10 ème PRINTEMPS des JEUNES AFICIONADOS

Publié le par cercletaurin.nimois

 

 

 

Découvrez le programme. !!!

 

Réservez, dès à présent, via le CTN, vos places pour le repas de l'Aficion.

2017 - VOYAGE CORDOUE - LES ACTUS....

Publié le par la commission voyage du CTN

Chers adhérents, chers amis,

Pour cette année anniversaire, je vous propose de mettre en commun nos informations pour préparer notre voyage.

Pour l'instant attachons nous à la préparation pratique du voyage...

Aficionnement votre,

Martine pour la Commission voyage du CTN.

 

VOYAGE  PRATIQUE

Nous avons presque tous choisi notre arrivée à MADRID

voici un récapitulatif des informations reçues

Le 22/05/2017

Florence et José YVORA ainsi que Nathalie FLICK se retrouveront à Marignane pour un vol Ryanair

Annie et Eric PORTES, Maryse AUGER, Francine et Jean Marc PIERETTI ont choisi la RENFE/SNCF.

Le 23/05/2017

Ils sont nombreux à avoir choisi un vol Ryanair

Danielle ACHER et Sophie MATHIEU, Michel COMPAN, Charles et Marianne CREPIN,  Isabelle et Jean-Marie DESPRIS, Monique et Michel DESSUS, Marlène et Armand FUENTES, Denise GALLOUEDEC, Dominique et Jean -Marc GALVEZ, Elisabeth et Jean-Louis GELAS, Marie-Jo et Pierre POVEDA, Myriam THERAL et Nicole THEROND, Nicole et Jean-Pierre TOURNAIRE, Marie Christine DEJAX.

la RENFE/SNCF au départ de NIMES accueillera

Alain BONINFANTE et Martine DEFREMONT, Michou et Robert TEISSONNIERE.

Enfin le 24/05/2017

nous nous retrouverons tous à l'Hotel IBIS de MADRID

Michèle et Denis SEBBAH, Ginette GAULARD,  via Air IBERIA au départ de Marignane, Mathilde ARMAND, Annie CUELLO , Annie et Paul MACIP, Donata BRU, Yvonne FIALKIN, Christiane GUANTER et Michèle LALLEMAND Vol au départ de Toulouse.

Mireille et Jean-Pierre CHARAIX, Dominique ESTEBAN, Hermine SALERY et Johannes PASTUREL, Jacqueline FABREGUE, Camille ASPELLE et Jean-Marie RICHARD. via la RENFE/SNCF.

 

HOTEL IBIS MADRID CENTRO LAS VENTAS

Calle Julio Camba 1, Esq. Alcala 28028 MADRID

Métro Lignes 2 et 5 Sortie VENTAS

http://www.accorhotels.com/fr/hotel-7438-ibis-madrid-centro-las-ventas/index.shtml

La SAN ISIDRO 2017,

les infos ne devraient pas tarder....

à très bientôt lorsque seront dévoilés les CARTELS

En mai, la capitale espagnole présente son visage le plus festif et le plus accueillant. Les Madrilènes fêtent leur patron, Saint Isidore le Laboureur, et offrent le meilleur de leur ville en faisant étalage de leur principal signe d’identité : l’hospitalité.

La Commission Voyage et Sorties du CTN.

BONS PLANS A MADRID

Quelques bonnes adresses proches de las VENTAS, il y a du choix :

Calle Pedro Heredia 23, LA PUERTA GRANDE, très fréquentée par les pensionnaires du Tendido 7

En face au 22, Le DONDE LEO.

Calle de las Huertas 18, EL ALBERO

Plus bas, angle Calle Alexandro Gonzalez 7, La TIENTA (bar et restaurant)

Calle Bocangel 2, en remontant Alcala à gauche LOS CLARINES, excellente queue de toro et ris d'agneau.

En remontant Alcala sur la droite LOS TIMBALES, un grand classique.

mais aussi les 5 restaurants andalous EL NUEVO RINCON DE JAEN excellentes tables ! Alcala 225, Ramom de la Cruz 88 et 101, Gomez Ulla 6, Camillo Jose Cela II.

A lire aussi :

Gallon à la Feria de la Crau

Publié le par Paul Bosc

Il s'appelait Aimé

Comment, avec un prénom pareil, aurait-il pu être un autre homme ? Aimé Gallon n'était que gentillesse, amabilité et ne connaissait que le sourire pour répondre à chacun. C'est l'image dont, sans doute, tous les aficionados se souviennent quand on évoque le fondateur de la ganaderia Aimé Gallon, le plus ancien éleveur de toro de combat français. Avec son épouse Isabelle, que tous surnommaient « Belou », il avait acheté, en 1956, la manade Lescot. Il y avait un peu de tout dans le lot de vaches et taureaux : des taureaux camarguais, des croisés espagnols, sans doute des Santa Coloma que l'on retrouve dans presque toutes les ganaderias du pays d'Arles et de Crau à cette époque.

Mais Aimé s'était fixé comme pari de faire ressortir la race pure espagnole pour créer un véritable élevage de toros de combat. Pour réaliser son rêve et faire vivre sa famille, il cultiva d'abord du riz puis du foin de Crau sur la propriété du mas d'Icard à Mas-Thibert et tenta l'aventure avec divers étalons d'origines Domecq. Dès 1957 il présente une novillada sans picador et une novillada piquée en 1958. Mais les résultats ne sont pas satisfaisants ou, tout au moins ne conviennent pas au rêve de ce « grand-petit homme ». Malgré des résultats remarquables comme cette novillada le 20 mai 1993 dans les arènes de Lunel où Ricardo Ortiz s'est illustré face à « Campero », en 1999, la maladie décime l'élevage et Aimé qui depuis 1972 a l'aide de ses fils Michel et Jean-Pierre achète deux sementales et une centaine de vaches aux éleveurs andalous Angel et Juan Antonio Sampedro, purs Juan Pedro Domecq.

Au mas d'Icard, ce qui reste de l'ancien élevage est séparé des Sampedro et le long travail de la sélection recommence. Les bêtes ont la bravoure et la noblesse mais la faiblesse gâche ou cache souvent ces qualités primordiales.

