MANOLETE, un profil

Publié le par Charles CREPIN

En 2017, on va beaucoup parler de Manolete dont c'est le centenaire de la naissance. Et coïncidence, c'est aussi le 70ème anniversaire de sa mort. Né à Cordoue en 1917, mort dans l'arène à Linares en 1947, des lieux privilégiés pour notre prochaine pérégrination en terre espagnole.

En attendant, je vous propose de revenir sur le profil particulier de ce torero emblématique dans cet article que j'avais publié en 2009 sur Vingt passes, pas plus. Adulé mais aussi décrié durant sa fulgurante carrière, Manolete fut arrêté net dans sa course par la corne d'un pensionnaire de Miura.

C.C.

 

MANOLETE est le torero mythique des années 40. On dit que seul Pepe Luis VÁZQUEZ aurait pu le dépasser. Pepe Luis, c'était l'élégance, la subtilité, la délicatesse et l'inspiration au service d'un classicisme épuré et d'une grande intelligence du toro. Et pour couronner le tout, il était parfois comme touché par la grâce divine. On comprend pourquoi la critique et le mundillo littéraire, restés très belmontistes, lui étaient, favorables. Mais il lui manquait sans doute la volonté et le courage nécessaires pour se hisser au rang de numéro un. Il ne combattait pour personne. Il attendait le bon toro, et lorsqu’il l’avait trouvé, il toréait avec détachement, sur un nuage et pour lui-même. MANOLETE, lui, c’était tout le contraire : un grand corps longiligne raide et emprunté, un visage triste et ingrat, mais une volonté de fer, un immense courage, un sens inné du sitio lui permettant d'enchaîner naturellement les passes, et ceci devant tous les toros. Du jamais vu ! Son aguante majuscule et son immobilité incroyable pour l'époque, transmettaient une forte émotion sur les gradins et lui valurent d'être adulé par le public. Atypique et révolutionnaire, il a imposé sa personnalité et donné le « la » du toreo moderne. Par la suite, tous les toreros, même ceux qui se sont réclamés du plus pur style « néo-classique », ont beaucoup emprunté au toreo du "Calife de Cordoue". Et ceux d'aujourd'hui davantage encore.
 

MANOLETE est aussi le héros d’une légende noire, fragile et contrefait par des soupçons de trucage et d’artifices que le temps n’a pas totalement effacés. Son image reste pour certains celle d’un torero habile motivé par l’argent, et grandi par sa mort. Lieux communs et critiques intégristes ont longtemps alimenté ce sombre portrait, accusant le célèbre maître d’avoir toréé des « becerrotes afeitados » et dénonçant son toreo de profil, une faute impardonnable pour les gardiens du temple belmontiste. Et pour finir, son écrasante domination finit par lasser un public toujours plus exigeant, ce qui fit dire à MANOLETE, désabusé : « Je ne pense pas qu’on puisse toréer de plus près ni plus immobile qu’on l’exige de moi, à moins de monter sur l’animal (…) ».

Paix à son âme. Avec du recul, les reproches qui lui ont été faits ne semblent pas tous fondés. L'utrero (toro de 3 ans) toréé par MANOLETE était la règle dans l'Espagne d'après guerre. Tous les toreros sans exception ont combattu des utreros jusqu’en 1973 ! Et puis, ces novillos auraient sans doute pu rivaliser de caste et de dangerosité avec beaucoup de nos cuatreños actuels ! Ensuite, à propos de l’afeitado, vous savez sans doute que cette pratique centenaire a toujours autant d’adeptes… Parlons d'argent. Inflation comprise, les cachets de MANOLETE étaient sans doute plutôt modérés comparés à ceux de nos riches figuras d'aujourd'hui. Et enfin, venons en au toreo de profil, car c'est la question intéressante. On a vu plus haut combien plusieurs générations de toreros ont emprunté à ce style (sans faire toujours aussi bien que MANOLETE...). Vue sous cet angle, la querelle faite à MANOLETE paraît un peu étroite, non ? En tout cas, en décalage avec ses passes serrées « au fil de la corne » et chargées d'émotion. L'aficionado reste parfois perplexe et frustré devant cette éternelle dualité du couple « toreo belmontiste / toreo profilé ». A cet égard, les citations reprises ci-dessous permettent d'élargir un peu les points de vue.

C.C.
 


« - En el toreo, todo lo que no sea cargar la suerte, no es torear sino destorear" Domingo Ortega.

 
« (…) - On peut très bien avancer la jambe tout en déchargeant la suerte, si au lieu de déplacer le poids du corps sur la jambe de sortie, on le laisse sur la jambe d’entrée. En fait, avancer la jambe, ce n’est qu’un recours destiné à rejeter le taureau vers l’extérieur (…).
Joselito, cité par André VIARD –
COMPRENDRE LA CORRIDA - Éditions atlantica 2001
 
« - J’évite d’avancer la muleta vers la corne contraire ; je la garde plutôt légèrement en retrait par rapport à mon corps. J’évite aussi de « charger la suerte », car toutes ces sollicitations reviennent à forcer le sort, à tordre les évènements. Elles sont pour ainsi dire les béquilles qu’offre la technique quand on a une insuffisante maitrise de soi et de la bête ».
François ZUMBIEHL - MANOLETE - Éditions Autrement 2008

 

Je vous propose également de profiter des derniers jours de la diffusion d'un excellent reportage d'Arte en vidéo sur le site de la Fédération des Sociétés Taurines de France en cliquant sur le lien http://torofstf.com/content/le-documentaire-darte-sur-manolete-est-visible-ici-jusqu%C3%A0-vendredi

Vous y verrez à cette occasion l'intervention très documentée et pertinente, comme à son habitude, de notre amie l'historienne Araceli Guillaume-Alonso qui animera notre Jeudi du Cercle du mois de Mars prochain.

Billet du cercle N°25

Publié le par Charles CREPIN

Billet du Cercle N° 25

Esprit du Sud

A l'évidence, les mouvements animalistes, parmi lesquels ceux qui se réclament du véganisme (ou même s'en cachent derrière une pitoyable fausse barbe) ont pour but, ni plus, ni moins, d'interdire à l'homme toute exploitation de l'animal, souhaitant considérer ce dernier comme une personne à part entière. Leur angle d'attaque le plus fréquent consiste à surfer sur le thème du bien-être animal, en faisant porter sur cette question l'essentiel de leur rhétorique, révélant par là-même, bien souvent, leur grande ignorance du sujet, voire leur hypocrisie.

Le professeur Antonio Purroy en parle en ces termes : "Ce nouveau mouvement animaliste va beaucoup plus loin et défend l'antispecisme c'est-à-dire l’égalité par le bas de toutes les espèces animales, avec pour effet de dégrader l'homme, ce qui est l'un des objectifs du mouvement...

Lire sur Vingtpasse : http://www.vingtpasses.com/2016/12/animalisme-antispecisme-degradation-de-l-humain.html

A lire aussi l'excellente intervention d'Emmanuel Durand aux Jeudis du Cercle, http://www.vingtpasses.com/article-l-animal-chose-ou-personne-121478873.html

Nous devons relever le défi de dédiaboliser ces attaques, en nous interdisant toute position défensive qui leur confère une importance et une audience qu'elles ne méritent pas. Soyons offensifs face à ces refrains sommaires sur le thème du bien-être et de la souffrance animale, opposons un discours décomplexé, raisonné, argumenté. Affirmons les principes qui sous-tendent la cohérence de notre passion de la tauromachie et de la corrida. Parlons du toro brave, cette merveille, roi du campo.

Deux évènements positifs récents dans le monde taurin sont de nature à nous conforter : 

  •   Le colloque "L'homme et les animaux, vers un conflit de civilisation ?" organisé au Sénat par l'ONCT et l'UVTF , d'un très haut niveau d'intérêt, a débouché sur la signature de la Charte pour les Libertés et la Diversité des Cultures.
  • Deux départements de la Région Nouvelle Aquitaine ont initié la démarche Esprit du Sud. Samedi 21 Janvier prochain à 10h00 salle Cordobes de la Coordination à l'Imperator, Frédéric Pastor, délégué à la Tauromachie de la Ville de Nîmes, et Emmanuel Durand, avocat de l'ONCT, ami et membre du CTN, viendront présenter le projet de Charte Esprit du Sud 30.

