culture taurine

BIENVENUE CHEZ EL COTILLO

Publié le par cercletaurin.nimois - Monique DESSUS

BIENVENUE CHEZ EL COTILLO

Bienvenue à la Finca El COTILLO dans le paradis intérieur de JAÉN  !

Les pâturages sont situés à 10 kms de l'autoroute d'Andalousie et du Parc Naturel de DESPENAPERROS.

La faune et la flore environnantes séduisent les visiteurs.

BIENVENUE CHEZ EL COTILLOBIENVENUE CHEZ EL COTILLO

El Cotillo abrite la ganaderia de toros braves inscrite à l'union des Criadores de toros de lidia.

Créée en 2001 par la famille Collado Ruiz elle a acquis sa notoriété à la suite d'une novillada présentée à LAS VENTAS de MADRID en 2012, après avoir fait "lidier" dans des plazas de seconde et troisième catégorie pendant plusieurs années.

BIENVENUE CHEZ EL COTILLO
BIENVENUE CHEZ EL COTILLO
BIENVENUE CHEZ EL COTILLOBIENVENUE CHEZ EL COTILLO

Les toros et les vaches sont issues de l'encaste Juan Pedro Domecq

(via Jandilla).

Juan Collado Ruiz, propriétaire de la ganadéria, se fera un réel plaisir de compléter pour nous, cette brève présentation de son élevage et répondra à toutes nos questions.

 

Merci Monique de nous mettre l'eau à la bouche, nous serons là avec nos questions les mardi et/ou mercredi 19 et 20 octobre 2021.

Cliquez sur le lien google ci-dessous pour suivre Juan Collado Ruiz sur le domaine.

Cliquez sur le lien google ci-dessous pour suivre Juan Collado Ruiz sur le domaine.

EL AÑADIO

Publié le par cercletaurin.nimois - Paul BOSC

EL AÑADIO

Le Cercle taurin nîmois visitera, pendant son voyage annuel, une ganadería peu connue du grand public et des aficionados français... Et Nîmois : El Añadio propriété de María Jesús Gualda Bueno, la seule fille de la grande famille Bueno à avoir conservé un élevage de toros bravos.

La finca se situe sur la commune de Vilches, près de Jaen, dans un coin perdu de la profonde Andalousie que l'on rejoint par une longue route qui a gardé... sa rusticité. Si le domaine a été aménagé par de nombreux investissements pour offrir aux visiteurs des chambres d'hôtes de grandes qualités et une restauration typiquement andalouse, le bétail garde dans son sang l'encaste Santa Coloma ligne Coquilla, sans doute actuellement le seul Coquilla andalou.

El Añadio est inscrite à l'Asociacíon de ganaderías de lidia depuis 1951 et son historique relate qu'un temps la propriété passa entre les mains de Victorino Martin sous le fer El Tomilla.

EL AÑADIO

C'est dans les années 1980 que la propriétaire María Antonia Bueno changea le vieux troupeau de sang Campos Varela pour la ligne Coquilla.

 

Les succès taurins n'étant pas évidents, la propriétaire actuelle María Jesús investit dans la transformation du domaine avec l'aménagement d'une piscine et de huit chambres d'hôtes aux normes actuelles pour un tourisme rural, tout en gardant l'élevage de toros dont elle espère, un jour, qu'ils seront appréciés des aficionados et des toreros.

EL AÑADIO
EL AÑADIO
EL AÑADIO
EL AÑADIO
EL AÑADIO
EL AÑADIO

Des visites du vaste domaine, plantés d'oliviers et de chênes verts, s'effectuent en véhicule 4x4 et il n'est pas rare de rencontrer des toreros professionnels venus tienter quelques vaches.

Rendez-vous est pris pour nous, en deux groupes

les mardi et/ou mercredi 19 et 20 octobre prochain.

Merci à Paul BOSC pour les informations contenues dans cet article, nous ne manquerons pas de lui rapporter de belles photos et nos impressions de cette visite.