Enfin, en 2004, 2005 et 2006, la ganaderia Aimé Gallon et fils obtient des résultats satisfaisants notamment à Céret en corrida avec « Despierdito » ou à Tarascon où le novillo « Giraldito » gagne la novillada-concours et permet à Jérémy Banti de triompher. A Aire-sur-Adour, c'est « Opulento » qui gagne la corrida-concours.

Bien sûr Saint-Martin de Crau est aussi le théâtre de nombreux succès et on se souvient notamment de Morenito de Aranda face au toro « Desertierto » de Gallon en 2015 honorant ainsi le prix « Aimé Gallon » mis en compétition chaque année.

Aimé est parti, voilà dix ans et son épouse Isabelle l'a rejoint en 2015. Aujourd'hui Michel et Jean-Pierre mène la barque et leur descendance prendront bientôt les rênes de la ganaderia.

Un jour Michel racontait que son rêve serait de toréer à Séville, à la Maestranza.

Le chemin se dessine tout doucement avec cette triomphale corrida à Iniesta en août 2015 où 8 oreilles ont été coupées et « Odalisco » grâcié par Morenito de Aranda avec sortie en triomphe des éleveurs et des toreros Cesar Jimenez et Francisco José Espada qui revient dans les arènes de Saint-Martin cette année.

L'année dernière c'est à Navalcan le 15 août que les toros de Aimé Gallon et fils se distinguent avec encore Morenito de Aranda (2 oreilles et 1 oreille) ; Cesar Jimenez (2 oreilles et 2 oreilles) et Joaquin Galdos (2 oreilles et 2 oreilles), le quatrième toro effectue une vuelta posthume.

Pour la feria de la Crau 2017, le 30 avril prochain une corrida de Gallon est programmée avec Morenito de Aranda devenu une relation privilégiée entre les éleveurs et le torero de Burgos, Juan Leal, le torero arlésien et Francisco José Espada, triomphateur également de la corrida de Iniesta.

Un cartel que Aimé regarde, de là-haut, derrière ses grosses lunettes rondes, avec la satisfaction d'avoir réussi sa vie.

 

Paul BOSC

22/02/2017

 

Billet du Cercle N°26

Publié le par Charles CREPIN

Philippe Cuillé nous a quittés

Le souvenir de Philippe est pour nous celui d’un homme intègre, et le rappel d’un exemple à suivre : celui du respect du patrimoine et des valeurs de la famille, celui du respect des traditions et d’une pure aficion, celui, aussi, des valeurs d’amitié, de générosité et de fidélité maintes fois affirmées au fil du temps.

Si cette disparition m’affecte personnellement, il en va de même pour beaucoup d’entre nous au Cercle Taurin Nîmois. Car en effet, un lien particulier très ancien existe entre le CTN et Philippe ainsi que sa famille. Un lien symbolisé par Badon qui fut bien souvent le lieu privilégié de nos rencontres et le signe d’une convivialité et d’une amitié partagée autour d’une passion commune : « la fête du biòu et du toro ».

C’est sur cette terre de Camargue qu’a été forgée et pérennisée par quelques hommes et quelques femmes de caractère la tradition taurine que nous défendons. Les Cuillé, un groupe familial uni, un clan solide, est de ceux-là. Les enfants d’Eugène Cuillé, Jean-Pierre, Philippe, Françoise et Bertrand furent très tôt immergés dans la Bouvine. C’est Philippe qui, le premier, manifeste un goût prononcé pour les toros et caresse le rêve de devenir manadier. A 12 ans, il se fait offrir sa première vache comme cadeau de Noël...

Du rêve à la réalité, le fer des Cuillé deviendra célèbre, obtenant six « Biòus d’Or » (Rousset en 1981 et 1982, Pythagore en 2000, Guépard en 2010, et plus récemment Mignon, en 2015 et 2016.).

Au début des années 90, Jean-Pierre a récupéré les taureaux de Camargue qu’il installe sur les terres familiales à Générac. Philippe quant à lui conserve le Grand Badon et se tourne avec passion vers le «toro brave». Une belle aventure commence, semée d’embuches, mais aussi de grandes satisfactions à force de courage, de travail et d’aficion. Une carrière de ganadero récompensée en Janvier dernier par le prix CTPR de la meilleure novillada piquée pour l’année 2016. Après les Bióus d’Or, cette récompense consacre encore le talent et la passion des Cuillé, cette fois pour le toro bravo.

Dans un passé récent, plusieurs sorties du CTN à Badon, une soirée mémorable des Jeudis du Cercle animée par Jean-Pierre, Philippe et Benjamin, et notre dernière Assemblée Générale à l’occasion de laquelle la famille Cuillé était notre invitée d’honneur pour fêter la deuxième victoire de Mignon, ont conforté cette amitié et cette fidélité. C’est dire que la disparition soudaine de Philippe nous attriste profondément. Que Dominique son épouse, ses enfants et sa famille soient assurés qu’il gardera toujours une place particulière dans nos cœurs.

Voir aussi l'album JDC-Cuillé ici

Quelle honte, Pedrito !

Publié le par cercletaurin.nimois

Reverrons-nous bientôt des toros à Barcelone ? Contre toute attente, Pedro Balaña, propriétaire des arène dit NON.

Dans une lettre ouverte qu'on pourrait trouver drôle et amusante s'il ne s'agissait d'un sujet qui touche à notre passion, Salvador Boix, apoderado de José Tomàs dit ses quatre vérités à "Pedrito" Balaña.

Ci-dessous, un bref extrait de la missive que vous pouvez lire dans son intégralité en vous rendant sur le site de la FSTF ici

 Quelle honte Pedrito,

De quoi as-tu peur ? Peut-être t’a-t-on menacé ? Qui ? Où ? On t’a dit que si tu essayais, on regarderait dans des comptes courants et sous les sièges de tes cinémas et tu as pris peur ? Peut-être devrais-tu l’expliquer si ça s’est passé comme ça. Mais tu ne le feras pas et bien-sûr tu n’affronteras pas le danger parce que tu as peur et que tu manques de courage. Tu t’es toujours caché au lieu de réagir comme un homme, comme un être qui a de la mémoire et de la dignité. Tu te chies dessus et tu regardes ton portefeuille au point de trahir ta propre histoire et celle des gens qui t’ont respecté et qui t’ont permis de devenir riche... 

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TAUROMACHIE ET POPULISMES : LE BAL DES HYPOCRITES

Publié le par cercletaurin.nimois

Le 8 décembre 2016, Antonio PURROY était l'invité des JEUDIS DU CERCLE. Une brillante intervention dont nous publions ici les principaux extraits.