La démarche de la charte Esprit du Sud va fédérer tous ceux dont la passion ou le métier est proche des animaux. Tous ceux qui sont attaqués et visés par cet antispécisme, et stigmatisés par la désinformation de nos adversaires : éleveurs, gaveurs, chasseurs, pêcheurs, apiculteurs, ostréiculteurs, et bien sûr aficionados.

Soyons solidaires de cette démarche en nous félicitant de l'initiative prise par Nîmes. Venez assister nombreux au Café Toro du 21 Janvier. Je compte sur votre solidarité pour accompagner ce mouvement.

Charles CREPIN

12 Janvier 2017

 

 

LES VOEUX DU CERCLE TAURIN NIMOIS

Publié le par cercletaurin.nimois

Maintenant, vous comprenez pourquoi le Père Noël a tardé à vous porter nos vœux de très belle année 2017...

Maintenant, vous comprenez pourquoi le Père Noël a tardé à vous porter nos vœux de très belle année 2017...

Chers amis,

Nous étions particulièrement nombreux, ce samedi soir 7 janvier, dans la salle Cordobes de l'Hôtel IMPERATOR, pour fêter les Rois et recevoir les vœux du Président. Nous vous remercions à nouveau très chaleureusement de votre sympathique présence.

Le froid et la grippe qui sévissent actuellement avaient eu raison de certains d'entre nous, mais pour les autres, c'est jusqu'à tard dans la nuit, qu'ils se sont égaillés lors de cette soirée conviviale.

Retrouver, ci-dessous, le texte des voeux de Charles.

Chers membres du CTN,

C’est devenu pour moi un très grand plaisir de vous retrouver à l’occasion de la soirée des vœux du CERCLE TAURIN NÎMOIS. Je vois dans ce moment privilégié un supplément de convivialité et d’amitié. J’y puise aussi une précieuse énergie pour l’année qui débute.

Au nom des membres du Conseil d’Administration, je vous présente mes meilleurs vœux pour une très belle année 2017, pleine de santé, de bonheur, et riche de joies partagées à travers notre passion commune.

Il y a aussi dans cette fête des vœux quelque chose qui nous ramène à l’essence même de nos valeurs et de notre engagement pour la tauromachie. Et, vous le savez, le CERCLE TAURIN NÎMOIS est résolument fidèle à la défense de ces valeurs authentiques. Chacune des activités de notre association, cycle culturel, rencontres, sorties ou voyages, comporte un versant culturel et une invite à explorer ce merveilleux domaine tauromachique, riche de culture, d’art, d’histoire et de traditions. Cette volonté participe évidemment au rayonnement de notre association et son développement. Mais la dynamique repose avant tout sur la satisfaction des attentes de ses adhérents. Vous voir ici ce soir aussi nombreux, et pour certains venus de loin, en est le témoignage et le signe d’une amitié et d’une fidélité qui conforte notre engagement à vos côtés.

Je tiens à vous remercier pour la confiance que vous nous témoignez, toujours plus nombreux, et je souhaite que l’année qui commence nous permette de vivre ensemble des moments exceptionnels faits de convivialité et de générosité. Et, bien sûr, de vivre notre passion du toro brave. Je remercie également la Coordination qui, cette année encore, a mis gracieusement ses locaux à notre disposition pour cette soirée. J’ai aussi une pensée pour René Chavanieu. Chacha n’a pu nous rejoindre ce soir en raison du froid. J’espère que nous reverrons cet ami fidèle en d’autres occasions. Enfin, merci aux membres du Bureau et des commissions qui par leur investissement et leur dévouement rendent possibles de tels moments.

Cette année est particulière, car nous ne fêtons pas seulement ensemble le commencement de la nouvelle année. En 2017, nous célébrons le soixante-dixième anniversaire du CERCLE TAURIN NÎMOIS. Toutes les manifestations à l’occasion desquelles nous serons réunis cette année porteront la marque de cet anniversaire. Le programme qui rythmera nos activités pour célébrer comme il se doit cet événement est en cours d’élaboration. Le Bureau et les commissions constituées à cet effet y travaillent. Je vais essayer de vous apporter ce soir quelques informations sur le contenu de ce programme encore en gestation.

Mais avant cela, j’aimerais fixer quelques repères historiques, témoins de moments forts de la vie taurine nîmoise lors des décennies anniversaires du club marquées du chiffre 7, et aussi pour la mémoire de ceux qui ont fait vivre cette belle association durant toutes ces années.

1947

Naissance du Cercle Taurin Nîmois. Jusqu’alors, un seul club taurin existait à Nîmes : l’Union Taurine Nîmoise. Aujourd’hui, on compte une quarantaine de clubs dont beaucoup sont actifs et fédérés au sein de la Coordination. Que de chemin parcouru par l’aficion nîmoise !

  • La revue Toros venait de souffler sa première bougie.
  • Et enfin, 2 événements marquent cette année 1947 :
  • La mort de Manolete à Linares dont nous reparlerons au cours de notre prochain voyage.
  • la frontière avec l’Espagne, fermée depuis 1945, s’ouvrait à nouveau, redonnant espoir aux aficionados français. Les toreros espagnols pouvaient à nouveau venir toréer chez nous. Mais pendant quelques temps, obtenir le visa nécessaire était une autre affaire…

1957

Le CTN fête ses 10 ans pour une année taurine marquante :

  • Une mémorable novillada de Guardiola Fantoni. Dans « Toros à Nîmes », Pierre Dupuy commente ainsi la prestation des 6 pensionnaires de Salvador Guardiola au cours de la Feria 1957 : « solides, braves et nobles, ils désintégrèrent les toreros épouvantés par les armures impressionnantes. 6 dépouilles ovationnées et le mayoral invité à saluer au centre de l’ovale ».
  • Cette année-là aussi, 3 ans avant sa faena pour l’histoire dans l’amphithéâtre nîmois, Ordoñez confirme son leadership.
  • Pour mémoire, Jaime Ostos a connu lors de cette Feria son moment de gloire, porté a hombros des arènes jusqu’à l’hôtel Imperator. Imaginez l’ambiance dans le hall et le grand salon à l’issue de cette tarde !

1967

20ème anniversaire du CTN. Et année charnière pour la place nîmoise :

  • Inauguration des nouveaux corales de la route de Beaucaire
  • Cartels des grandes figuras du moment : Camino, Puerta, Paquirri, Cordobès, Angel Teruel.
  • Juan Pedro Domecq devenait le fournisseur attitré de l’empressa Ferdinand Aymé, déjà… Pierre Dupuy commente ainsi ce fait anodin : « La démarche de la Direction nîmoise était compréhensible : prisonnière de sa politique de cartels prestigieux, elle avait un problème majeur : pouvoir obtenir des lots de toros dans les élevages exigés par les vedettes… ». Vous me direz si vous percevez un changement…

1977

30 ans déjà et une autre année marquante :

  • 2ème Cape d’Or et alternative pour Christian Nimeño.
  • Quelques jours plus tard, Christian triomphe à Madrid.

1987

Le mérite des Fondateurs de la Feria est enfin reconnu au cours de cette Feria très contrastée :

  • La Feria côté toros : naufrage de la Miurada (on a encore vu ça récemment…) La moitié des Victorinos refusés par les toreros pour des défauts de vue flagrants, sans doute non décelés à l’embarquement… Des toritos surbaissés et idiots de Marca, des Pablos Romero absents. Des Torestrella inconsistants, des Marialuisa décevants, mais de bons Jandilla !
  • La Feria côté toreros, José Antonio Campuzano, très grand. Victor Mendez et Luis Francisco Espla flamboyants, ovationnés pour des paires très exposées « al sesgo por dentro », Le nîmois Juan Villanueva, superbe, un bonheur hélas éphémère.
  • et Paco Ojeda, grand seigneur, tel un fakir, ahurissant et magique. Et aux Vendanges, une formidable alternative hyper médiatisée des fils Litri et Camino parrainés par leurs illustres pères.