UN LIVRE POUR L'ETE

Publié le par cercletaurin.nimois

UN  LIVRE POUR L'ETE

Sans doute, comme l'ont fait de nombreux enfants Nîmois de sa génération, il accompagne occasionnellement son père voir des courses des toros, et fréquente également le stade Jean Bouin pour voir évoluer les crocodiles du grand Nîmes Olympique, mais c’est à l’âge de 17 ans qu’i découvre véritablement l’ambiance de la féria, commence ici, grâce à un cousin plus cultivé en la matière, un début d’éducation qui se révèlera très vite comme une véritable passion, la suite Hubert vous la raconte dans son ouvrage :

‘’ Vétérinaire et Aficionado’’ Aficionado et Vétérinaire ‘’……  

un livre pour l’été, à se procurer très rapidement.

Le Président Eric PORTES

 

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Présentation du livre par son auteur..

A l’heure où la corrida fait débat, j’entrecroise mes souvenirs de 40 ans d’activité dans la ruralité béarnaise avec mes meilleurs souvenirs d’aficionado.

Cet ouvrage témoigne de la transformation de l’agriculture et des élevages au fil de ces années et raconte mes relations avec les animaux en tant que praticien et amateur de spectacles taurins. Il parle aussi de mes relations avec les ganaderos, de l’alimentation de leurs taureaux et des deux missions de notre profession : la lutte contre l’afeitado et l’étude avec l’INRA des troubles de faiblesse musculaire durant la lidia.

Toujours en se référant aux publications de l’INRA, le livre aborde le sujet de la douleur ressentie par les bovins en général, par le taureau de combat en particulier. C’est aussi une réflexion sur ce que pourrait devenir le tercio de piques dans la tauromachie actuelle.

En référence à ces divers travaux de recherche, à mon expérience professionnelle et à ma connaissance du monde du toro, ce livre se termine par un état des lieux de la tauromachie. Il pose la question : comment la corrida peut-elle s’adapter à la modernité ?

Hubert COMPAN.     

 Pour toute commande, merci d’envoyer un mail à : hubertcompan@wanadoo.fr

 

                                                         ................................................. 

 

 L'Oeil de Monique .

Il est je pense inutile de présenter Hubert Compan, vétérinaire de métier et surtout grand aficionado à los Toros. 

En préambule de ce livre j'ai pu lire ses souvenirs taurins et, au fur et à mesure de cette lecture, les aficionados disons "d'un certain "âge" peuvent se reconnaître.

En continuant la lecture de ce livre j'ai pu apprécier quelques explications indispensables sur le vrai métier de vétérinaire taurin : soins aux bovins, alimentation, place de l'herbe et place du pienso pour les toros de combat, ensuite quelques chapitres pertinents sur les piques.

Ne pouvant énumérer en totalité toutes ces études très compréhensibles et faciles à lire, celles-ci nous amènent à réfléchir sur notre culture taurine pour l'avenir de la corrida..

Hubert Compan termine son livre en citant une phrase de Jean Lacouture  "Heureux sont les aficionados qui savent écouter le chant du monde".

 

Monique DESSUS pour la Commission Taurine du CTN

 

Hommage à Robert BARRACHIN

Publié le par cercletaurin.nimois

Robert Barrachin, l’homme au panneau, qui indiquait les références du toro qui allait être lidié, est décédé la semaine dernière à l’âge de 71 ans, des suites du Covid-19,  après plusieurs semaines d’hospitalisation .

Au fil du temps, il était devenu une figure des arènes de Nîmes, la commission taurine du Cercle Taurin Nîmois lui rend hommage …  

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La nouvelle du décès de Robert Barrachin nous est parvenue.                     Je ne le connaissais pas personnellement mais bien sûr, depuis des années, à chaque corrida, tous les quart d'heures, nous l'avons vu apparaître au centre de la piste, tout de noir vêtu, tenant "le grand tableau taurin" qui nous indiquait le mois, l'année de naissance du "toro", son poids et son numéro. Ensuite, sur ce même tableau, nous pouvions nous familiariser avec le fer et les couleurs de la devise de ces  ganadarías. Et, tout en bas, le nom du torero. Ce panneau, tourné plusieurs fois, nous permettant bien sûr de faire nos commentaires d'aficionadas et d'aficionados :  "le toro n'est pas gros"... "il a juste 4 ans"...etc....

 

Robert Barrachin incarnait ce personnage qui nous donnait les renseignements principaux concernant les toros de la corrida. Et c'est avec rapidité qu'il était obligé de remplacer ces renseignements lorsque le toro était changé sous l’autorité de la Présidence.