Les populismes, ennemis de la Tauromachie

De manière traditionnelle, la Tauromachie a vécu en Espagne à l’intérieur d’un climat prohibitionniste, prohibitions beaucoup plus dures que les actuelles, puisqu’elles étaient prescrites par des papes et des rois. Les deux plus importantes ont été celle du pape Píe V, avec la bulle De salutis gregis dominici de 1567, qui prohibait les fêtes de taureaux dans tout le monde catholique « parce que les fêtes de taureaux n’avaient rien à voir avec pitié et charité chrétiennes ». À l’époque l’église voulait protéger les personnes et éviter les orgies et les bacchanales qui s’organisaient autour des spectacles taurins.

L’autre grande prohibition a été celle du roi Charles IV par son Ordonnance Royale de 1805, qui instituait la « Prohibition absolue dans tout le Royaume, sans excepter la Cour, des fêtes de taureaux et novillos avec mise à mort ». Curieusement, cette prohibition a eu une validité légale durant presque deux siècles, jusqu’à ce qu’en 1991, le socialiste Philippe González étant président du Gouvernement espagnol, la loi 10/1991 sur « les Pouvoirs administratifs en matière des spectacles taurins et ses conséquences » ait été approuvée. Comme on pouvait s’y attendre, durant cette longue période antérieure les spectacles taurins ont continué d’être célébrés en long et en large sur notre « peau de taureau ».

Quelques années plus tard, en 2010, le Parlement de la Catalogne a interdit les courses de taureaux en Catalogne mais non les correbous, ce qui a constitué une grande hypocrisie. En effet, qui a dit aux hommes politiques catalans que les taureaux dans la rue souffrent moins que dans l’arène? Il vaut mieux que six ans plus tard le Tribunal Constitutionnel espagnol ait aboli la prohibition de la Catalogne, par ce qu’aujourd’hui la Tauromachie est parfaitement légale sur tout le territoire espagnol.

Les mouvements animalistes

Depuis quelques décennies, un nouveau mouvement essaie de faire irruption fortement dans le contexte international pour subvertir l’ordre établi et substituer à l’humanisme chrétien, où l’homme est le centre intellectuel et moral de la vie ordinaire, une nouvelle interprétation par laquelle les animaux irraisonnables possèdent la même importance que la condition humaine, ce qui, à l’évidence, paraît insensé.

Le promoteur principal de cette nouvelle croisade animaliste est le philosophe australien Peter Singer, formé à l’Université d’Oxford et qui exerce comme professeur de bioéthique à l’Université de Princeton aux USA. En 1975, il a publié le livre Libération animale qui est devenu la bible des animalistes, puisqu’il défend l’égalité morale entre humains et animaux, et arrive à affirmer que la mort a la même valeur pour les uns et pour les autres.

Le courant animaliste s’abreuve aussi aux sources de l’écologisme profond, celui qui participe du monde végétarien et du véganien. Les véganiens sont opposés à l’élevage du bétail, à son sacrifice dans les abattoirs et à la consommation d’aliments d’origine animale.

Ce nouveau courant naît éloigné du milieu rural. L’ignorance de la vie rurale, de la production agraire et de l’équilibre environnemental fait que les animaux de production - de revenu – sont affrontés aux animaux de compagnie, qui ont été tiré de leur milieu naturel pour vivre dans une atmosphère humanisée, qui ne leur correspond pas.

Beaucoup d’activités humaines à grande tradition culturelle rattachées aux animaux, faisant aujourd’hui partie du monde des loisirs, sont menacées par l’intransigeance des animalistes. La chasse, la pêche, la tauromachie, les cirques, les zoos … sont le point de mire des antis qui, sans être nombreux, sont bien organisés et généreusement financés par de grands groupes internationaux.

Dans ces derniers temps il y a eu une grande prolifération d’associations animalistes comme la Human Society of United States, créé en 1954, avec 9,5 millions de membres dans le monde et un capital social de 350 millions de dollars, avec son bras armé, le PETA (People for the Ethical of Animals, 1980) très connu par ses apparitions médiatiques, comme par exemple, chaque année, au commencement des Sanfermines de Pampelune, les moitié nus tachés de rouge à la sauce tomate. D’autres associations comme le Vegan Straker Group (animaliste et végan ; Hollande), la Fundation Franz Weber (écologiste et animaliste ; Suisse), le CAS International (Comité Anti corrida ; Pays-Bas) … se sont aussi multipliées.

En Espagne, le PACMA (Parti Animaliste contre le Mauvais traitement Animal) prend assez de force, puisque lors des élections générales de 2015 il a recueilli 218.944 votes pour le Congrès et 1 034 617 pour le Sénat, bien que dans aucune des deux chambres il n’ait obtenu de représentation. Cependant, il a convoqué une manifestation le 10 septembre de 2016 à Madrid avec un large appui médiatique à laquelle environ 4 000 personnes ont participé. Le même jour, plus de 85 000 personnes ont assisté en Espagne à des corridas de taureaux, en payant leurs entrée et, dans la seule Communauté Valencienne, les populaires bous al Carrer ont attiré 105 000 spectateurs. Dans cet esprit, il y a eu à Valence, le 15 mars 2016, une grande manifestation pour la défense de la Tauromachie, qui a réuni plus de 40 000 personnes.

Le nouveau mouvement animaliste à caractère mondial va contre n’importe quelle activité humaine à grande tradition culturelle impliquant des animaux, non seulement celles qui sont rattachées aux loisirs, comme la propre production d’élevage, dont beaucoup de millions d’emplois dépendent dans le monde (1 700 millions d’emplois directs et 700 millions indirects), mais menace aussi les millions de tonnes de tous les produits nécessaires d’origine animale pour alimenter l’espèce humaine.

La Tauromachie ne devrait pas préoccuper spécialement le mouvement animaliste parce qu’elle représente très peu dans le contexte socio-économique, seulement huit pays dans le monde célèbrent des spectacles taurins, avec peu de répercussion économique. Elle a, cependant, un grand effet par la présence de la mort dans l’arène qu’ils utilisent comme déclencheur de beaucoup de protestations animalistes. Un petit succès contre les taureaux a une grande répercussion médiatique qui donne bonne conscience aux intransigeants. Les mouvements antitaurins ne comprennent pas qu’ils sont manipulés pour la grande cause animaliste de portée internationale qui prétend transformer le monde. Encore une fois l’hypocrisie apparaît dans le comportement des animalistes.