Nîmes flamboyait désormais en prenant un virage par certains côtés regretté par des aficionados désormais souvent qualifiés en retour d’ayatollahs ou d’intégristes. Sans changement aujourd’hui…

1997

  • Pour les 50 ans du CTN, grande fête à l’Imperator.
  • Paco Ojeda triomphe toujours.
  • Mais après cette époque, le CTN accuse une certaine baisse de régime. Ses membres ont vieilli. L’activité a baissé. Pas de relève… L’éclipse va durer presque 10 ans !

 

2007

Pour sa deuxième édition, le Printemps des Jeunes Aficionados entre dans les arènes de Nîmes et enregistre un succès considérable.

  • Quant au CERCLE TAURIN NÎMOIS, quelques aficionados travaillent désormais à la renaissance de cette belle endormie, renaissance qui sera effective le printemps suivant, et célébrée dignement quelques mois plus tard.

2017

A force de persévérance, Simon a décroché la lune… Ce fils de Nîmes règne désormais sur le temple de Madrid. En sera-t-il le gardien ?

Mais venons-en au programme du 70ème anniversaire.

Les éléments principaux de nos manifestations, non définitifs, sont les suivants pour l’instant les suivants :

  • 1/ Un 9ème cycle culturel spécifique, déjà commencé, dont le thème est clairement engagé. La dernière du cycle, le 8 avril fera date. Nous sommes en terre inconnue, mais avançons ! Une large information sur ce cycle a été diffusée depuis la rentrée d’Octobre. Un dépliant du programme est à votre disposition.
  • 2/ Un voyage de 7 jours à Cordoue pour la Feria de Mai, placé sous le double signe du mythe Manolete et du jumelage Nîmes-Cordoue. Le programme de ce voyage riche et varié va s’enrichir de la découverte d’une ganaderia « légendaire ». Ça mijote… A suivre.
  • 3/ Le CTN organisera le 101ème Congrès de la Fédération des Sociétés Taurines de France. Ce millésime sera agrémenté de différentes animations, taurines, culturelles ou statutaires. Le congrès débutera par une grande Fiesta Campera. Je rappelle que le Cercle Taurin Nîmois est membre du Bureau exécutif national de la Fédération. La présence de René Chavanieu à ce congrès sera pour nous et toute la communauté de la Fédération un fort symbole de sa fidélité à notre passion, de sa foi intègre dans la corrida et de ses combats inlassables.
  • 4/ La réception d’une personnalité importante du monde taurin ayant fortement marqué les arènes de Nîmes par le passé. 
Rien n’est joué. Nous y travaillons avec persévérance.
  • 5/ Manifestation commune, enfin, avec une ganaderia fêtant elle aussi son 70ème anniversaire.

 

Voilà ce que je pouvais vous en dire ce soir.

 

Merci, et maintenant, place à la fête des Rois !

C.C - Vœux 2017

VOEUX 2017

Publié le par cercletaurin.nimois

VOEUX 2017

Chers, amis,

Venez fêter les rois avec le CTN le 7 janvier prochain

 à 19 heures, salle CORDOBES, Hôtel IMPERATOR

Une belle occasion de vous présenter nos vœux pour cette nouvelle année lors d'une soirée conviviale.

Bonne fin d'année et à très bientôt de vous retrouver.

Le C.T.N.

 

Noël à Nîmes, années 50, années 60…

Publié le par cercletaurin.nimois

Noël à Nîmes, années 50, années 60…

Bientôt Noël !

Martine nous offre cette belle photo des arènes prise hier soir au pied de la statue. Et Paul évoque avec nostalgie le souvenir de Noëls passés, des souvenirs de temps heureux. Le regard de l'enfant est toujours là...

En cette période de l'année, les arènes dorment en attendant la prochaine Pentecôte. Les vieilles pierres romaines des carrières de Barutel se couvriront alors de mille couleurs d'une foule bruyante qui attendra l'heure du paseo qui déboulera de la porte du toril après avoir attendu que « La Marseillaise » soit interprétée par la fanfare des sapeurs-pompiers, il n'y avait pas d'orchestre des arènes à cette époque.

Dans les rues de Nîmes, les magasins ont décoré leurs vitrines de lumières et de jouets, les bars des boulevards Gambetta, Victor-Hugo et Amiral-Courbet ou de l'avenue Jean-Jaurès (Pantel, Tortoni, Gambrinus) préparent leurs lotos annuels et accrochent à leurs frontons des paniers garnis de victuailles ou de gibiers. La réglementation de ces années d'après-guerre était rigoureuse en ce qui concerne les jeux et notamment le loto qui n'était autorisé que pendant une période limitée durant les mois de décembre et janvier. C'était le grand rendez-vous familial des soirées des fêtes de fin d'année.

Sur les boulevards de petites baraques étaient installées pour les écaillers qui, eux aussi, ne pouvaient vendre huîtres et coquillages que pendant les mois en « R ».

Bien évidemment les églises étaient ouvertes et résonnaient de chants religieux pour la messe de minuit. En face de l'église Saint-Paul, l'Armée du Salut en uniforme avait accroché un chaudron à une potence et recueillait les dons des passants en les appelant au son d’une cloche.

Sur les boulevards Victor-Hugo et Amiral Courbet, on déambulait allant de la Maison Carrée aux arènes et des arènes a la Maison Carrée ou du Grand Temple au magasin de meubles Bloch, en face l'Esplanade, qui est aujourd'hui à l'enseigne d'un restaurant de hamburgers. Des photographes faisaient crépiter leurs flashes et vous donnaient un petit carton pour aller retirer le cliché le lendemain dans leurs boutiques.

Photos en noir et blanc de familles, de mamans avec leurs enfants en poussettes ou en landau, de jeunes ados qui s'enveloppaient la gorge dans une longue écharpe, d'amoureux qui se tenaient par la main ou par les épaules pour ne pas se séparer dans la foule. Parfois à la galerie Jules-Salles, il y avait bal avec un véritable orchestre, comme à la Maison du Peuple en face des arènes et du Palais de Justice devenue aujourd'hui galerie d'art.

Dans les appartements, une branche de pin coupée souvent d'un arbre du mazet, était décorée de boules étincelantes et au pied, les enfants déposaient leurs chaussures en attentant « la belle nuit de Noël » que chantait Tino Rossi.

Dans les cinémas de la ville (Majestic, rue Émile-Jamais ; Éden et Studio, rue Godin ; Colisée, en face le Grand Temple ; Odéon, rue Pierre-Semard ; ABC, le cinéma permanent rue Colbert ; Corona et Vox place de la Couronne ; le Forum rue Poise en activité encore aujourd'hui ; l'Olympia rue Porte-de-France devenu une salle de sport le dernier dessin animé de Walt Disney était projeté ou des comédies avec Fernandel ou le dernier western ou péplum à la mode. Au Théâtre municipal qui remplaçait le grand Théâtre incendié en octobre 1952, le gala Karsenty ou une opérette étaient souvent les programmations des fêtes.

Mais pour nous enfants, le jeudi où nos parents nous emmenaient faire le tour des magasins de jouets afin d'écrire notre lettre au Père Noël, était un événement. Nous commencions par la rue de la Madeleine où à côté de la Maison Villaret, nous badions la vitrine du magasin de jouets puis, évidemment chez Juvenel, l'immeuble en face des Halles et la rue Général-Perrier où « Le Petit Paris » consacrait sa vitrine à Noël et aux jouets, puis « Les Dames de France » en face de l'église Saint-Baudile, les galeries Bloch, boulevard Amiral-Courbet comme le Prisunic. Enfin on arrivait rue de l'Aspic où pendant des années et des années, les plus beaux trains électriques étaient exposés et tournaient sans cesse.