 

Il est allé rejoindre notre ami "Chacha" grand aficionado, et tant d'autres ganaderos, toreros et aficionados.

 

Je pense que chez Saint Pierre au Paradis, devant tous ceux du monde taurin, il leur dira : "en bas c'est terrible, plus de tableau à montrer, les arènes vides et les les aficionadas et aficionados tristes. Mais viendra le jour dans ces arènes où nous nous retrouverons pour pouvoir faire une minute d'applaudissements en mémoire de Robert Barrachin.

 

Monique Dessus …

Le 17 mai 1964, El Cordobes, le torero Cordouan signait une faena explosive dans les arènes Nîmoises.

Publié le par cercletaurin.nimois

Le 17 mai 1964, El Cordobes, le torero Cordouan signait une faena explosive dans les arènes Nîmoises.

Pour la première fois la magie d’une émotion partagée qui vous empêche de quitter les arènes. Je suis dans l’incapacité de me souvenir précisément de la faena, j’avoue même ne plus me souvenir de la ganadéria..et le flou rajoute encore à l’émotion rétrospective. De ce jour j’ai su, malgré l’ignorance totale dans laquelle j’étais de la tauromachie, que je venais de m’enchaîner à un culte bien plus passionnant à mes yeux que ceux que je connaissais et que je retournerai sans fin aux arènes pour le célébrer..

Témoignage d’une aficionada à la sortie de la corrida

 ( Article pris sur ‘’ Plaza Pasiòn de toros’’,  spécial cinquantenaire féria de Nîmes ) 

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Le 17 mai 1964, le torero Cordouan signait une faena explosive dans un climat de délire collectif. Une date majeure de l'histoire taurine nîmoise.

Combien de temps les spectateurs, une fois la corrida terminée et le maestro déjà loin de la piste sans doute, sont-ils restés debout sur les gradins, abasourdis par le choc qu’ils venaient de vivre ? Et combien de temps, dans le périmètre des arènes, sur le boulevard qui ceinture le monument ou sous l’horloge du lycée, ont-ils attendu, médusés, avant de quitter le lieu, sans trop savoir d’ailleurs vers où ils marchaient ? Impossible de le savoir ou de s’en souvenir.

Le 17 mai 1964, dimanche de Pentecôte. Le soleil inonde les arènes, à la tribune présidentielle siègent l’ancien président de la République Vincent Auriol et son épouse (à laquelle d’ailleurs le torero César Giron dédiera le combat d’un toro) et l’écrivain Marc Bernard. La feria embrase les rues. El Cordobés lui, vers 17 h 30, devant le dernier toro de l’après-midi, va provoquer une déflagration. Un véritable séisme. Au cartel de cette corrida, le matador vénézuélien César Giron, Paco Camino et El Cordobés, et dans les corrales, un lot de toros de Felipe Bartolomé. Trois semaines avant sa venue à Nîmes, El Cordobés, déjà, avait secoué la planète taurine, en coupant deux oreilles et la queue à un pensionnaire de la ganaderia de Carlos Nuñez, aux arènes de Séville. Et la feria de Pentecôte attendait à son tour de s’enthousiasmer. Elle le fit au-delà de toutes limites.

Deux oreilles coupées, déjà, à l'issue de son premier combat

Si Paco Camino coupa au cours de la journée une oreille et si El Cordobés, face à son premier adversaire, avait déjà obtenu deux récompenses dans un tonnerre de clameurs, c’est avec le toro de Juan Pedro Domecq, sorti de sobrero, en clôture de la corrida, que tout bascula. Indescriptible paraît le terme le plus approprié pour qualifier le quart d’heure qui suivit sa sortie en piste. Tant par les séquences que le torero improvisa et composa que par la progression dramaturgique de la faena.

Avec la muleta, dans tous les terrains, le maestro servit des séries d’un caractère inventif et baroque, en marge de tous les canons de la tauromachie classique, qui, au fur et à mesure que sa domination sur le toro devenait implacable, transformèrent vite les gradins des arènes en cratère bouillonnant. Avec des enchaînements inédits (pour l’époque), des combinaisons de passes jamais vues jusqu’à ce dimanche de Pentecôte à Nîmes (ou ailleurs), El Cordobés, avec un poignet lui permettant de conduire son adversaire dans un circuit au parcours inouï, créa une œuvre libérant une folle charge émotionnelle.