Les partis populistes espagnols, Podemos spécialement, dans leurs débuts se sont déclarés contre la Fête des taureaux.

Ensuite, ils se sont rendus compte que proposer l’interdiction des taureaux dans leurs programmes électoraux leur enlevait des votants tant est grand l’enracinement populaire des taureaux en Espagne, à nouveau l’hypocrisie. Le grand danger en Espagne pourrait venir de la couleur politique du Congrès des Députés, où une loi contre la tauromachie serait très nuisible à la Fête. En France, de même, la modification du code civil du 28 février 2015 dit que « les animaux en tant qu’êtres vivants ne sont plus des biens meubles mais des êtres sensibles » (NDLR : amendement Glavany). Une question importante : les animaux sauvages sont-ils des animaux sensibles ?

Il y a eu, au long des dernières décennies, des agissements d’hommes politiques importants qui révèlent l’hypocrisie de ceux qui attaquent les taureaux. Le nazi allemand Heinrich Himmler est sorti de Las Ventas (Madrid, 1940) effrayé par le sang et la souffrance des taureaux dans l’arène, lui qui avait ordonné le gazage de milliers et de milliers de personnes. Le précédent maire de Bogotá, Gustavo Petro, un ancien guérillero du mouvement M-19 a interdit les taureaux dans l’arène Sainte-Marie de la capitale, parce qu’il voulait réserver à l’arène des activités de vie et non de mort, en faire un espace de culture et de liberté. Quand le conseil municipal de Barcelone a remis la médaille d’or de la ville au toréador catalan Joaquín Bernardó il a dit que « ceux que nient le tradition taurine de Barcelone, ne connaissent pas l’histoire de la ville ».

L’actuelle mairesse de Barcelone Ada Colau (une indépendantiste et “podemiste”) dit qu’elle ne va pas respecter la résolution du Tribunal Constitutionnel contre l’abolition des courses de taureaux en Catalogne …

Ce qui reste aux aficionados devant les attaques c’est de défendre la Tauromachie parce qu’elle est grande, héroïque, admirable, cultivée, légale et, surtout, gravée dans l’ADN d’un grand nombre des Espagnols. De plus, les aficionados nous sommes, avec les éleveurs ceux qui aimons le plus le taureau brave, nous sommes beaucoup plus nombreux que les « antis » et, surtout, nous ne sommes pas des assassins. N’ayons pas de peurs et de complexes, mais au contraire, une conviction et une détermination à l’heure de défendre la Tauromachie.

Antonio Purroy Unanua (Pampelune)

Voir le texte original en espagnol

Un aficionado au Parlement

Publié le par cercletaurin.nimois

 

Alain MARLEIX, UN AFICIONADO AU PARLEMENT


En présence de différentes personnalités politiques proches de la tauromachie présentes au rendez-vous à cette occasion, l'aficionado Alain Marleix, ancien ministre, député et Président du groupe d'Étude Tauromachie de l'Assemblée Nationale, élargit les points de vue, entre combat pour les traditions et tentatives d'abolition, entre passion et politique. Un plaidoyer marquant pour la tauromachie. A ne pas manquer.


Vendredi 3 Février 2017 à 19h00
Nimes - Hôtel IMPERATOR

Sur réservation - contact: jeudisducercle@gmail.com

L'affiche en version Pdf

MANOLETE, un profil

Publié le par Charles CREPIN

En 2017, on va beaucoup parler de Manolete dont c'est le centenaire de la naissance. Et coïncidence, c'est aussi le 70ème anniversaire de sa mort. Né à Cordoue en 1917, mort dans l'arène à Linares en 1947, des lieux privilégiés pour notre prochaine pérégrination en terre espagnole.

En attendant, je vous propose de revenir sur le profil particulier de ce torero emblématique dans cet article que j'avais publié en 2009 sur Vingt passes, pas plus. Adulé mais aussi décrié durant sa fulgurante carrière, Manolete fut arrêté net dans sa course par la corne d'un pensionnaire de Miura.

C.C.

 

MANOLETE est le torero mythique des années 40. On dit que seul Pepe Luis VÁZQUEZ aurait pu le dépasser. Pepe Luis, c'était l'élégance, la subtilité, la délicatesse et l'inspiration au service d'un classicisme épuré et d'une grande intelligence du toro. Et pour couronner le tout, il était parfois comme touché par la grâce divine. On comprend pourquoi la critique et le mundillo littéraire, restés très belmontistes, lui étaient, favorables. Mais il lui manquait sans doute la volonté et le courage nécessaires pour se hisser au rang de numéro un. Il ne combattait pour personne. Il attendait le bon toro, et lorsqu’il l’avait trouvé, il toréait avec détachement, sur un nuage et pour lui-même. MANOLETE, lui, c’était tout le contraire : un grand corps longiligne raide et emprunté, un visage triste et ingrat, mais une volonté de fer, un immense courage, un sens inné du sitio lui permettant d'enchaîner naturellement les passes, et ceci devant tous les toros. Du jamais vu ! Son aguante majuscule et son immobilité incroyable pour l'époque, transmettaient une forte émotion sur les gradins et lui valurent d'être adulé par le public. Atypique et révolutionnaire, il a imposé sa personnalité et donné le « la » du toreo moderne. Par la suite, tous les toreros, même ceux qui se sont réclamés du plus pur style « néo-classique », ont beaucoup emprunté au toreo du "Calife de Cordoue". Et ceux d'aujourd'hui davantage encore.
 

MANOLETE est aussi le héros d’une légende noire, fragile et contrefait par des soupçons de trucage et d’artifices que le temps n’a pas totalement effacés. Son image reste pour certains celle d’un torero habile motivé par l’argent, et grandi par sa mort. Lieux communs et critiques intégristes ont longtemps alimenté ce sombre portrait, accusant le célèbre maître d’avoir toréé des « becerrotes afeitados » et dénonçant son toreo de profil, une faute impardonnable pour les gardiens du temple belmontiste. Et pour finir, son écrasante domination finit par lasser un public toujours plus exigeant, ce qui fit dire à MANOLETE, désabusé : « Je ne pense pas qu’on puisse toréer de plus près ni plus immobile qu’on l’exige de moi, à moins de monter sur l’animal (…) ».

