), Michel Lavergne (Auch), Jacqueline Lacour Dumazac (L’Isle Jourdain), Bruno Le Lang (Auch), Chantal Demangeot (Castres), Philippe Mangin (Castres), Guy Parmentier (Albi), Mario Chicon (Castres), Michel Daurignac (Montauban), François Olivier (Montauban), Céline Aquilina (Pin Balma), Michel Frexinos (Pin Balma), Rafael Giachetti (Pin Balma), Catherine Soubirac (Pin Balma), Fabrice Simonet (Toulouse), Saladin Stiti (Toulouse), Henri Stulzmann (Pin Balma), René Tollemer (Toulouse), Jean-Claude Trémont (Toulouse), Élie Vallejo (Toulouse), Marie-Claude Vallejo (Toulouse), Marie Thérèse Alonso (Toulouse), Nathalie Alquier (Toulouse), Léonard Ametepe (Toulouse), Gérard Baisse (Toulouse), Jacques Barrère (Toulouse), Djamal Belazouz (Toulouse), Mehdi Benazouz (Toulouse), Marie France Moles (Colomiers), Francis Moles (Colomiers), Maurice Bensoussan (Colomiers), Charles Beyney (Toulouse), Serge Boubli (Toulouse), Christian Bourbon (Toulouse), Jean-Jacques Bourrel (Toulouse), Pierre-Jean Breuillaud (Toulouse), Patrick Cabal (Toulouse), François Cartault (Toulouse), Liliane Celotto (Saint Loup Cammas), Marie Christine Claux ( Toulouse), Jean- Pierre Cohen (Toulouse), Daniel Cros (Toulouse), Albert Danan (Toulouse), Claude Dray (Toulouse), Carole Fabre (Toulouse), Michel Faruch (Toulouse), Catherine Faruch (Toulouse), Nicole Faruch (Toulouse), Jacqueline Fayat Picard (Toulouse), Véronique Fontvieille (Toulouse), Jean-Pierre Gardes ( Toulouse), Serge Galley (Fronton), Marc André Goudineau (Toulouse), Noë Guetari (Toulouse), Jean-Michel Guibaud (Toulouse), Joël Hartmann (Toulouse), François Heim (Toulouse), Pierre Hugon de Scoeux (Toulouse), Gérard Jover (Toulouse), Gaël Juglard (Toulouse), Paule Khalifa (Toulouse), Christian Larrose (Toulouse), Jean-Jacques Layani (Toulouse), Laurent Lesgourgues (Toulouse), Laurent Lignac (Toulouse), Jean-Michel Loustalan (Toulouse), Marie Christine Maffre Barus (Toulouse), Claude Maillet (Toulouse), Nicolas Marfaing (Toulouse), Frédéric Melinand (Toulouse), Françoise Millet Bartoli (Toulouse), David Modavi (Toulouse), Yves Monfort (Toulouse), Robert Mosnier (Toulouse), Jacques Parant (Toulouse), Nicole Parant Lucena (Toulouse), Sylvie Penavayre (Toulouse), Geneviève Peresson (Toulouse), Joël Pon (Toulouse), Christian Prim (Toulouse), Jen-Claude Trémont (Toulouse), Anne-Marie (Puget Becq (Toulouse), Stéphanie Ruffie (Toulouse), Joaquin Ruiz (Toulouse), Jacques Rustan (Toulouse), Christian Salomone (Toulouse), Christine Sarramon (Toulouse), Laurent Schmitt (Toulouse), Mocrane Abbar (Nîmes), Chritine Cabrol Fraysse (Perpignan), Brigitte Rimliger Abar, Jacques Sylvaing (Béziers), Michel Cannat (Montpellier), Christian Castelnau (Montpellier), Jean-François Chiariny (Montpellier), Pierre Cournac (Montpellier), Philippe Courtet (Montpellier), Haziz Hermés (Montpellier), André Jacquemin (Montpellier), Pierre Nuce de Lamothe (Montpellier), Jean-Claude Penochet (Montpellier), François Torres (Montpellier), André Gassiot (Rodez), Jean Raymond Zekri (Marseille), Michel Bonnet (Marseille), Suzanne Boyadjan (Marseille), Daniel Dassa (Marseille), Thierry Bottai (Marseille), Nicole Louis (Arles), Catherine Samuelian, Jean-Claude Samuelian, Dominique Pringuey (Nice), Michel Benoit (Nice), Frédéric Sorbara (Paris), Bernard Astruc (Paris), Maurice Ferreri (Paris), Florian Ferreri (Paris), Philippe Nuss (Paris), Paul Dilouya (Paris), Joël Gailledreau (Elancourt), Philippe Leclerc (Mulhouse), Christophe André (Paris), François Conrault (SaintDié des Vosges), Patrick Singer (Strasbourg), Jean-Michel Ranoux (Pertheville Ners), Olivier Devron (Saint- Étienne), Olivier Dubois (Saujon), Daniel Bert (Coutances), Jean-Paul Chabannes (Saint Égrève), Bruno Millet (Rennes).