Quinze minutes de pouvoir hypnotique sur le toro

Après quinze minutes de pouvoir hypnotique sur le toro, le maestro, dans une tentative de manoletina, fut alors pris par le pensionnaire de Juan Pedro Domecq et jeté au sol. Se relevant avec une rage folle, malgré les efforts de ses compagnons de cartel de l’en empêcher, El Cordobés reprit la muleta pour toréer encore et encore. Avant de porter une estocade qui roula le toro sur le sable. Une corrida finissait, une autre commençait. Celle du délire. André Bazile, le président de cette corrida, attribua les deux oreilles, la queue, et la patte ! Dans un débordement populaire inédit. Seul avant lui, mais en novillada, le 18 juin 1950, Julio Aparicio avait eu l’honneur de recevoir de tels trophées à Nîmes. Mais El Cordobés a-t-il vraiment eu en main la totalité de ses récompenses, combien d’aficionados ont quitté leur siège pour sauter en piste, approcher l’idole du jour et le porter en triomphe ? Personne ne le sait vraiment.

"Il a toréé comme lui seul, nous disons bien lui seul, sait le faire"
Artillero, chroniqueur taurin

Le lendemain de ce raz-de-marée, toute la presse, évidemment, a salué l’événement avec des commentaires à la hauteur du choc vécu. Dans Midi Libre, qui avait bouleversé tout son contenu pour consacrer une page complète à cette corrida, Artillero écrivait notamment : "Il a toréé comme lui seul, nous disons bien lui seul, peut le faire." Et concluait son article par ce chapitre : "Que chacun des spectateurs savoure sa chance d’avoir été présent." Et Vigoroso, dans Le Provençal, ajoutait : "Il nous faudra sûrement quelque temps pour réaliser ce à quoi nous avons assisté."

Depuis ce 17 mai 1964, les témoins de la corrida, un demi-siècle plus tard, en évoquent les images avec une émotion indicible. Elle a gravé dans les mémoires des phases d’exception. Et révélé sans doute, sûrement même, des vocations ou des passions aficionadas…...

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Quinze ans après que la mort de Manolette dans l’arène l’eut élevé au rang de mythe ( 1947 ), la masse orpheline se reconnait dans un iconoclaste joyeux, un Cordouan dont la folie joyeusement débridée répond à l’ivresse d’une Espagne entrant avec frénésie dans la société de consommation par les vertus du Plan Marshall. Torero du régime lui aussi, le vagabond devenu milliardaire symbolise la croissance et chasse en compagnie du dictateur. Il vient pourtant de l’Espagne profonde, et son père est mort dans les geôles de Franco. Manœuvre vagabond, exclu du système, Manuel Benitez, ‘’ El Cordobes ‘’ va pourtant en devenir le maître absolu grâce à l’incroyable pouvoir de séduction qu’il exerce sur les taureaux et sur les foules. Dans l’arène il s’installe au plus près des taureaux : sa distance est celle de Manolette, mais alors que ce dernier ne donnait que des demi-passes, lui enroule le taureau autour de lui, faisant de son toréo, qui tourne le dos à l’orthodoxie, d’un temple extraordinaire et d’un sens du spectacle  qui ne l’est pas moins. A cet effet, il se laisse bousculer à dessein par ses flancs pour augmenter l’impression du danger. C’est le ‘’ trémendisme ‘’. Son toréo saccadé, qui ne laisse pas au taureau subjugué un seul instant de répit, souvent forcé et parfois disgracieux, est à l’opposé de celui de               d’ Ordóñez ou d’ Antoñete.