Paix à son âme. Avec du recul, les reproches qui lui ont été faits ne semblent pas tous fondés. L'utrero (toro de 3 ans) toréé par MANOLETE était la règle dans l'Espagne d'après guerre. Tous les toreros sans exception ont combattu des utreros jusqu’en 1973 ! Et puis, ces novillos auraient sans doute pu rivaliser de caste et de dangerosité avec beaucoup de nos cuatreños actuels ! Ensuite, à propos de l’afeitado, vous savez sans doute que cette pratique centenaire a toujours autant d’adeptes… Parlons d'argent. Inflation comprise, les cachets de MANOLETE étaient sans doute plutôt modérés comparés à ceux de nos riches figuras d'aujourd'hui. Et enfin, venons en au toreo de profil, car c'est la question intéressante. On a vu plus haut combien plusieurs générations de toreros ont emprunté à ce style (sans faire toujours aussi bien que MANOLETE...). Vue sous cet angle, la querelle faite à MANOLETE paraît un peu étroite, non ? En tout cas, en décalage avec ses passes serrées « au fil de la corne » et chargées d'émotion. L'aficionado reste parfois perplexe et frustré devant cette éternelle dualité du couple « toreo belmontiste / toreo profilé ». A cet égard, les citations reprises ci-dessous permettent d'élargir un peu les points de vue.

C.C.
 


« - En el toreo, todo lo que no sea cargar la suerte, no es torear sino destorear" Domingo Ortega.

 
« (…) - On peut très bien avancer la jambe tout en déchargeant la suerte, si au lieu de déplacer le poids du corps sur la jambe de sortie, on le laisse sur la jambe d’entrée. En fait, avancer la jambe, ce n’est qu’un recours destiné à rejeter le taureau vers l’extérieur (…).
Joselito, cité par André VIARD –
COMPRENDRE LA CORRIDA - Éditions atlantica 2001
 
« - J’évite d’avancer la muleta vers la corne contraire ; je la garde plutôt légèrement en retrait par rapport à mon corps. J’évite aussi de « charger la suerte », car toutes ces sollicitations reviennent à forcer le sort, à tordre les évènements. Elles sont pour ainsi dire les béquilles qu’offre la technique quand on a une insuffisante maitrise de soi et de la bête ».
François ZUMBIEHL - MANOLETE - Éditions Autrement 2008

 

Je vous propose également de profiter des derniers jours de la diffusion d'un excellent reportage d'Arte en vidéo sur le site de la Fédération des Sociétés Taurines de France en cliquant sur le lien http://torofstf.com/content/le-documentaire-darte-sur-manolete-est-visible-ici-jusqu%C3%A0-vendredi

Vous y verrez à cette occasion l'intervention très documentée et pertinente, comme à son habitude, de notre amie l'historienne Araceli Guillaume-Alonso qui animera notre Jeudi du Cercle du mois de Mars prochain.

Billet du cercle N°25

Publié le par Charles CREPIN

Billet du Cercle N° 25

Esprit du Sud

A l'évidence, les mouvements animalistes, parmi lesquels ceux qui se réclament du véganisme (ou même s'en cachent derrière une pitoyable fausse barbe) ont pour but, ni plus, ni moins, d'interdire à l'homme toute exploitation de l'animal, souhaitant considérer ce dernier comme une personne à part entière. Leur angle d'attaque le plus fréquent consiste à surfer sur le thème du bien-être animal, en faisant porter sur cette question l'essentiel de leur rhétorique, révélant par là-même, bien souvent, leur grande ignorance du sujet, voire leur hypocrisie.

Le professeur Antonio Purroy en parle en ces termes : "Ce nouveau mouvement animaliste va beaucoup plus loin et défend l'antispecisme c'est-à-dire l’égalité par le bas de toutes les espèces animales, avec pour effet de dégrader l'homme, ce qui est l'un des objectifs du mouvement...

Lire sur Vingtpasse : http://www.vingtpasses.com/2016/12/animalisme-antispecisme-degradation-de-l-humain.html

A lire aussi l'excellente intervention d'Emmanuel Durand aux Jeudis du Cercle, http://www.vingtpasses.com/article-l-animal-chose-ou-personne-121478873.html

Nous devons relever le défi de dédiaboliser ces attaques, en nous interdisant toute position défensive qui leur confère une importance et une audience qu'elles ne méritent pas. Soyons offensifs face à ces refrains sommaires sur le thème du bien-être et de la souffrance animale, opposons un discours décomplexé, raisonné, argumenté. Affirmons les principes qui sous-tendent la cohérence de notre passion de la tauromachie et de la corrida. Parlons du toro brave, cette merveille, roi du campo.

Deux évènements positifs récents dans le monde taurin sont de nature à nous conforter : 

  •   Le colloque "L'homme et les animaux, vers un conflit de civilisation ?" organisé au Sénat par l'ONCT et l'UVTF , d'un très haut niveau d'intérêt, a débouché sur la signature de la Charte pour les Libertés et la Diversité des Cultures.
  • Deux départements de la Région Nouvelle Aquitaine ont initié la démarche Esprit du Sud. Samedi 21 Janvier prochain à 10h00 salle Cordobes de la Coordination à l'Imperator, Frédéric Pastor, délégué à la Tauromachie de la Ville de Nîmes, et Emmanuel Durand, avocat de l'ONCT, ami et membre du CTN, viendront présenter le projet de Charte Esprit du Sud 30.

La démarche de la charte Esprit du Sud va fédérer tous ceux dont la passion ou le métier est proche des animaux. Tous ceux qui sont attaqués et visés par cet antispécisme, et stigmatisés par la désinformation de nos adversaires : éleveurs, gaveurs, chasseurs, pêcheurs, apiculteurs, ostréiculteurs, et bien sûr aficionados.

Soyons solidaires de cette démarche en nous félicitant de l'initiative prise par Nîmes. Venez assister nombreux au Café Toro du 21 Janvier. Je compte sur votre solidarité pour accompagner ce mouvement.

Charles CREPIN

12 Janvier 2017

 

 

LES VOEUX DU CERCLE TAURIN NIMOIS

Publié le par cercletaurin.nimois

Maintenant, vous comprenez pourquoi le Père Noël a tardé à vous porter nos vœux de très belle année 2017...