Nos petits yeux éblouis ne savaient quoi regarder : les panoplies de cow-boy ou d'indiens, de Zorro, de Mousquetaires, de David Crockett ? Les voitures miniatures des DS, 203, Versailles, les camions de pompiers, les garages ? Une année dans la vitrine du « Petit Paris » à l'angle de la rue des Halles et du boulevard Général-Perrier, la maquette d'un cirque et son chapiteau multicolore nous avait tentés, mon frère et moi, mais le prix était hors de portée du porte-monnaie du Père Noël . Aussi notre tante, la sœur de maman, bonne couturière, avait compté le nombre de mats qui soutenaient la toile et avait confectionné le cirque avec une ouverture centrale qui soulevait la toile et où l'on déplaçaient méticuleusement, les chameaux, éléphants, tigres, lions, chevaux, otaries... que nous possédions dans nos boîtes de jouets.

Le jour de Noël nous découvrions à notre réveil, au pied du sapin, nos cadeaux et déchirions les papiers d'emballage avec nervosité, ce qui faisait râler les parents mais qui étaient aussi heureux que nous de partager nos étonnements. Je me souviens maintenant que notre père a toujours eu, ce jour là, une nouvelle paire de charentaise qu'il étrennait aussitôt en faisant disparaître les anciennes qu'il portait au pieds depuis 1 an. La journée de Noël était souvent l'occasion de réunir la famille et nous apparaissions alors avec nos cadeaux.

« C'est le Père-Noël de tata ou de la grand-mère qui nous a apporté ceci ou cela ? »

« Vous avez oublié d'ouvrir ce cadeau » désignait ma mère en sachant très bien que le livre ou le stylo à plume n'étaient pas l'objet désiré en priorité.

Mais la grande phrase était : « C'est parce que vous avez été très sages que le Père-Noël est passé et que vous avez promis de bien travailler à l'école. »

C'est bien des années plus tard que nous nous sommes aperçus que le Père Noël ne pouvait pas passer par la cheminée et que ma mère était si peureuse qu'elle n'aurait pas laissé la porte ouverte à minuit pour laisser entrer quelqu'un dans la maison.

Mais l'enfance à ses rêves que chacun de nous garde dans son cœur.

 

Paul Bosc

LE PASEO

Publié le par cercletaurin.nimois

Un deuxième poème d'Emile Reinaud, ancien Maire de Nîmes, lu en 1906 devant l’Académie de la cité romaine dont il était membre, sous le titre « AUX ARÈNES DE NÎMES ».
 
Dans ce Paseo résonnent les accents de Carmen, et défilent les images intemporelles de la fière allure des alguazils, de l'or flamboyant de l'habit de lumière, du superbe équipage des picadors bardés de fer, et des mules coquettes, reluisantes sous les plumets... Tout comme dans "l'Amphithéâtre", un siècle plus tard, la magie opère toujours, l’aficion qui perce dans cette poésie est la nôtre.  Voici "Le Paseo".  
LE PASEO

LE PASEO

 

Quatre heures sonnent et soudain

Les deux battants des portes s'ouvrent

Aux accents joyeux de Carmen,

Et les alguazils que recouvrent

Les justaucorps de noir velours

De caracoler dans l'arène.

Drapant sous les plus beaux atours

Leur torse à l'allure hautaine,

Bien en forme, les Espadas

Fiers de leur cape de parade

Complaisamment rythment le pas

Vers la tribune de l'Alcade.

Viennent ensuite deux par deux

Les toreros aux bas de soie

Dont les costumes somptueux

Où l'argent brille, où l'or flamboie

Sont rehaussés par le soleil ;

Et puis le superbe équipage

Des picadors dans l'appareil

Des chevaliers du moyen-âge

Bardés de fer et les valets

D'arène et les mules coquettes

Reluisantes sous les plumets,

Les gais rubans et les clochettes.

Au cours du paseo, le peuple s'est dressé ;

Jusqu’au salut final les mains n'ont pas cessé

De battre et d'applaudir : est-il décor qui vaille

Cette scène réglée en matin de bataille ?

Une promesse tenue

Publié le par cercletaurin.nimois

Un musée dédié à la tauromachie

Christian Thome, aficionado accompli, fut un court moment président du Cercle Taurin Nîmois. Installé depuis peu en terres taurines du Sud-Ouest, il a réalisé la promesse qu'il s'était faite : créer un musée taurin, témoignage du patrimoine légué par son père Jacques Thome, un patrimooine qu'il a lui-même enrichi au fil du temps. Une démarche exemplaire que nous saluons à l'occasion de la publication de l'article de Yaël Benamou.

 

LOURQUEN Christian Thome a consacré un an à la création de son espace

«Quand je m’installerai, je créerai un musée sur la tauromachie, à la mémoire de mon père, Jacques. » Christian Thome a tenu cette promesse qu’il s’était faite. Lorsqu’il a décidé de s’installer à Lourquen, avec sa femme Pascale, Christian Thome avait une exigence, immobilière au départ. Celle d’avoir une pièce de plus, entièrement libre. Il l’a dédiée à son musée, idée qu’il avait déjà dans un coin de la tête.

Au rez-de-chaussée, derrière une porte de garage, se cache l’insoupçonnable : les traces de dizaines d’années de passion pour les toros. L’écriteau installé à l’entrée prévient l’aficionado : « Toute sortie des arènes de Plumaçon sera considérée comme définitive.»Sol rouge, capote de torero rose au centre en guise tapis, une multitude d’affiches et de tableaux refont vivre le passé. Christian Thome ne compte plus les ouvrages taurins qui garnissent ses imposantes étagères. Nîmois d’origine, Christian Thome fait quelques clins d’œil à sa cité natale dans son musée. « Là, j’ai toutes les revues ‘‘Toros’’ de 1948 à aujourd’hui. Je les ai faites relier », détaille-t-il. Une collection

commencée par son père, qui écrivait pour « Toros », la doyenne des revues taurines.

Un endroit pour se réunir

« Jacques Thome était l’un des fondateurs de la revue. Tout au long de sa carrière, il a reçu beaucoup de livres, d’ouvrages, qui font la richesse de ce lieu », raconte Patrick Caule, un ami de longue date de la famille et écrivain. C’est lui qui a trouvé lenom du musée : Toguna. Dans son livre « Saveurs taurines », Patrick Caule, originaire de Mimizan, parle du musée de son ami et le décrit comme un«toguna». C’est-à-dire un endroit dans le village où se réunissent les habitants, en Afrique, pour régler un conflit.

Un lieu convivial où les aficionados peuvent venir passer un bon moment. « J’ai assisté à des centaines de corridas dans le Sud-Est de la France et en Espagne. Toute ma famille est aficionada. Je n’ai pas fait le musée pour exposer seulement mes souvenirs. Je veux que ce soit un lieu convivial où clubs taurins et particuliers pourront se rendre », poursuit Christian Thome. Et quoi de mieux qu’un comptoir en forme de burladero et un tonneau aménagé pour accueillir les tauromaches de tout poil ?

Affiches, tableaux, dédicaces

La plus ancienne affiche de corrida datede1952 àNîmes, Christian a aussi affiché celle de 1954, son année de naissance. L’œil repère rapidement

Des toiles.«Vous voyez la signature en haut à gauche ? C’est Pablo Picasso en personne qui l’a dédicacée à mon grand-père », explique-t-il avec fierté. Son grand-père se trouvait dans les arènes de Nîmes juste à côté du peintre, qui a aimé l’œuvre et l’a signée. Quant à son père, à l’occasion d’une corrida, il a réussi à obtenir une dédicace d’Ernest Hemingway et une autre d’Antonio Ordoñez.

Après un an de travail, Christian Thome est heureux du résultat, même s’il songe déjà à l’améliorer, en ajoutant plus d’éléments sur les corridas du Sud-Ouest, voire sur les courses landaises. Chacun peut découvrir cet îlot de culture taurine en se rendant sur place.

Yaël Benamou

Christian Thome : 06 24 31 35 95.


 

Antonio PURROY AUX JEUDIS DU CERCLE

Publié le par cercletaurin.nimois

 

A vos agendas. Un Jeudi à ne pas manquer !

 

ANTONIO PURROY EN CONFERENCE À NÎMES

Antonio Purroy est au cartel des JEUDIS DU CERCLE. Professeur à l’Ecole Technique Supérieure d’Ingénieurs Agronomes de l’Université Publique de Navarre de Pamplona, il est l’auteur de l’ouvrage de référence : «Comportement du taureau de combat» (Éditions atlantica 2014).  