Sa technique reste très éloignée des canons classiques : son but est de dominer en permanence le taureau, de le réduire à l’état de comparse. Il lui nie toute autonomie et impose à tous la même distance courte, la même faena immanquablement terminée par un ‘’ molinete ‘’ donné deux genoux en terre et qu’il termine en bondissant au dessus du mufle . C’est le ‘’ saut de la grenouille ‘’ tel qu’il le baptise lui-même . Le public en redemande, et le Codobes ramène bientôt aux arènes ceux qui n’y venaient plus depuis la mort de Manolete. Son intuition naturelle et son courage lui permettent de s’imposer : il est l’axe autour duquel s’articulent les férias, et son pouvoir sur le marché est immense dans la mesure où il remplit toutes les arènes. Malheureusement pour l’évolution de l’art taurin, le Codobes est inimitable. Nombreux furent ceux qui s’y essayèrent. Mais on ne copie pas un génie…

 ( Extrait du grand livre de la corrida /  André VIARD / El Cordobes le retour de l’anarchie ).

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S’agissant de Manuel Benitez El Codobes, les Nîmois, en cette mi-mai 1964, sont encore septiques.

D’accord, c’est un phénomène et il vient de triompher à Séville, mais les aficionados purs et durs qui l’ont vu en 1962 toréer la novillada de la féria gardent le souvenir d’un type plus proche du balai

’’ O Cédar’’ ( dixit le magazine Toros ) que du torero traditionnel : raide, les pieds plantés dans le sable, classique et classieux avec trois hectolitres de gomina sur des cheveux noirs et pégués sur le crâne.  Manolo, en 62, à Nîmes a passé son temps à voltiger sur les cornes de ses taureaux et à remonter d’un coup de main, bientôt célébrissime, une chevelure un peu blonde et, horreur et damnation, dépeignée voire abominablement longue ; elle lui arrive jusqu’à mi-nuque comme ces sauvages d’englishes qui sont en train de tourner le sang de nos enfants. Comment vous les appelez

 déjà ?  les bitoules ? . C’est ça les bitoules . Et bien ce Cordobes   c’est un genre des Beatles. On l’a revu en 1963, le ‘’ typhon de Palma del Rio’’ et il n’a toujours pas convaincu les caciques du tendido nîmois dopés à l’orthodoxie, aux trois temps de la passe et marchant aux canons popelinesques.

Mercredi 13 mai, dans le Midi Libre, Artillero, le revistero, s’est fait courageusement l’avocat du diable de Cordoue. Il parle du ‘’ courage de loup’’ d’El Cordobes, de son ‘’ sens instinctif du taureau ‘’, de son ‘’ toreo dramatique et saisissant ‘’ capable de passer du tragique au pittoresque sinon à l’extravagant.

Une impatience populaire que ce jeudi 14 mai à midi, sept bombes libèrent enfin en signalant par la même et bruyante pétarade que Nîmes comme Rome a sept collines.

A 12 heures 15 l’abrivado est menée par Jean Laffont du square Antonin au toril installé devant la maison d’arrêt. Carmen le vendredi soir triomphe aux arènes avec Francine Arrauzeau qui a remplacé Janes Rhodes, Roberto Benzi à la baguette et El Cordobes à la muleta. Il a fait son entrée en calèche, bien travaillé le novillo mais il a raté la mort.

Samedi les choses sérieuses commencent.

A 18 h 30, ce dimanche ‘’ historique’’, la corrida est achevée depuis plus de vingt- cinq minutes, les toreros sont partis, les taureaux sont déjà éparpillés en morceaux dans les figorifiques et les arènes sont encore pleines.  Personne ne veut sortir. On chante la Coupo Santo, on pleure, on est stupéfait les vieux aficionados à cheval, sur le citar, templar, mandar, s’embrassent, on ne sait plus trop si l’on a rêvé, on se pince et les plus flegmatiques sont prêts à se rouler par terre. El Cordobes vient de passer par là. Passe encore qu’il ait coupé deux oreilles à son premier taureau, un Felipe Bartolomé  plein de caste et de bravoure et qui a fait chuter deux fois le cheval du picador mais c’est au Juan Pedro Domecq numéro 18, le sixième taureau, qu’il a rendu fou Nîmes après s’être fait méchamment prendre.

Combien de temps sa faena a-t-elle durée ? on ne sait pas. Vingt minutes, demi-heure, un siècle, une seconde. Qui toréait ce jour- là avec cet homme déchaîné, immobile, ou comme enivré de lui-même ? Peu importe. Peut on d’écrire ces passes longues, infinies, ce magnétisme, cette folie dionysiaque ? Non.

Ira t’on tenter d’analyser cette sauvagerie sublime que Manolo a exprimé cette inoubliable après-midi-là ?   Impossible. 