LETTRE DES INTELLECTUELS ET ARTISTESAU MINISTRE DE LA CULTURE
À L’OCCASION DE L’INSCRIPTION DE LA TAUROMACHIE AU PATRIMOINE IMMATÉRIEL CULTUREL FRANCAIS

 

Monsieur le Ministre,

Nous sommes très heureux d’apprendre que la commission compétente du ministère de la culture a jugé recevable le dossier sur la corrida présenté par l’observatoire national des cultures taurines et qu’en conséquence la tauromachie, telle qu’elle est vécue et pratiquée en France, a été inscrite sur la liste du patrimoine culturel immatériel de notre pays.

Cette décision, nous le savons, n’est pas autre chose que la prise en compte scientifique de la dimension culturelle de la corrida et, en quelque sorte, l’explicitation, de ce point de vue, des raisons pour lesquelles la loi et la jurisprudence françaises ont légalisé depuis plus d’un demi- siècle cette pratique dans « les régions de tradition locale ininterrompue ». Mais elle constitue sans aucun doute une avancée pour le respect de la diversité des expressions culturelles qui a fait l’objet d’une convention signée par l’ensemble des Etats membres de l’UNESCO, dès lors que ces expressions sont conformes à la déclaration universelle des droits de l’homme.

Ceux dont la sensibilité, dans notre pays, s’oppose à la corrida méritent autant de respect que ceux qui adhèrent à cette tradition en raison d’un héritage familial ou d’une initiation qu’ils ont accomplie de leur propre chef. Dans tous les cas la liberté culturelle des uns et des autres doit être garantie. Telle est la signification principale que nous voyons à l’inscription de la corrida sur la liste du patrimoine culturel immatériel de la France, au vu des observations et des réflexions exposées par un comité de chercheurs et d’universitaires dont les compétences scientifiques en la matière sont indiscutables.

Toute pression exercée pour faire annuler cette reconnaissance de la tauromachie comme une culture vivante, qui contribue à l’identité des régions où elle se pratique, et qui a, par ailleurs, inspiré hier et aujourd’hui de grandes œuvres de la littérature et des arts plastiques et visuels, ne peut être, selon nous, qu’une réaction d’obscurantisme et d’intolérance.

En saluant, encore une fois, l’ouverture d’esprit dont le ministère de la culture a fait preuve, nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en l’assurance de nos sentiments les meilleurs.