Au programme de ce Jeudi, 

"Populismos y Tauromaquia : el baile de la hipocresía"

Une intervention (en français) où la langue de bois et le politiquement correct ne sont pas de mise. Le professeur Purroy dénonce ce bal des hypocrites qui, pour des visées politiciennes réduit la richesse de l’art tauromachique à la question du mauvais traitement animal. Un refrain qui relève en réalité de la simplification excessive, sinon de la falsification et du mensonge.

*****

Depuis l’antiquité, les artistes et les maîtres brodeurs, en «serviteurs de Dieu, ont élevé leurs fils d’or à l’état de prière...", et fait de la broderie un art sacré, un art d’ornement et de pouvoir célébré par l’habit de lumière.

 

Nathalie CHAUBET, mainteuse de talent, est au paseo de ce JEUDI DU CERCLE. En symbiose avec cet art sacré, elle expose sa somptueuse collection

  «Perles et fils d’or».

 

Conférence et exposition à 19H00  Hôtel IMPERATOR      

Sur réservation - Contact : jeudisducercle@gmail.com

 

 

des nouvelles de la Fédération et du 100ème congrès à Saint-Sever

Publié le par cercletaurin.nimois

Une photo de la Non-Piquée du 11 Novembre à Saint-Sever

Une photo de la Non-Piquée du 11 Novembre à Saint-Sever

 

 

La Fédération des Sociétés Taurines de France rassemble depuis 1910 les clubs taurins pour défendre l'éthique de la corrida et les droits des aficionados.

Le Cercle Taurin Nîmois siège au Bureau exécutif de cette Fédération.

Quelques actions de la Fédération évoquées par le Président Valmary dans son Rapport moral lors du 100ème Congrès à Saint Sever les 11 et 12 Novembre derniers

Bilan des partenariats :
  • -  ONCT : inauguration du Musée Itinérant des Tauromachies Universelles à St Sever,

    présentation du documentaire Tauromachies Universelles à Nîmes ; présence au Colloque au Sénat sur le thème l'homme et les animaux : un conflit de civilisations ?

  • -  UVTF : présence à AG d'Eauze, où rien n’a été décidé. 2016 aura été une année blanche préjudiciable au déploiement du Plan triennal de défense, promotion et transmission. La FSTF exigera le bilan financier et la poursuite du Plan à la prochaine AG de décembre prochain.

  • -  AFVT : la FSTF est invitée à participer aux analyses de cornes. Yves CHARPIAT qui succède à Gérard BOURDEAU à la présidence a dû répondre au positionnement de l'ordre des vétérinaires.
     

  • - Sur le plan politique, intervention auprès des 3 grandes régions de tradition taurine, auprès des préfets nouvellement nommés, auprès des porteurs de propositions de lois liberticides. Présence au procès de Rodilhan en soutien aux aficionados prévenus. Participation à la manifestation de Mont de Marsan le 02/10/2016 pour la signature de la charte relative aux traditions locales.

    - En matière de communication : communication plus réactive via le site et avec la presse quotidienne régionale et les sites taurins ; Trophée de la Dépêche du Midi attribué à la FSTF au nom des clubs régionaux.

  • -  Atelier tenu au Printemps des Jeunes Aficionados, à Vauvert.

  • -  Présence à la remise du prix « Claude POPELIN » à Diego URDIALES à Dax.

Votes pour les Prix 2016

la Fédération membre du jury participe au prix « Claude POPELIN » attribué au meilleur lidiador de la temporada en France : la Fédération a voté pour le matador Curro DIAZ.

  • Prix « El Tio Pepe » attribué par la Fédération à une personne physique ou morale ayant œuvré pour la tauromachie en France : le prix « El Tio Pepe 2016 » est attribué au Président de l'ONCT, André VIARD avec mention spéciale pour Thomas UBEDA et les Sénateurs CARRERE et MICHEL.

  • Débat du 12 novembre : Pourquoi et comment devient-on torero ?

  • Le débat traditionnel ouvert au public et animé par François ZUMBIEHL a mis l'accent sur la jeunesse.

    José Luis BOTE, Directeur artistique de l'école taurine de Madrid et Patrick VARIN, Professeur au centre français de tauromachie ont répondu aux questions critiques sur l'influence des écoles dans l'expression des toreros, Hervé GALTIER, Président de l'Association Française des Aficionados Practicos a évoqué le rôle charnière des practicos entre les professionnels et les aficionados. Á leur tour ANAÏS, élève de l'école taurine de Béziers, SOLALITO du CFT, rejoints par Thomas UBEDA et El RAFI ont témoigné avec profondeur, sincérité de leur passion et de l'impact de celle-ci sur leur vie sociale.

    Prochain Congrès

Il sera organisé à Nîmes les 21 et 22 octobre 2017 à l’initiative du Cercle Taurin Nîmois.

 

Un lien vers de site de la FSTF : http://torofstf.com/

Aux arènes de Nîmes

Publié le par cercletaurin.nimois

Un recueil vieux de cent ans livre quelques poèmes d'Emile Reinaud. Cet  ancien maire de Nîmes présenta sa poésie en 1906 devant l’Académie de la cité romaine dont il était membre, sous le titre "Aux arènes de Nîmes". Ces vers traduisent avec une familiarité intimiste l’éternelle splendeur de l’amphithéâtre "incrusté de chair vive", l’or des gradins brulés par le soleil, la voix échappée du vomitoire ou la rumeur bourdonnante de la foule. Un siècle plus tard, la magie opère toujours, l’aficion qui perce dans les vers d’Emile Reinaud est intacte : c'est la nôtre.  Une série de six poèmes à savourer lentement en cette trève taurine ivernale, dont voici le premier.

C.C.

L'AMPHITHÉÂTRE

Quatre heures vont sonner ;  à travers le ciel bleu
Le soleil fait couler un déluge de feu
Sur les gradins dorés d'une antique ordonnance.

Dans l'atmosphère flotte une rumeur immense :
Les essaims bourdonnants, pêle-mêle établis,
Recouvrent tous les blocs, se glissent dans les plis
Du vieil amphithéâtre incrusté de chair vive,
Énorme grappe humaine à l'âme sensitive.
Les éventails légers dansent au bout des doigts,
Mille ombrelles en fleurs palpitent à la fois.
En haut, les tard venus ont mis une couronne
Sur ce panorama vivant qui papillonne
Depuis le podium jusqu’au dernier gradin.
Les lazzis, pour tromper l'attente, vont leur train:
« Qui n'a pas, dit la voix qui sort du vomitoire,
» Son petit vent du Nord?» ou «Qui désire à boire ?»
Dès l'abord, dans ce cadre auguste, original,
Le spectacle  apparaît épique et non brutal,
Jeu d'un peuple poli, non d'un peuple barbare.
Que sera donc celui qui tantôt se prépare ?
Du monument romain aura-t-il la grandeur ?
Essayons d'écouter de près battre le cœur
De cette foule en liesse et voyons si son âme
Est digne qu'on l'admire ou digne qu'on la blâme.

Emile Reinaud

Renaissance d'un billet

Publié le par Cercle Taurin Nîmois

Renaissance d'un billet

Puisque sur ce site, le CERCLE TAURIN NÎMOIS parle à ses adhérents, voici l’occasion de faire revivre le BILLET DU CERCLE, resté silencieux depuis l’édition du N° 23 d’octobre 2010, date de naissance du blog BOULEVARD DES ARÈNES. Bien sûr, il n’est plus question de publier une revue mensuelle de 8 à 10 pages, telle qu’elle était alors diffusée par mail vers les adhérents. BOULEVARD DES ARÈNES tient désormais ce rôle en affichant sa volonté de donner une place plus importante à la nouveauté et la modernité, c’est à dire au numérique. Le BILLET DU CERCLE va prendre la forme d’un édito mensuel sur le blog. Court et synthétique de préférence, ce Billet mettra l’accent chaque mois sur un événement marquant d’histoire ou d’actualité. Il peut être ouvert à ceux de nos membres qui désirent s’exprimer. Voici donc le BILLET DU CERCLE N° 24.