Maintenant, vous comprenez pourquoi le Père Noël a tardé à vous porter nos vœux de très belle année 2017...

Chers amis,

Nous étions particulièrement nombreux, ce samedi soir 7 janvier, dans la salle Cordobes de l'Hôtel IMPERATOR, pour fêter les Rois et recevoir les vœux du Président. Nous vous remercions à nouveau très chaleureusement de votre sympathique présence.

Le froid et la grippe qui sévissent actuellement avaient eu raison de certains d'entre nous, mais pour les autres, c'est jusqu'à tard dans la nuit, qu'ils se sont égaillés lors de cette soirée conviviale.

Retrouver, ci-dessous, le texte des voeux de Charles.

Chers membres du CTN,

C’est devenu pour moi un très grand plaisir de vous retrouver à l’occasion de la soirée des vœux du CERCLE TAURIN NÎMOIS. Je vois dans ce moment privilégié un supplément de convivialité et d’amitié. J’y puise aussi une précieuse énergie pour l’année qui débute.

Au nom des membres du Conseil d’Administration, je vous présente mes meilleurs vœux pour une très belle année 2017, pleine de santé, de bonheur, et riche de joies partagées à travers notre passion commune.

Il y a aussi dans cette fête des vœux quelque chose qui nous ramène à l’essence même de nos valeurs et de notre engagement pour la tauromachie. Et, vous le savez, le CERCLE TAURIN NÎMOIS est résolument fidèle à la défense de ces valeurs authentiques. Chacune des activités de notre association, cycle culturel, rencontres, sorties ou voyages, comporte un versant culturel et une invite à explorer ce merveilleux domaine tauromachique, riche de culture, d’art, d’histoire et de traditions. Cette volonté participe évidemment au rayonnement de notre association et son développement. Mais la dynamique repose avant tout sur la satisfaction des attentes de ses adhérents. Vous voir ici ce soir aussi nombreux, et pour certains venus de loin, en est le témoignage et le signe d’une amitié et d’une fidélité qui conforte notre engagement à vos côtés.

Je tiens à vous remercier pour la confiance que vous nous témoignez, toujours plus nombreux, et je souhaite que l’année qui commence nous permette de vivre ensemble des moments exceptionnels faits de convivialité et de générosité. Et, bien sûr, de vivre notre passion du toro brave. Je remercie également la Coordination qui, cette année encore, a mis gracieusement ses locaux à notre disposition pour cette soirée. J’ai aussi une pensée pour René Chavanieu. Chacha n’a pu nous rejoindre ce soir en raison du froid. J’espère que nous reverrons cet ami fidèle en d’autres occasions. Enfin, merci aux membres du Bureau et des commissions qui par leur investissement et leur dévouement rendent possibles de tels moments.

Cette année est particulière, car nous ne fêtons pas seulement ensemble le commencement de la nouvelle année. En 2017, nous célébrons le soixante-dixième anniversaire du CERCLE TAURIN NÎMOIS. Toutes les manifestations à l’occasion desquelles nous serons réunis cette année porteront la marque de cet anniversaire. Le programme qui rythmera nos activités pour célébrer comme il se doit cet événement est en cours d’élaboration. Le Bureau et les commissions constituées à cet effet y travaillent. Je vais essayer de vous apporter ce soir quelques informations sur le contenu de ce programme encore en gestation.

Mais avant cela, j’aimerais fixer quelques repères historiques, témoins de moments forts de la vie taurine nîmoise lors des décennies anniversaires du club marquées du chiffre 7, et aussi pour la mémoire de ceux qui ont fait vivre cette belle association durant toutes ces années.

1947

Naissance du Cercle Taurin Nîmois. Jusqu’alors, un seul club taurin existait à Nîmes : l’Union Taurine Nîmoise. Aujourd’hui, on compte une quarantaine de clubs dont beaucoup sont actifs et fédérés au sein de la Coordination. Que de chemin parcouru par l’aficion nîmoise !

  • La revue Toros venait de souffler sa première bougie.
  • Et enfin, 2 événements marquent cette année 1947 :
  • La mort de Manolete à Linares dont nous reparlerons au cours de notre prochain voyage.
  • la frontière avec l’Espagne, fermée depuis 1945, s’ouvrait à nouveau, redonnant espoir aux aficionados français. Les toreros espagnols pouvaient à nouveau venir toréer chez nous. Mais pendant quelques temps, obtenir le visa nécessaire était une autre affaire…

1957

Le CTN fête ses 10 ans pour une année taurine marquante :

  • Une mémorable novillada de Guardiola Fantoni. Dans « Toros à Nîmes », Pierre Dupuy commente ainsi la prestation des 6 pensionnaires de Salvador Guardiola au cours de la Feria 1957 : « solides, braves et nobles, ils désintégrèrent les toreros épouvantés par les armures impressionnantes. 6 dépouilles ovationnées et le mayoral invité à saluer au centre de l’ovale ».
  • Cette année-là aussi, 3 ans avant sa faena pour l’histoire dans l’amphithéâtre nîmois, Ordoñez confirme son leadership.
  • Pour mémoire, Jaime Ostos a connu lors de cette Feria son moment de gloire, porté a hombros des arènes jusqu’à l’hôtel Imperator. Imaginez l’ambiance dans le hall et le grand salon à l’issue de cette tarde !

1967

20ème anniversaire du CTN. Et année charnière pour la place nîmoise :

  • Inauguration des nouveaux corales de la route de Beaucaire
  • Cartels des grandes figuras du moment : Camino, Puerta, Paquirri, Cordobès, Angel Teruel.
  • Juan Pedro Domecq devenait le fournisseur attitré de l’empressa Ferdinand Aymé, déjà… Pierre Dupuy commente ainsi ce fait anodin : « La démarche de la Direction nîmoise était compréhensible : prisonnière de sa politique de cartels prestigieux, elle avait un problème majeur : pouvoir obtenir des lots de toros dans les élevages exigés par les vedettes… ». Vous me direz si vous percevez un changement…

1977

30 ans déjà et une autre année marquante :

  • 2ème Cape d’Or et alternative pour Christian Nimeño.
  • Quelques jours plus tard, Christian triomphe à Madrid.