 On a tout accordé au Cordobes : les deux oreilles, la queue, la patte, le cœur de Nîmes.

On l’a hissé sur des épaules. Il a remonté le boulevard Victor Hugo comme ça, avec sa mèche folle sur les yeux, son regard halluciné, son grand sourire solaire et carnassier. Toutes les filles sont tombées amoureuses de lui ; tous les garçons se sont jurés que té, ils laisseraient tout tomber, les études, le boulot, l’apéro à la Bourse et le dimanche à Jean Bouin pour se faire toréro. Et toi qui es plus gros tu feras le picador et toi avec des lunettes noires l’apodérado, l’homme d’affaire.  

La corrida du lendemain, malgré l’affiche, Litri, Puerta, El Viti , est décaféinée …

pendant qu’El Cordobes, sur sa lancée à Barcelone coupe deux oreilles et la queue.

Madrid l’attend dans deux jours. Il doit y confirmer son alternative …          

 (  Extrait de ‘’ Des toros dans le cœur’’  /  Jacques Durand / Hippolyte Romain  /

     Qui toréait ce jour-là avec cet homme déchaîné ? ) 

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Il existe sur le Blog un article déjà consacré à Manuel Benitez El Cordobes

Dans ‘’ Hommage au Calife ‘’ la médaille des fondateurs de la féria de Nîmes n’a pas pu lui être remise à l’occasion de notre voyage à Cordoue.

 

Eric PORTES

Chaamaaacoooo...

Publié le par cercletaurin.nimois

Image du mur Facebook de Chamaco

Image du mur Facebook de Chamaco

Antonio Borrero Chamaco est attendu pour une soirée de la Robe Noire le 7 Février prochain au Moulin Gazay. Ces retrouvailles, après deux mois sans conférence, sont placées, comme le dit Paul dans l'article que nous publions infra, sous le signe de la fougue, la passion, le refus du danger, l'enthousiasme, la folie, même. Certains d'entre nous ont connu cette époque extraordinaire. D'autres en ont entendu parler, bien sûr. Pour tous, c'est une soirée au cours de laquelle le Maestro se souviendra de ces moments de tauromachie jamais plus vus depuis...

 

C'était une complainte, une ode, un aria, un cri venu du fond de la gorge d'un fumeur de Havane chaque fois que Antonio Borrero Borrero « Chamaco » apparaissait à la porte des cuadrillas, le cheveu hérissé comme la crête d'un coq en bataille. Et les aficionados qui emplissaient l'amphithéâtre comme on ne l'avait jamais vu pour une novillada n'avaient d'yeux que pour ce jeune homme qui n'avait jamais toréé à Madrid et qui venait à Nîmes avec ses dix-huit ans.

 Pour cette première apparition en 1990, pour la feria des Mimosas, sous la bulle, le fils de Antonio Borrero Morano « Chamaco » allait révolutionner le monde taurin dans les années suivantes. 

 Quelques années avant, « Chamaco » père que l'on surnommait « le torero des dames » pour son charme était la coqueluche des aficionados catalans tant à la Monumental que dans les arènes du centre-ville devenue aujourd'hui un super marché. Il défiait les lois de la tauromachie, osait des terrains où jamais personne n'avait osé mettre la jambe. Il était la colonne vertébrale de la tauromachie de Barcelone où d'ailleurs il termina sa carrière en 1967 par une corrida triomphale.

 Ce trémendisme, « Chamaco II » le portait dans ces gênes. Plus audacieux que El Cordobès, il sautait, dansait, s'enroulait, dans sa cape, de faisait « bachoucher », se relevait, toréait à genoux, de face, de dos, rendait les spectateurs fous. « Ils sont bons pour le docteur Pitot » assurait un vieil aficionado en sortant des arènes, en référence à l'hôpital psychiatrique nîmois.

 Avant le 6 juin 1992, vêtu d'un costume apocalystique comme aurait dit Salvador Dali, dessiné par Christian Lacroix avec Paco Ojeda comme parrain et Fernando Cepeda comme témoin, « Chamaco » a dû se présenter une vingtaine de fois dans l'amphithéâtre romain et personne n'a oublié le mano a mano Jesulin-Chamaco récompensé par une tonne de trophées et qui a mis la ville à l'envers. Cette époque était bénie par tous ces jeunes génies : Sanchez Mejias, Obregon, Denis Loré, Finito de Cordoba, et Enrique Ponce qui montrait ses zapatillas. 