 

Voyage à Cordoue, sur les traces de Manolete

Comme chacune des manifestations qui en 2017 vont marquer le 70ème anniversaire de notre association, le voyage à Cordoue, prévu du 24 au 30 Mai, est exceptionnel : par sa durée, plus longue qu’à l’accoutumée, par la richesse et la variété de son contenu. Il est aussi celui où tout coïncide et converge vers des points de rencontre de dates et d’évènements communs et pertinents : 2017 marque le double anniversaire des 100 ans de la naissance de Manolete à Cordoue, et celui des 70 ans de sa mort devant le Miura Islero dans les arènes de Linares. Nos rendez-vous à Cordoue et Linares au cours de ce voyage vont à la rencontre symbolique de ces points de repères historiques, avec une autre coïncidence, opportune s’il en est : celle du jumelage des Villes de Nîmes et Cordoue. Et bien sûr, le 70ème anniversaire du CERCLE TAURIN NÎMOIS qui saura être à cette occasion l’ambassadeur de l’aficion nîmoise en terre andalouse. Tout est donc en place pour faire de ce voyage très (trop) vite affiché complet, l’affirmation de notre convivialité et la force de notre passion commune. Convivialité et passion, deux qualités qui n’ont pas manqué à la Commission « Voyages » du CTN dans la préparation impeccable de ce voyage. Qu’elle en soit remerciée.

C. CREPIN

MIGNON, Seigneur de Camargue, éloge de l’intelligence Cocardière.

Publié le par Bd des Arènes

MIGNON,  Seigneur de Camargue, éloge de l’intelligence Cocardière.

Par Corentin CARPENTIER

Un matin de novembre aux prés du Mas des Pavillons à Générac, Mignon, le double biou d’Or 2015 & 2016 récupère de sa dernière sortie de la saison pour le Trophée Pescalune. Le temps est doux, et il profite tranquillement des rayons de soleil d’Automne couché au bord d’un Cyprès, et de la route de Campagnolle qui mène au Mas de la famille Cuillé.

Voilà une bien belle journée d’automne tiens ! Parfait pour se prélasser et savourer cette fin de saison d’arènes ô combien éprouvante ! 11 sorties rien que ça, mes genoux me font sacrément souffrir je peux te dire que cette fois, le pélot ne me fera pas bouger de ce cyprès avant quelques semaines !
Enfin, c’était une belle saison ! Moi qui pensais avoir atteint le graal avec ce Biou d’or, j’en ai remis plus d’un à l’heure, sauf peut-être ce terrible Cadenas, quel raseteur celui-là il m’a poussé dans mes derniers retranchements ! Ah cette 2ème ficelle qu’il me lève au Grau du Roi, la seule sortie où la trompette m’a ramené au toril avant la fin du quart d’heure, il fallait bien que je récompense ce Cadenas pour son audace quand même ! La noblesse et la bravoure de ma race que voulez vous.

Cette année à la finale, aucuns sifflets pour moi ou ma famille, j’ai prouvé définitivement ma valeur ! 2 Biou d’Or c’est pas rien, et il faut dire qu’avec ma mère Belle, et mon père l’explosif Studio, j’avais dans mes gènes la Course Camarguaise ! Après Rousset et son double biou d’Or il y a presque 35 ans, après Pythagore et Guépard, la belle histoire continue pour la manade!
Oh elle m’en a raconté des histoires sur la manade ma mère, belle et explosive cocardière. J’étais encore dans ses pattes qu’elle m’apprenait déjà les principes de la Course Camarguaise et de ce qui m’attendait dans les années à venir. Alors certes, comme tous les enfants vis-à-vis de leurs parents ou de leur famille, j’ai voulu affirmer ma différence avec le genre de la maison. Pas trop porté sur les planches, j’ai vite compris le jeu de l’arène. Porté sur l’analyse du comportement des hommes en face de moi et maître de la piste, ma palette technique à moi c’est le placement cul aux planches et la maîtrise de l’anticipation. Oh ils sont nombreux les jeunes raseteurs aventureux à être passés sous mes pattes en m’ayant mal analysé ! Pas nombreux par contre, ceux qui sont venu à bout de mes ficelles et de mes quart d’heure !
Je sautais même quelquefois à mes débuts, une fois par course histoire de laisser le danger bien présent et de faire rappeler mes origines, je ne suis pas le fils de Studio pour rien pardine ! Être de la race Baroncelienne c’est un honneur que l’on doit défendre ! Mais mon genou récalcitrant a fini par m’empêcher ce petit clin d’œil. . . Ah si je n’avais pas eu ces petits pépins physiques, je pense que je serais allé chercher la triple couronne !

 

Mes plus beaux souvenirs tiens, j’y mettrais déjà 2010, ma révélation au Printemps des Royales de Saint-Laurent, année aussi du doublé pour la manade avec le Biou d’Or pour Guépard, et le Biou de l’Avenir que je remporte au Grau du Roi ! Ce n’est pas rien quand même, seuls Barraie et Beluguet de Lafont avaient réalisé cet exploit en 1992.
La Palme d’Or 2016 où j’ai triomphé de Joachim Cadenas ça c’était une course ! Les victoires à Nîmes, Beaucaire, Lunel, Vauvert ou au Grau du Roi aussi … Un plaisir de pouvoir combattre avec cette nouvelle génération de raseteurs si talentueux.
j’avoue que pour 2017, il me manquerait quelques trophées à rajouter à mon palmarès, mais d’ici là, il me reste quelques mois pour me refaire la cerise, et revenir avec les batteries rechargées à fond.

Tiens voilà la famille au complet qui vient m’arriber ! Ils sont tous là ! Jean Pierre, Sylvie, Pierre, Amélie, Vincent, Benjamin et les pitchounes Justin, Fabian, Matthieu, Valentine, Martin, Antoine, Margaux et Baptiste ! J’espère que c’est du foin de crau ! Je le mérite bien !

Texte écrit et dit par Corentin CARPENTIER après l'Assemblée Générale du Cercle Taurin Nîmois du 02/11/2016 

ASSEMBLEE GENERALE 2016

Publié le par cercletaurin.nimois

ASSEMBLEE GENERALE 2016

Nous étions nombreux ce 2 novembre 2016 dans les salons de l'Imperator, siège social du Cercle, pour l' Assemblée Générale du CTN.

90 adhérents sur les 156 que compte le club et 20 pouvoirs reçus assuraient largement le quorum.

Au programme après l'Assemblée Générale, Le CTN recevait la belle et grande famille Cuillé pour nous parler de leur passion d'éleveurs de BIOUS et de MIGNON en particulier. 

RETROUVER CES MOMENTS DANS LA RUBLIQUE BOUVINE DE NOTRE BLOG

"MIGNON, SEIGNEUR DE CAMARGUE, ELOGE DE L'INTELLIGENCE COCARDIERE"

article écrit et dit par Corentin Carpentier

OUVERTURE ET PRESENTATION DE L'ASSEMBLEE GENERALE

ORDRE DU JOUR
  • RETOUR SUR LA TEMPORADA 2015/2016
  • LES NOVILLADES 2015/2016
  • RAPPORT FINANCIER
  • RAPPORT D'ACTIVITES
  • RAPPORT MORAL
  • PROJETS D'ORIENTATION
  • ELECTIONS DES MEMBRES DU CONSEIL D'ADMINISTRATION
  • QUESTIONS DIVERSES
  • APPROBATION DES DIVERS RAPPORTS
  • CLOTURE DE L'ASSEMBLEE GENERALE
BILAN DE LA TEMPORADA

Même si, pour la première fois depuis 1958, je n'ai pas mis un pied aux arènes de Nîmes, la programmation de la feria de la Pentecôte ne me convenant pas, il y eut pendant la temporada des corridas intéressantes. A commencer par les Pedraza de Yeltes d'Arles pour la feria pascale et Thomas Joubert qui a coupé 2 oreilles. La confirmation du torero arlésien qui marque la temporada par ses succès de Istres et Nîmes pour les Vendanges.

Puis Saint-Martin de Crau avec les Hubert Yonnet, Céret avec la corrida de Saltillo et les santa Coloma portugais de Vinhas en novillada.