1987

Le mérite des Fondateurs de la Feria est enfin reconnu au cours de cette Feria très contrastée :

  • La Feria côté toros : naufrage de la Miurada (on a encore vu ça récemment…) La moitié des Victorinos refusés par les toreros pour des défauts de vue flagrants, sans doute non décelés à l’embarquement… Des toritos surbaissés et idiots de Marca, des Pablos Romero absents. Des Torestrella inconsistants, des Marialuisa décevants, mais de bons Jandilla !
  • La Feria côté toreros, José Antonio Campuzano, très grand. Victor Mendez et Luis Francisco Espla flamboyants, ovationnés pour des paires très exposées « al sesgo por dentro », Le nîmois Juan Villanueva, superbe, un bonheur hélas éphémère.
  • et Paco Ojeda, grand seigneur, tel un fakir, ahurissant et magique. Et aux Vendanges, une formidable alternative hyper médiatisée des fils Litri et Camino parrainés par leurs illustres pères.

Nîmes flamboyait désormais en prenant un virage par certains côtés regretté par des aficionados désormais souvent qualifiés en retour d’ayatollahs ou d’intégristes. Sans changement aujourd’hui…

1997

  • Pour les 50 ans du CTN, grande fête à l’Imperator.
  • Paco Ojeda triomphe toujours.
  • Mais après cette époque, le CTN accuse une certaine baisse de régime. Ses membres ont vieilli. L’activité a baissé. Pas de relève… L’éclipse va durer presque 10 ans !

 

2007

Pour sa deuxième édition, le Printemps des Jeunes Aficionados entre dans les arènes de Nîmes et enregistre un succès considérable.

  • Quant au CERCLE TAURIN NÎMOIS, quelques aficionados travaillent désormais à la renaissance de cette belle endormie, renaissance qui sera effective le printemps suivant, et célébrée dignement quelques mois plus tard.

2017

A force de persévérance, Simon a décroché la lune… Ce fils de Nîmes règne désormais sur le temple de Madrid. En sera-t-il le gardien ?

Mais venons-en au programme du 70ème anniversaire.

Les éléments principaux de nos manifestations, non définitifs, sont les suivants pour l’instant les suivants :

  • 1/ Un 9ème cycle culturel spécifique, déjà commencé, dont le thème est clairement engagé. La dernière du cycle, le 8 avril fera date. Nous sommes en terre inconnue, mais avançons ! Une large information sur ce cycle a été diffusée depuis la rentrée d’Octobre. Un dépliant du programme est à votre disposition.
  • 2/ Un voyage de 7 jours à Cordoue pour la Feria de Mai, placé sous le double signe du mythe Manolete et du jumelage Nîmes-Cordoue. Le programme de ce voyage riche et varié va s’enrichir de la découverte d’une ganaderia « légendaire ». Ça mijote… A suivre.
  • 3/ Le CTN organisera le 101ème Congrès de la Fédération des Sociétés Taurines de France. Ce millésime sera agrémenté de différentes animations, taurines, culturelles ou statutaires. Le congrès débutera par une grande Fiesta Campera. Je rappelle que le Cercle Taurin Nîmois est membre du Bureau exécutif national de la Fédération. La présence de René Chavanieu à ce congrès sera pour nous et toute la communauté de la Fédération un fort symbole de sa fidélité à notre passion, de sa foi intègre dans la corrida et de ses combats inlassables.
  • 4/ La réception d’une personnalité importante du monde taurin ayant fortement marqué les arènes de Nîmes par le passé. 
Rien n’est joué. Nous y travaillons avec persévérance.
  • 5/ Manifestation commune, enfin, avec une ganaderia fêtant elle aussi son 70ème anniversaire.

 

Voilà ce que je pouvais vous en dire ce soir.

 

Merci, et maintenant, place à la fête des Rois !

C.C - Vœux 2017

VOEUX 2017

Publié le par cercletaurin.nimois

VOEUX 2017

Chers, amis,

Venez fêter les rois avec le CTN le 7 janvier prochain

 à 19 heures, salle CORDOBES, Hôtel IMPERATOR

Une belle occasion de vous présenter nos vœux pour cette nouvelle année lors d'une soirée conviviale.

Bonne fin d'année et à très bientôt de vous retrouver.

Le C.T.N.

 

Noël à Nîmes, années 50, années 60…

Publié le par cercletaurin.nimois

Noël à Nîmes, années 50, années 60…

Bientôt Noël !

Martine nous offre cette belle photo des arènes prise hier soir au pied de la statue. Et Paul évoque avec nostalgie le souvenir de Noëls passés, des souvenirs de temps heureux. Le regard de l'enfant est toujours là...

En cette période de l'année, les arènes dorment en attendant la prochaine Pentecôte. Les vieilles pierres romaines des carrières de Barutel se couvriront alors de mille couleurs d'une foule bruyante qui attendra l'heure du paseo qui déboulera de la porte du toril après avoir attendu que « La Marseillaise » soit interprétée par la fanfare des sapeurs-pompiers, il n'y avait pas d'orchestre des arènes à cette époque.

Dans les rues de Nîmes, les magasins ont décoré leurs vitrines de lumières et de jouets, les bars des boulevards Gambetta, Victor-Hugo et Amiral-Courbet ou de l'avenue Jean-Jaurès (Pantel, Tortoni, Gambrinus) préparent leurs lotos annuels et accrochent à leurs frontons des paniers garnis de victuailles ou de gibiers. La réglementation de ces années d'après-guerre était rigoureuse en ce qui concerne les jeux et notamment le loto qui n'était autorisé que pendant une période limitée durant les mois de décembre et janvier. C'était le grand rendez-vous familial des soirées des fêtes de fin d'année.

Sur les boulevards de petites baraques étaient installées pour les écaillers qui, eux aussi, ne pouvaient vendre huîtres et coquillages que pendant les mois en « R ».

Bien évidemment les églises étaient ouvertes et résonnaient de chants religieux pour la messe de minuit. En face de l'église Saint-Paul, l'Armée du Salut en uniforme avait accroché un chaudron à une potence et recueillait les dons des passants en les appelant au son d’une cloche.

Sur les boulevards Victor-Hugo et Amiral Courbet, on déambulait allant de la Maison Carrée aux arènes et des arènes a la Maison Carrée ou du Grand Temple au magasin de meubles Bloch, en face l'Esplanade, qui est aujourd'hui à l'enseigne d'un restaurant de hamburgers. Des photographes faisaient crépiter leurs flashes et vous donnaient un petit carton pour aller retirer le cliché le lendemain dans leurs boutiques.