 Pourtant avec des airs de punk mal coiffé, plutôt godille que Hidalgo, ses parents l'avaient éloigné de Huelva et de la ganaderia de maman « Carmen Borrero ». Il est allé suivre des études en Angleterre, bon chic-bon genre. Mais la passion des toros l'a rejoint, un peu comme son père qui a débuté comme pâtissier avant de devenir millionnaire en tuant des toros.

 Hélas la fougue, la passion, le refus du danger, l'enthousiasme, la folie n'allaient pas résister longtemps aux toros de quatre ans. Après une grave blessure, il s'assagit et ses contrats commencèrent à être moins nombreux même si l'on retient sa participation à une corrida de Palha à Nîmes ou la corrida d'alternative de Lionel Rouff, Morenito de Nîmes aux Saintes-Maries de la Mer.

 « Chaamaaacooo », ce cri de guerre réapparut comme le jour où une petite rue de Nîmes, la rue des Patins (peut-être à cause des baisers qui s'échangeaient) devint la « Calle Chamaco ». Après une novillada triomphale et une faena d'un autre univers et terminée avec 2 oreilles et la queue d'un novillo de Jandilla.

 Le bar du 421 était trop petit pour recevoir cette foule et voir le torero d'une époque découvrir cette plaque qui est d'ailleurs toujours scellée sur le mur.

En espagnol, chamaco renvoie à l'enfance et à l'adolescence, ce passage de gamin à l'adulte.  Pour des milliers de Nîmois, des milliers d'aficionados, le torero « Chamaco » les a ramené vers ce détroit que l'on n'oublie jamais et où on aurait bien aimé rester.

 Viva « Chaamaaacoooo ».

 

Paul Bosc

20 Janvier 2020

TOREAR !

Publié le par cercletaurin.nimois

Cycle Culturel 2019 - 2020

 

Le dernier Cycle Culturel du Cercle Taurin Nîmois intitulé « BRAVE » s’est achevé sur une note de succès marqué par l’intérêt  de nos fidèles auditoires et la fréquentation soutenue de nos soirées conviviales. Beaucoup de choses passionnantes ont été dites au cours de ce cycle, sur le campo, sur la sélection et sur le thème de la bravoure vue sous de multiples angles et points de vue par nos brillants intervenants. 

 

« TOREAR », titre de notre nouveau Cycle de conférences, est la suite logique de cette lidia culturelle dont le fil rouge explore les merveilleux contours du toreo, sa représentation historique, artistique et pédagogique. Il est articulé sur six conférences ou témoignages dans le cadre de nos soirées Jeudis du Cercle ou La Robe Noire entre Octobre 2019 et avril 2020.

 

 

Deux témoignages d’acteurs de terrain

Où il est question des choses par lesquelles tout commence : de l’École taurine, et aussi de certaines Novilladas que nous avons connue au cours d’une période dorée. 

 

Sur la première nommée, l’invité est un Maître réputé exemplaire dans l’apprentissage du toreo, Richard Milian. Sa rigueur dans la transmission de valeurs et ses succès en font l’un des principaux acteurs représentatifs de l’école taurine française. 

 

Sur la suivante, l’invité est le torero Antonio Borrero CHAMACO, qui a magistralement consacré cette période dorée de la novillada, particulièrement à Nîmes, au cours des années 1990 à 1992. Il sera accompagné de Roland Massabuau, journaliste et chroniqueur connu, aficionado témoin de ces évènements.

 

 

Trois conférences culturelles sur l’Art de toréer et une exposition

Juan Belmonte a dit : « A partir de moi, le toreo sera une question de style ». Des styles dans l’art de toréer, il en sera beaucoup question au cours de nos autres soirées, ainsi que de l’histoire singulière et fascinante, parfois intime, de certains grands figuras et toreros artistes. 