Bien sûr la Feria des Vendanges de Nîmes et la corrida de Victoriano del Rio et le triomphe de Jean Bautista.

Et bien sûr Alès avec une corrida de Valverde sous la pluie et une novillada de Cuillé où fut gracié un des novillos.

Au palmarès des toreros on ne peut oublier Sébastien Castella et Juan Bautista qui sont parmi les meilleurs toreros actuels.

Ce qui me rappelle cette image, en noir et blanc de Simon Casas et Alain Montcouquiol, vêtus de l'habit de lumière, recevaient le prix de la vocation voulant prouver que la tauromachie n'était pas l'apanage des Espagnols. Cette image, à l'époque faisait beaucoup sourire... sous cape.

Aujourd'hui Simon Casas est directeur des arènes de Madrid et des Sébastien Castella et Juan Bautista, toreros français sont classés parmi l'élite.

Que de chemin parcouru...

Et bien sûr, tout sera mieux demain...

 

Puis, Monique nous proposait un tour d'horizon des novillades de la saison en France et en Espagne et de l'émergence de nouveaux novilleros prometteurs.

Alain, notre trésorier, après avoir remercié les sociétaires de leur présence nombreuse à cette assemblée,  présentait, comme il le fait maintenant depuis 5 ans les tableaux synthétiques qui récapitulent les différentes masses sources de dépenses et de recettes.

(tableaux annexés en fin d'article)

S’agissant de l’exercice écoulé on remarque immédiatement que les dépenses sont supérieures aux recettes. De ce fait, la temporada financière 2016 s’achève sur une perte de 1181,54 Euro.

En gestionnaire avisé, notre bureau  avait anticipé dès 2015 cette perte, en constituant sur les résultats, une provision de 1500 Euro.

Cette provision était destinée à financer d’une part le coût de l’AG de 2015 pour 1100 Euro et le manque à gagner de la fiesta campera chez FRANCOIS ANDRE évaluée à 400 Euro.

Ces prévisions ont été correctement estimées, les chiffres définitifs pour ces deux manifestations étant de (1109 + 545)  1654 Euro .

 

Les faits marquants de l’exercice :

  1. Baisse des recettes des conférences, non pas par le nombre de participants qui lui est en augmentation mais par le nombre de conférences, 5 en 2016 contre 8 en 2015.
  2. Augmentation significative des frais administratifs  (tirage triptiques, cartes de membre et cartouches encre notamment)
  3. Prise en charge par le CTN à hauteur de 500 Euro de la soirée « galette » de janvier dernier.

  4. Voyage à MADRID bénéficiaire (rétrocession exceptionnelle du voyagiste du fait du nombre des participants)

En résumé on peut constater que malgré les pertes bien anticipées de 2016, la trésorerie du CTN reste saine et s’établit à 5322,51 Euro.

Merci pour votre attention et pour votre fidélité.

RAPPORT FINANCIER EXERCICE 2015/2016 par Alain Boninfante

André COSTES, retraçait les nombreuses activités du cercle.

La Saison 2015/2016 a été particulièrement riche en évènements...

 

LES ACTIVITES DU CERCLE

Ainsi bien sûr le Jeudis du Cercle:

Le 1er octobre : Une passion de la bravoure (1er volet) deux ganaderos pour nous parler des encastes minoritaires, Jean Luc Couturier, Manu Turquay.

Le 3 décembre : F. Wolf revient aux JDC pour nous parler du Mystère de la passion taurine. très belle soirée pour la centaine de membres du CTN présents.

Le 20 Février : Dans le cadre des Belle rencontres de la tauromachie, Luis Fransisco Espla pour " la tauromachie face à ses nouveaux démons" Un Quite lumineux du maestro, devant une assemblée record, plus de 160 personnes présentes dans les salons du C suites.

Le 3 Mars : CERET, ISTRES, deux Passions singulières. Pour ce mano à mano un cartel inédit B.Carbuccia, JF. Coste.

Le 27 Mars : Une passion de la bravoure (2eme volet) Pedraza de Yeltes, un domecq atypique. Invité José Ignacio Sanchez directeur de la ganadéria qui dirige également l'école taurine de Salamanca.

La tauromachie est une affaire de passion. Vous avez pu vous rendre compte qu'il en a été beaucoup question tout au long de la saison.

Au programme de la saison il y a eu également :

Le 24 Octobre, jour de l'AG : Rencontre avec Juan LEAL : Un Maestro, une vie, une passion.

le 25 Octobre Une fiesta Campera chez Francois André. Tienta par le Maestro Juan Leal en présence de 70 membres du club.

Le 9 janvier, le CTN fête les rois, plus de cent adhérents étaient là pour animer cette belle soirée.

Le 24 Avril : La féria de St Martin de Crau nous donne l'occasion de nous retrouver pour une belle journée conviviale. En fin de matinée rendez-vous au restaurant "La Ripaille" à Fontvielle. Très agréable moment. Une belle assemblée. Puis Direction St. Martin pour la corrida de l'après midi avec les taureaux d'Hubert Yonnet.

 

 

 

Du 2 au 7 juin : Voyage annuel

Choisir Madrid pour destination correspondait bien sur à une attente. 59 membres ont participé à ce voyage, Le bus était complet.

Voyage malheureusement entaché par quelques problèmes de transport (grèves SNCF) Merci à Martine, Annie, Eric, Marc et à tous ceux qui ont fait en sorte que l'aller et le retour se déroulent dans les meilleurs conditions.

les dates du 2 au 7 juin ont été choisies en tenant compte des ganadérias présentent à Madrid pour la dernière semaine de la San Isidro.

Cuadri, Victorino, Miura,  A Madrid ça promettait... ça promettait !!!

Au programme également une corrida de Rejon. En plus de corridas, le programme de chaque journée était copieux.

Encore un beau voyage effectué dans la bonne humeur et la convivialité. la preuve en Images, elles témoignent.

Retrouvez les images dans notre page Album : MADRID, Retour sur un voyage réussi.

Extrait du Rapport Moral du Président

(voir ci-dessous lien vers le texte intégral du Rapport Moral)


Après avoir remercié invités, instances et membres du CTN, le président C. CREPIN évoque un environnement tauromachique où dominent les inquiétudes sur l'avenir de la corrida. Quelques bonnes nouvelles néanmoins, comme le vote de soutien des groupes politiques du Parlement de la Région Nouvelle Aquitaine aux traditions locales, dont la tauromachie. Et la question qui vient à l'esprit : Que fait l'Occitanie à ce sujet?

Est évoquée ensuite la bonne dynamique dans laquelle évolue le Cercle Taurin Nîmois qui fêtera en 2017 son 70ème anniversaire, et le rappel de ce que fut à ses début cette association.

 

Certes, il semble que tout a commencé il y a bientôt 70 ans... par des  différents avec l’Union Taurine Nîmoise ...Ephéméride, extrait du livre LES DEBUTS DE LA FERIA DE NÎMES J.Lauret - R.Ravel

 

Qu'on se rassure : aujourd’hui, plus rien n’oppose le CTN à l’UTN, vénérable association dans laquelle nous comptons de nombreux amis...

En 1947, n’est pas membre du Cercle Taurin Nîmois qui veut ! Il faut être de sexe masculin... Cet avatar, héritier des institutions de l’époque , a été neutralisé dans les nouveaux statuts, en 2008 (tout de même !).  

  Et très vite, sous la houlette du Président Lauret, l’association nîmoise se distingue par une activité culturelle et taurine affirmée, ainsi que par des initiatives originales :

• Un cycle de conférences régulier particulièrement réputé

• La création d’une école taurine

• De beaux voyages dans les grandes Ferias espagnoles

• Un penchant avéré pour les sorties et la fête

Durant 50 ans, une immersion dans le monde taurin au contact des plus grandes figures de la tauromachie, comme en témoigne le somptueux Livre d’Or aujourd’hui conservé au Musée des Cultures Taurines de la Ville de Nîmes

• Et, bien sûr, le rôle essentiel du CTN en 1952 dans la création de la Feria de Nîmes aux côtés des 4 autres clubs taurins de l’époque. Voir ci-dessous quelques articles de presse qui témoignent de cette forte activité.