Photos en noir et blanc de familles, de mamans avec leurs enfants en poussettes ou en landau, de jeunes ados qui s'enveloppaient la gorge dans une longue écharpe, d'amoureux qui se tenaient par la main ou par les épaules pour ne pas se séparer dans la foule. Parfois à la galerie Jules-Salles, il y avait bal avec un véritable orchestre, comme à la Maison du Peuple en face des arènes et du Palais de Justice devenue aujourd'hui galerie d'art.

Dans les appartements, une branche de pin coupée souvent d'un arbre du mazet, était décorée de boules étincelantes et au pied, les enfants déposaient leurs chaussures en attentant « la belle nuit de Noël » que chantait Tino Rossi.

Dans les cinémas de la ville (Majestic, rue Émile-Jamais ; Éden et Studio, rue Godin ; Colisée, en face le Grand Temple ; Odéon, rue Pierre-Semard ; ABC, le cinéma permanent rue Colbert ; Corona et Vox place de la Couronne ; le Forum rue Poise en activité encore aujourd'hui ; l'Olympia rue Porte-de-France devenu une salle de sport le dernier dessin animé de Walt Disney était projeté ou des comédies avec Fernandel ou le dernier western ou péplum à la mode. Au Théâtre municipal qui remplaçait le grand Théâtre incendié en octobre 1952, le gala Karsenty ou une opérette étaient souvent les programmations des fêtes.

Mais pour nous enfants, le jeudi où nos parents nous emmenaient faire le tour des magasins de jouets afin d'écrire notre lettre au Père Noël, était un événement. Nous commencions par la rue de la Madeleine où à côté de la Maison Villaret, nous badions la vitrine du magasin de jouets puis, évidemment chez Juvenel, l'immeuble en face des Halles et la rue Général-Perrier où « Le Petit Paris » consacrait sa vitrine à Noël et aux jouets, puis « Les Dames de France » en face de l'église Saint-Baudile, les galeries Bloch, boulevard Amiral-Courbet comme le Prisunic. Enfin on arrivait rue de l'Aspic où pendant des années et des années, les plus beaux trains électriques étaient exposés et tournaient sans cesse.

Nos petits yeux éblouis ne savaient quoi regarder : les panoplies de cow-boy ou d'indiens, de Zorro, de Mousquetaires, de David Crockett ? Les voitures miniatures des DS, 203, Versailles, les camions de pompiers, les garages ? Une année dans la vitrine du « Petit Paris » à l'angle de la rue des Halles et du boulevard Général-Perrier, la maquette d'un cirque et son chapiteau multicolore nous avait tentés, mon frère et moi, mais le prix était hors de portée du porte-monnaie du Père Noël . Aussi notre tante, la sœur de maman, bonne couturière, avait compté le nombre de mats qui soutenaient la toile et avait confectionné le cirque avec une ouverture centrale qui soulevait la toile et où l'on déplaçaient méticuleusement, les chameaux, éléphants, tigres, lions, chevaux, otaries... que nous possédions dans nos boîtes de jouets.

Le jour de Noël nous découvrions à notre réveil, au pied du sapin, nos cadeaux et déchirions les papiers d'emballage avec nervosité, ce qui faisait râler les parents mais qui étaient aussi heureux que nous de partager nos étonnements. Je me souviens maintenant que notre père a toujours eu, ce jour là, une nouvelle paire de charentaise qu'il étrennait aussitôt en faisant disparaître les anciennes qu'il portait au pieds depuis 1 an. La journée de Noël était souvent l'occasion de réunir la famille et nous apparaissions alors avec nos cadeaux.

« C'est le Père-Noël de tata ou de la grand-mère qui nous a apporté ceci ou cela ? »

« Vous avez oublié d'ouvrir ce cadeau » désignait ma mère en sachant très bien que le livre ou le stylo à plume n'étaient pas l'objet désiré en priorité.

Mais la grande phrase était : « C'est parce que vous avez été très sages que le Père-Noël est passé et que vous avez promis de bien travailler à l'école. »

C'est bien des années plus tard que nous nous sommes aperçus que le Père Noël ne pouvait pas passer par la cheminée et que ma mère était si peureuse qu'elle n'aurait pas laissé la porte ouverte à minuit pour laisser entrer quelqu'un dans la maison.

Mais l'enfance à ses rêves que chacun de nous garde dans son cœur.

 

Paul Bosc

LE PASEO

Publié le par cercletaurin.nimois

Un deuxième poème d'Emile Reinaud, ancien Maire de Nîmes, lu en 1906 devant l’Académie de la cité romaine dont il était membre, sous le titre « AUX ARÈNES DE NÎMES ».
 
Dans ce Paseo résonnent les accents de Carmen, et défilent les images intemporelles de la fière allure des alguazils, de l'or flamboyant de l'habit de lumière, du superbe équipage des picadors bardés de fer, et des mules coquettes, reluisantes sous les plumets... Tout comme dans "l'Amphithéâtre", un siècle plus tard, la magie opère toujours, l’aficion qui perce dans cette poésie est la nôtre.  Voici "Le Paseo".  
LE PASEO

LE PASEO

 

Quatre heures sonnent et soudain

Les deux battants des portes s'ouvrent

Aux accents joyeux de Carmen,

Et les alguazils que recouvrent

Les justaucorps de noir velours

De caracoler dans l'arène.

Drapant sous les plus beaux atours

Leur torse à l'allure hautaine,

Bien en forme, les Espadas

Fiers de leur cape de parade

Complaisamment rythment le pas

Vers la tribune de l'Alcade.

Viennent ensuite deux par deux

Les toreros aux bas de soie

Dont les costumes somptueux

Où l'argent brille, où l'or flamboie

Sont rehaussés par le soleil ;

Et puis le superbe équipage

Des picadors dans l'appareil

Des chevaliers du moyen-âge

Bardés de fer et les valets

D'arène et les mules coquettes

Reluisantes sous les plumets,

Les gais rubans et les clochettes.

Au cours du paseo, le peuple s'est dressé ;

Jusqu’au salut final les mains n'ont pas cessé

De battre et d'applaudir : est-il décor qui vaille

Cette scène réglée en matin de bataille ?

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