 

Sur ce thème, trois écrivains taurins et conférenciers de qualité interviennent après une visite guidée de la remarquable exposition Goya au Musée des Cultures Taurines proposée à l’entame de ce nouveau cycle :

 

  • Jesús soto DE PAULA, fils du grand Rafael de Paula, écrivain au style poétique libre et puissant,

 

  • Domingo Delgado de la CÁMARA conférencier, écrivain et critique taurin, auteur de nombreux ouvrages dont le précieux  livre «le toreo revu et corrigé»

 

  • François ZUMBIEHL agrégé de lettres classiques, docteur en anthropologie culturelle, vice-président de l’Observatoire National des Cultures taurines revient participer à notre Cycle Culturel. 

 

 

TOREAR !

TOREAR !

Publié le par cercletaurin.nimois

TOREAR !

Vous avez aimé BRAVE. Vous allez vous passionner pour TOREAR, le XIIe Cycle Culturel du Cercle Taurin Nîmois.

Et pour l'ouverture de ce nouveau programme d'activité culturelle 2019 - 2020, nous vous proposons une visite guidée de la remarquable exposition Goya au Musée des Culture Taurines (derniers jours de l'exposition).

Après la visite, rendez-vous au Foyer Albaric où nous nous retrouverons dans la convivialité autour d'un buffet.

A cette occasion, le programme complet de ce XIIe cycle Culturel vous sera présenté en avant première.

A jeudi !

 

Réservez: cercletaurin.nimois@gmail.com

 

 

 

Francis Wolff revient !

Publié le par cercletaurin.nimois

Francis Wolff revient !
Nouvel épisode de la série "BRAVE"  jeudi prochain 7 Février avec la venue du philosophe Francis Wolff aux Jeudis du Cercle. 
 
Par le passé, Francis Wolff a animé de brillantes soirées des Jeudis du Cercle. Il récidive le 7 février dans le cadre du Cycle Culturel du CERCLE TAURIN NÎMOIS sur le thème :
 
Les paradoxes de la Bravoure
ou 
De quoi la Bravoure est-elle le nom ?
 
Une soirée riche de culture taurine en perspective, dans le cadre accueillant du Moulin Gazay et son traditionnel cocktail.
 
 
 
DATE LIMITE des INSCRIPTIONS : le 5 FEVRIER 2019
 

UN FILÓSOFO EN LA ARENA

Publié le par cercletaurin.nimois

Le philosophe français Francis Wolff, grand aficionado, décide d’entreprendre un voyage en France, au Mexique et en Espagne avec deux cinéastes mexicains qui ne connaissent rien de ce monde de la corrida. Au fil de ce voyage, ils rencontrent divers personnages avec lesquels ils réfléchissent sur la relation des êtres humains avec les animaux et la nature, sur la signification de ce voyage qu'est la vie et sur notre relation avec la mort.

 

Dès son retour de Mexico où la première du film UN FILOSOFO EN LA ARENA vient d’être présentée, Francis Wolf a accepté de faire une halte aux Jeudis du Cercle Jeudi 7 Février afin d’évoquer à son tour la Bravoure, objet de notre passion.

 

HOMMAGE AU CALIFE

Publié le par cercletaurin.nimois

Lors du prochain voyage à Cordoue, le CTN rendra hommage à Manuel Benítez El Cordobés. En mémoire de l'époustouflante et immortelle  corrida nîmoise du 17 Mai 1964, la médaille des Fondateurs de la Feria de Nîmes lui sera remise.

NB: pour mémoire, le CTN est l'un des 5 membres fondateurs de la Feria de Nîmes en 1952 (Union Taurine Nîmoise- Cercle Taurin Nîmois- Aficion cheminote Nîmoise-Les Amis de Toros- et Lou Ferri de Saint-cézaire)

 

Le toreo "moderne"

Publié le par Charles CREPIN

Avant de partir pour votre prochain voyage en terres taurines avec le CTN, ou plus simplement de suivre les temporadas française ou espagnole, l'aficionado que vous êtes doit savoir ce qu'un torero ne devrait pas faire...  

Cliquez sur ce lien"toreando en los médios". Son article EL TOREO MODERNO en dit long sur cette affaire. Il aiguisera sans doute votre lucidité. Et même si la langue de Cervantes ne vous est pas familière, les images elles, disent beaucoup.

http://toreandoenlosmedios.blogspot.fr/2017/04/el-toreo-moderno.html?m=1

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