Un peu d'histoire
Un peu d'histoire
Un peu d'histoire
Un peu d'histoire
Un peu d'histoire
Un peu d'histoire
Un peu d'histoire
Un peu d'histoire
Un peu d'histoire

Un peu d'histoire

La création d'une Ecole Taurine
La création d'une Ecole Taurine
La création d'une Ecole Taurine

La création d'une Ecole Taurine

Un penchant avéré pour les sorties et les fêtes
Un penchant avéré pour les sorties et les fêtes
Un penchant avéré pour les sorties et les fêtes
Un penchant avéré pour les sorties et les fêtes

Un penchant avéré pour les sorties et les fêtes

Extrait du Livre d'Or Conservé au Musée des Cultures Taurines de Nîmes
Extrait du Livre d'Or Conservé au Musée des Cultures Taurines de Nîmes
Extrait du Livre d'Or Conservé au Musée des Cultures Taurines de Nîmes
Extrait du Livre d'Or Conservé au Musée des Cultures Taurines de Nîmes
Extrait du Livre d'Or Conservé au Musée des Cultures Taurines de Nîmes
Extrait du Livre d'Or Conservé au Musée des Cultures Taurines de Nîmes
Extrait du Livre d'Or Conservé au Musée des Cultures Taurines de Nîmes
Extrait du Livre d'Or Conservé au Musée des Cultures Taurines de Nîmes
Extrait du Livre d'Or Conservé au Musée des Cultures Taurines de Nîmes
Extrait du Livre d'Or Conservé au Musée des Cultures Taurines de Nîmes
Extrait du Livre d'Or Conservé au Musée des Cultures Taurines de Nîmes

Extrait du Livre d'Or Conservé au Musée des Cultures Taurines de Nîmes

La création de la féria en 1952
La création de la féria en 1952

La création de la féria en 1952

 

50 années d’aficion heureuses donc, jalonnées d’évènements marquants et d’activités exemplaires au service de la passion taurine. Et puis tout d’un coup, plus rien ! Arrêt soudain vers la fin des années 90. Suivi de 10 ans d’un silence pesant : beaucoup des anciens avaient disparu. Sans doute ces aînés avaient-ils longtemps essaimé les valeurs de partage de la tauromachie vers toute une génération d’aficionados... sans doute aussi avaient-ils négligé la nécessaire transmission générationnelle au sein même de leur propre association... 

... Et puis, par un beau jour de l’année 2008, la belle endormie se réveille, à l’initiative d’une bande de copains passionnés de tauromachie, et soucieux de sauvegarder et transmettre un patrimoine exemplaire.

Dès lors, le Cercle Taurin Nîmois est né une seconde fois. Ill s’est réinséré dans la richesse du paysage taurin nîmois en y prenant toute sa place. Désormais, ses activités soutenues et variées comportent un versant culturel affirmé lui conférant aujourd’hui une réputation de sérieux au sein du monde taurin.

 

1947 - 2007 - 60 ANS D'AFICION -  2008 - LA RENAISSANCE1947 - 2007 - 60 ANS D'AFICION -  2008 - LA RENAISSANCE1947 - 2007 - 60 ANS D'AFICION -  2008 - LA RENAISSANCE

1947 - 2007 - 60 ANS D'AFICION - 2008 - LA RENAISSANCE

En 2017, toutes les manifestation du Cercle porteront la marque de son 70ème anniversaire : elles seront frappées du logo imaginé à cet effet par Albert Martin à partir de LA ROBE NOIRE, une oeuvre qu’il avait lui-même exécutée pour le club en 2012. Nous devons également à Albert la réalisation du calendrier-Agenda de bureau, disponible à l’entrée, que vous avez pu vous procurer...ou allez vous procurer... Calendrier, agenda, mais aussi éphéméride rappelant les principaux évènements taurins de l’année 2017, avec quelques repères historiques de notre passion tauromachique. Il est unique en son genre !  Adoptez-le. Offrez-le à vos amis.

PROGRAMME DU 70 eme ANNIVERSAIRE

Les éléments principaux de nos manifestations, non définitifs, sont ainsi envisagés :

Un 9ème cycle culturel spécifique dont le thème clairement engagé devrait à la fois  nous l’espérons, susciter le plus grand intérêt de notre auditoire, et produire un impact médiatique favorable pour les actions de notre association. L’information sur ce 9ème Cycle Culturel a été diffusée auprès de nos adhérents et du public. Un dépliant du programme est à votre disposition.

 

 

 

 

Un beau voyage que vous attendez tous et que Martine va vous présenter dès aujourd’hui dans le détail.

 

 

 

L’organisation par le CTN du 101ème Congrès de la Fédération des Sociétés Taurines de France avec différentes animations, taurines, culturelles ou statutaires. Je rappelle que le Cercle Taurin Nîmois est membre du Bureau exécutif de la FSTF.

La réception d’une personnalité importante du monde taurin ayant marqué les arènes de Nîmes dans le passé. • Comme vous le voyez, l’année 2017 s’annonce riche en évènements. La commission «70ème anniversaire» y travaille pour la ponctualité et la qualité de ces rendez-vous.

 

 


Merci à tous.

Et maintenant, place aux perspectives d’horizons lointains !

Martine dévoile ensuite le programme détaillé du prochain voyage du CTN.

En 2017, la destination choisie est l'Andalousie,

et plus précisément Cordoue, ville jumelle de Nîmes,

un voyage de 7 jours du 24 au 30 mai, à l'occasion de sa féria fin Mai.

Lancement officiel des réservations dès le lendemain.

ELECTIONS DU CONSEILLE D'ADMINISTRATION et
APPROBATION DES RAPPORTS

Sont à renouveler les mandats de :

Paul BOSC, Charles CREPIN, Marianne CREPIN, Monique DESSUS, Philippe ROUDIL

Les administrateurs précités acceptent tous de renouveler leur mandat pour trois nouvelles années.

Se présentent pour la première fois au Conseil d'Administration :

Michel CHAUVIERRE, Albert MARTIN, Jean Marie RICHARD

Ces trois sociétaires sont élus à l'unanimité

En Conséquence le nouveau Conseil d'Administration élu à l'unanimité est ainsi Constitué :

Colette BERTRON, Alain BONINFANTE, Paul BOSC, André COSTE,  Michel CHAUVIERRE, Charles CREPIN, Marianne CREPIN, Fred DANIEL, Martine DEFREMONT, Monique DESSUS, Gerard GRAS, Albert MARTIN, Alexis PARIS, Perrine PHILIBERT, Annie PORTES, Marie-José POVEDA, Jean Marie RICHARD, Philippe ROUDIL.

Ce conseil se réunira dans quelques jours pour élire un nouveau bureau.

QUESTIONS DIVERSES

Il n'y a pas eu de questions diverses, ni écrites ni orales.

APPROBATION DES RAPPORTS

Approbation du rapport Financier à l'unanimité.

Approbation du rapport Moral à l'unanimité.

CLÔTURE DE LA SEANCE

 

 

ASSEMBLEE GENERALE 2016
ASSEMBLEE GENERALE 2016
ASSEMBLEE GENERALE 2016
ASSEMBLEE GENERALE 2016
ASSEMBLEE GENERALE 2016
ASSEMBLEE GENERALE 2016
ASSEMBLEE GENERALE 2016
ASSEMBLEE GENERALE 2016

A l'heure des vêpres, les toros !

Publié le par cercletaurin.nimois

A l'heure des vêpres, les toros !

Les jeudis du Cercle reprennent, avec une première soirée qui aura lieu Jeudi 6 Octobre prochain.

Attention ! cette rencontre sera accueillie dans l'auditorium de l'Hotel C. Suites de Ville Active, 152 rue Claude Nicolas Ledoux et débutera à 18h30.

Ce Jeudi du Cercle, original,et divertissant est le premier du nouveau Cycle Culturel du Cercle Taurin Nîmois sur le thème :

Corrida,

Politique et Sacré.

Le nouveau cycle sera présenté en détail dans les jours qui viennent.

Réservez - contact : jeudisducercle@gmail.com

Le 6 octobre, on reprend le chemin des Jeudis du Cercle !

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