LISTE DES SIGNATAIRES

Eric Barbier, cinéaste ; Christophe Barratier, cinéaste ; Bartolomé Bennassar, historien, ancien président de l’Université de Toulouse-Le Mirail ; Daniel Benoin, auteur, metteur en scène et comédien, directeur du Théâtre national de Nice ; Vincent Bioulès, artiste peintre ; Jean-Loup Bourget, professeur des universités, chaire d’études cinématographiques, Ecole normale supérieure de Paris ; Sophie Calle, artiste ; Jean-Paul Capitani, membre du directoire des éditions Actes Sud ; Jean Cardot, sculpteur, membre de l’Académie des Beaux-Arts ; Philippe Caubère, comédien, auteur et metteur en scène ; Jean-Paul Chambas, artiste peintre ; Yves Charnet, poète et écrivain ; Lucien Clergue, photographe, membre de l’Académie des Beaux- Arts ; Antoine Compagnon, professeur au Collège de France, chaire de littérature française, moderne et contemporaine ; André Comte-Sponville, écrivain et philosophe ; Michel Deguy, poète et écrivain ; Florence Delay, écrivain, membre de l’Académie française ; Vincent Delecroix, écrivain, professeur de science des religions à l’Ecole pratique des Hautes études ; Georges Didi-Huberman, écrivain et philosophe ; Michel Dieuzaide, cinéaste et photographe ; Jean-Pierre Digard, anthropologue, directeur de recherche émérite au CNRS ; Françoise Gilot, peintre ; Jean Jamin, anthropologue, directeur d’études à l’EHESS, directeur de la revue L’Homme ; Gérard Jugnot, acteur et réalisateur ; Jean Lacouture, écrivain ; Christian Lacroix, designer ; Claude Lanzmann, écrivain et cinéaste, directeur de la revue Les Temps Modernes ; Francis Marmande, professeur des universités émérite, Université de Paris-Diderot; Jean Nouvel, architecte ; Denis Podalydès, comédien, auteur et metteur en scène, sociétaire de la Comédie française ; Michel Portal, musicien ; Alain Renaut, professeur des universités, chaire de philosophie morale et politique de la Sorbonne ; jean-Michel Ribes, auteur, metteur en scène et directeur du Théâtre du Rond-Point (Paris) ; Philippe Roger, historien de la littérature, directeur d’études à l’EHESS, directeur de la revue Critique ; Hervé di Rosa, artiste peintre ; Guy de Rougemont, peintre et sculpteur, membre de l’Académie des Beaux-Arts ; Claude Viallat, artiste peintre ; Jean-Didier Vincent, professeur de physiologie à la Faculté de médecine de Paris XI, membre de l’Académie des Sciences et de l’Académie de Médecine ; Francis Wolff, philosophe, professeur des universités, Ecole normale supérieure de Paris.

Figuras des années 70

Publié le par Charles CREPIN

 

 

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  L’écrivain mallorcain  Guillermo Sureda * a parlé d’or en matière de toreo. Evoquant les toreros des années 70, il résumait ainsi la situation :
1-    Il y a des toreros qui toréent joliment et savent toréer ;
2-    d’autres qui toréent joliment et ne savent pas toréer ;
3-    d’autres encore qui toréent laidement mais qui savent toréer.

Domingo Delgado de la Camara **, qui lui aussi parle d’or, met malicieusement un nom sur chacune des catégories de toreros énumérées par Sureda : 1- Antoñete, 2- Raphaël de Paula, 3- Dámaso Gonzáles. Et il s'amuse à recenser une quatrièmes catégorie :
 - les toreros qui toréent joliment, qui savent toréer, mais qui n’en ont pas envie… Verdict : Manzanares (père) !

Et oui, le magnifique Manzanares, des années 70, qui d’une seule passe géniale pouvait sauver une feria de la San Isidro. Qui fut à cette époque le torero des toreros, récupéra les inconditionnels d'Antonio Ordóñez et fit taire le tendido siete. Le même Manzanares dont le courage ne fut pas au niveau de son talent, et ne voulut pas commander, cédant le trône, dans la décennie suivante au grand Paquirri, puis à Espartaco, figura savante… et  si monotone.

* Guillermo Sureda Molina – TAUROMAGIA - Editions Espasa Calpe (1978).
** Domindo Delgado de la Cámara – Le toreo revu et corrigé – Éditions Loubatières (2004).

 

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